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Chapitre "Socièté" extrait de l' Atlas de l'Aisne - Edition 2004

De
7 pages
Salaires, les salaires les plus faibles au nord-est Revenus, un revenu inférieur à la moyenne de province, Bas revenus, population à bas revenu : essentiellement dans les villes RMI, les jeunes et les personnes en situation d'isolement sont les populations les plus exposées, Chômage, effet positif de la proximité des pôles franciliens Déplacements domicile-travail, Un système de déplacements à la fois dense et décentralisé Catégories socioprofessionnelles, parmi les professions en croissance figurent les employés, les professions intermédiaires et les cadres
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SOCIÉTÉ Salaires
Les salaires les plus
faibles au nord-est

4
,--5
Les salaires picards et
0&2 0, en particulier les salaires E 6,
, : 1 +: 0: , . axonais se situent sensi-
,
$ .. blement en dessous de la ! ,%0
0,
moyenne nationale. En , & , , &
0 %2001, le salaire médian dans , ! ,% , , 2 , & , ,le département s’élève à & , , &" , 0,
+: &!0,
&%17 077 €. Il est inférieur de
" !0,
0F , 735 € à la moyenne pi-
% .G , 0B0 !0, .
& carde. 1+
&
6,
L’Aisne se caractérise
: &, C3 0,
par un taux de cadres et de 0 % 0,,
professions intermédiaires 0,
0&+ . , B . 0,plus faible qu’en Picardie. :A & &77 D& :A & &%
En revanche, la proportion
&7+:A .
.. 0,, d’ouvriers est forte. Le sa- 0 0, & ,
& ,
0 %laire médian de l’Aisne est +
& , 0 0, le reflet de la structure des
0 0, , emplois. De plus, parmi les &%
employés ou ouvriers, la &.+: .. . !1% , , & 0 , ())’
. :A &proportion de femmes est un 0 H
peu supérieure dans l’Aisne ’= )))C3 ,
% ,0 qu’en Picardie. ’@ ?))
& ..
, C 0, ’; =))
Les salaires les plus éle- ’; ())
:A & vés se trouvent dans les can-
:
0,%1 tons situés à la périphérie
4 ? 5@ -@@ , des villes de Saint-Quentin, . !1% , + % I ’@ =’( : . &
, de Laon et de Soissons.
"#"$ ")"" "*++<
Les salaires les plus fai- &"$ ()$ "*++,
bles se situent dans le nord
du département, en particu-
lier en Thiérache, les faibles
niveaux de qualification étant
un obstacle à des emplois
mieux rémunérés.
La carte des salaires
médians par canton se
superpose assez bien avec
celle qui porte sur l’en-
semble des revenus, qu’il
s’agisse d’actifs ou d’inac-
tifs.
84SOCIÉTÉRevenus
situation est assez contras-Un revenu inférieur
/ N 3 4
4 8 ,--5tée entre le nord et le sudà la moyenne
du département. Dans lade province 0&2 0, E 6, 0: , , zone de Château-Thierry, le .
, : 1 +:
revenu médian dépasse deEn 2001, le revenu mé- ! ,%0 $ .. 0,
, & , , & 7,3% la moyenne de ladian par ménage de l’Aisne 0 % ! ,% ,
, & , , , France de province. Dans & , , 2 , se situe en dessous de la &" , 0, &% +: &!0, celle de Soissons, il atteintmoyenne de la France de " !0, 0F ,
0B0 ce niveau. Les autres zonesprovince, étant respecti- % .G , . !0,
& 1+ se situent en dessous avecvement de 20 786 € et & 6,
un écart d’autant plus ac-21 853 €. Ceci s’explique : &, C3 0,
0,, cusé que l’on monte vers le 0 %par une structure d’emplois
0&+ . 0, , B . 0,nord. Le revenu médian est :A & moins qualifiés qu’en moy- :A & &% &77 D& inférieur de 18,2% en Thié-enne, en liaison avec les &7+:A .
.. 0,, 0 0, & , rache.moindres niveaux de forma- & , 0 % +
tion. L’activité féminine est 0 0, &
0 0, , , Entre les territoires, leségalement en dessous du 2 ,& 7 + . &%
, & 0 , ())’ &.+: écarts du revenu recoupent .. niveau national.
. 0 H largement ceux des modes :A & (* ?))C3 ,
d’habitat, comme il estComme pour la plupart % ,0 (> ’)) & ..
