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N° 499 DÉCEMBRE 1996
PRIX : 14 F
Pauvreté des familles, pauvreté des enfants
Nicolas Herpin, Lucile Olier, Division conditions de vie des ménages
et Division études sociales
pauvres se sont donc longtemps confon n 1985, 1 800 000 enfants de moins
dues avec les transferts en faveur des
de 25 ans vivaient dans la pauvre-familles nombreuses. Or, en l’espace d’uneE té, le plus souvent dans une famillequinzaine d’années, l’environnement fami
lial des enfants s’est profondément modifiénombreuse. Dix ans plus tard, le nombre
(tableau 1). Les bouleversements socio
d’enfants pauvres n’a pratiquement pas démographiques amorcés dans le courant
varié, mais leur environnement familial a des années 1970 font sentir tous leurs effets
dans les années 1980 1990 : déclin de laévolué : ils vivent dans des familles plus
famille nombreuse, diminution du nombre
petites et plus souvent monoparentales. d’enfants, montée de la monoparentalité.
En 1995, ces dernières se trouvent L’environnement économique des ménages
a également changé : croissance ralentie etd’ailleurs tout en bas de la hiérarchie des
montée du chômage transforment la compo
revenus, derrière même les familles sition des ressources des familles. Ces évo
nombreuses. lutions ont modifié le visage de la pauvreté
enfantine, alors même que le nombre d’en Les transferts sociaux constituent la moi-
fants pauvres restait globalement stable. En
tié des ressources des familles pauvres. 1995, ce sont 10 % des 0 25 ans qui vivent dans
Or, ces dernières années, leur composi- une famille pauvre, soit presque 1,8 million
d’enfants, à peine moins qu’en 1985.tion s’est profondément modifiée : en
1995, les prestations soumises à ondic - Les familles monoparentales,
tion de ressources représentent 21 % du plus touchées par la pauvreté
revenu des familles pauvres, contre 8 % en 1995 qu’en 1985
dix ans plus tôt. Aujourd’hui, les ménagesAu milieu des années 80, la pauvreté des
pauvres avec enfants sont plus aidés enfants était encore celle des familles nom
breuses : 50 % des enfants pauvres vivaientcomme pauvres que comme familles.
dans une famille nombreuse comptant trois
enfants et plus en 1985. Dix ans plus tard,
En France, les politiques publiques familia ils ne sont plus que 38 % à vivre dans ce
les, mises en place après la Libération, ont type de famille . Le modèle de la famille nom
visé surtout à soutenir la natalité. Les mesu breuse est en effet en déclin dans l’ensem
res redistributives concernaient donc l’en ble de la population depuis le début des
semble des familles et ne ciblaient pas les années 1980. En outre, les familles nom
enfants pauvres et leurs familles. Les mesu breuses sont moins concernées par la
res redistributives en faveur des familles pauvreté aujourd’hui que par le passé :
Nombre d’enfants de moins de 25 ans par type de famille
En milliers
Nombre d’enfants Nombre d’enfants pauvres
Evolution EvolutionType de famille
1985 1995 1985 1995 1985 1995 1985 1995
(%) (%)
Couple avec 1 enfant 2 879 2 871 0 151 172 +14
Couple avec 2 enfants 6 214 5 977 -4 323 393 +22
Couple avec 3 enfants et plus 6 039 5 366 -11 908 675 -26
Famille m onoparentale 1 471 1 698 +15 199 334 +68
Autres familles avec enfants 1 126 958 -15 226 217 -4
Total 17 730 16 870 -5 1 807 1 791 -0,1
Champ : ménages ordinaires avec enfants de moins de 25 ans
Source : Enquêtes budget de fa illem de 1984 85 et 1994 95, Insee
˚
INSEE
PREMIEREProportion de familles pauvres Situation des chefs de ménage sur le marché du travail
par type de famille En %
En % Taux d’emploi Taux de chômage
Type de ménage
Type de famille 1985 1995 1985 1995 1985 1995
Couple avec 1 enfant 5,2 5,9 Personne seule 68 66 5 9
Couple avec 2 enfants 5,2 6,5 Couple 65 62 4 6
Couple avec 3 enfants et plus 12,9 11,0 Couple avec 1enfant 87 87 5 6
Famille m onoparentale 11,8 17,0 Couple avec 2 enfants 94 93 3 5
Autres ménages avec enfants 13,6 12,3 Couple avec 3 enfants et plus 92 90 6 8
Ensemble des familles Famille m onoparentale 75 72 10 14
avec enfants 8,5 9,3 Autres ménages avec enfants 66 62 5 8
Lecture : en 1995, 17% des faillems m onoparentales Ensemble 78 76 5 8
vivaient en dessous du seuil de pauvreté.
