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Le premier emploi des jeunes bas-normands - Un tremplin pour voir plus loin

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En Basse-Normandie au cours des dernières années, entre 18 000 et 21 000 jeunes bas-normands de moins de 30 ans trouvent chaque année un premier emploi. Dans cette tranche d'âge, et sur un champ sectoriel ne comprenant pas la Fonction publique d'État, les premiers emplois sont occupés plus souvent par des hommes que par des femmes. Fréquemment peu qualifiés, temporaires et à temps partiel, dans l'industrie ou dans les activités liées au tourisme et aux loisirs, ils retiennent peu leurs titulaires. Pendant leurs trois premières années d'activité, les jeunes changent souvent d'employeurs dans le but de trouver un emploi qui leur convienne mieux.
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Le premier emploi des jeunes
bas-normands
Un tremplin pour
voir plus loin
repères
Les jeunes peinent à entrer dans le Définir ce premier emploi qui
monde professionnel et connais- marque la vie professionnelle
sent souvent les « petits boulots » n’est pas aisé, tant sont diversesEn Basse-Normandie au
avant une insertion véritable. Mal- les situations intermédiairescours des dernières années,
gré tout, chaque année, des mil- entre chômage, études et emploi.entre 18 000 et 21 000 jeunes
liers d’entre eux trouvent aussi Par convention, les premiers em-bas-normands de moins de 30
pour la première fois un véritable plois étudiés ici excluront les jobsans trouvent chaque année un
emploi, dont la durée du travail, la saisonniers des étudiants ainsipremier emploi.
rémunération et le nombre d’heu- que les apprentis et les stagiai-
res quotidiennes sont significatifs. res.
Dans cette tranche d'âge, et
sur un champ sectoriel ne
comprenant pas la Fonction
publique d'État, les premiers
emplois sont occupés plus sou-
vent par des hommes que par
des femmes.
Fréquemment peu qualifiés,
temporaires et à temps partiel,
dans l'industrie ou dans les ac-
tivités liées au tourisme et aux
loisirs, ils retiennent peu leurs
titulaires.
Pendant leurs trois premiè-
res années d'activité, les jeu-
nes changent souvent
d'employeurs dans le but de
trouver un emploi qui leur
convienne mieux.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 168En 1999, un jeune bas-normand20 000 jeunes
trouve son premier emploi en
moyenne à 22 ans et demi. C'estcommencent à travailler méthodes
un peu plus tôt qu'en Île-de-France
chaque année ou en Midi-Pyrénées, où la propor-
tion de jeunes continuant des étu-
Les données exploitées dans
des longues est importante, plus
Quand on a moins de 30 ans, et cette étude proviennent du pa-
tôt également qu'en Langue-
que la conjoncture économique est nel des Déclarations annuelles
doc-Roussillon, où le chômage im-
favorable, trouver un premier em- de données sociales (DADS). La
portant retarde l'entrée dans la vie
ploi est souvent plus facile. DADS est un document adminis-
active. Dans toutes ces régions,
L'année 1999 et la courte période tratif rempli par tout employeur
l'âge moyen d'accès au premier
d'euphorie économique que ayant rémunéré au moins un sa-
emploi dépasse 23 ans. La
connaît alors la Basse-Normandie larié dans l'année. Le champ
Basse-Normandie est pour sa part
l'illustrent. En 1999, l'économie couvert par les DADS est consti-
proche du milieu de tableau, où
dans son ensemble crée 15 400 tuédusecteur privéetdela
l'âge moyen atteint 22,8 ans pour
nouveaux emplois salariés, et Fonction publique territoriale et
accéder au premier emploi.
20 400 jeunes de 15 à 30 ans trou- hospitalière. La Fonction pu-
(1)vent un premier emploi . Les uns blique d'État et les services do-
ont été recrutés sur de nouveaux mestiques sont exclus. L'étude
postes de travail, les autres ont s'intéresse aux jeunes âgés de
remplacé les départs en retraite. 15 à 30 ans en 1999.
