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L'enquête sur l'emploi de mars 2000 - La très forte hausse de l'emploi a bénéficié à toutes les catégories de chômeurs

De
4 pages
Le chômage a nettement reculé entre mars 1998 et mars 2000, retrouvant son niveau de 1992 (10%). Le recul a été particulièrement bénéfique aux jeunes et aux ouvriers mais moins aux chômeurs de longue durée. La hausse de l'emploi s'est fortement accélérée : elle est même encore plus vive que lors de la reprise de la fin des années quatre-vingt. Les lois sur les 35 heures ont entraîné une réduction de la durée hebdomadaire de travail des salariés à temps complet dans les entreprises déjà dans le champ de ces lois.
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N° 723 - JUIN 2000
PRIX : 15 F (2,29 €)
Enquête sur l’emploi de mars 2000
La très forte hausse de l’emploi a bénéficié
à toutes les catégories de chômeurs
Marie-Annick Mercier et François Brunet, Division Emploi, Insee
e chômage a nettement reculé 14 mois auparavant. Le repli du chômage est
moins spectaculaire pour les 25-49 ans etentre mars 1998 et mars 2000, re-
surtout les 50 ans ou plus, mais reste signifi-Ltrouvant son niveau de 1992 (10%).
catif : le recul du taux de chômage est de 1,5
Le recul a été particulièrement bénéfique
point pour les premiers et de 1 point pour les
aux jeunes et aux ouvriers mais moins seconds. Pour les femmes de 50 ans ou plus,
aux chômeurs de longue durée. qui ont le moins profité de l’embellie, il avoisine
La hausse de l’emploi s’est fortement ac néanmoins 0,8 point.-
célérée : elle est même encore plus vive
que lors de la reprise de la fin des années
Taux de chômage le plus faible
quatre-vingt. Les lois sur les 35 heures
pour les diplômés de niveau bac + 2
ont entraîné une réduction de la durée
hebdomadaire de travail des salariés à C’est pour les diplômés des 2ème et 3ème
temps complet dans les entreprises déjà cycles du supérieur que le taux de chômage a le
moins diminué : - 0,6 point contre - 1,7 ou - 1,8dans le champ de ces lois.
point pour les autres catégories de diplômés.
En mars 2000, selon l’enquête Emploi, le Situation inhabituelle, leur taux de chômage en
nombre de chômeurs au sens du BIT s’éta mars 2000 est supérieur à celui des titulaires-
blissait à 2 626 000 personnes, représentant d’un diplôme de niveau bac + 2. Les diplômés
10,0 % de la population active (tableau 1). du supérieur, tous niveaux confondus, restent
C’est le taux de chômage le plus bas depuis cependant les moins exposés au chômage.
mars 1992. Le recul du chômage depuis 14 Même si leur situation est un peu meilleure
mois est important même si du fait d’un léger qu’en janvier 1999, les personnes sans diplôme
effet de saisonnalité (il y a structurellement un ou titulaires du seul CEP ont un taux de chômage
peu moins de chômeurs en mars qu’en janvier), qui demeure élevé (16,2 %).
le phénomène est amplifié. Sur deux ans, entre C’est chez les ouvriers que le risque de chômage
les enquêtes de mars 1998 et mars 2000, le a le plus diminué. De 15,1 % en janvier 1999, le
nombre de chômeurs a diminué de 424 000 taux de chômage de cette catégorie est des-
personnes et le taux de chômage de 1,8 point. cendu à 12,4 %, rejoignant ainsi celui des
En données corrigées des variations saison employés. Chez les cadres et professions intel- -
nières (CVS), le recul du taux de chômage lectuelles supérieures, le taux de chômage a
depuis deux ans s’est accéléré à partir de reculé à 3,7 %, se rapprochant de celui de
janvier 1999 : de 12,0 % en mars 1998, le taux mars 1992 (3,4 %). Le recul sur 14 mois est de
de chômage CVS est ainsi passé à 11,5 % en 0,8 point. Il est identique à celui enregistré pour
janvier 1999 et à 10,0 % en mars 2000. les professions intermédiaires.
