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Au quatrième trimestre 2002, la croissance malgré tout (Flash d'Octant n° 84)

De
6 pages
A la fin de l'année 2002, la croissance de l'économie française a un peu ralenti dans un contexte de reprise hésitante de l'économie mondiale. En Bretagne, dans un environnement général peu favorable, on peut relever quelques indices plus positifs comme l'allongement des carnets de commandes du bâtiment, l'activité dans l'hôtellerie, l'évolution des services aux particuliers. Dans l'industrie, même si on note une amélioration des opinions depuis le point bas de fin 2001, la situation reste fragile, en particulier dans les biens intermédiaires. Les exportations comme les importations se sont redressées en fin d'année après trois trimestres de repli. Dans ce contexte peu porteur, la progression du chômage se poursuit de manière plus atténuée dans la région que France entière. En un an, le taux de chômage s'est accru de 0,2 point dans la région et de 0,3 point France entière. Au début de l'automne, l'emploi dans la région continuait de croître, mais à un rythme plus ralenti que précédemment. Entre septembre 2001 et octobre 2002, l'emploi dans la région a augmenté de 1,3 % contre + 0,5 % au niveau national.
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Octant
Synthèse Numéro 84 - Février 2003conjoncturelle
Au quatrième trimestre 2002,
la croissance malgré tout
A la fin de l'année 2002, la croissance de l'économie française a un peu ralenti
dans un contexte de reprise hésitante de l'économie mondiale.
En Bretagne, dans un environnement général peu favorable, on peut relever
quelques indices plus positifs comme l'allongement des carnets de commandes
du bâtiment, l'activité dans l'hôtellerie, l'évolution des services aux particuliers.
Dans l'industrie, même si on note une amélioration des opinions depuis le point
bas de fin 2001, la situation reste fragile en particulier dans les biens
intermédiaires.
Les exportations comme les importations se sont redressées en fin d'année après
trois trimestres de repli.
Dans ce contexte peu porteur, la progression du chômage se poursuit de manière
plus atténuée dans la région que France entière. En un an, le taux de chômage
s'est accru de 0,2 point dans la région et de 0,3 point France entière.
Au début de l'automne, l'emploi dans la région continuait de croître, mais à un
rythme plus ralenti que précédemment. Entre septembre 2001 et octobre 2002,
l'emploi dans la région a augmenté de 1,3 % contre +0,5 % au niveau national.
Contexte national : la plus faible croissance de l’année
France entière, la croissance a ralenti pour le troisième secteurs ; l'industrie automobile progressant le plus
trimestre consécutif. Le PIB a progressé de 0,2 % ce (+ 2,2 %). après + 0,3 % au troisième. La demande Ce trimestre, l'emploi salarié a augmenté de 0,2 %, ce
intérieure hors stocks a constitué le seul soutien à la qui représente un peu plus de 30 000 emplois
croissance. Elle y contribue à hauteur de 0,3 point. Les supplémentaires. Le secteur tertiaire avec un
variations de stocks y apportent encore une accroissement de 0,4 % et la construction (+ 0,2 %)
contribution négative (- 0,1 point après - 0,3 point au contribuent à cette progression. L'industrie et
trimestre précédent). Le solde du commerce extérieur particulièrement l'industrie manufacturière ont
ne participe pas à la progression du PIB. Les continué de perdre des emplois (respectivement
exportations comme les importations sont en baisse -0,4%et-0,5 % ).
après trois trimestres de progression (respectivement A la fin de l'année 2002, 2 373 142 demandeurs
- 0,3 % et - 0,4 %). L'investissement des entreprises d'emploi de catégorie 1 (données brutes) étaient
recule de 0,7 % et celui des ménages de 0,6 %. inscrits à l'ANPE. En un an, le nombre de
Dans l'ensemble de l'industrie, la production d'emploi s'est accru de 4,8 %.
industrielle s'est repliée de 0,1 % au quatrième Au 31 décembre, le taux de chômage au sens du BIT est
trimestre. La production a baissé dans le secteur de de 9,1 % ; il a augmenté de 0,1 point au cours du
l'énergie, les biens d'équipement et les biens trimestre et de 0,3 point sur l'année.
