Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

L'emploi en Haute-Normandie en 2005 : Stabilité de l'emploi en 2005

De
2 pages
En 2005, l'emploi salarié du secteur concurrentiel haut-normand se maintient au même niveau que l'année précédente, après avoir progressé de 0,3 % en 2004 et de 0,5 % en 2003. La baisse des emplois industriels se poursuit dans les deux départements et n'épargne pas les grands secteurs employeurs de la région, en particulier l'automobile et la chimie. Le secteur de la construction confirme son dynamisme. Les services continuent de créer des emplois mais de façon plus modérée en 2005 (+ 1,5 %) qu'en 2004.
Voir plus Voir moins

L’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIE EN 2005
Stabilité de l’emploi en 2005
Isabelle BIGOT
Anne-Marie DAVID
plois dans les services et le commerceEn 2005, l’emploi salarié du
AVERTISSEMENT
sont plus modestes que l’an passé etsecteur concurrentiel
ne permettent pas de compenser les L’évolution de l’emploi dans cet article est basée sur leshaut-normand se maintient au
pertes enregistrées dans l’industrie. Le statistiques provisoires des URSSAF. Les établisse-
même niveau que l’année département de l’Eure est plus particu- ments employeurs, affiliés au régime général, sont
tenus de remplir et d’adresser les Bordereaux Récapitu-précédente, après avoir lièrement affecté puisqu’il subit à la fois
latifs de Cotisations (BRC) aux URSSAF (Union de Re-un recul des emplois industriels et desprogressé de 0,3% en 2004 et
couvrement de Sécurité Sociale et des Allocations
emplois de services.
Familiales), transmis trimestriellement à l’INSEE. Lede 0,5% en 2003. La baisse des
système d’information trimestrielle EPURE (Extensionemplois industriels se poursuit
du Projet Urssaf sur les Revenus et l’Emploi), système
dans les deux départements et NOUVEAU RECUL DANS L’INDUSTRIE d’exploitation et de traitement de ces données, permet
de fournir un indicateur de l’évolution de l’emploi.n’épargne pas les grands
Le champ considéré couvre l’emploi salarié des socié-En 2005, l’emploi industrielsecteurs employeurs de la tés et quasi-sociétés et des entreprises individuelles.continue de se replier au même rythme
Les évolutions, sur le secteur marchand, sont étudiéesrégion, en particulier que l’année précédente (-2,8% après
hors SNCF, La Poste, France Télécom, Air France,
l’automobile et la chimie. Le - 2,9 %), ce qui correspond à 3 800 Banque de France. Sont également exclus l’intérim, les
disparitions d’emplois dans la région.secteur de la construction effectifs de l’Education nationale, l’action sociale, l’ad-
Presque tous les secteurs sont ministration et les secteurs relevant de la Mutualité So-confirme son dynamisme. Les
ciale Agricole (MSA). Certaines entreprisesaffectés.
services continuent de créer des transmettent une déclaration groupée pour plusieursL’industrie automobile haut-nor-
établissements (administrations, grandes entreprisesemplois mais de façon plus mande est particulièrement affectée
nationales). D’autres données sont difficilement exploi-
modérée en 2005 (+1,5%) par les réductions de postes avec une
tables et méritent d’être isolées (intérim, caisses de
diminution de 5,6 % de ses effectifs sa- congés payés...).qu’en 2004.
