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Contexte national et international - Un regain de tension en 2011

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Contexte national et international Un regain de tension en 2011 minimisant l’impact de cette catastro-augmenté de respectivement 5,4% et En 2011 le Produit Intérieur phe sur l’activité qui n’a reculé que de 8,6%.Brut mondial a progressé 0,7%. En Thaïlande, le tsunami et les Au Japon, le tsunami de mars 2011 a dans l’ensemble des régions inondations ont pénalisé l’économie fortement perturbé l’économie. Celle- mondiale, entrainant une baisse de la ci s’est remise en route très rapidement à un rythme moindre qu’en 2010, en raison de la poursui- La crise épargne les pays émergents te des plans de consolidations Croissance du PIB en 2010 et 2011, projections pour 2012 et 2013 budgétaires et d’un regain de En % tension autour des dettes sou- veraines. Dans la zone Euro, la reprise a été enrayée par la rechute de l’été mais les situations des différents pays membres restent hétérogènes. Ces perturbations affectent moins les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe dont la croissance reste soutenue. près la reprise de l’économie mon-Adiale en 2010, l’activité n’a progres- sé que de 3,9 % en 2011.
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Contexte national et international
Un regain de tension en 2011
minimisant l’impact de cette catastro-augmenté de respectivement 5,4% et En 2011 le Produit Intérieur
phe sur l’activité qui n’a reculé que de 8,6%.Brut mondial a progressé
0,7%. En Thaïlande, le tsunami et les Au Japon, le tsunami de mars 2011 a
dans l’ensemble des régions inondations ont pénalisé l’économie fortement perturbé l’économie. Celle-
mondiale, entrainant une baisse de la ci s’est remise en route très rapidement à un rythme moindre qu’en
2010, en raison de la poursui-
La crise épargne les pays émergents
te des plans de consolidations
Croissance du PIB en 2010 et 2011, projections pour 2012 et 2013
budgétaires et d’un regain de
En %
tension autour des dettes sou-
veraines. Dans la zone Euro,
la reprise a été enrayée par
la rechute de l’été mais les
situations des différents pays
membres restent hétérogènes.
Ces perturbations affectent
moins les pays d’Amérique
latine et de la Caraïbe dont la
croissance reste soutenue.
près la reprise de l’économie mon-Adiale en 2010, l’activité n’a progres-
sé que de 3,9 % en 2011. Cette crois-
sance modérée est à relier :
à une moindre contribution de la ·consommation privée, en lien avec des
incertitudes sur le marché du travail et à
Sources : FMI, World Economic Outlook, avril 2012 sauf (*) Insee, comptes nationaux,
la soutenabilité des dettes souveraines ; base 2005
1 Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panamaà une consommation publique en forte
2 Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaï-·décélération, dans le cadre des consoli-
que, République dominicaine, Saint Kitts-et-Nevis, Sainte Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, dations budgétaires;
Suriname et Trinidad-et-Tobago.
à une contribution des stocks quasi nulle
Les prix du pétrole reste élevé·après leur reconstitution l’année précé-
dente, face à une prévision de demande Évolution du prix moyen du baril de Brent, pétrole brut léger (Royaume
stabilisée Uni), moyen (Dubai) et lourd (/Texas) (calcul à pondération égale)
Unité : $ / barilAux États-Unis, après le ralentissement
de l’activité à la fn de l’année 2010,
la croissance trimestrielle a accéléré au
long de l’année 2011, tirée par la de-
mande extérieure, notamment asiatique,
et intérieure (consommation privée et in-
vestissement), et avec l’amélioration du
marché du travail.
En Chine et en Inde, la croissance est res-
tée élevée (respectivement 9,2% et 7,2%).
Toutefois l’infation menace d’éroder les
progrès : les prix à la consommation ont Source : Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
(unctadstat.unctad.org)
N° 75 - Guadeloupe - Juin 2012Contexte national et international
demande globale et surtout une rupture En France, le climat en 2011 (+2,7%), en lien avec la situa-Croissance dans la chaine de production de nom- des affaires s’est vio- tion des pays développés et les coupes
breux produits. stable lemment retourné à budgétaires au détriment de l’investis-
Tout au long de l’année 2011, le prix du l’été, le rythme de sement public. La politique monétaire en France
pétrole est resté élevé, laissant craindre croissance s’est tou- stricte et la moindre croissance mon-
des répercussions sur les prix des pro- tefois maintenu en 2011 à 1,7%, mais diale ont permis de contenir l’infation
duits alimentaires et des tensions socia- les perspectives restent moroses. protégeant les gains de pouvoir d’achat.
les. Malgré un environnement peu favora- Le programme gouvernemental de ré-
ble, les entreprises ont soutenu la crois- duction des inégalités et de la pauvreté,
En 2011, l’ac- sance, par des dépenses d’équipement a contribué positivement à la croissance Dans la Zone Euro
tivité dans la dynamiques et un cycle de stock sou- en soutenant les revenus des plus pau-
une reprise malgré zone euro a tenu. L’évolution de la valeur ajoutée, vres donc la demande intérieur ce qui a
f a i b l e m e n t la rechute de l’été plus lente que celle de la masse sala- compensé une partie de la baisse de la
p r o g r e s s é riale, a entrainé une diminution de leur demande extérieure.
