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Deuxième trimestre 2008 : Recul net d'activité et contraction de l'emploi salarié

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Deuxième trimestre 2008 : Recul net d'activité et contraction de l'emploi salarié CONTEXTE NATIONAL France entière, le Produit Intérieur Brut recule au 2e tri- mestre de - 0,3%, après une progres- sion de + 0,4 % au premier. Ceci ramène la prévision de croissance pour 2008 à seulement + 0,9 %. Sous l'effet de la stagnation des dépenses Le deuxième trimestre marque un recul net d'activité, industrielle d'abord,de consommation des ménages de- puis six mois déjà et d'une chute des mais qui touche aussi le commerce et les services. Avec un secteur tertiaire en investissements au 2e trimestre (- repli et une activité dans la construction en tassement depuis deux trimestres, 1,5%), la demande intérieure hors la Basse-Normandie apparaît aussi impactée par le retournement de conjonc- stocks diminue de - 0,1%. Après un ture que l'ensemble du pays. premier trimestre dynamique, les ex- portations enregistrent un piètre ré- L'industrie régionale, à l'exception de l'agroalimentaire, enregistre une activité ensultat, - 2 %. En conséquence le baisse dans la plupart des secteurs, à un trimestre comme à un an d'écart. Ce sontcommerce extérieur, malgré le léger les carnets de commandes qui apparaissent fortement dégarnis, notamment dansrecul des importations (- 0,3%) péna- lise l'évolution du PIB de -0,5 point.
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Deuxième trimestre 2008 :
Recul net d'activité et
contraction de l'emploi
salarié
CONTEXTE
NATIONAL
France entière, le Produit
Intérieur Brut recule au 2e tri-
mestre de - 0,3%, après une progres-
sion de + 0,4 % au premier. Ceci
ramène la prévision de croissance
pour 2008 à seulement + 0,9 %. Sous
l'effet de la stagnation des dépenses
Le deuxième trimestre marque un recul net d'activité, industrielle d'abord,de consommation des ménages de-
puis six mois déjà et d'une chute des mais qui touche aussi le commerce et les services. Avec un secteur tertiaire en
investissements au 2e trimestre (- repli et une activité dans la construction en tassement depuis deux trimestres,
1,5%), la demande intérieure hors la Basse-Normandie apparaît aussi impactée par le retournement de conjonc-
stocks diminue de - 0,1%. Après un ture que l'ensemble du pays.
premier trimestre dynamique, les ex-
portations enregistrent un piètre ré-
L'industrie régionale, à l'exception de l'agroalimentaire, enregistre une activité ensultat, - 2 %. En conséquence le
baisse dans la plupart des secteurs, à un trimestre comme à un an d'écart. Ce sontcommerce extérieur, malgré le léger
les carnets de commandes qui apparaissent fortement dégarnis, notamment dansrecul des importations (- 0,3%) péna-
lise l'évolution du PIB de -0,5 point. l'industrie automobile, et le taux d'utilisation des capacités de production, tous
secteurs confondus, demeure, pour un deuxième trimestre consécutif, en des-
sous de la moyenne de long terme.L'emploi salarié des secteurs
principalement marchands enre-
gistre une baisse de - 0,2 % au 2e La construction et les services aux entreprises n'embauchent plus depuis la fin
trimestre. Cette évolution (-28 800 de l'année dernière, changement qui, avec la reprise de la baisse de l'emploi in-
emplois détruits) est le résultat dustriel, se répercute dans l'évolution des effectifs salariés (données CVS), en
d'une baisse de l'emploi du secteur contraction sur les six premiers mois d'environ 0,4%.
tertiaire (- 0,2 %), à laquelle s'a-
joute la diminution de celui du sec-
La création d'entreprise ralentit de 5 % au deuxième trimestre, mais le cumul sur lesteur industriel (- 0,4 %), que la
six premiers mois de l'année (2 860 créations) est tout de même en forte hausse à-hausse de l'emploi dans la construc
un an d'écart.tion (+ 0,3 %) n'arrive plus à com-
penser.
eLe taux de chômage régional s'établit au 2 trimestre à 6,6%, en hausse de
0,1 point par rapport au premier trimestre, avec un nombre de demandeursLe taux de chômage au sens du
d'emploi de catégorie 1 en hausse depuis mai.BIT s'établit au 2e trimestre 2008
à 7,6 % en France métropolitaine,
avec 2 027 000 de chômeurs au sens
du BIT, soit une hausse de 20 000
personnes sur un trimestre.