Un temps complet pourEn 2000, malgré un tassement de Pour repérer les premiers em-
la croissance régionale qui ne crée plois, on exclut les emplois sai-deux jeunes sur cinq
plus que 13 200 emplois, l'emploi sonniers d'été, les apprentis et
de jeunes débutants s'amplifie stagiaires, les emplois rémuné-
(21 300 embauches). Mais, dès rés à moins de 90 % du SMIC
Pour plus de 60 % des jeunesl'année suivante, marquée par ou comptant moins de deux
bas-normands, le premier emploid'intenses difficultés industrielles heures travaillées par jour. De
est à temps complet. C'est uneet une stagnation de l'emploi total, plus, pour que l'emploi soit re-
proportion identique à celle de lales embauches de jeunes s'affais- tenu, la durée du contrat de tra-
métropole. Elle est inférieure à lasent. Elles ne sont plus que vail doit être supérieure à un d'emplois à temps18 300. Ce volume d'embauches mois et demi pour les intérimai-
complet parmi les effectifs salariésreprésente donc, au début des an- res et trois mois pour les au-
de Basse-Normandie (83 %), et ànées 2000, la capacité de la tres.
celle de l'ensemble de la classeBasse-Normandie à intégrer ses
d'âge des 15-30 ans (77 %). Unejeunes dans l'emploi dans une Le parcours sur trois ans
fois sur trois, la durée de ces em-conjoncture en demi-teinte, non
plois à temps complet ne dépassecréatrice nette de nouveaux pos- Le rapprochement des Déclara-
pas neuf mois. L'intégration destes de travail. tions annuelles (DADS) des em-
ployeurs permet de suivre le
(1) dans le secteur marchand et le secteur public hors Fonction publique de l'État parcours d'une partie des jeu-
nes débutants de 1999. D'une
partie seulement, car 30 %
d'entre eux ne figurent plus
dans le fichier des salariés trois
ans plus tard. Ils sont devenus
chômeurs, ont repris leurs étu-
des, ont créé leur propre entre-
prise ou ont trouvé un emploi
dans la Fonction publique d'Etat
ou un emploi domestique, sec-
teurs non couverts par les
DADS. On ne peut décrire plus
précisément leur trajectoire.
Seuls 70 % sont toujours sala-
riés dans une activité et dans
des conditions observables au
travers des DADS. C'est à la
description de leur parcours
qu'une partie de cet article s'at-
tache.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 168jeunes se fait donc dans une large Caractéristiques des premiers emplois occupés
mesure par le temps partiel et par
par des 15-30 ans et de leurs titulaires
les contrats à durée déterminée,
mais ni plus ni moins que dans les
Basse-Normandie Franceautres régions françaises.
Age moyen (années) 22,5 23,8La Basse-Normandie se distingue
en revanche de deux autres fa-
Part des femmes (%) 43 45
çons : d'abord, le premier emploi
des jeunes bas-normands est pour Durée médiane du premier emploi (en mois) * 9 10
19 % un emploi en intérim, alors
Part du temps partiel (%) 38 38qu'en France cette part est de
15 % seulement . Part d'intérimaires (%) 19 15
Les jeunes débutants sont un peu
plus souvent des hommes en Part d'ouvriers (%) 46 37
Basse-Normandie (57 % des pre-
Part de cadres et de professionsmiers emplois de 1999, contre 16 23
intermédiaires (%)
55 % en moyenne métropoli-
(2)taine ). Cette double surrepré- Part de l'industrie (%) 14 11
sentation, des hommes et des in-
Part des services aux particuliers (%) 1315térimaires, s'explique surtout par
une offre d'emplois industriels ex-
Part des services aux entreprises, hors
12ceptionnellement fournie en 7
intérim (%)
Basse-Normandie en 1999. La
croissance de ce secteur d'activité Salaire net mensuel médian (euros) * 846 850
masculin, bien implanté dans la
région et fortement utilisateur de * La durée médiane et le salaire médian séparent la population en deux groupes égaux en nombre : la
moitié est au-dessus de la médiane et la moitié en dessous.travail intérimaire, s'est traduite
Source : Insee - DADS 1999
par de nombreuses embauches de
jeunes. Ainsi, en 1999, 14 % des
jeunes ont trouvé un emploi (hors
intérim) dans l'industrie, contre
11 % en France. Cette proportion
a diminué les années suivantes, et
l'écart avec la moyenne nationale
s'est estompé, en raison des diffi-
cultés industrielles qui ont frappé
la région à partir de 2001.
L'industrie et les
services aux particuliers
intègrent plus de jeunes
Si 14 % des premiers emplois de
jeunes sont offerts par l'industrie,
presque autant (12 %) sont des
(3)emplois d'intérim affectés à ce
secteur. L'industrie est d'ailleurs le
pourvoyeur essentiel d'emplois in-
térimaires puisqu'un jeune intéri-
(2) Deux phénomènes expliquent ce déséquilibre entre hommes et femmes, observé en
maire sur deux y est embauché.