L’amélioration de la situation du marché du
travail a bénéficié aux femmes comme aux
Une ancienneté de chômagehommes. Le taux de chômage des uns et des
autres s’est rétracté de 1,7 point en 14 mois. En qui s’accroît
conséquence, l’écart entre les taux de chômage
masculin et féminin, qui s’était réduit entre Les personnes au chômage depuis plus d’un
mars 1998 et janvier 1999, a cessé de diminuer. an restent dans une situation plus difficile.
Quel que soit leur âge, femmes et hommes ont Certes, ils sont 115 000 de moins qu’en janvier
tous bénéficié de la baisse du chômage. Et 1999 mais cette baisse a été moins importante
particulièrement les jeunes. Ainsi le taux de que celle du nombre total de chômeurs (-10 %
chômage pour l’ensemble des 15-24 ans est contre -14 %), et leur poids parmi l’ensemble
descendu à 20,7 % en mars 2000 contre 26,6 % des chômeurs s’est accru. En mars 2000,
INSEE
PREMIERE1 1 Chômage : le taux de chômage est tombé à 10,0% Chômage : l’ancienneté moyenne a augmenté d’un mois
Mars Mars Mars Janvier Mars Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999 Mars 2000
1996 1997 1998 1999 2000
Ancienneté moyenne de chômage (mois)
Chômeurs (milliers)
Ensemble 14,7 15,0 16,0 14,8 15,8Ensemble 3 099 3 152 3 050 3 060 2 626
Hommes 1 461 1 523 1 437 1 452 1 206 Hommes 14,0 14,4 15,5 14,4 15,4
Femmes 1 638 1 629 1 613 1 608 1 420 Femmes 15,3 15,5 16,4 15,2 16,2
Taux de chômage selon le sexe et l’âge (%)
Proportion de personnes au chômage depuis 1 an ou plus (%)
Ensemble 12,1 12,3 11,8 11,8 10,0
15-24 ans 26,4 28,1 25,4 26,6 20,7 Ensemble 36,9 38,9 41,1 38,2 40,1
25-49 ans 11,4 11,5 11,2 11,0 9,5 Hommes 34,7 36,8 40,1 37,1 38,9
50 ans et plus 8,0 8,5 8,4 8,5 7,5
15-24 ans 17,8 20,2 21,4 17,9 18,4Hommes 10,4 10,8 10,2 10,2 8,5
25-49 ans 34,9 36,9 40,5 37,4 38,615-24 ans 22,1 24,6 21,9 24,2 18,4
25-49 ans 9,6 9,9 9,5 9,2 7,8 50 ans et plus 56,5 58,9 60,3 59,8 62,7
50 ans et plus 7,8 8,0 7,8 8,0 6,7
Femmes 38,8 40,8 41,9 39,1 41,1
Femmes 14,2 14,2 13,8 13,6 11,9
15-24 ans 19,5 22,6 20,0 20,4 20,215-24 ans 31,9 32,8 30,0 29,7 23,7
25-49 ans 13,6 13,4 13,3 13,2 11,6 25-49 ans 40,6 42,1 43,7 39,9 41,7
50 ans et plus 8,4 9,2 9,2 9,1 8,3
50 ans et plus 62,1 60,7 61,7 58,3 61,3
Taux de chômage selon le diplôme (%)
Répartition des chômeurs selon les circonstances de la recherche (%)
Sans diplôme ou CEP 17,2 17,5 17,4 17,9 16,2
BEPC, CAP, BEP 11,4 11,5 11,1 11,1 9,4 Fin d’emploi à durée limitée 38,2 38,0 38,9 40,8 40,5
Baccalauréat 10,4 11,4 11,0 10,7 8,9
Licenciement 30,3 29,6 28,5 26,4 25,2
Bac + 2 7,5 8,2 7,5 7,1 5,3
Démission 5,6 5,5 5,6 6,0 6,7Diplôme supérieur 7,4 7,3 6,8 6,3 5,7
Taux de chômage de quelques catégories sociales (%) Fin d’études 8,3 9,3 9,5 9,7 9,0
Cadres, prof. intel. sup. 4,6 5,1 4,5 4,5 3,7 Fin de service national 2,1 2,5 2,0 2,0 1,1
Prof. intermédiaires 7,0 7,0 6,8 6,3 5,5
Reprise d’activité 9,7 9,2 9,3 9,8 9,9
Employés 14,8 14,4 14,4 14,1 12,4
Autres circonstances 5,9 5,9 6,2 5,4 7,6Ouvriers 15,3 15,8 14,7 15,1 12,4
(1) Le chômage est entendu au sens du Bureau International du Travail (BIT). Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui (a) recherche un emploi avec démarches ef-
fectives, est disponible, et qui n’a pas eu d’occupation professionnelle au cours de la semaine de référence ; ou qui (b) est disponible et a trouvé un emploi qui commence plus tard.Le taux
de chômage est le nombre des chômeurs au sens du BIT rapporté à la population active totale (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs).