intermédiaires. Elle s'est accrue dans les autres
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH8464 - PRIX : 2,2€Cours du porc charcutier breton - classe E (Euros / kilo) Agriculture : peu d'évolutions favorables
2,00
1,90 sont en hausse de plus de 3 % parAu quatrième trimestre 2002, les
Série brute rapport à la même période de 2001.livraisons de lait sont stables par rapport
1,70 à celles de l'année précédente à la Les cotations des principales pro-
ductions bovines sont dans l'ensemblemême période. Le prix moyen du litre de
1,50 inférieures à celles de l'automne 2001,lait payé au producteur s'élève à 0,34€,
sauf pour les jeunes bovins et les vachessoit 5,9 % de moins que l'année passée à
Tendance1,30 de réforme. Ce trimestre, les abattagesla même période.
de gros bovins affichent un recul de 9 %Le cours de l'œuf de consommation s'est
1,10 par rapport au quatrième trimestre 2001.nettement apprécié ce trimestre. Il
Pour le troisième trimestre consécutif,dépasse de près de 12 % le cours moyen
les abattages de veaux de boucherie sont0,90 des trois automnes précédents.
1997 1998 1999 2000 2001 2002
stables. Ils sont néanmoins inférieurs deLes difficultés perdurent dans le secteur
Source : OFIVAL et SNM - Insee
plus de 4 % à ceux de l'automnede la volaille de chair. Les abattages ont
Abattages de gros bovins précédent. La hausse saisonnière des(Tonnes) globalement chuté de 10,4 % par
25 000 cours du veau de boucherie s'estrapport à l'automne 2001. La produc-
poursuivie pendant l'automne à untion de poulets a reculé de 8,5 % et celle
Série brute niveau supérieur à celui de l'an dernier.de dindes de 12,4 %. Les prix des
Le cours du veau s'élève en moyenne àvolailles sont inférieurs à ceux de la
20 000 5,22€/kg ce trimestre, soit 6 % de plusmême période de 2001, pour toutes les
qu'unanplustôt.catégories.
Les quantités de poissons, crustacés etLa cotation moyenne du porc resteTendance
pratiquement stable à un niveau plutôt mollusques débarquées dans les criées
15 000
bas pour la saison. Le cours du porc bretonnes sont en retrait de 4,3 % par
s'établit en moyenne à 1,22€/kg, ce qui rapport au quatrième trimestre 2001. Le
représente un recul de plus de 12 % par prix moyen a augmenté de 5,2 % dans le
rapport à l'automne 2001. Les abattages même temps.10 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : AGRESTE - Insee
Industrie : une timide amélioration fin 2002
Selon les chefs d'entreprise interrogés le travail du grain.
début janvier, l'activité industrielle en Après un troisième trimestre morose,
Bretagne a légèrement progressé au l'activité dans l'industrie des biens de
quatrième trimestre 2002 par rapport au consommation s'est redressée un peu àTendance de la production industrielle (Soldes d’opinions - en %)
trimestre précédent. Le solde d'opinions l'automne. L'industrie de la pharmacie-40
des industriels sur leur activité s'est parfumerie-entretien a obtenu de bons
Production passée
nettement amélioré sur un an mais reste résultats. Un léger mieux a été observé30
inférieur aux niveaux atteints en 1999 et dans l'édition-imprimerie-reproduction.
2000.20 L'industrie de l'habillement-cuir ainsi
L'industrie des biens d'équipement a que l'industrie des équipements du foyer
10 bénéficié d'une activité soutenue en fin ont souffert d'une activité en baisse.
d'année. Le rythme de production s'est Dans l'industrie des biens intermédiai-
0 accéléré dans l'industrie des équipe- res, l'activité s'est contractée durant les
Production prévue ments électriques et électroniques ainsi derniers mois de 2002. Cette baisse
-10 que dans la construction navale, d'activité a touché tous les secteurs
aéronautique et ferroviaire. L'activité hormis l'industrie textile. Le recul
-20
s'est tassée dans l'industrie des équipe- saisonnier dans l'industrie des produits1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : Insee, enquêtes de conjoncture ments mécaniques. minéraux a été plus prononcé qu'un an
Dans l'agroalimentaire, l'activité s'est auparavant. Par contre, le rythme de
intensifiée au dernier trimestre. production dans l'industrie des
L'appréciation des industriels sur leur composants électriques et électroni-État de la demande
activité se situe cependant en-dessous ques n'a que légèrement fléchi en finet niveau des stocks dans l’industrie (Soldes d’opinions - en %)
de son niveau moyen. L'industrie des30 d'année.