lariés en 2005, ce qui représente 900 Au total, la source utilisée couvre près des deux tiers de
disparitions d’emplois. l’emploi salarié régional (64 %) et ne prend pas en
compte l’emploi non salarié. L’emploi salarié industrielPrès de la moitié des emplois in-n dépit des résultats encoura-
est couvert à hauteur de 94 %, le BTP 99 %, le com-dustriels disparus en 2005 appartien-Egeants engrangés au cours des merce 96 % et les services 42 %. Le poids de l’emploi
nent aux secteurs des bienstrois premiers trimestres, l’emploi sala- dans le secondaire et dans le commerce est donc su-
intermédiaires dont les pertes sont lé-
restimé, au détriment de l’emploi dans les services.rié du secteur concurrentiel haut-nor-
gèrement moins sévères en 2005 Cette représentativité tend à minorer l’évolution de l’em-mand reste stable en 2005. Cette
(- 2,6 %) qu’en 2004 (- 2,9 %). Le sec- ploi salarié dans son ensemble et la tendance an-pause interrompt une phase de crois-
noncée sera affinée dans les statistiques exhaustivesteur de la chimie-caoutchouc et matiè-sance modérée mais continue depuis
établies par les estimations d’emploi en fin d’année, surres plastiques, premier employeurplusieurs années. Les créations d’em-
le champ complet.industriel de la région, n’est pas épar-
gné, avec une réduction de 2,7 % de
L’EMPLOI SALARIÉ EN HAUTE-NORMANDIE EN 2005
ses effectifs, soit 580
Évolution Évolution
disparitions d’emplois.2004 2005
(en %) (en %) La situation des indus- ÉVOLUTION DE L'EMPLOI SALARIÉ EN 2005
tries des composantsIndustrie -2,9 -2,8 1,5
Dont : IAA 0,1 -2,2 électriques et électro-
Biens de consommation -5,0 -1,9 niques reste difficile 1,0
Automobile -4,0 -5,6
avec une baisse deBiens d’équipement -3,2 -3,3
0,5Biens intermédiaires -2,9 -2,6 6,1 % des effectifs sa-
Énergie -0,4 1,1 lariés contre 5,5 %
0
BTP 0,7 2,9 l’année précédente.
Commerce 0,9 0,1 Les réductions d’em- -0,5
Services 2,7 1,5 plois sont également
-1,0Dont : Transports 0,6 -0,1 plus importantes en
Industrie Construction Commerce Services EnsembleServices aux entreprises 3,0 1,5
2005 dans les établis- aux particuliers 2,9 3,4 1er trimestre 2e trimestre 3e trimestre 4e trimestre
sements travaillant
Total 0,3 0,0
Source : INSEE - URSSAF Unité : % (CVS)pour la production de
Source : évolutions URSSAF 2004 et 2005
6 CAHIER D’AVAL n° 73 - Juin 2006
EMPLOI
CHÔMAGEL’EMPLOI SALARIÉ EN HAUTE-NORMANDIE EN 2005
LES SERVICES PERDENT DES EMPLOIS L’EMPLOI SALARIÉ DANS L’EURE EN 2005
DANS L’EURE EN 2005 Évolution 2004 Évolution 2005
(en %) (en %)En 2005, l’emploi dans le département de l’Eure baisse de - 1,3 % ce qui correspond à près de
Industrie -3,4 -2,61 500 emplois perdus en un an. Les effectifs du secteur manufacturier continuent de se replier,
Dont : IAA 2,3 -2,2- 2,6 % en 2005 contre - 3,4 % l’année précédente. En 2005, les activités de pharmacie, parfumerie
Biens de consommation -2,9 -1,2et entretien génèrent à nouveau de l’emploi, avec + 4,5 %, après une baisse importante de - 5,8 %
Automobile - 20,1 -1,6
en 2004, surtout grâce aux grands établissements exerçant dans ces spécialités. En revanche, la
Biens d’équipement -3,2 -2,8
situation se détériore encore pour la fabrication de biens intermédiaires. L’activité la plus touchée
Biens intermédiaires -4,0 -3,4
est celle du secteur des composants électriques et électroniques qui perd 7,1 % de ses effectifs Énergie 1,9 -1,2
en 2005 après 6,8 % en 2004. Les industries du bois et du papier et de la chimie, caoutchouc, plas- BTP 1,6 2,8
tique perdent aussi plus de personnel en 2005 qu’en 2004. Commerce 1,4 0,8
La conjoncture 2005 bénéficie à la construction dont l’emploi augmente de 2,8 %. Par contre,
Services 2,5 -1,8
l’année 2005 est en demi-teinte dans le commerce de détail dont les effectifs n’augmentent que de
Dont : Transports 0,7 -1,5
1,1 % contre 2,5 % en 2004 . Dans les services marchands, l’emploi se dégrade de - 1,8 %, alors Services aux entreprises 3,3 -4,1
qu’il était en augmentation de 2,5 % en 2004. Ce sont les services aux entreprises, incluant la sé- aux particuliers 1,3 -0,7
lection et la fourniture de personnel, qui cumulent le plus de pertes d’emplois avec - 4,1 % soit Total -0,2 -1,3
500 emplois de moins, en raison d’un tassement du recours au personnel intérimaire. L’emploi Source : évolutions URSSAF 2004 et 2005
recule également dans les transports (- 1,5 %) et les services aux particuliers (- 0,7 %).