Source : Enquêtes Emploi, Insee
ils représentaient 40 % des chômeurs que de 1,1 % des circonstances de femmes qu’aux hommes. En revanche,
contre38% 14 mois auparavant (tableau 2). chômage. Les recherches liées aux fins elle a davantage bénéficié aux 15-24
Le phénomène est identique si on se d’études sont moins fréquemment citées ans qu’à leurs aînés : leur taux d’emploi
limite aux seules personnes au chô par les chômeurs. Celles-ci concernent s’est hissé de 2,5 points à 23,3 %, alors-
mage depuis deux ans ou plus. De ce essentiellement les jeunes, premiers que celui des 25-49 ans a augmenté de
fait, l’ancienneté moyenne de chômage bénéficiaires de la baisse actuelle du 1,4 point à 78,7 % et celui des plus âgés
s’est allongée d’un mois. L’embellie sur chômage. de 0,6 point à 27,1 %.
le marché du travail a surtout eu un effet L’emploi salarié a augmenté de 710 000
sur le chômage de courte durée. personnes entre janvier 1999 et mars
La part du chômage provoqué par des Très forte hausse de l’emploi 2000, soit + 3,5 %. En effectifs, plus de la
fins d’emploi à durée limitée demeure la moitié de la hausse correspond à dedepuis janvier 1999 (+ 2,6 %)
plus importante mais elle est restée à nouveaux emplois stables du privé :
peu près identique à celle de janvier La reprise de l’emploi, amorcée en 1997, + 430 000 contrats à durée indéterminée.
1999. Celle des licenciements continue s’est accélérée. Entre janvier 1999 et Les effectifs du secteur public ont aug-
de diminuer pour la sixième année mars 2000, le nombre de personnes menté de 50 000 personnes, malgré
consécutive et n’explique plus mainte ayant un emploi a augmenté de 600 000 l’érosion des effectifs du contingent qui-
nant qu’environ un quart des situations (tableau 3), soit plus que pendant les sont passés de 110 000 à 85 000 avec la
de chômage contre près d’un tiers en deux années précédentes (+ 550 000 suppression progressive du service
mars 1995. Le poids des démissions entre mars 1997 et janvier 1999). Un tel national. Cependant la hausse a été la
parmi les motifs de recherche d’emploi accroissement ne s’était jamais rencon plus vigoureuse pour les intérimaires et-
continue de progresser depuis deux tré depuis que l’enquête emploi existe les titulaires de contrats à durée déter-
ans, s’établissant à 6,7 % en mars 2000. (1950), y compris lors de la reprise de la minée (+ 23 % et + 9 %). Ainsi, la part
L’embellie sur le chômage n’a pas eu fin des années 80 (+ 520 000 emplois des emplois à durée limitée (intérim,
d’incidence sur la part des reprises entre mars 1987 et janvier 1990). Cette CDD, apprentissage ou contrat aidé)
d’activité qui est identique à celle de jan très forte hausse de l’emploi entraîne parmi les emplois salariés a augmenté de-
vier 1999. Liée à la baisse des effectifs celle du taux d’emploi, qui est passé de 0,8 point, passant à 10,9 %.