viandes (abattages et transformation,Niveau des stocks Début janvier, les chefs d'entreprise
20 toutes productions confondues) a jugeaient leurs carnets de commandes
enregistré un bon niveau d'activité. un peu moins dégarnis que précédem-10
Après le creux observé pendant l'été, ment et leurs stocks plus légers. La
0 l'activité des industries alimentaires demande leur apparaissait un peu mieux
diverses (industrie du poisson, conserves orientée. Néanmoins, ils s'attendaient à
-10
de fruits et légumes, boulangeries, un fléchissement de leur activité au
biscuiteries…) a redémarré à l'automne. début de 2003. Ils se montraient-20
En retrait depuis plusieurs trimestres, incertains aussi quant au développe-Carnets de commandes
-30 l'industrie laitière a retrouvé une ment de l'industrie française dans son
évolution positive. Poursuite de la ensemble à court terme : l'indicateur de
-40
1997 1998 1999 2000 2001 2002 stagnation, en revanche, dans la climat général s'affichait encore à un
Source : Insee, enquêtes de conjoncture fabrication d'aliments pour animaux et faible niveau.
2 Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 84 - Février 2003Construction :Tendance de l’activité dans le bâtiment (Soldes d’opinions - en %)
70 stabilisation de l'activité mais carnets de commandes en hausse
Activité passée
50
L'opinion des professionnels du preneurs déclarent rencontrer des
bâtiment sur leur activité s'est pratique- difficultés de recrutement contre 73 %
30
ment stabilisée au quatrième trimestre à trois mois auparavant.
un niveau bas. Sur le trimestre, une Les tensions sur l'appareil de production
10
baisse est ressentie dans le gros-œuvre s'atténuent : 48 % des chefs d'entreprise
et une faible amélioration dans le déclarent ne pas pouvoir accroître leur
-10
production contre 60 % le trimestresecond-œuvre.Activité prévue
Au cours du trimestre, seul le secteur de précédent.
-30
l'entretien-amélioration a connu une Avec près de 5 300 logements mis en
évolution favorable de son activité. chantier ce trimestre, la construction de-50
1997 1998 1999 2000 2001 2002 Dans le bâtiment non-résidentiel logements neufs conserve une
Source : Insee, enquêtes de conjoncture
comme dans les logements neufs, orientation favorable, en raison
l'activité s'est repliée. principalement du dynamisme de la
Début janvier, les professionnels du maison individuelle. La construction deNombre de logements neufs autorisés en Bretagne
bâtiment anticipaient une dégradation logements collectifs a ralenti ce3 000
2000 2002 de leur propre activité pour les trois mois trimestre.
2001 Moyenne 1993 - 2002 à venir, laquelle affecterait tous les A court terme, la construction de2 500
segments d'activité. Cependant, leur logements neufs resterait soutenue :
2 000 opinion quant à l'évolution générale du 6 600 logements ont été autorisés ce
secteur du bâtiment a cessé de s'altérer. trimestre ; ce qui représente un des
1 500 Cette détérioration des anticipations meilleurs scores enregistrés les cinq
intervient malgré une progression des dernières années. Le marché de la
1 000 carnets de commandes. Début janvier, maison individuelle reste ferme et celui
ceux-ci s'élevaient à 4,8 mois de travail du collectif est en hausse très nette ce
500 soit 0,3 mois de plus qu'au trimestre trimestre.
précédent. La construction de bâtiments profes-
0 Selon les professionnels, l'emploi ajan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. sionnels continue de souffrir de la baisse
Source : DRE - Sitadel évolué favorablement au cours de d'investissement des entreprises. Le
l'automne et cette tendance prévaudrait nombre de mètres carrés autorisés est
Enquête réalisée avec l'aide de la encore au début de l'année 2003. Les inférieur de près de 15 % à la demande
difficultés de recrutement se sont moyenne calculée sur cinq ans.
légèrement atténuées : 69 % des entre-
BRETAGNEFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
Consommation-commerce :
ventes peu dynamiques dans le commerce de détail
France entière, la consommation des commerce non spécialisé, quant à lui,
bénéficie d'une activité plus soutenue,ménages a un peu ralenti au quatrième
trimestre (+ 0,4 % après + 0,6 % au supérieure à la moyenne de longue
précédent). période.
