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ANALYSES CONJONCTURELLES
L’EMPLOI SALARIÉ AU 3e TRIMESTRE 2004 mentaires ce trimestre. La conjoncture est moins favorable aux sa-
lariés du commerce : l’emploi régresse de 0,4%. C’est le commerce
de détail, là aussi, qui provoque cette diminution.Nouveau repli de l’emploi
Dans les services, la croissance de l’emploi se limite à 0,5% ce
trimestre. Les transports marquent le pas et enregistrent une
Anne-Marie DAVID baisse de 0,3%. Ce secteur n’a pas connu d’évolution défavorable
Chantal RENAC depuis plus de deux ans. Par contre, les services aux entreprises
restent porteurs (+1,4%) et permettent la création de plus d’un mil-
lier d’emplois, comme au trimestre précédent. Les services aux
particuliers se stabilisent et offrent peu d’emplois nouveaux.Au 3e trimestre 2004, l’emploi salarié diminue de
La tendance à la baisse de l’emploi salarié est similaire sur les
0,2% en Haute-Normandie.
deux départements. Dans l’Eure, les pertes dans l’industrie sont
La baisse de l’emploi salarié concerne la
plus limitées qu’au premier semestre 2004 (environ 200 emplois
Seine-Maritime et l’Eure, dans une moindre mesure. supprimés contre plus d’un millier sur les 2 premiers trimestres
2004). Le secteur du bâtiment perd plus d’emplois qu’il n’en avait
gagné au trimestre précédent (presque 100 postes supprimés).
Seul le secteur des services est créateur d’emplois. Les transportsu 3e trimestre 2004, l’emploi salarié du secteur privé hors
et les services opérationnels hors intérim auprès des entreprisesAintérim diminue de 0,2% en Haute-Normandie. Ce nouveau
génèrent plus d’une centaine d’emplois chacun.repli de l’emploi sur le trimestre estival ne prolonge pas la tendance
En Seine-Maritime, l’industrie supprime encore de nombreuxfavorable constatée au 2e trimestre (+0,4%). L’emploi régresse
emplois. Dans la construction automobile notamment, la baisse deainsi de 0,4% depuis le début de l‘année 2004.
L’industrie continue de supprimer des emplois, à un rythme
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ EN HAUTE-NORMANDIEanalogue à celui des trimestres précédents (plus de 1 000 emplois
industriels perdus ce trimestre). L’industrie automobile est particu-
115
lièrement touchée au 3e trimestre (-1,5%). Les difficultés de ce
secteur constatées depuis le début de l’année 2004 se confirment,
après quatre années d’évolution positive, même si un ralentisse- Eure
Haute-Normandie
ment était perçu en 2002 et 2003. Les suppressions d’emplois 110
concernent plus de 300 postes ce trimestre, soit plus de 500 depuis
le début de l’année 2004. La situation se dégrade fortement dans
Seine-Maritime
les industries des biens intermédiaires (près d’un millier d’emplois
105
supprimés), notamment dans la chimie - caoutchouc - plastique. La
situation n’est guère plus favorable chez les équipementiers : sur
les 200 emplois perdus, une centaine touche le secteur des équi-
pements électriques et électroniques. Par contre, les industries de 100
biens de consommation courante renouent avec la croissance (une 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
centaine d’emplois créés), et procurent des emplois, spécialement
Source : INSEE - URSSAF Unité : Indice base 100 au 4e trimestre 1997 - Données CVSdans les secteurs de la pharmacie, parfumerie et entretien et de
l’édition - imprimerie - reproduction.