appelés sous les drapeaux, les fins de 48,2 % à 49,3 % en quatorze mois. La La reprise de l’emploi entre janvier 1999
service national ne sont plus à l’origine hausse de l’emploi a profité autant aux et mars 2000 a bénéficié à tous les
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE1
Population active occupée : très forte hausse de l’emploi Sous-emploi BIT : le sous-emploi s’essouffle
Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999 Mars 2000 En milliers
Population active occupée (milliers) Mars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999 Mars 2000
Ensemble 22 492 22 430 22 705 22 923 23 529 Personnes travaillant à temps partiel recherchant un temps complet ou un
Hommes 12 611 12 552 12 651 12 723 13 023 temps partiel supplémentaire
Femmes 9 881 9 878 10 054 10 200 10 505
1 Ensemble 565 598 637 583 578
Taux d’emploi (%)
Hommes 160 170 181 161 159
Ensemble 48,2 47,7 48,1 48,2 49,3
Femmes 405 428 456 423 419
Proportion d’actifs occupés à temps partiel (%)
Personnes travaillant à temps partiel ne recherchant pas un autre emploi
Ensemble 15,8 16,6 17,1 17,2 16,8 mais souhaitant travailler davantage
Hommes 5,2 5,4 5,6 5,5 5,4
Ensemble 794 875 858 835 840Femmes 29,5 30,9 31,6 31,7 31,1
Hommes 172 178 183 165 177Statut des emplois (milliers)
Femmes 622 697 675 670 664
Non salariés 2 932 2 864 2 802 2 770 2 665
Taux de sous-emploi parmi les emplois à temps partielSalariés 19 561 19 566 19 904 20 153 20 864
dont : Ensemble 38,2 39,5 38,5 36,0 35,8
Intérimaires 273 330 413 447 550 Hommes 50,9 51,6 51,5 46,3 47,9
2
CDD 790 849 906 892 975
Femmes 35,3 36,8 35,6 33,8 33,2
Apprentis 219 234 257 276 285
3 Personnes travaillant à temps complet et ayant involontairement
Contrats aidés 451 417 405 424 462
4 travaillé moins que d’habitude
Durée habituelle moyenne de travail des salariés (heures par semaine)
Ensemble 213 143 126 217 117
Temps complet 39,9 39,8 39,7 39,6 38,9
Hommes 163 104 93 166 82Temps partiel 22,7 22,6 22,9 22,9 23,1
Femmes 50 393351 35
1. Part des actifs occupés dans la population des plus de 15 ans.
2. Contrats à durée déterminée (hors Etat, collectivités locales). 1. Pour le BIT, l’emploi inclut notamment les personnes dites en situation de sous-emploi “qui
3. Contrats d’aide à l’emploi (CES, CIE...) et stages de la formation professionnelle classés travaillent involontairement moins que la durée normale du travail dans leur activité et qui
dans l’emploi au sens des critères du BIT. étaient à la recherche d’un travail supplémentaire ou disponibles pour un tel travail”. La notion
4. Durée déclarée par les salariés ayant un horaire hebdomadaire habituel. de sous-emploi construite à partir de l’enquête Emploi regroupe les trois catégories ci-dessus.
Source : Enquêtes Emploi, Insee Source : Enquêtes Emploi, Insee
groupes sociaux salariés, les ouvriers en des 35 heures (entreprises du privé ayant La hausse des emplois à temps complet
tête. Le nombre d’ouvriers ayant un emploi au moins 20 salariés) : - 1,3 heure, contre a été supérieure à celle des emplois à
a augmenté de 305 000, soit + 5,1 %. - 0,1 pour les autres salariés à temps temps partiel. Ainsi, après avoir aug-
Le nombre de cadres au travail a aug complet (public ou entreprises du privé menté depuis des années, la proportion-
menté de 4,4 %, celui des employés de ayant moins de 20 salariés). d’actifs occupés à temps partiel a baissé
2,7 %, et celui des professions intermé L’effet des 35 heures a été moins fort sur de 17,2 à 16,8 % entre janvier 1999 et-
diaires de 2,4 %. En revanche, chez les la durée hebdomadaire du travail des mars 2000. Elle a baissé encore plus for-
non-salariés, les agriculteurs sont 35 000 cadres (celle-ci ne tenant pas forcément tement pour les salariés du champ des
de moins, et les artisans, commerçants compte d’une possible réduction du 35 heures (- 0,7 point) : certains salariés,
et chefs d’entreprise sont 70 000 de moins. nombre de jours travaillés dans l’année). qui auraient travaillé à temps partiel