En Bretagne, selon les négociants Les stocks sont jugés en hausse et au-
dessus de la normale. Dans ce contexte,interrogés début janvier, les ventes dans
les intentions de commandes pour lesl'ensemble du commerce de gros se sont
mois de janvier-février 2003 sonttrès légèrement améliorées en
novembre-décembre au regard des orientées à la baisse.
bimestres précédents. Les ventes restent Les résultats des enquêtes de
malgré tout en-deçà de celles conjoncture réalisées par la Banque de
(1 )habituellement observées à cette France confirment le manque de
période. vigueur observé dans certains secteurs :Tendance des ventes
Au cours du bimestre, les ventes de biens « Dans l'ensemble, la consommationdans le commerce de détail (Soldes d’opinions - en %)
de consommation alimentaires ont20 des ménages a progressé sensiblement à
nettement progressé. Ailleurs elles sont un an d'intervalle mais la visibilité
10 Ventes réalisées jugées étales voire en légère baisse. ressort plus limitée pour les prochains
Les intentions de commandes des mois.0
négociants pour les mois de janvier- Malgré une hausse d'activité par rapport
-10 février sont orientées favorablement au bimestre précédent, les commerces
dans tous les secteurs sauf dans les biens d'habillement ont réalisé des chiffres
-20
de consommation non alimentaires. d'affaires en forte diminution en
Dans le commerce de détail, les-30 comparaison annuelle, les bonnes
Intentions de commandes
détaillants interrogés en janvier estiment conditions météorologiques n'ayant pas
-40 que leurs ventes ont ralenti en contribué à l'achat de vêtements
novembre-décembre. Dans le com- chauds. Les prix sont orientés à la baisse,-50
1997 1998 1999 2000 2001 2002 merce spécialisé, les ventes se dégradent
(1) Source : Banque de France, service des Affaires
Source : Insee, enquêtes de conjoncture pour le second bimestre consécutif. Le régionales de Bretagne
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 84 - Février 2003 3Immatriculations de voitures neuves en Bretagne
de nombreux fabricants recourant à la L'horlogerie-bijouterie et, dans une(particulières et commerciales)
délocalisation. Après une baisse moindre mesure, la librairie-papeterie,11 000
saisonnière, le commerce de la ont aussi enregistré des volumes de
Série brute
chaussure devrait bénéficier de la transaction en baisse sur l'année
9 000 période des soldes, qui pourrait dernière. »
également réactiver les courants Après le fléchissement observé à l'été, le
d'affaires dans le secteur de marché des véhicules neufs s'est
7 000 l'ameublement. Les ventes ont progressé quelque peu redressé : 20 541 voitures
dans l'électroménager et l'électronique particulières et commerciales ont ainsi
grand public à la faveur des prix d'appel été immatriculées au cours deTendance5 000 pratiqués sur certains produits. Le bri- l'automne. Malgré ce redressement, le
colage a pâti, comme à l'accoutumée, marché accuse un repli de plus de 7 %
de conditions météorologiques peu par rapport au quatrième trimestre de
3 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002 propices aux travaux extérieurs. l'année 2001.