Lecture : en 1995, 72 % des chefs de f illeam m onoparentale ont un emploi et 14 % sont au chômage.
Champ : ménages ordinaires avec enfants de moins
Champ : ménages ordinaires dont le chef est âgé de moins de 65 ans
de 25 ans
Source : Enquêtes budget de fa illem de 1984 85 et 1994 95, Insee
Source : Enquêtes budget de famille de1984 85 et 1994 95,
Insee
dernières années, l’insertion profes teurs d’exposition à la pauvreté ne se
13 % d’entre elles vivaient en dessous sionnelle des parents isolés est restée sont pas modifiés. En 1995 comme en
du seuil de pauvreté en 1985. Elles ne relativement stable, alors même que le1985, une famille monoparentale est
sont plus que 11 % en 1995 (tableau 2). chômage augmentait (tableau 3). En plus exposée à la pauvreté quand le
En revanche, la pauvreté touche de 1995, 72 % des chefs de familles chef de ménage est au chômage ou
plus en plus des enfants vivant avec monoparentales ont un emploi. Les quand il exerce la profession d’ouvrier
un seul de leurs parents. En 1995, chefs de famille monoparentale sont ou d’employé. Le fait d’être une femme
près d’un enfant pauvre sur cinq vit plus exposés au chômage que la seule avec plusieurs enfants à charge
dans une famille monoparentale, alors moyenne : 14 % d’entre eux sont à lan’est pas en soi un facteur de risque
que ce n’était le cas que d’un sur dix recherche d’un emploi en 1995. Mais particulier. Les mères célibataires ne
en 1985. La monoparentalité s’est ce trait les caractérisait déjà dix ans sont pas davantage exposées à la
diffusée dans l’ensemble de la popula plus tôt et leur situation vis à vis du pauvreté que les veuves et les divor
tion tout au long des années 1980 marché du travail ne s’est pas détério cées. Le fait d’avoir été marié, même
1990. Cependant, l’augmentation du rée plus rapidement que celle des s’il entraîne fréquemment le verse
nombre des familles monoparentales autres chefs de famille en âge d’avoir ment d’une pension alimentaire, ne
a été trois fois plus rapide parmi les un emploi. protège pas de la pauvreté.
pauvres que dans l’ensemble des Les chefs de famille monoparentale ne
ménages. 12 % d’entre elles étaient sont pas aujourd’hui plus jeunes, Une progression du revenu
en dessous du seuil de pauvreté en moins diplômés ou moins qualifiés que
et des prestations sociales1985 contre 17 %, dix ans plus tard. par le passé. Ainsi, l’âge moyen des
Certes, un parent isolé est dans une chefs de famille a tendance à augmen moins favorable
situation économique plus fragile ter. Les chefs de famille monoparen aux familles monoparentales
qu’un couple avec enfant. Mais ce traittale ne font pas exception. De même,
général ne suffit pas à expliquer la leur niveau de formation scolaire a Entre 1985 et 1995, le revenu par unité
dégradation relative en terme de pau progressé comme celui de l’ensemble de consommation des familles mono
vreté de la situation des familles de la population. Enfin, les chefs de fa-parentales a augmenté de 2 % en
monoparentales au cours des dix mille monoparentale n’exercent pas francs constants, soit beaucoup moins
dernières années. L’évolution de leur plus aujourd’hui qu’hier une profession rapidement que le revenu de l’ensem
situation socioéconomique ne l’expli d’ouvrier ou d’employé peu qualifié. ble des ménages. Le revenu par unité
que pas davantage. Au cours des dix En l’espace d’une décennie, les fac de consommation des familles nom
breuses a dans le même temps fait un
bond de 20 %, en partie du fait de laÉvolution du revenu annuel moyen par unité de consommation
réduction de leur taille. Les familles
En Francs constants 1994
monoparentales se trouvent donc
Type de famille 1985 1995 1985 1995 (%)
aujourd’hui tout en bas de la hiérarchie
Couple avec 1 enfant 102 797 120 233 +17 des revenus par équivalent adulte,
Couple avec 2 enfants 97 297 106 403 +9 derrière même les familles nombreu
ses (tableau 4).Couple avec 3 enfants et plus 73 826 89 483 +21
D’une manière générale, les revenusFamille m onoparentale 78 990 80 564 +2
d’activité représentent en 1995 prèsAutres ménages avec enfants 94 000 99 788 +6
de 80 % des ressources financières
Ensemble 99 034 114 059 +15
des familles en 1995. Mais ils consti
Champ : ménages ordinaires France entière
tuent à peine 60 % des ressources des
Source : Enquêtes budget de fa illem de 1984 85 et 1994 95, Insee
familles monoparentales et 70 % du
˝¸?Composition des ressources des faimlles pauvres en 1984 et 1994
Champ : ménages ordinaires avec enfants de moins de 25 ans ayant un niveau de vie inférieur à la demi-médiane du revenu par U.C.