Basse-Normandie comme en France : d'abord l'exclusion de la Fontion publique d'État du champ
Les embauches de jeunes dans
de l'observation (un secteur accueillant plus de femmes que d'hommes). D'autre part le fait que
l'industrie sur contrat ordinaire
les femmes accèdent au premier emploi au-delà de 30 ans plus souvent que les hommes (l'âge
sont finalement peu nombreuses,
limite de la catégorie de la population étudiée).
au regard de la part de l'industrie
(intérim non compris) dans les ef- (3) Les intérimaires sont rémunérés par une agence d'intérim, entreprise appartenant au sec-
fectifs salariés. Car, même si la si- teur des services. A ce titre, ils sont comptabilisés dans le secteur des services. Cependant, ils
tuation diffère d'une branche de exercent leur mission dans une entreprise industrielle (environ la moitié d'entre eux), ou dans
l'industrie à l'autre, la tendance de une entreprise de contruction, de commerce ou des services.
cent pour cent - BASSE-NORMANDIE n° 168Le premier emploi
des jeunes bas-normands
regroupe par exemple l'hôtellerie,
la restauration, la coiffure ou en-
core l'animation culturelle et spor-
tive, offre 15 % des premiers
emplois des jeunes, un peu plus
que la moyenne française (14 %).
La rotation dans l'emploi est éga-
lement forte : nombreux sont les
jeunes qui ne restent pas chez leur
premier employeur, et l'offre
d'emploi est constamment renou-
velée. Au final, dans le classement
sur la part des services aux parti-
culiers dans les premiers emplois
des jeunes, la Basse-Normandie
se trouve dans le haut du tableau,
avec les régions les plus touristi-
ques. Elle reste cependant loin
derrière le Languedoc-Roussillon
et Provence-Alpes-Côte d'Azur, où
cette proportion frôle un emploi
sur cinq.
zoom
Ouvrier, pour
commencer
Trois éclairages sur l'insertion professionnelle
des jeunes bas-normands
Dans le cadre des travaux menés au titre du Plan de Développement Près d'un jeune bas-normand sur
des Formations Professionnelles, le Rectorat, l’INSEE, le centre associé deux débute sa vie professionnelle
du Centre d'Études et de REcherche sur les Qualifications (CEREQ) de avec un emploi d'ouvrier (37 % en
Basse-Normandie et le Conseil régional de Basse-Normandie ont ana- France). Une fois sur deux seule-
lysé, sur la base des informations détenues par chaque partenaire, l’in- ment, cet emploi est qualifié. La
sertion professionnelle des jeunes bas-normands. Une synthèse sera surreprésentation des emplois
publiée dans la ligne éditoriale des « Voix publiques : formation profes- d'ouvriers non qualifiés dans les
sionnelle » de la Région Basse-Normandie à paraître au cours de l'été embauches de jeunes en
2007. Basse-Normandie laisse percevoir
que ce sont pour partie des em-
plois d'attente ne correspondant
ce secteur est à la réduction des services aux entreprises (conseil et pas à la qualification réelle du
effectifs, et les départs des plus assistance, services opérationnels jeune : 23 % des premiers em-
anciens ne sont que très partielle- comme le nettoyage industriel ou plois, à comparer avec les 16 %
ment compensés par des embau- le gardiennage…). Dans ces sec- d'emplois d'ouvriers non qualifiés.
ches de jeunes. Comme l'intérim teurs d'activité, certains em- Ce phénomène n'est pas propre à
est un mode d'entrée dans le ployeurs mettent l'accent sur les la région puisqu'il se retrouve, plus
monde professionnel, sa part dans recrutements de jeunes très diplô- ou moins accentué, dans l'Ouest et
l'emploi diminue avec l'ancienneté més afin de s'adjoindre les compé- dans le Nord.