Source : OST - Insee
Services :
une évolution plus favorable pour les services aux particuliers
Selon les chefs d'entreprise interrogés en immobilières font état d'une activité enTendance de l’activité
janvier, l'activité dans les services s'est baisse, inférieure à la normale.
dans les services (Soldes d’opinions - CVS- en %)
infléchie très légèrement au quatrième Selon les chefs d'entreprise des services,
40
Activité passée trimestre 2002 après l'amélioration de la croissance de l'emploi s'est pour-
l'été. Bien que plus favorable qu'en fin suivie mais les anticipations pour le
30
d'année 2001, l'opinion des chefs début 2003 sont orientées à la baisse.
d'entreprise sur leur activité est en-deçà Les résultats d'exploitation s'améliorent
20 de son niveau moyen. Dans les services nettement ce trimestre. D'après les
aux entreprises, l'activité a ralenti. En professionnels, les prix dans les services
ont progressé à l'automne et varieraientparticulier, le secteur du travail10
peu à court terme.temporaire connaît une nouvelle
inflexion d'activité. Le courant d'affaires Les chefs d'entreprise interrogés en
0
janvier tablent sur une légère décéléra-des services aux particuliers, est jugé enActivité prévue
tion d'activité au premier trimestrenette progression et est ainsi supérieur
-10 2003, sauf dans les services auxau niveau habituel en cette période de1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : Insee, enquêtes de conjoncture particuliers.l'année. Les professionnels des activités
Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne Hôtellerie et camping :
100
de bons résultats pour la saison2000
2001
80 2002
Au quatrième trimestre 2002, l'activité légère croissance de la clientèle
française (+ 0,3 % par rapport àdans les hôtels de la région s'inscrit en60
l'automne 2001) mais surtout d'unehausse au regard de l'année précédente
à la même période. Près de 1,069 fréquentation de la clientèle étrangère
40
millions de nuitées ont été en hausse de près de 9 % par rapport au
quatrième trimestre 2001.comptabilisées dans les hôtels ce
20 Sur un an, France entière, l'évolution detrimestre ; c'est 1,5 % de mieux que
l'automne 2001 et c'est aussi supérieur l'activité dans l'hôtellerie (+ 5 %) est
de 1,7 % au niveau moyen des trois cependant plus favorable qu'en0
sept. oct. nov. déc.jan. fév. mars avr. mai juin juil. août automnes précédents. Cette progression Bretagne.
Sources : Direction du Tourisme - Insee Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie
favorable de l'activité résulte d'une
Commerce extérieur :
amélioration des transactions en fin d'annéeImportations et exportations en Bretagne (Base 100 1er trim.1997)
230
Ce trimestre les exportations ont les secteurs.
210 augmenté de 4,4 % par rapport au Après la forte baisse de l'été, les
précédent. Cette augmentation faisant importations se sont redressées au190
suite à trois trimestres consécutifs de quatrième trimestre (+ 9,2 %). Elles
170
repli, elles sont encore en recul de 6,3 % restent cependant inférieures de 4,9 %Exportations
150 par rapport aux exportations de aux importations réalisées à la même
l'automne 2001. Sur le trimestre, période de 2001, et cette baisse est
130
l'amélioration des ventes à destination quasi-généralisée. D'un trimestre à
Importations
110 de l'étranger est perçue dans tous les l'autre, les achats de produits en
secteurs d'activité à l'exception de provenance de l'étranger se sont accrus90
l'industrie automobile. Par contre, au partout sauf dans l'industrie des biens de
70 regard de la même période de 2001, les consommation qui décroît pour le
1997 1998 1999 2000 2001 2002
ventes de biens sont en repli dans tous troisième trimestre consécutif.Source : DOUANES
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 84 - Février 20034Lent ralentissement sur le marché du travail
Emploi : dégradation dans l'industrie,
progression du tertiaire
Au troisième trimestre, l'emploi salarié construction progressent de 2,2 % au
privé non agricole, intérim compris, a cours des douze derniers mois, soit une
augmenté d'un peu plus de 0,1 %. Au augmentation d'environ 1 400 emplois.