1 Allocations chômage, indemnités de licenciement, retraites, pensions de réversion, minimumille vi sese
2 Allocations familiales, aides à la garde d’enfaAPE,nts, AES
3 API, Allocations logement, APL, aide sociale, RMI, complément filiaaml, APJE
4 Aide aux personnes âgées dépendantes, allocations adultes handicapés, pension d’invalidité, pension d’ancien combattant, indemnités journalières, pensions alimentaires, aides de la
parenté et revenus du patrimoine.
Source : Enquêtes budget de fa illem de 1984 85 et 1994 95, Insee
revenu des familles nombreuses. Une ménages la plus aidée à titre privé paren 1989, un meilleur ciblage des allo
grande partie du revenu de ces deux leur parenté. L’aide des proches per cations logement en faveur des plus
types de familles est en effet sociali met ainsi à plus de 17 000 familles pauvres sont largement responsables
sée. Or, l’évolution des prestations monoparentales, et partant à 35 000 de cette évolution. Ainsi, les aides
sociales perçues par les familles a étéenfants de sortir de la pauvreté. Au conditionnelles à un niveau de res
relativement défavorable aux familles total, ce sont près de 160 000 enfants sources, comme le RMI, le complé
monoparentales. Le montant moyen qui sortent de la pauvreté grâce à ment familial, l’allocation logement ou
des prestations perçues par ces l’aide, régulière ou occasionnelle de l’APL constituent, en 1995, 21 % des
ménages a progressé de 7 % en leur parenté. ressources des familles pauvres, alors
francs constants entre 1985 et 1995, qu’elles n’en représentaient que 8 %
soit beaucoup moins rapidement que en 1985. En revanche, la part desLes familles pauvres,
pour les autres types de familles avec prestations familiales dans le revenuplus aidées comme pauvres
enfants (tableau 5). des familles pauvres avec enfants aque comme familles
Le niveau de vie des familles, et en baissé de 22 % en 1985 à 15 % en
particulier des familles nombreuses et La structure des transferts sociaux 1995 (graphique 1).
des familles monoparentales dépend perçus par les plus pauvres s’est Ce sont surtout les familles nombreu
étroitement des transferts sociaux et modifiée entre 1985 et 1995. Les res ses pauvres qui ont vu la structure de
des prestations familiales en particu sources des pauvres leur sont de plusleurs ressources bouleversée. En
lier. Ainsi, ce sont plus du tiers des en plus attribuées parcequ’ils sont 1985, 7 % de leur revenu leur était
familles nombreuses et des familles pauvres et non au titre de parent d’une attribué sous condition de ressources.
monoparentales qui se trouveraient en famille plus ou moins nombreuse ou En 1995, c’est plus de 20 %.
dessous du seuil de pauvreté en l’ab au titre des difficultés qu’ils rencontrent Parallèlement, la part des prestations
sence de prestations sociales (presta pour trouver ou retrouver du travail. familiales chutait de 36 % à 27 %.
tions familiales, RMI, aides au La part des revenus d’activité dans lesCette baisse tient pour partie à la dimi
logement et minima sociaux). Celles ressources financières des familles nution de la taille des familles nom
ci permettent en particulier à plus de les plus pauvres est restée pratique breuses pauvres : celles ci comptaient
200 000 familles monoparentales et à ment stable, entre 1985 et 1995, à en effet 4,1 enfants en moyenne en
380 000 familles nombreuses de sortir hauteur de 45 %. La part des alloca 1985, contre 3,8 en 1995. Ceci réduit
de la pauvreté. Au total, ce sont plus tions chômage s’inscrit légèrement en mécaniquement le montant des pres
de 2,2 millions d’enfants qui échap recul de 16 % en 1985 à 11 % en 1995. tations familiales qui leur sont versées.
