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Bâtiment et travaux publics en 2000 : Une année de bon niveau

De
2 pages
En 2000, l'ensemble du secteur du BTP a connu une activité soutenue comme en 1999 et ce, malgré une importante chute des mises en chantier de logements, surtout dans le collectif. Avec près de 7 000 logements commencés, soit une baisse de presque 25 %, l'année reste néanmoins d'un bon niveau et compte tenu des délais de réalisation des constructions, le plan de charge des entreprises du bâtiment reste très important. De plus, la bonne tenue des mises en chantier des locaux d'activité et du secteur de l'entretien et de la rénovation tire l'ensemble du BTP.
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BÂTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS EN 2000
Une année de bon niveau
Erwan POULIQUEN - Direction régionale de l’Équipement
Patrick MATTELIN - Cellule économique régionale de Haute-Normandie
et environ 9 000 logements commencés, l’année passée, ce secteur connaît uneEn 2000, l’ensemble du secteur
1999 a été une année exceptionnelle spectaculaire chute de presque 50%. Le
du BTP a connu une activité
avec un niveau d’activité inégalé depuis phénomène est plus marqué en
soutenue comme en 1999 et ce, quinze ans. Une situation qui s’expliquait Seine-Maritime (57%) que dans l’Eure
par un contexte économique favorable et (42%). C’est la fin du dispositifmalgré une importante chute
un dispositif d’amortissement fiscal dit PERISSOL en 1999 qui a asséché la de-
des mises en chantier de PERISSOL qui, par un effet de date mande pour l’année 2000. Cependant,
logements, surtout dans le butoir, avait artificiellement «dopé» la les autorisations de construire, avec
construction sur l’année 1999. 2 335 logements collectifs, sont encollectif. Avec près de 7 000
Avec environ 7 000 logements com légère hausse (environ 5%) laissant pré- -
logements commencés, soit une sager une reprise. Une
tendance qui devrait sebaisse de presque 25%, l’année LOGEMENTS COMMENCÉS EN 2000
confirmer avec laHaute-Normandie Francereste néanmoins d’un bon
montée en puissanceNombre de Évolution Nombre de Évolution
constructions 1999/2000 constructions 1999/2000niveau et, compte tenu des du nouveau dispositif
Individuels purs 4 180 -10,3 167 243 +9,6
d’amortissement fiscaldélais de réalisation des groupés 903 -15,1 31 738 -9,8
dit BESSON et le planTotal individuels 5 083 -11,2 198 981 +6,0constructions, le plan de charge gouvernemental de reCollectifs 1 740 -46,9 103 735 -15,2 -
Logement en résidence 115 - 8 397 +20,0des entreprises du bâtiment lance du logement
Total 6 938 -23,1 311 113 -1,9 social.reste très important. De plus, la
Source : DRE - SITADEL Unité : logement, évolution en % Le logement social
bonne tenue des mises en reste stable par rapport
mencés en 2000, la conjoncture se situechantier des locaux d’activité et
donc dans la phase descendante du pic.
du secteur de l’entretien et de la
Cependant, l’année écoulée reste d’un TRAVAUX PUBLICS
rénovation tire l’ensemble du très bon niveau, comparable à 1998 et
Comme la bonne orientation des opinions desmême supérieure aux années 1995,BTP.
chefs d’entreprise le laisse présumer, l’activi-1996 et 1997.