cours des douze derniers mois connus - Les activités relevant du tertiaire Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
entre octobre 2001 et septembre 2002 - Secteur privé non agricole (intérim compris)affichent encore des signes de vitalité, (% - CVS)
1,4l'emploi a continué à progresser à un même si çà et là on observe quelques
rythme sensiblement plus faible que sur ralentissements dans les rythmes de
1,2
les douze mois précédents : l'aug- progression. Les activités commerciales
mentation de l'emploi atteint + 1,3 % 1,0augmentent de plus de 2 % en moyenne
contre + 2,7 %. Malgré ce ralentisse- sur douze mois. Le commerce de gros
0,8ment, cette progression reste plus impor- enregistre une croissance plus forte que
tante que France entière (+ 0,5 % entre le commerce de détail (+ 3,8 % contre 0,6
octobre 2001 et septembre 2002). 2,7 %). S'agissant des services, la hausse
0,4Dans le prolongement de la tendance moyenne atteint 3 % avec des évolu-
récente, l'industrie continue de perdre tions hétérogènes suivant les secteurs :
0,2
des emplois. Les effectifs industriels sont augmentation dans les services
en recul dans la presque totalité des personnels et domestiques (+ 4,8 %), 0 e e e e e e e e
4 t.00 1 t.01 2 t.01 3 t.01 4 t.01 1 t.02 2 t.02 3 t.02
secteurs. En moyenne la baisse est de l'éducation (+ 5,2 %) et l'action sociale
Source : Insee - Urssaf
1,6 % sur douze mois. Les reculs les plus (+ 4,6 %), baisse dans les activités Lecture : l’emploi salarié privé non agricole, intérim compris,
importants concernent les industries des a progressé d'un peu plus de 0,1 % au troisième trimestre 2002 etculturelles et sportives (- 2 %).
de près de 0,4 % au deuxième trimestre 2002.composants électroniques (- 13 %) et L'intérim (stock en fin de mois), secteur
celles des équipements électriques et très sensible aux évolutions conjonc-
électroniques (- 11 %). Avec une baisse turelles, affiche une légère progression
d'effectifs de 2,5 % et 2 %, la par rapport au deuxième trimestre 2002
construction navale et l'industrie (+ 1,3 %). Cependant, entre octobre
automobile sont également parmi les 2001 et septembre 2002, l'emploi
plus touchées. intérimaire est en baisse de 6 % par
Les effectifs du secteur de la rapport aux douze mois précédents.
Chômage :
augmentation modérée au cours de l’automne Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1997)
110marquée (+ 6,4 % en 2002 aprèsL'augmentation du chômage s'est
+ 9,3 % en 2001).poursuivie au quatrième trimestre, mais
de manière plus modérée que France En 2002 comme en 2001, le chômage 100
Bretagne
entière. des femmes a évolué moins
France
Fin décembre 2002, 98 996 défavorablement que pour les autres 90
demandeurs d'emploi de catégorie 1 catégories de chômeurs. A la fin de
l'année 48 926 femmes étaient à la(en données brutes) étaient inscrits à
80
l'ANPE dans la région. Par rapport à recherche d'en emploi dans la région, ce
décembre 2001, le nombre de qui représente une quasi-stabilité
70demandeurs d'emploi s'est accru de (+ 0,4 % par rapport à décembre 2001).
C'est aussi une augmentation moins2,9 % dans la région contre + 4,8 % au
60niveau national. En données corrigées élevée qu'au niveau national (+ 1,4 %).
1997 1998 1999 2000 2001 2002
des variations saisonnières, le nombre La proportion de femmes à la recherche
Source : DRTEFP
de demandeurs d'emploi est en hausse d'un emploi reste cependant plus
Taux de chômage au sens du BIT (%)importante que France entière (49,4 %de 0,6 % dans la région et de 1,2 % au
13niveau national par rapport au troisième contre 47,5 %).
trimestre. L'augmentation du chômage de longue 12
Fin 2002, 21 080 jeunes de moins de durée se poursuit et reste plus élevée France
1125 ans étaient à la recherche d'un qu'au niveau national. Parmi les
emploi dans la région. Sur l'année, demandeurs d'emploi, 27 420 étaient
10
inscrits à l'ANPE depuis plus d'un an,l'augmentation du chômage des jeunes
(+ 2,7 %) est proche de celle de soit une hausse de 4,6 % en un an contre 9
l'ensemble des demandeurs d'emploi et 3,6 % France entière.