LA CROISSANCE DES SERVICES NE SE DÉMENT PAS
L’EMPLOI SALARIÉ EN SEINE-MARITIME EN 2005
EN SEINE-MARITIME
Évolution 2004 Évolution 2005
L’emploi salarié progresse de + 0,5 % en Seine-Maritime contre + 0,4 % en 2004. Cette augmenta- (en %) (en %)
tion résulte du développement des emplois de services notamment dans les zones de Dieppe, Le
Industrie -2,7 -2,8
Havre et Rouen et du regain d’activité dans la construction qui compensent largement les pertes
Dont : IAA -0,7 -2,2
d’emplois de l’industrie. Les disparitions d’emplois industriels s’intensifient en 2005 et s’élèvent Biens de consommation -8,3 -3,0
à 2 500 dont 900 dans l’industrie automobile. Par contre, les pertes d’emplois dans les biens de Automobile -3,2 -5,8
consommation se réduisent. Le secteur de la pharmacie-parfumerie-entretien se distingue en Biens d’équipement -3,1 -3,5
Biens intermédiaires -2,0 -2,1créant même quelques emplois.
Énergie -0,1 1,4Dans la construction, l’emploi croît de 2,9 % à peu près comme dans l’Eure. Les effectifs salariés
BTP 0,3 2,9du commerce diminuent de - 0,2 % : la reprise du commerce de détail de + 0,9 % ne compense pas
Commerce 0,7 - 0,2les pertes subies dans le commerce et réparation automobile et le commerce de gros. Les effec-
Services 2,7 2,6tifs des services aux particuliers et aux entreprises augmentent de 2,6 % en 2005, ce qui corres-
pond à 2 200 emplois supplémentaires. L’expansion des activités de conseils et d’assistance se Dont : Transports 0,6 0,3
Services aux entreprises 2,8 3,5traduit en 2005 par une croissance de + 4,2 % d’emplois en 2004 comme en 2005. Les services aux particuliers 3,5 4,9opérationnels s’accroissent de 2,7 %, contre 1,8 % en 2004. Les créations d’emplois dans les ser-
Total 0,4 0,5vices aux particuliers sont portées par le secteur de l’hôtellerie-restauration et par les activités ré-
Source : évolutions URSSAF 2004 et 2005créatives et culturelles, dont le personnel augmente respectivement de + 4,7 % et + 11,1 % par
rapport à 2004.
produits minéraux. Le nombre de sala- ments du foyer. La pharmacie, parfu- détaillants, les gains d’emplois sont
riés des industries du bois et du papier merie et entretien est le seul secteur très modérés. La croissance des em-
s’est replié au même rythme en 2005 des biens de consommation à renouer plois dans les activités de services
qu’en 2004, ce qui représente 260 dis- avec la croissance de ses effectifs, marchands est moins vigoureuse en
paritions d’emplois. Enfin, l’industrie avec + 4,3 % en 2005. 2005 (+ 1,5 %) qu’en 2004 (+ 2,7 %).
textile perd encore 12,1 % de ses L’augmentation des emplois dans les
salariés en 2005, soit environ 125 services aux particuliers ne se dément
emplois. ESSOUFFLEMENT DU COMMERCE pourtant pas avec + 3,4 % en 2005
Les biens de consommation qui contre + 2,9 % en 2004. La croissanceET DES SERVICES
avaient subi un recul de leurs effectifs des emplois dans les activités de servi-
de 5 % en 2004, sont le secteur indus- L’année 2005 est encore très favo- ces aux entreprises fléchit de moitié,
triel le moins durement touché en rable à l’emploi dans la construction retombant à + 1,5 % en 2005 après
2005, avec une dégradation de l’em- qui augmente de 2,9 %, ce qui repré- une augmentation de 3 % en 2004, en
ploi de 1,9 %. L’industrie du cuir et de sente plus de 1 100 nouveaux emplois. raison de la chute de l’emploi dans
l’habillement perd encore 18 % de ses Par contre, les effectifs du commerce l’Eure. Dans le transport, les effectifs
salariés en 2005, ce qui représente ne progressent que faiblement diminuent cette année de 0,1 % après
200 disparitions d’emplois. Des pertes (+ 0,1 %). Le commerce et réparation une croissance de 0,6 % en 2004, en
d’emplois similaires sont enregistrées automobile, ainsi que le commerce de raison de l’évolution défavorable dans
dans l’édition et les biens d’équipe- gros sont en légère baisse ; chez les le département de l’Eure❏
CAHIER D’AVAL n° 73 - Juin 2006 7