La baisse de l’emploi non-salarié s’est Toutes entreprises confondues, les cadres sous le régime des 39 heures, se satis-
accentuée : - 105 000 non-salariés en à temps complet travaillent 0,1 heure de font probablement d’un temps complet à
quatorze mois contre - 65 000 par an moins par semaine qu’ilya14 mois 35 heures. De plus, depuis 1998, la
entre 1995 et 1998. En particulier, les alors que les ouvriers, employés et pro réglementation sur les exonérations de-
aides familiaux ne sont plus que 300 000 fessions intermédiaires à temps complet charges salariales favorise moins le
contre 600 000, il y a dix ans. travaillent respectivement 0,9, 0,8 et 0,7 recours au temps partiel. Le sous-emploi
heure de moins. Parmi les salariés des aussi a légèrement baissé parmi les per-
entreprises concernées par les lois sur sonnes à temps partiel, confirmant la0,7 heure de moins par semaine
les 35 heures, la baisse est plus forte : diminution enregistrée entre 1998 et
La durée habituelle moyenne de travail - 0,9 heure pour les cadres, et - 1,4 heure 1999 (tableau 4). L’amélioration du
des salariés à temps complet s’est pour les trois autres catégories profes marché du travail a permis une meilleure-
réduite fortement entre janvier 1999 et sionnelles. Parmi les salariés des entre adéquation entre les souhaits des sala- -
mars 2000 : ils travaillent en moyenne prises non concernées par les lois sur riés et des employeurs. Le nombre de
38,9 heures par semaine, soit 0,7 heure les 35 heures, les cadres à temps com personnes à temps complet en situation-
de moins. Les années précédentes, la plet ont toutefois augmenté leur temps de sous-emploi a reculé, passant en
durée était restée stable ou avait peu de travail de 0,6 heure. Ce n’est pas le dessous du niveau de mars 1998.
diminué, de 0,1 heure par an au maxi cas des ouvriers, employés et profes- -
mum. On ne peut qu’y voir l’effet des lois sions intermédiaires qui font entre 0,1 et
Le tertiaire et la constructionsur les 35 heures, d’autant que la durée 0,4 heure de moins selon la catégorie.
moyenne de travail s’est plus fortement Par ailleurs, les salariés à temps partiel recrutent
réduite pour les salariés travaillant à travaillent plus que l’année précédente
temps complet dans les entreprises fai (+ 0,2 heure) : ils ne sont pas directement Le nombre d’emplois dans le tertiaire a-
sant obligatoirement partie du champ concernés par les lois sur les 35 heures. encore fortement augmenté (+ 525 000)
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INSEE
PREMIEREinscrites à l’ANPE mais ne sont pas clas-
Le taux d’activité en hausse de 0,1 point sées comme chômeurs BIT.
Issus d’une enquête par sondage, les résulMars 1996 Mars 1997 Mars 1998 Janv 1999 Mars 2000 -
tats fournis ici sont affectés d’erreurs aléa-Population active (milliers)
toires. Ainsi, l’écart-type du taux de
Ensemble 25 590 25 582 25 755 25 983 26 155 chômage global est d’environ 0,15 point.
Hommes 14 070 14 075 14 088 14 175 14 230
Femmes 11 520 11 507 11 667 11 808 11 925
De l’enquête Emploi à la série mensuelle1
Taux d’activité (%)
du chômage BIT
Ensemble 54,8 54,4 54,5 54,7 54,8 Pour passer du nombre de chômeurs
Hommes 62,7 62,3 62,0 62,0 62,0 mesuré par l’enquête Emploi à la série
15-24 ans 32,5 31,4 30,9 32,1 32,7 mensuelle de chômeurs BIT, deux modifi-
25-49 ans 95,6 95,3 95,1 94,7 94,8 cations sont nécessaires. Mais elles sont
50 ans et plus 33,7 34,2 34,5 35,2 35,4 minimes et pour le mois de mars 2000, se
Femmes 47,6 47,2 47,6 47,9 48,1 compensent pratiquement l’une l’autre :
15-24 ans 25,9 24,5 25,0 24,6 26,2
- On ajoute le nombre de chômeurs hors du
25-49 ans 78,6 78,2 78,7 79,1 79,3
champ de l’enquête (c’est-à-dire hors mé-
50 ans et plus 21,6 22,1 22,7 23,7 24,2
nages ordinaires), estimé à partir du dernier
1- Rapport entre la population active (salariés y compris contingent, non salariés, chômeurs) et la population totale. recensement de la population.