l’emploi, faible en début d’année 2004, prend de l’ampleur au 3e tri-La progression de l’emploi dans la construction ralentit son
mestre 2004 (presque 300 emplois supprimés). Le recul est consé-rythme mais ce secteur offre encore plus de 150 emplois supplé-
quent également dans les industries des biens
intermédiaires, principalement dans de grands
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ EN HAUTE-NORMANDIE établissements de la chimie - caoutchouc - plas-
2003 2004 tique (400 emplois perdus). Les effectifs du bâti-
3e 4e 1er 2e 3e Évolution ment gardent une croissance soutenue. Ce
trimestre trimestre trimestre trimestre trimestre sur 1 an
n’est pas le cas pour le commerce où la baisse
Industrie -0,6 -0,6 -0,7 -0,8 -0,8 -2,8
de ce trimestre est essentiellement due au
Industries agricoles et alimentaires 0,5 -0,2 -0,7 0,3 -0,4 -1,1
commerce de détail. L’emploi dans le transportIndustrie des biens de consommation -1,9 -1,8 -3,2 -1,4 1,0 -5,2
accuse un affaissement inhabituel (-0,4%). automobile 0,6 0,1 -0,4 -0,9 -1,5 -2,7
Industrie des biens d’équipement -1,6 -0,8 -0,8 -1,1 -0,9 -3,6 Enfin, les services aux entreprises gagnent tou- des biens intermédiaires -0,3 -0,8 0,2 -0,7 -1,1 -2,4 jours du personnel (plus de 800 emplois dans
Energie -0,2 0,8 -0,6 -1,4 0,8 -0,5
les services opérationnels). La hausse des ef-
Construction 0,5 0,6 0,0 0,5 0,1 1,2
fectifs (+1,5% ce trimestre) contribue à la forte
Commerce -0,5 1,5 -1,0 0,3 -0,4 0,5 croissance annuelle de ce secteur, de l’ordre de
Services 0,7 1,0 -0,3 1,3 0,5 2,5 +5,5%.
Transports 0,2 0,8 0,5 0,4 -0,3 1,3
Parmi les treize zones d’emploi, seules
Activités financières -0,5 -0,2 -0,4 0,4 -0,5 -0,8
quatre observent une variation positive de immobilières 0,2 -0,9 -0,6 5,7 2,7 6,9
l’emploi salarié ce 3e trimestre : Lillebonne,Services aux entreprises 1,4 1,8 -0,2 1,4 1,4 4,6 aux particuliers 0,1 -0,3 -0,4 1,1 0,1 0,5 Vernon, Rouen et Fécamp. L’emploi y évolue
Education, santé, action sociale 1,1 1,2 -0,9 2,5 0,1 2,8 d’ailleurs favorablement depuis trois ans. Dans
Ensemble 0,0 0,5 -0,6 0,4 -0,2 0,2 la zone de Fécamp, l’évolution record de ce tri-
Source : INSEE - URSSAF Unité : % mestre (+1,6%), soit une centaine d’emplois
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 43 - Mars 2005ANALYSES CONJONCTURELLES
AVERTISSEMENT
Évolution de l’emploi salarié
L’évolution de l’emploi présentée dans cet article est basée sur des données provi-
par zone d’emploi au 3e trimestre 2004 soires issues des bordereaux récapitulatifs de cotisations (BRC) adressés par les
employeurs aux URSSAF et transmis trimestriellement à l’INSEE.
Le système d’information EPURE (extension du projet urssaf sur les revenus et l’em-
ploi) de l’INSEE, système d’exploitation et de traitement des données, permet ainsi
de fournir un indicateur trimestriel localisé de l’évolution de l’emploi salarié. Ce tri-
mestre, les premiers chiffres conjoncturels tiennent compte des variations d’emplois,
validées exhaustivement pour les établissements de plus de 50 salariés, mais de fa-
çon plus partielle pour les établissements de moins de 50 salariés.
Ces données concernent l’emploi salarié dans le secteur marchand, avec quelques
restrictions. Sont ainsi exclus les secteurs relevant de la Mutualité Sociale Agricole
(MSA), l’administration, les postes et télécommunications, la Banque de France, les
transports ferroviaires, la vente à domicile, et l’administration d’immeubles. Le per-
sonnel intérimaire, les effectifs de l’Education nationale, les stagiaires AFPA et les
caisses de congés payés (CCP) sont également exclus.
Certaines entreprises transmettent une déclaration groupée pour plusieurs établis-
sements (administrations, grandes entreprises nationales). D’autres données sont
difficilement exploitables et méritent ainsi d’être isolées (intérim, caisses de congés
payés…).
Le champ étudié (secteur privé de l’industrie, de la construction, du commerce et
des services) représente 71,2% des salariés cotisants à l’URSSAF, soit 411 200 em-
plois au 31 décembre 2001. Il couvre 63,7% de l’emploi salarié de la Haute-Nor-
mandie et 59% de l’emploi total haut-normand. Il couvre le secteur de l’industrie à
hauteur de 94%, le BTP à 98%, le commerce à 96% et les services à 42%.
supplémentaires, provient des activités agroalimentaires et du
commerce. Deux secteurs géographiques par contre accusent une
chute de plus de 1% : Verneuil-sur-Avre et la Vallée de la Bresle,
pour lesquels, la situation de l’emploi s’est dégradée en 2004. Les
zones du Pays de Bray et du Havre se distinguent par une diminu-
tion sur ce trimestre, tranchant avec une tendance favorable à
l’emploi sur un an. La baisse récente pour la zone du Havre s’ex-
plique par les diminutions d’emplois dans les secteurs industriels
comme l’automobile, les équipements mécaniques et la chimie -
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ PAR DÉPARTEMENT
caoutchouc - plastique.