té des entreprises régionales de travaux pu-
C’est le logement individuel qui se blics continue de progresser. Le volume des
’année 2000, poursuivant la dyna- défend le mieux, ne chutant que de 10% carnets de commandes est également bienLmique observée en 1999, aura été orienté, porté en particulier par les travaux deenviron. Cette tendance à la baisse est
voiries urbaines. Les travaux de génie civil,une très bonne année pour le BTP. En plus marquée en Seine-Maritime (-16%)
qui dépendent en partie de la réalisation dueffet, selon la cellule économique régio- que dans l’Eure (-5%). L’engouement Contrat de Plan, sont encore peu lisibles sur
nale de Haute-Normandie (CERHN) des ménages pour la maison indivi le court terme.-
l’augmentation en volume de l’ensemble duelle reste aussi fort et ce, d’autant
du secteur du BTP est de +5,3%. plus qu’il est soutenu par le dispositif du
Pour le bâtiment, cette croissance a prêt à taux zéro. Les
été de +5,4%. Un résultat très proche de autorisations de cons-
1999 qui s’explique aussi bien par le fort LOCAUX NON RÉSIDENTIELS COMMENCÉS EN 2000truire, bien qu’en
niveau d’activité de la construction neuve Haute-Normandie Francelégère baisse cette
Évolution Évolutionque par les bons résultats de l’entretien année, restent à un Créations 1999/2000 Créations 1999/2000
et de la rénovation. En ce qui concerne bon niveau, ce qui Agriculture 400,2 +1,2 13 548,8 +8,7
les travaux publics, la hausse au niveau Industrie et énergie 323,9 +28,5 9 839,2 +16,1laisse entrevoir un
régional est de 5% contre 2,5% l’année Stockage 36,7 -69,2 3 532,6 +21,0bon niveau d’activité
Garages, parking 3,6 -71,6 298,5 -27,6précédente. pour la construction
Commerces 82,0 -7,2 3 959,2 +37,6Avec 23% de mises en chantier de lo- des maisons en Bureaux 82,3 +9,5 3 482,1 +28,5
gements en moins, l’année 2000 marque Haute-Normandie. Enseignement, santé,
le pas et consacre l’année 1999 comme culture et autres 163,6 -14,0 6 256,9 +15,6Avec 1 740 loge-
Total 1 092,5 -3,6 40 917,3 +15,1un pic dans la construction de logements. ments collectifs com- 2
Source : DRE - SITADEL Unité : millier de m , évolution en %En effet, avec une hausse d’environ 30% mencés contre 3 222
20 CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001
ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUESCOMMERCELES MATÉRIAUX
DE CONSTRUCTION Une activité soutenue
En 2000, la production régionale des maté-
riaux s’est stabilisée à un niveau proche de dans le commerce de gros
celui de 1999. La consommation de matériaux
lavés en Haute-Normandie marque un léger
fléchissement depuis le milieu de l’année Francis COUVOUT
2000.
à 1999 puisque environ 1 500 logements
avec une hausse de +5,5% en volume.
ont été financés. En Haute-Normandie, en 2000,
Cette progression exceptionnelle, qui a
Les mises en chantier de bâtiments, le commerce de gros a connu démarré en 1997 va de pair avec la re-bien qu’en très léger recul, restent sta-
prise de l’investissement productif et aune activité plus soutenue quebles à environ 1 100 000 m². Les évolu -
permis d’embaucher 7 300 salariés sup-tions les plus marquantes concernent les le commerce de détail. En
plémentaires, soit une augmentation de
surfaces de stockage qui diminuent dans
revanche, les effectifs ont +0,8% sur l’année 2000. Une fois encore,
les deux départements, cette baisse
les biens d’équipement, qui compren-davantage augmenté dans leétant compensée par une hausse des
nent en particulier le matériel informa-surfaces industrielles en Seine-Maritime commerce de détail, notamment tique, se sont révélés comme la branche
et des surfaces agricoles dans l’Eure.
dans la branche alimentaire. la plus dynamique avec une augmenta-De plus, la tendance est à la hausse
tion du volume de leurs ventes de plus de
puisque les surfaces de locaux d’activité
15%. Ils contribuent ainsi pour plus de lan France, les ventes dans le com-autorisés sont toujours en augmentation,
moitié à la hausse de l’ensemble duEmerce de gros pour l’année 2000de +10% en 2000. C’est le département
secteur.ont de nouveau fortement progresséde l’Eure qui contribue pour l’essentiel à
cette croissance. En frôlant le seuil des
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE GROS EN FRANCE
1 500 000 m² autorisés, la région atteint
Évolution du chiffre d’affaires (HT) en volume
le niveau le plus élevé depuis neuf ans. 1996 1997 1998 1999 2000
A fin décembre 2000, l’entretien et la Commerce de gros de
produits agricoles bruts 1,1 9,8 9,8 1,4 -2,3
rénovation (selon l’enquête nationale alimentaires -0,1 -0,4 6,4 1,4 0,4
biens de consommation non alimentaire -3,9 12,6 8,7 5,9 8,4«Baromètre de l’entretien et la rénova-
biens intermédiaires non agricoles 2,1 1,7 4,4 4,7 2,4
tion du bâtiment») reste aussi dyna- biens d’équipement professionnel 7,7 12,0 18,9 15,7 15,1
Ensemble du commerce de gros (horsmique sur la région qu’au plan national.