Source : Enquêtes Emploi, Insee - On passe de la date moyenne d’enquête
(15 mars environ) au 31 mars à l’aide de
l’évolution du nombre de demandeursentre janvier 1999 et mars 2000. Cela d’activité s’est accru davantage pour les
d’emploi enregistré par l’ANPE pour obtenirreprésente une hausse de 3,2 %, supé 15-24 ans : + 1,6 point pour les femmes-
le nombre de chômeurs au sens du BIT à la
rieure à celle de l’emploi tous secteurs et + 0,6 pour les hommes.
fin du mois de mars 2000.
confondus (+ 2,6 %). Par conséquent, la Comme chaque année, la série du nombre
part des emplois du tertiaire parmi de chômeurs BIT et celle des taux mensuelsPour comprendre
de chômage sont révisées pour tenirl’ensemble des secteurs s’élève à 71,3 % ces résultats
compte des résultats de la dernière enquêtecontre 70,9 % quatorze mois plus tôt. Le
Emploi. La révision porte sur les séries des
secteur de la construction a également
quatre dernières années (cf. Informations
L’enquête Emploi a lieu chaque année enété très dynamique avec une hausse de rapides n° 177 du 27 juin 2000).
mars sauf en 1999 où elle a eu lieu en jan-ses effectifs de 3,3 % (+ 45 000),
vier en raison du recensement. En mars
accroissant sa part dans l’ensemble des
2000, environ 75 000 ménages ont répondu
Chômage Estimationsecteurs de 0,1 point à 6,2 %. En à l’enquête, soit quelque 150 000 person- au sens du BIT Enquête Emploi mensuelle en
revanche, les parts de l’agriculture et de nes âgées de 15 ans ou plus. L’enquête en mars 2000 (brut) fin de mois
et janvier 1999 (CVS)couvre les seuls “ménages ordinaires”, cel’industrie ont diminué car leurs effectifs
qui exclut la plupart des personnes vivant Taux de chômage (%)se sont stabilisés (agriculture) ou ont
en mars 2000 10,0 10,0en foyer.
augmenté moins vite que la moyenne en janvier 1999 11,8 11,5L’enquête Emploi est la seule source qui
Chômeurs(industrie). permet de mettre en œuvre la définition du
en mars 2000 2 626 000 2 617 000
chômage au sens du Bureau International
en janvier 1999 3 060 000 2 985 000
du Travail (BIT) et d’établir le lien entre les
chômeurs au sens du BIT et les deman-Le taux d’activité des femmes Pour en savoir plusdeurs d’emploi décomptés par l’Agence
s’est accru nationale pour l’emploi (ANPE).
Ainsi, sur 2 626 000 chômeurs BIT, 262 000
“Hausse de l’emploi sur dix mois”, Insee
Entre 1999 et 2000, le nombre d’actifs a
première n°658, juin 1999.Répartition des personnes inscrites à l’ANPE d’après
augmenté de 170 000, au même rythme l’enquête Emploi 2000 (en milliers) Enquête sur l’emploi 1999. Résultats
annuel que sur la période 1993-2000, Chômeurs (BIT) détaillés, Insee Résultats, série Emploi-2 364
pour atteindre 26 150 000 personnes Revenus n° 153-154, juillet 1999.Inactifs ou actifs (BIT) 1 842
Dont : inactifs n’ayant pas effectué(tableau 5). Le taux d’activité a aug Cédérom ‘Enquête Emploi : Fichier détail-
de démarche effective de recherche 559 - Janvier 1999’, référence FIDAEMP99.menté de 0,1 point à 54,8 %. Confirmant
inactifs non disponibles 170
Marché du travail-Séries longues : cédé-la tendance de long terme, le taux d’acti- actifs occupés 1 113
rom TRAVSL98 paru en 1999, Inseevité des femmes s’est encore rapproché Ensemble 4 206 Résultats, série Emploi-Revenus n°138-
de celui des hommes : le premier a aug- se déclarent non inscrits à l’ANPE. A 139, juin 1998.
menté de 0,2 point à 48,1 %, alors que le l’inverse, 1 842 000 personnes se déclarent
second est resté stable à 62,0 %. Le taux
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