Dragos IOANCarine JUPIN
InseeBanque de France
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 184Une production régionale en baisse
Le deuxième trimestre enregistre un recul net de la production
industrielle, tant en volume qu'en chiffre d'affaires, en région
comme au niveau national (- 1,5 %). Pour le deuxième trimestre
consécutif, le taux d'utilisation des capacités de production se
situe en dessous de la moyenne de long terme, en baisse même
par rapport au premier trimestre. Cette dégradation est, comme
souvent, à mettre en relation avec la contraction du secteur au-
tomobile, qui touche le compartiment construction au même
titre que les équipementiers. Cette orientation à la baisse n'est
tout de même pas généralisée, les industries agroalimentaires,
ainsi que les biens de consommation affichant des résultats
meilleurs, avec une demande toujours soutenue.
Des carnets de commandes industriels
dégarnis
Les carnets de commandes se dégradent globalement au cours du
deuxième trimestre, couvrant en moyenne seulement trois mois,
contre quatre il y a un an. Ce recul s'explique par le sérieux allége-
ment qui frappe l'industrie automobile et, dans une moindre me-
sure, celle des biens intermédiaires, soit au total plus de la moitié
de l'industrie régionale.
Le niveau des stocks de produits finis se stabilise autour du niveau
de long terme, sauf dans le secteur automobile, où ils sont, comme
le niveau des commandes, très bas.
L'appréciation du coût des matières premières s'est poursuivie au
cours du deuxième trimestre, mais sa répercussion dans les prix de
ventes est contrastée : elle est quasi-impossible dans l'industrie auto-
mobile, confrontée à une demande en repli, mais continue d'influer fa-
vorablement le chiffre d'affaires de l'industrie agroalimentaire.
L'agroalimentaire, production en hausse
au deuxième trimestre
Après un premier trimestre en demi-teinte, l'activité de
l'industrie agroalimentaire régionale a enregistré un lé-
ger rebond au deuxième trimestre, avec une production
en hausse et des carnets de commandes renforcés, tant
dans le lait que dans la viande. Le dynamisme de la de-
mandedanslecompartimentdulaitetlaproductionsou-
tenue dans les autres industries alimentaires (poisson)
n'ont pas empêché une érosion des effectifs depuis le dé-
but de l'année. L'industrie agroalimentaire perd près de
deux cents emplois depuis la fin 2007 et, l'appel à l'inté-
erim a sensiblement diminué depuis le 4 trimestre 2007.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 184Conjoncture régionale
Octobre 2008
Moins de chantiers neufs en vue
Le tassement d'activité constaté en début d'année par rapport à
2007 se confirme au second trimestre. Les entrepreneurs du bâti-
ment de la région estiment tout de même que l'activité se situe à
un niveau "normal" pour cette période de l'année. Les carnets de
commandes restent globalement inchangés par rapport au tri-
mestre précédent, soit 5,2 mois, mais cette stabilité cache à la
fois des disparités départementales et entre les corps d'œuvre.
Ainsi, le gros œuvre est en léger repli, à 5,4 mois contre 5,9 au
premier trimestre, resserrement qui est à mettre en relation avec
le repli du marché privé du neuf (- 2,4% de logements mis en
echantier en année glissante au 2 trimestre), ainsi qu'avec le re-
cul de la commande publique sur l'ensemble de la région. Le se-
cond œuvre en revanche continue d'alimenter les carnets de
commandes des entreprises régionales, moins dans la Manche et
dans l'Orne que dans le Calvados. Si les embauches se poursui-
vent encore dans les entreprises du second œuvre de ce départe-
ment, la croissance globale des effectifs du secteur ne se poursuit
plus sur ces premiers six mois.
Activité en baisse dans le commerce et
les services marchands
Dans la région, l'indice du chiffre d'affaires des grandes surfaces à
prédominance alimentaire baisse de 1 % au second trimestre, dans
le prolongement d'un ralentissement visible depuis un an environ.
Le commerce de gros affiche, lui aussi, des résultats médiocres en cette pre-
mière moitié d'année, avec des chiffres d'affaires en retrait à un an d'écart.