, d’usage en France de pro-des indicateurs sociaux, la () @))
C 0,
’= ?)) :A &
: 0,%1
, 2 8 4 ,--5 : . &
( 4 ( ? ,- @KI ,
0 ,, 16 0, . I (( =;@
0&2 0,
" """#"**">4<" 0: , . E 6, ,
, : 1 +: "#" " - - " "$ P
! ,%0 $ .. 0, &"$ ()$ "*++,
, & , , &
0 % ! ,% ,
, , & , , 2 , &" , 0,
& , , +: &!0, vince. Les zones rurales les Les zones en périphé- &% 0F , " !0,
0B0 plus éloignées des métro- rie des villes ont les indica-% .G , . !0,
& 1+ poles ont les indicateurs les teurs les plus favorables en
& 6,
moins favorables : dans termes de revenu par mé- : &, C3 0,
0,, l’Aisne, ceci est particuliè- nage. Elles concentrent en 0 %
0&+ . 0, , B . 0, rement le cas de la Thiéra- effet les plus fortes propor- :A &
:A & &% &77 D& che. En revanche, même tions de familles, un grand
&7+:A .
.. 0,, 0 0, & , les cantons ruraux de la nombre d’entre elles rési- & , + 0 %
& zone de Château-Thierry ont dant en maison individuelle.
0 0,
, 0 0, , % !1, 6 un niveau qui dépasse lar- Les villes se situent dans
&% ,0, !$0 1 , T gement celui de la France une position intermédiaire. .. &.+:
0 H . ?* de province. De nombreux Celles de Soissons, Saint-
:A & C3 , ?) habitants de ces zones bé- Quentin et Tergnier se ca- & .. % ,0
*? , néficient en effet des em- ractérisent par un revenu fis-
C 0, ><
plois offerts en Île-de-France cal médian particulièrement :A &
2 : ou dans plusieurs villes bas, inférieur à 19 000 € par 0,%1
( 4 ( ? EIDI F
, du département (Château- an. A Soissons et à Saint- : . & 0 ,, 16 0, . I *’Q’ T
, " """#"4=0="E Thierry, Soissons, Laon). En Quentin, les contrastes sont
outre, l’agriculture est parti- forts avec les niveaux at-
"#" " - - " "$ P culièrement rentable dans teints dans les campagnes&"$ ()$ "*++,
ces cantons. avoisinantes.
85
SOCIÉTÉ Bas revenus
Population
( = A / ,--5à bas revenu :
0$&. 0, , &, 2 ,& $ &, 1 % +0, 0!! 0, ,71 &
essentiellement # ;;< & . $0$&. 0, %& + , 0,
dans les villes
0&2 0,
E 6,
, : 1 +: . 0: , Les familles vivant avec
, $ .. des ressources inférieures ! ,%0
0,au seuil de bas revenus fixé , & , ,
&
0 %à 669 € par unité de con- ,
! ,% , & , ,sommation ont augmenté en 2 , , &" , 0, & , ,
+: &!0, 2001. Ce sont les villes qui &%
" !0,
0F , sont les plus touchées et
% .G , 0B0 !0, . d’une façon générale le nord &
1+
du département. Un quart de &
6,
la population de moins de 65
: &, C3 0,ans à Saint-Quentin, Sois-
0 % 0,,
sons et Hirson ont un bas 0&+ . 0, , B .
:A & &77 D& 0,revenu. Les personnes iso- :A &
&%
lées sont les plus nombreu-
&7+:A .
.. ses mais un grand nombre 0,, & , 0 0,
& ,
0 %sont aussi des couples avec
+
enfant(s). & , 0 0,
0 0, ,
&%
Cette répartition s’inscrit
&.+: ..
en creux des répartitions . :A & 0 H
% . $0$&. 0,des cartes précédentes. Elle
C3 , , &, " 2 ,&
doit se lire également au re- , T % ,0
& .. gard des taux de chômage :
, C 0,
’*le nord du département
’’
souffre d’un taux de chô- :A &
=
: mage élevé. La Thiérache 0,%1
, connaît une crise des activi-
: . &
tés industrielles anciennes ,
et un développement des
"#" .")"$
services insuffisant. Autre fac- &"$ ()$ "*++,
teur, le vieillissement de la
population va de pair avec
l’exode rural.
La zone de Saint-Quen-
tin souffre en partie de la fai-
blesse des qualifications.