8est aussi nettement moins élevée Fin décembre 2002, le taux de chômage
Bretagne
qu'en 2001 (+ 20,6 %). Ce ralen- dans la région s'établit à 7,7 %. Sur le
7
tissement de la progression du chômage trimestre, il est resté stationnaire mais a
des jeunes est également observé au augmenté de 0,2 point par rapport à 6
1997 1998 1999 2000 2001 2002
niveau national mais de manière moins décembre 2001.
Source : Insee
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 84 - Février 2003 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
e RégionIndicateurs trimestriels 4 trimestre France
2002 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
… …Chiffre d’affaires total déclaré (en millions d’euros) (1)… …
…Chiffre d’affaires à l’export déclaré … …(1)…
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) - 0,7 0,0 + 0,211 345
Prix moyen du litre de lait (en euros) 0,34 +7,2 - 5,9 - 3,1
Abattages de porcs (en tonnes) + 2,3 + 3,4 + 0,8283 189
Cours moyen du kg de porc charcutier (en euros) 1,22 - 7,6 - 12,2 - 11,1
Construction Source : DRE
+ 5,4 + 10,7 + 1,5Logements autorisés 6 599
Logements commencés + 1,3 - 10,5 - 2,25 297
973 749 + 5,7 - 6,7 - 8,7Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés)
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) - 59,6 + 1,5 + 5,01 069
44,0 - 37,1 + 0,9 + 2,2Taux d’occupation moyen (en %)
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions d’euros) 1 573 + 9,2 - 4,9 - 1,1
Exportations (en millions d’euros) 1 953 + 4,4 - 6,3 - 0,1
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales + 13,1 - 7,3 - 5,220 541
Indicateur d’investissements Source : Impôts
…… …TVA déductible sur immobilisations (en millions d’euros) (1)…
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble + 0,1 - 1,5 + 1,91 399
Industrie 104 0,0 + 1,0 - 0,6
Construction - 5,5 - 5,0 - 1,1207
Commerce 328 + 0,9 + 11,6 + 4,5
Services + 1,3 - 5,7 + 1,8760
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble - 8,1 + 7,1 + 1,2316*
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole
+ 0,1*** + 1,3***Ensemble 598 000** + 0,5***
183 100** - 0,3*** - 1,6*** - 2,1***Industrie
+ 0,4*** + 2,2*** + 0,8***Construction 60 000**
Commerce 126 000** + 1,8***
+ 0,5*** + 3,0*** + 1,5***Services 228 900**
MARCHÉ DU TRAVAIL
7,7 0,0 + 2,7 + 3,4Source : INSEETaux de chômage au sens du BIT (CVS)
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
+ 2,9 + 4,8de catégorie 1 98 996 ///
de moins de 25 ans /// + 2,7 + 6,421 080
de longue durée 27 420 /// + 4,6 + 3,6
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 31 décembre 2002
DEFM catégorie 1Variation d’octobre 2001 à septembre 2002 (en %) Taux
de chômage
Variation surEnsemble Industrie Construction Commerce Services Série brute BIT (CVS )
un an (en %)
Côtes-d’Armor + 1,3 - 2,6 + 2,4 + 2,7 + 2,4 + 2,1 7,717 194
Finistère + 1,9 - 0,9 + 1,8 + 3,4 + 2,9 + 2,0 8,129 371
Ille-et-Vilaine + 1,1 - 2,4 + 2,2 + 1,3 + 2,9 + 5,3 7,028 713
+ 1,6 - 1,6 + 0,9 + 2,0 + 4,3 + 1,8 8,4Morbihan 23 718
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
e
* au 3 trimestre 2002 ** effectifs au 31 décembre 2001 en données brutes *** variation au 30 septembre 2002 en données CVS
(1) En raison d’un changement d’organisation par les services des impôts de la collecte des entreprises régionales, les données relatives au chiffre d’affaires et à la TVA ne sont pas disponibles.
INSEE Bretagne
Directeur de la Publication : Jean-Jacques MALPOT36, place du Colombier CS 94439 35044 RENNES Cedex
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© Insee 2003 Dépôt légal : 1 trimestre 2003
Marie-Paule LE BRIS, Jean-Luc NATIVEL, Denise OLLIVIER
Imprimerie : Média Graphic - Rennes
6 Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 84 - Février 2003

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