intermédiaires du commerce) 1,3 6,3 9,5 6,2 5,5
Le volume national de travaux réalisés Intermédiaires du commerce 7,2 19,5 17,0 5,8 6,7
dont : centrales d’achat 8,9 25,8 15,5 5,7 8,6progresse, en un an, de +8% par rapport
Ensemble du commerce de gros et intermédiaires 2,0 7,9 10,5 6,1 5,6
à 1999. Le renouvellement des carnets
Source : INSEE, comptes du commerce Unité : évolution en % du chiffre d’affaires (HT)
de commandes demeure bien orienté
Avertissement : Les comptes du commerce s’insèrent dans le dispositif d’ensemble de l’évolution de l’économie nationale. Aussi, les évolutions présentées icipour le logement
sont susceptibles d’être légèrement modifiées, y compris pour les années antérieures (rétropolation des séries, nouvelles bases des comptes nationaux,
changement de nomenclature d’activités.
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL EN FRANCE
Évolution du chiffre d’affaires (TTC) en volume
1996 1997 1998 1999 2000
Alimentation spécialisée et artisanat (1) -0,5 -4,6 0,8 -0,7 0,2L’EMPLOI DANS LE BTP
Boulangeries-pâtisseries -3,0 -5,4 3,6 -1,5 1,3
Boucheries-charcuteries -3,0 -4,3 0,4 -1,6 0,3
L’emploi salarié permanent s’est redressé
Autres magasins d’alimentation spécialisée 6,6 -3,8 -2,3 1,5 -1,1
progressivement depuis le second trimestre Petites surfaces d’alimentation générale (2) -2,8 -1,7 -0,3 -0,4 0,2
1999. A la fin du troisième trimestre 2000, l’ef- Grandes 2,0 3,4 3,0 4,0 1,9
fectif des salariés permanents augmente de Grands magasins (3) 4,1 3,7 1,8 3,1 4,3
1 700 par rapport à la même période de 1999 Pharmacies et commerces d’articles médicaux 2,3 2,2 5,2 5,2 8,1
selon l’UNEDIC. Magasins non alimentaires spécialisés 0,9 2,0 6,1 3,8 3,9
Habillement-chaussures 1,2 0,1 4,6 0,6 0,7Dans le même temps, le secteur de la cons-
Autres équipements de la personne 0,5 0,6 4,1 5,5 7,4
truction continue à faire appel à l’intérim mais
Culture, loisirs, sports 0,1 4,0 10,3 5,9 5,1
dans une moindre proportion que par le Équipement du foyer 0,4 1,7 5,9 5,2 7,4
passé (+216 emplois équivalent temps plein Aménagement de l’habitat 2,6 2,9 6,3 3,8 3,0
Autres magasins spécialisés 0,4 5,0 1,4 1,2 -4,2de plus qu’au troisième trimestre 1999).
Commerce hors magasin -1,0 2,9 -0,6 2,0 0,1Fin septembre 2000, l’offre globale d’emploi
Vente par correspondance -0,6 0,8 6,0 3,0 -0,4
(emploi salarié et intérim) continue sa hausse, Autres -1,3 4,9 -6,4 1,1 0,6
avec +4 700 emplois par rapport au troisième Réparation d’articles personnels et domestiques -15,3 1,2 -1,9 -0,3 2,3
trimestre 1997. Ensemble du commerce de détail
Ce recrutement, nécessaire pour faire face à et de l’artisanat à caractère commercial 1,0 2,0 3,6 3,4 2,8
l’activité, génère donc des tensions sur le Source : INSEE, comptes du commerce Unité : évolution en % du chiffre d’affaires (TTC)
(1) boulangeries, pâtisseries, boucheries, charcuteriesmarché de l’emploi, y compris sur l’intérim.
(2) et magasins de produits surgelés
2
(3) et autres magasins non spécialisés dont la surface est inférieureà2500 m
CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001 21

ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUES

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