86
Photo : InseeSOCIÉTÉRMI
Les jeunes
et les personnes # N 3 5-- 4 8 ,--5
en situation
d’isolement
0&2 0, E 6, sont les populations , : 1 +: . 0: ,
, $ .. les plus exposées
! ,%0
0,
, & , ,Au 31 décembre 2001, &
0 %le revenu minimum d’inser- ,
! ,% , & , , 2 , tion (RMI) est versé à 7 395 , &" , 0, & , ,
+: &!0, &%personnes, soit 3,6% des
" !0,
0F , ménages comme en moy-
% .G , 0B0 !0, .
& enne nationale. Le nombre 1+
& d’allocataires est en diminu-
6,
tion depuis 2 ans. Il a dimi-
: &, C3 0,
nué de 2,3% en 2001 après 0 % 0,,
0&+ . une baisse de 5,7% en 2000. 0,
, B .
:A & &77 D& 0,
:A &Cependant, cette baisse est
&%
liée en partie à une hausse &7+:A .
.. 0,, & , du nombre de bénéficiaires 0 0,
& ,
0 %de prestations liées au han- +
& , dicap. Certains nouveaux al- 0 0,
0 0, , locataires de l’AAH (alloca-
&%
tion aux adultes handicapés) &.+: ..
. :A &étaient précédemment bé- 1,17 + $0& ’)) !1, 6 0 H
néficiaires du RMI.
C3 ,
>Q? % ,0
& .. Les zones qui comptent (Q?
, C 0,
les plus fortes parts de bé- (Q)
néficiaires se situent dans la :A &
: moitié nord du département
0,%1
, et dans les principales com-
: . & munes urbaines, exceptée
,
la ville de Château-Thierry. La
part des RMIstes dans la ville "#" .
&"$ ()$ "*++,de Saint-Quentin est la plus
élevée du département.
Les jeunes et les per-
sonnes en situation d’isole-
ment sont les populations
les plus exposées. Dans
l’Aisne, 23,8% des béné-
ficiaires sont âgés de moins
de 30 ans. Ils résident prin-
cipalement dans le nord du
département. Les person-
nes seules se situent plutôt
dans la moitié sud du dé-
partement et dans les can-
tons urbains.
87
Photo : InseeSOCIÉTÉ Chômage
Effet positif + 3074 8 H 4 5>>K = ,--E
Tde la proximité "#"$
’@des pôles franciliens
’;
Fin mars 2004, le chô-
’?mage atteint dans l’Aisne
( % ( 0 30 12,4% de la population ac- ’*
tive. Ce taux se situe nette-
’> 0 2 8 9 ment au dessus de la
moyenne nationale avec 2,6 ’(
points d’écart.
’’


Les évolutions récentes ’)
01( 0 2ont été plus favorables à
<l’Aisne et à la Somme qui
ont un taux de chômage =
’ > ’ > ’ > ’ > ’ > ’ > ’ élevé atténuant quelque peu
’<<= ’<<< ())) ())’ ())( ())> ())*les contrastes territoriaux ob-
servés en 2000 au sein de
la Picardie.
+ 3074 8 5>>K = ,--ELe chômage le moins T "#"$
’?élevé dans le département
se trouve dans la zone de
’*
Château-Thierry : 10,7%, soit
encore 0,9 point au dessus ’>
de la moyenne nationale.
’(Ceci s’explique par la proxi-
mité des pôles d’emploi fran-
’’
ciliens où vont travailler de
3
nombreux actifs de la zone. ’)
A l’inverse, le chômage est 3
<plus élevé dans le nord du
département, dans les zo- =
nes de Saint-Quentin (13,2%)
et de la Thiérache (13,9%). @
’ > ’ > ’ > ’ > ’ > ’ > ’ Il atteint également des ni-
’<<= ’<<< ())) ())’ ())( ())> ())*veaux importants dans les
zones de Soissons et de
Chauny-Tergnier-La Fère.
Depuis le premier tri-
mestre 1998, le chômage a
diminué de 1,7 point dans
l’Aisne. Il a particulièrement
baissé dans les zones de
Chauny-Tergnier-La Fère et
de Château-Thierry.
88SOCIÉTÉDéplacements domicile-travail
Un système
3 + N + 3 4 ( 4 3 ( / de déplacements
( H 4 5>>>à la fois dense
et décentralisé
!" 2 ,0 Dans l’Aisne, les dépla- !" 1
cements domicile-travail
s’organisent en un réseau
qui relie les principales vil- ,
, les du département. Nom- 0!!
: 1 +: & , ,bre de ces déplacements
convergent vers la zone de
Saint-Quentin mais aussi
vers d’autres aggloméra- 0,,0 : &,
tions avec moins d’habitants 6, 0!$ 36, ,
C3 comme Soissons, Laon ou
Chauny-Tergnier-La Fère.