Les ventes du commerce de détail résistent un peu mieux en région qu'au
niveau national, mais avec des disparités entre les catégories de produits.
Si les immatriculations neuves de voitures particulières restent éle-
vées en Basse-Normandie sur les six premiers mois de l'année
(+ 8 % à un an d'écart, contre seulement + 2 % France entière), en
juillet-août on note une forte baisse des ventes au niveau national.
Les services marchands pâtissent aussi du retournement de
conjoncture qui touche l'industrie et de la faiblesse de la consomma-
tion des ménages. Le chiffre d'affaires du transport de marchandises
apparaît en retrait au deuxième trimestre par rapport à la même pé-
riode 2007, de même que l'hôtellerie-restauration, malgré une fré-
quentation hôtelière comparable à celle de l'année précédente.
Une fréquentation touristique en retrait
Après un premier trimestre en nette hausse par rapport à 2007
(+ 9 %), la fréquentation des hôtels et des campings diminue légè-
rement au 2e trimestre à un an d'écart (- 1,5 %), en raison d'un
mauvais mois d'avril.
C'est surtout dans le département de l'Orne que la fréquenta-
tion touristique est, à un an d'écart, en net recul au deuxième
trimestre.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE N° 184Contraction de l'emploi salarié au
premier semestre
L'emploi régional des secteurs marchands, après une croissance
soutenue en 2007, entame une décrue en cette première moitié
de l'année. Environ 1 200 emplois permanents sont détruits sur
les deux premiers trimestres de l'année 2008, alors que l'intérim
au deuxième trimestre est en baisse de 0,6 % à un an d'écart.
Cette régression provient de la reprise de l'érosion de l'emploi in-
dustriel, après une année 2007 qui a épargné l'industrie bas-nor-
mande. Les hausses des autres secteurs économiques ne
parviennent plus à compenser les pertes d'emplois de l'industrie.
En effet, depuis la fin de l'année dernière, les embauches dans la
construction sont moins nombreuses, alors que les services et le
commerce ont perdu des emplois.
Une légère hausse du chômage régional
Le taux de chômage régional au sens du Bureau International du
Travail s'établit en moyenne au 2e trimestre à 6,6 % de la popu-
lation active, en hausse de 0,1 point par rapport au premier tri-
mestre, alors que le nombre de demandeurs d'emplois de
catégorie 1, (42 600 personnes en données CVS fin juillet), est
en légère hausse depuis le mois de mai. Sur un an, le nombre de
chômeurs en Basse-Normandie est en baisse de 1,3 %, contre
2,6 % France entière.
de quoi parle-t-on?
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnetsDIRECTION
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjonctureREGIONALE DE L'INSEE
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
DE BASSE-NORMANDIE
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
(une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse93, rue de Geôle
14052 CAEN CEDEX 4 par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des est faite selon
Tél. : 02.31.15.11.00 le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-
Fax : 02.31.15.11.80 fectifs et de chiffre d’affaires), ensuite par le poids respectif du secteur dans le
total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
www.insee.fr/basse-normandie
treprises représentatives de l'industrie régionale.
Directeur de la publication : Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-
Michel GUILLEMET les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-
portante de leur activité sont situées dans la région. Les courbes représentent la
Service études et diffusion :
tendance après desaisonalisation des valeurs brutes.
Julien BECHTEL
L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-
Rédacteur en Chef : les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonalisées.
Didier BERTHELOT
Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi enSecrétaire de Rédaction :
Charles DESFOREST continu et en adoptant les critères européens plus restrictifs. Est définie comme
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-
Composition PAO : maine déterminée, être à la recherche active d’emploi et être disponible dans les
Marie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND
15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Crédit photos :
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
Les membres du Pôle de Gestion Publique et de Développement Économique,regroupanttourisme de la Manche ;
sous la responsabilité du Trésorier-Payeur Général, les services économiques de l’État en région,
ainsi que des institutions telles que la Caisse des Dépôts et Consignations et la Banque de France,
Attaché de presse :
ont décidé en 2007 de s’associer pour réaliser conjointement une note de conjoncture trimes-Philippe LEMARCHAND
trielle.02.31.15.11.14
La conduite de cette action a été plus particulièrement confiée à la Banque de France et à l’INSEE,
à partir de données collectées auprès des différents partenaires.© INSEE 2008

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