2003 2004
En un an, de septembre 2003 à septembre 2004, l’emploi du
3e 4e 1er 2e 3e Évolution secteur marchand de la Haute-Normandie progresse de 0,2%,
trimestre trimestre trimestre trimestre trimestre sur 1 an mais à un rythme plus faible que les deux années précédentes.
Eure 0,5 -0,2 -0,3 -0,4 -0,1 -1,0 Les baisses d’emplois industriels atteignent 2,8% et ne sont plus
Seine-Maritime -0,2 0,8 -0,7 0,7 -0,2 0,6 compensées par les créations dans les services. Ce 3e trimestre
Haute-Normandie 0,0 0,5 -0,6 0,4 -0,2 0,2
ne réussit pas ainsi à conforter l’embellie constatée sur le tri-
Source : INSEE - URSSAF Unité : % mestre précédent
Nelly LANNEFRANQUE
Corinne MARISSIAUX
NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
ses afin d’observer les liens entre pollution atmosphérique et certaines pathologies. Pour lesLA NORMANDIE À PIED
agglomérations de Rouen et du Havre, cette étude a fait ressortir des associations significati-
Dans les formules proposées aux visiteurs, le Comité régional de tourisme de Normandie ves entre des pollutions à l’ozone, au dioxyde d’azote, et au dioxyde de soufre, et une aug-
(CRT) a constaté le succès des offres randonnées « clé en main ». L’offre, associant une centaine
mentation de la mortalité.
de partenaires régionaux, propose des r à pied, à cheval, à vélo, en canoë…. en liberté
La santé en Normandie / Association d’Etudes Normandes. - In : Etudes normandes. - N° 4
ou accompagnées. Cette formule a 3 ans d’existence, ce qui permet de dresser un premier bilan.
(2004) ; 96 p.
80 % des clients préfèrent découvrir la région en marchant. La durée moyenne des séjours
est de 5 nuits pour les randonnées en liberté et 6 pour celles accompagnées. 53 % des ran-
donneurs sont français. Les étrangers viennent à 67 % des Pays-Bas, 27% de Belgique et 6 % LA PLUS GROSSE RAFFINERIE DE FRANCE
arrivent du Danemark, d’Italie, des Etats-Unis ou de Nouvelle-Zélande.
La raffinerie TOTAL de Gonfreville-l’Orcher, c’est :
Randonnée « clés en main » / CRT. - In : La Lettre du Comité régional de tourisme de Nor-
- 1500 salariés dont 16 % de femmes
mandie. - N° 9 (2004, déc.) ; 6 p.
- 360 hectares, soit 360 terrains de football
- près de 40 000 km de tuyaux, soit l’équivalent d’un tour du monde
- 70 km de rues et 22 km de voies ferréesHAUTE-NORMANDIE : LA SURMORTALITÉ RÉGIONALE IMPUTABLE
- 46 000 camions de gazole, fioul et autres bitumes expédiés chaque année.EN PARTIE À LA POLLUTION
Le pétrole brut provient de la Mer du Nord ou du Golfe persique : 300 000 tonnes arrivent
En Seine-Maritime, les rejets de dioxyde de soufre dépassent 100 000 tonnes par an (216 chaque semaine par oléoduc depuis Antifer.
tonnes par jour) du fait de la présence des activités de raffinage de la Basse-Seine. Plus de 220 produits différents seront extraits de l’or noir : essence, kérosène, gaz, huiles
Des analyses ont déjà mis en évidence les caractéristiques de la Haute-Normandie : notre moteur, solvants pour les encres, les peintures, paraffine pour les bougies ou les pneus, fuel
région se distingue par une prévalence des maladies de l’appareil respiratoire (cancers du domestique, enveloppes de cire pour les gélules, bases entrant dans la composition du rouge
poumon, bronchites chroniques …). à lèvres…
Une étude épidémiologique a été lancée en 1997 sur neuf grandes agglomérations françai-
Voyage au cœur de la raffinerie de Normandie / Ville du Havre. - In : Océanes. - N° 81 (2005, fév.)
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 43 - Mars 2005 7

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