du salarié : si 15 % des premiers tences nécessaires pour le
emplois sont des emplois en inté- développement de l'entreprise. A l'inverse, les jeunes bas-nor-
rim, cette part n'est plus que de C'est le cas dans les services infor- mands trouvent peu de postes très
7 % lorsque l'on considère l'en- matiques et dans les télécommuni- qualifiés. 16 % des débutants seu-
semble des 15-30 ans, anciens et cations, où l'innovation est la règle. lement décrochent un emploi de
nouveaux actifs confondus. cadre ou de profession intermé-
Le secteur des services aux parti- diaire (technicien, enseignant, in-
Avec l'industrie, les services four- culiers est lui aussi un grand pour- firmier…), contre 23 % en France,
nissent également beaucoup de voyeur d'emplois pour les jeunes. les proportions les plus importantes
premiers emplois aux jeunes. En Alors qu'il ne concentre que 7 % se situant dans les régions concen-
1999, un tiers des premiers em- des effectifs salariés en trant les sièges sociaux, les services
plois de jeunes relevaient des Basse-Normandie, ce secteur, qui "haut de gamme" et l'innovationLe premier emploi
des jeunes bas-normands
(Île-de-France, Provence-Alpes-Côte
Trois ans après :d'Azur, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes).
progression des emplois longs et baisse de l'intérim
Cette distribution des emplois se-
lon la qualification rejaillit sur les
Basse-Normandie Francesalaires versés. Beaucoup moins
de hauts salaires, un peu plus de Type d'emploi
3 ans 3 ans
Entrée Entréebas salaires et au final un salaire
après après
médian légèrement inférieur au ni-
veau français : 846 euros net Emploi long* à temps complet 35 68 37 72
contre 850 euros, mais qui reste
Emploi court à temps complet 20 8 22 9au-dessus du salaire médian bre-
ton (837 euros) ou haut-normand Emploi en contrat d'intérim 19 9 15 5
(843 euros).
Emploi à temps partiel 26 15 26 14
Ensemble 100 100 100 100
Le premier emploi, en
* Un emploi long est un emploi de plus de neuf mois.
attendant autre chose… Note de lecture : 19% des jeunes débutent en Basse-Normandie en intérim. Parmi ceux encore en em-
ploi dans le secteur privé et semi-public trois ans après, 9% sont intérimaires.
Source : Insee - DADS 1999-2002
L'intégration dans l'emploi est de-
venue un moment très particulier
de la vie professionnelle. Occuper
un premier emploi ne signifie pas
A partir du troisième mois, les conditions d'emploi s'améliorentdébuter une carrière profession-
Les types d'emploi en Basse-Normandienelle dans la première entreprise % au cours des trois années suivant le premier emploi des 15-30 ansoù l'on trouve un emploi. En effet,
100
sur les 20 400 jeunes débutants
embauchés en 1999, 4 300 seule-
80ment travaillent encore chez leur
premier employeur trois années
après. Pour les autres, les chemins 60
ont été plus sinueux. La moitié
Emplois courts à temps partield'entre eux, soit environ 10 000
40 longs* à tempsjeunes, a changé d'entreprise au
Emplois en intérimmoins une fois, au cours des trois
années qui ont suivi 1999. Les courts à temps complet20
changements d'employeurs sont Emplois longs* à temps
fréquents : en moyenne, sur ces
014 300 nouveaux salariés, un 0 3 69 12 15 18 21 24 27 30 33 36 Mois
jeune sera passé dans trois entre-
* Un emploi long est un emploi de plus de neuf mois.prises différentes durant ces trois
années. Très souvent, ce change- Note de lecture : parmi les jeunes encore présents douze mois après leur premier emploi,
55% ont un emploi long à temps complet, 7% ont un emploi court à temps complet, 16%ment s'accompagne d'une aug-
sont intérimaires, 18% ont un emploi long à temps partiel et 5% un emploi court à temps
mentation de la qualification du partiel.
Source : Insee, DADS 1999-2002poste de travail. Ainsi, les cadres
et professions intermédiaires
constituent 16 % des premiers
emplois mais 27 % des emplois
emplois en 2002. A contrario, les a décroché un contrat ordinaire.occupés trois ans plus tard. Inver- dans les services aux par- Augmentation de la qualificationsement, les emplois d'ouvriers non
ticuliers passent de 15 % à 8 %. du poste de travail, plus grandequalifiés passent de 24 % à 15 %.