Pourtant moins peuplée que
0 0,
! les zones de Saint-Quentin
ou de Soissons, la zone du
&% Laonnois enregistre les plus
fortes entrées de travailleurs :A & :
grâce à sa position géogra-
0 , C ,+
phique centrale et à son sta-
, , 2 %0! + . 2 . , ’<<<tut de préfecture.
&J
’ @)) ’* ?))
0, & . ’ ’)) ’ @))Un tel système de dé-
<)) ’ ’))
placements, à la fois dense ?)) <))
et décentralisé, montre la
"#" $ ")" " " " "<===
persistance d’une armature &"$ ()$ "*++,
urbaine caractérisée par un
nombre relativement élevé
de villes moyennes qui tement rural, attire un flux
structurent leur périphérie. notable de travailleurs en
L’Aisne compte ainsi cinq provenance du Sambre-
agglomérations de plus de Avesnois et du Cambrésis
20 000 habitants, contre qua- (plus de 2 000 entrées quo-
tre dans l’Oise et deux dans tidiennes).
la Somme.
Les liaisons avec la
En outre, toutes les zo- Champagne-Ardenne sont
nes de l’Aisne ont conservé principalement le fait de la
une densité d’emplois signi- zone de Laon, dont environ
ficative grâce notamment aux 3 000 actifs se dirigent quoti-
implantations des grands diennement vers le pôle
groupes. C’est le cas de tou- d’emploi de Reims. La zone jour pour travailler en Île-de-
tes les zones qui contiennent de Château-Thierry est à une France alors qu’elle n’entre-
une grande agglomération, distance pratiquement égale tient pas de flux signifi-
mais aussi la Thiérache, qui de Reims et de Paris mais catifs vers la Champagne-
en dépit de son caractère for- 3 000 actifs la quittent chaque Ardenne.
89
Photo : InseeSOCIÉTÉ Catégories socioprofessionnelles
35,5% dans le départementParmi les professions
( 3 ( 8 3 N contre 25,6% au niveauen croissance 3 5>>>
national. Les cadres restentfigurent
faiblement représentés. Celes employés,
’@ )))taux est plus faible que , & , ,les professions : 1 +: = <))dans l’Oise et la Somme :
intermédiaires
7,7% contre respectivement
et les cadres 10,8% et 9,1%. (> (=’
Près de 195 000 habi- *@ ==(
En Picardie et surtouttants de l’Aisne exercent un
0,,0 ’’ @?)dans l’Aisne, le taux d’acti-emploi en 1999. L’évolution : &, 6,
= ;)) C3 vité des femmes reste faible.de la structure profession-
Près de la moitié des fem-nelle des Axonais a suivi
mes sont employées. Elles >; @(;(( ?()dans l’ensemble les gran-
sont également plus présen-des tendances nationales ’> =))
tes que les hommes dansentre 1990 et 1999. Elle a
0 0,
les professions intermédiai-subi de profondes muta-
res. Elles n’occupent qu’untions : le nombre d’agricul-
tiers des emplois de cadresteurs a continué de diminuer >= >?)
et professions intellectuellessuite à la concentrations des
< ())supérieures. exploitations. Toutefois, le
pourcentage d’agriculteurs
(( ?()
dans l’Aisne demeure dans 0 . % . $0$&. 0, + 2
(; ?@@
, &, !$.0 la moyenne de France de :A & : % , . B0, %/ !$.0
province : 3,3% contre 3,4%.
0$&. 0, + 2 6 +&. &
, &, !$.0 , ’<<< J$.0 ,
’@ )))Le nombre d’artisans et , Q +0!! 8 , Q
+: 7 %/ , $ de commerçants se réduit
% Q $ 07 0, avec le vieillissement de , .. + & .. &$1 &
cette population et la concur- 07 0, , !1%
rence des grandes surfaces
!$.0 1
et des chaînes de com-
"#"$ ")" " " " "<===0 &2
merce spécialisé. ! " - """&"$ ()$ "*++,
Le nombre d’ouvriers a
diminué de 8,2%, ce qui est
une baisse plus lourde qu’en ( 8 3 N 5>>>
E "#"$ moyenne nationale. ;)
?)Parmi les professions en
! 44
croissance figurent les em- 44
*)ployés, les professions in-
termédiaires et les cadres.
>)
La structure des caté- ()
gories socioprofessionnel-
’)les reste différente du reste
de la France. Les ouvriers
)sont nettement sur-repré- 07 0, 6 +&. & % !$.0 1 &2 ,
, !1% sentés. Leur part est de
90

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