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COMMERCE Une activité ralentie, en particulier dans le commerce de gros Francis COUVOUT
En HauteNormandie, le commerce de gros a connu un ralentissement en fin d’année 2001, plus marqué que dans le commerce de détail. En revanche, le niveau des effectifs se maintient dans les deux types de commerce.
n France, le volume des ventes E dans le commerce de gros au cours de l’année 2001 a nettement ralen ti et s’est limité à une progression de +1,5% après quatre années de forte hausse à plus de 5% en moyenne par an. On retrouve ainsi un rythme équivalent à celui de 1996 avec une augmentation de l’ordre de +1,5%. Tous les secteurs sont affectés, notamment les biens d’équipe ment professionnel, et en particulier les nouvelles technologies qui avaient fait preuve d’un dynamisme particulier et avaient servi de moteur à la croissance depuis 1997. En revanche, les biens de consommation non alimentaire résistent assez bien. Les produits agricoles bruts, v i c t i m e sd e sé p i z o o t i e se tE S Ba u second semestre 2000 et fièvre aph teuse au printemps suivant, sont en recul. Profitant de la vigueur de la consom mation des ménages, l’activité dans le commerce de détail maintient une ten dance plus dynamique que dans le com m e r c ed eg r o s .M a g a s i n sn o n alimentaires spécialisés, pharmacies et commerces d’articles médicaux sont les premiers bénéficiaires tandis que les pe tites surfaces alimentaires sont parmi les moins bien placées. En phase avec le ra lentissement économique, la croissance de l’emploi salarié dans le commerce a sensiblement ralenti (+2% après +3,4 en 2000), avec cependant un rebond des embauches au 4e trimestre, sans doute lié au passage à l’euro fiduciaire. En HauteNormandie, après une activi té exceptionnelle en 2000, le volume des ventes dans le commerce de gros a décé léré dès le printemps 2001. Le ralentisse ment s’est prolongé au 2e semestre et
20CAHIER D’AVAL n° 61  Juillet 2002
2001 se termine en perte de vitesse comme le secteur n’en avait pas connu depuis plus de trois ans. Prévisions de ventes et intentions de commandes (pré vues à deux mois) tant intérieures qu‘à l’étranger s’accordent sur une baisse d’ac tivité sensible depuis le printemps. Face au ralentissement, les commerçants ont réduit leurs marges et retardé jusqu’au début 2002 les augmentations de tarif. Le niveau des effectifs, qui suivait une pente positive au début 2001, est revenu à la sta bilité depuis la rentrée. Tous les secteurs sont touchés par le ralentissement, seules quelques nuances les séparent. Les biens intermédiaires et les biens d’équipement sont frappés par un ralentissement qui s’aggrave en fin d’année, ce qui les incitent à réduire leurs effectifs. Les biens de consommation non alimentaire se distin guent par une tendance positive de l’emploi. Les biens de consommation ali mentaire sont passés par un creux à la rentrée mais ont profité d’un rebond d’am pleur limitée en fin 2001  début 2002. D a n sl ec o m m e r c ed ed é t a i l
hautnormand, l’activité a commencé par fléchir au 1er semestre 2001 puis a enre gistré un léger mieux en juillet, mais de courte durée. Le sursaut ne s’est produit qu’en fin d’année, comme ce fut le cas les deux années précédentes. Il est confirmé par une baisse de niveau des stocks et un allégement des difficultés de trésorerie. Il paraît cependant avoir sur pris les commerçants dont les prévisions sont restées très réservées en 2001 et tombent à leur plus bas niveau en fin d’année depuis plus de trois ans. En phase avec les prévisions, les intentions de commandes (prévues à deux mois) ont nettement freiné sur la période sep tembreoctobre 2001. La tendance des effectifs passée est restée orientée à la hausse en 2001, le ralentissement ob servé à la rentrée a été effacé par un rebond au cours des deux derniers mois de l’année. L’évolution du commerce de détail en 2001 est tirée vers le haut par l’activité dans les grandes surfaces à pré dominance alimentaire. Les ventes dans les grandes surfaces ont un peu ralenti en début d’année mais n’ont pas déçu au 2 es e m e s t r ee tp l u se n c o r ee nf i n d’année. Dans les «autres commerces» de détail, l’activité est restée atone en 2001. Le sursaut de fin d’année est moins marqué qu’en 2000. Les prévi sions et les intentions de commandes confirment une activité trop calme dans ce secteur où le niveau des stocks parait toujours un peu trop élevé
TAUX DE CROISSANCE DU COMMERCE DE GROS (HORS CENTRALES D’ACHAT) 1997 1998 1999 2000 2001 Produits agricoles bruts1,16 1,16 0,110,45 0,41 Produits alimentaires0,20 1,77 0,48 0,200,01 Biens de consommation non alimentaire1,26 1,62 1,32 1,53 1,15 Biens intermédiaires non agricoles0,43 0,92 1,48 0,76 0,10 Biens d’équipement professionnel3,60 3,65 3,54 2,03 0,65 Ensemble du commerce de gros et intermédiaires6,24 9,12 6,936,1 1,49 Source : INSEE, comptes du commerceUnité :croissance (en %) en volume des ventes de marchandises du commerce de gros
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL EN FRANCE Évolution du chiffre d’affairesTTC envolume 1997 1998 1999 2000 2001 Alimentation spécialisée et artisanat commercial (1)3,3 0,2 0,9 0,30,5 Boulangeriespâtisseries 2,72,6 0,7 1,0 1,1 Boucheriescharcuteries 3,70,3 0,71,1 2,8 Autres magasins d’alimentation spécialisée3,5 2,6 3,0 1,50,1 Petites surfaces d’alimentation générale (2)1,6 0,42,0 0,82,1 Grandes surfaces d’alimentation générale3,4 3,3 4,3 3,1 1,4 Grands magasins (3)3,7 0,62,0 5,6 0,2 Pharmacies et commerces d’articles médicaux2,2 4,9 6,2 4,9 5,1 Magasins non alimentaires spécialisés2,2 5,9 5,15,1 3,8 Habillementchaussures 0,14,6 1,6 2,1 5,0 Autres équipements de la personne0,7 4,3 7,08,4 3,9 Culture, loisirs, sports4,7 9,5 7,16,0 2,2 Équipement du foyer1,7 5,9 7,79,8 4,3 Aménagement de l’habitat2,9 6,2 7,12,2 1,1 Autres magasins spécialisés5,4 1,0 7,3 2,110,2 Commerce hors magasin3,0 0,65,3 1,5 1,0 Vente par correspondance0,9 5,9 5,9 3,8 1,8 Autres 4,96,2 4,70,6 0,2 Réparation d’articles personnels et domestiques1,5 2,22,2 4,10,5 Ensemble du commerce de détail et de l’artisanat à caractère commercial2,2 3,5 4,1 3,5 2,1 Source : INSEE, comptes du commerceUnité :évolution en % du chiffre d’affaires (TTC) (1) boulangeries, pâtisseries, boucheries, charcuteries ; (2) sont inclus les magasins de produits surgelés ; (3) sont inclus les autres magasins non spécialisés