Les conditions d'emploi s'amélio- stabilité de l'emploi : ces quelquesLes changements d'employeurs
rent puisque les emplois en intérim observations laissent penser ques'accompagnent aussi parfois d'un
ne représentent plus que9%des la mobilité professionnelle est plu-changement de secteur d'activité :
emplois de 2002 contre 19 % des tôt une mobilité voulue par les jeu-les emplois dans la santé, l'éduca-
premiers emplois. De même, deux nes.tion, l'action sociale ou l'adminis-
jeunes sur trois ont un emploi longtration publique (hors Fonction
à temps complet contre un sur Enfin, le choix des jeunes peut im-publique d'État) comptent pour
pliquer un déménagement : 12 %trois en 1999. Une partie des jeu-14 % des premiers emplois en
nes pris en intérim dans l'industrie des jeunes ont changé de région,1999 et pour 17 % des nouveauxdans certains cas pour trouver un des trois ans, l'écart relatif entre la soit au chômage, soit de nouveau
emploi correspondant mieux à leur France et la Basse-Normandie en étudiants, soit entrés dans la fonc-
profil que le premier emploi occu- matière de précarité des jeunes tion publique d'État, soit, devenus
pé. Cette proportion est très voi- dans le travail s'est accru en défa- chefs d'entreprises. Ils représen-
sine de la moyenne française : la veur de la Basse-Normandie. A tent 30 % des 20 400 débutants de
mobilité géographique n'est pas l'inverse, cet écart s'est légère- 1999, mais la source statistique ne
spécifique aux Bas-Normands. ment réduit pour les emplois de permet pas de les distinguer.
cadres et les professions intermé-
Au niveau national, le reclasse- diaires. Avec le temps, la Michel MOISAN, Dragos IOAN
ment professionnel des jeunes re- Basse-Normandie comble une
vêt les mêmes caractéristiques partie du déficit d'emplois très
même si les inégalités de départ qualifiés offerts à ses jeunes débu-
ne sont pas effacées. La précarité tants. Parmi les débutants de
recule avec l'âge, la proportion 1999, la part des cadres et profes-
d'emplois en intérim passant de sions intermédiaires a crû, au bout
15 % au premier emploi à 5 % de trois ans, plus rapidement en
trois ans après en France (de 19 % Basse-Normandie qu'en France.
à 9 % en Basse-Normandie). Si la
baisse est aussi spectaculaire en Enfin, en 2002, un certain nombre
Basse-Normandie qu'en France, il des jeunes ont quitté le champ
n'en reste pas moins qu'au bout d'observation statistique. Ils sont
Pour en savoir plus
"Bilan formation-emploi - De l'école à l'emploi : parcours", Économie et
statistique, n°378-379, 2004
"Bilan - Formation et qualité des emplois", Économie et
statistique, n°388-389, 2005
"L'insertion des jeunes sur le marché du travail entre 2002 et 2004", Insee
DIRECTION première n°1061, janvier 2006,
REGIONALE DE L'INSEE
DE BASSE-NORMANDIE "L'accès des jeunes à l'emploi", Insee, dans La société française : données
sociales, 2006
93, rue de Geôle
14052 CAEN CEDEX 4 "L'insertion des jeunes sur le marché du travail : le poids des origines so-
Tél. : 02.31.15.11.00
cio-culturelles", Insee, dans La société française : données sociales, 2006Fax : 02.31.15.11.80
"Le déclassement des jeunes sur le marché du travail", Insee, dans La so-www.insee.fr/basse-normandie
ciété française : données sociales, 2006
Directeur de la publication :
Michel GUILLEMET "Des premiers emplois diversifiés selon les régions mais des trajectoires
professionnelles proches", Insee, dans La société française : données so-
Service études et diffusion :
ciales, 2006Sophie DESTANDAU
"De 1977 à 2002, l'emploi des jeunes salariés est de plus en plus découpéRédacteur en Chef :
Pascal CAPITAINE par des interruptions", Insee première, n°1104, octobre 2006
Composition PAO :
Estelle MESNAGER
Impression : Retrouvez l'intégralité de la collection des Cent pour Cent Basse-Normandie
Normandie Information Impression (Nii)
depuis l'année 2000 (n°73) sur notre site internet :02.31.70.88.10
Crédit photos :
Comité régional du tourisme ; Chambre régio- http://www.insee.fr/fr/insee_regions/basse-normandie/publi/revue_liste.htm
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche
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Attaché de presse :
Philippe LEMARCHAND
02.31.15.11.14
Prix : 2,30€
Abonnement un an (12 numéros)
France : 21€
Etranger : 24€.
ISSN 1267-2769 - Dépôt légal : juillet 2007 - Code SAGE : Cent 16870 © Insee 2007

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