(+1,4%) sur fond de consolidation bud- taux de marge qui a atteint son mini- Au Suriname, la croissance reste soute-
gétaire et de crise de dettes souveraines, mum depuis 1986 (28,6%). nue grâce aux exportations de pétrole
avec une rechute au milieu de l’année L’accélération des prix l’a emporté sur et d’or toujours dynamiques. Les ma-
celle des revenus d’activité, entrainant tières premières représentent environ la 2011. Les États ont réaffrmé leur enga -
un ralentissement des gains de pouvoir moitié du PIB et près de 90% des ex-gement en matière de discipline budgé-
d’achat, et, avec des perspectives mé- portations. La forte hausse des prix à la taire, pour renforcer leur crédibilité. La
diocres, la hausse du taux d’épargne consommation (+18%) pèse sur la de-Banque Centrale Européenne a intensi-
des ménages a pesé sur leur consomma- mande intérieure dont la contribution à fé les recours à des opérations excep -
tion, réduisant encore sa contribution à la croissance est faible, la pauvreté tou-tionnelles pour apaiser temporairement
la croissance. chant la moitié de la population.les tensions fnancières. Cependant cet -
Malgré la baisse de la demande mon- Dans les petites Antilles de l’Organisa-te détente n’a pas permis de desserrer
diale adressée à la France, le commerce tion des États de la Caraïbe Orientale les conditions de crédit, limitant le re-
extérieur n’a plus contribué négative- l’activité est restée morose, la dette pu-démarrage de l’investissement. De plus,
ment à la croissance en 2011. blique a continué de se dégrader en les mesures budgétaires ont pesé sur le
Comparativement aux autres pays de 2011. La reprise de l’activité touristique revenu des ménages, déjà très affectés
la zone euro, l’infation en France en moindre que dans les grandes Antilles par la dégradation du marché du travail
2011 est restée limitée (+2,3%), aidé est restée insuffsante pour réduire le et la hausse des prix.
par le poids du chômage sur le marché surendettement et offrir de meilleures Les situations des différents membres
du travail. perspectives. restent très hétérogènes. En Allema-
Retour de la croissance en Haïti en gne, la croissance est restée soutenue.
Les économies 2011 à +5,6%, cette croissance est sou-L’Espagne et l’Italie ont fait face à une En Amérique
d ’ A m é r i q u e tenue par l’aide internationale massive demande interne très faible. La Grèce,
latine et dans les latine et de la consécutive au séisme et par la reprise le Portugal et l’Irlande ont mis en place
Caraïbe ont eu des transferts des migrants. Cette hausse des plans drastiques de réduction des Caraïbes, une
une croissance vient compenser quasi entièrement la défcits entrainant parfois des troubles activité soutenue soutenue en chute du PIB de 2010. Les personnes sociaux.
2011 (+ 4,5 %), cependant moindre les plus vulnérables restent toujours Les craintes liées aux tensions sur la
qu’en 2010 en raison des tensions en confrontées à des conditions de vie très dette de certains états restent présentes.
provenance des pays développés. En précaires.En particulier en Grèce et au Portugal et
dépit du ralentissement des fux de capi -dans une moindre mesure en Espagne,
taux extérieurs et de la croissance mon-qui subissent les humeurs des marchés
diale, les pays exportateurs de matières fnanciers.En 2011 l’infation accélère
premières ont profté des prix élevés.également dans la zone Euro (+2,7%
Au Brésil, l’activité a fortement ralenti Fabien BREUILHaprès +1,6%).
Pour en savoir plus
World Economic Outlook (WEO), “ Growth Resuming, Dangers Remain», avril 2012, http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2012/01/
pdf/text.pdf
Regional Economic Outlook, Western Hemisphere, “Shifting Winds, New Policy Challenges”, octobre 2011, http://www.imf.org/external/
pubs/ft/reo/2011/whd/eng/pdf/wreo1011.pdf
Note de conjoncture, « La fèvre tombe, le rétablissement sera lent», mars 2012, http://www.insee.fr/fr/indicateurs/analys_conj/archi -
ves/0312_ve.pdf
Les comptes de la nation en 2011, « La croissance du PIB se maintient à 1,7 %», Insee Première n°1401, mai 2012, http://www.insee.
fr/fr/ffc/ipweb/ip1401/ip1401.pdf.

N° 75 - Guadeloupe - Juin 2012