pent à la pauvreté grâce à ces presta En revanche, les prestations familia Les ressources des familles monopa
tions. les, allocations logement et minima rentales pauvres n’ont pas connu de
La solidarité privée s’exerce égale sociaux ont pris un poids beaucoup changement aussi marqué. En effet,
ment en faveur des familles et en plus important : ils représentent ces foyers, moins concernés, de par
particulier des familles monoparen aujourd’hui plus du tiers des ressour leur nombre d’enfants, par les presta
tales. Ces dernières sont, en effet, ces financières des familles pauvres tions à caractère strictement familial,
avec les étudiants, la catégorie de avec enfants. La mise en place du RMI ont été les premiers bénéficiaires des
?1 niveau de vie des familles nombreuses.Évolution du montant annuel moyen des prestations sociales
Le revenu considéré dans cette étude
En Francs constants 1995
recouvre les revenus d’activité profession
Type de famille 1985 1995 1985 1995 (%)
nelle, les revenus de remplacement (indem
Couple avec 1 enfant 4 262 5 164 +21 nités chômage ou maladie, retraites,
pensions d’invalidité...), les prestationsCouple avec 2 enfants 11 645 13 014 +12
sociales, les revenus de l’épargne et lesCouple avec 3 enfants et plus 36 368 43 486 +20
pensions alimentaires éventuelles. Il s’agitFamille m onoparentale 19 266 20 556 +7
des revenus avant impôt. La prise en comp
Autres ménages avec enfants 6 210 7 964 +28
te de l’effet redistributif de l’impôt et de
Ensemble 7 400 7 943 +7
l’effet propre du quotient familial ne modi
1. Les prestations sociales recouvrent les prestations familiales au sens large, les allocogemationsent l et le RMI
fierait cependant pas les principales conclu
Champ : ménages ordinaires France entière
sions de cette étude, dans la mesure où lesSource : Enquêtes budget de fa illem de 1984 85 et 1994 95, Insee
ménages pauvres sont le plus souvent non
imposables.
Les prestations sociales recouvrent essen-aides sous condition de ressources. On s’est intéressé dans cette étude aux
tiellement les prestations familiales au sensDès 1985, celles ci furent la source familles, c’est à dire aux ménages formés
large, les allocations logement et le RMI. On aprincipale des ressources des foyers d’un ou deux parents et de leurs enfants.
distingué les transferts sous condition de res monoparentaux pauvres. Ce type de On considère qu’un enfant est en des
ressources a continué à croître dans sous du seuil de pauvreté lorsque le sources comme l’allocation logement et le
leur budget : la part des transferts ménage dans lequel il vit a un niveau de RMI des prestations attribuées sans condi
sous condition de ressources dans vie inférieur à la moitié du niveau de vietion de ressources, essentiellement les
transferts sociauxleur revenu est ainsi passée de 28 % médian de l’ensemble de la population. prestations familiales. Les
en 1985 à 33 % en 1995. Afin de pouvoir comparer des ménages de recouvrent les revenus de remplacements
Tout se passe comme si les foyers structure démographique différente, on et les prestations sociales.
monoparentaux avaient fait le plein considère non pas le revenu du ménage Les données
des aides existantes. Or ces familles mais son niveau de vie, c’est à dire le reve Les données proviennent des enquêtes
ont, structurellement, moins de res- nu par équivalent adulte. Le niveau de vie Budget de Famille réalisées en 1979, 1984
sources mobilisables que les couples relatif de chaque type de ménage, et par 85, 1989 et 1994 95 par l’Insee auprès d’un
avec enfants. Dans un couple, un tant la mesure de la pauvreté, sont bien échantillon d’environ 10 000 ménages. Les
conjoint inactif peut, par exemple, évidemment sensibles à l’échelle d’équiva résultats sont donc issus des déclarations
prendre un emploi ou faire des démar lence choisie. L’échelle d’équivalence utili spontanées des ménages à un enquêteur.
ches en ce sens et bénéficier alors des sée ici est celle mise en œuvre dans les Les revenus du patrimoine sont tradition
allocations chômage. En outre, les travaux d’Eurostat sur la pauvreté. Selon nellement sous estimés dans les enquêtes
familles monoporentales sont le plus cette échelle, le premier adulte du ménage ménages. Dans cette étude, les revenus du
souvent de petite taille et n’ont pas lareprésente une unité de consommation patrimoine sont corrigés de la sous décla
possibilité de s’agrandir, comme les (1 UC), le second adulte, ainsi que les ration.
couples qui peuvent bénéficier de enfants de plus de 14 ans valent chacun
prestations plus élevées quand leurs 0,5 UC, les enfants de moins de 14 ans Pour en savoir plus
enfants atteignent le nombre de trois. valant chacun 0,3 UC. Le recours à cette
échelle, plutôt qu’à l’échelle d’Oxford,
Les familles monoparentales, Contours
encore couramment utilisée, n’affecte pasPour comprendre et caractères, Insee, 1994
le sens général des évolutions de la pauvre ces résultats
té des ménages, mais modifie la position Revenus et patrimoine des ménages,
Synthèse n°5, Insee, 1996relative des ménages. Ainsi, parce qu’elle
Le champ de l’étude sous estime les économies d’échelles liées
“ Les aides financières entre ménages ” ,
Environ 17 millions d’enfants de moins de à la vie en couple et à la présence d’en fants,
Hourriez, Insee Première, 1996
25 ans vivent avec leurs parents en 1995. l’échelle d’Oxford tend à sous-estimer le
Direction Générale :
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Maquette : M. Legrand
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ISSN 0997 3192
Date : _______________________________ Sgnaturei © INSEE 1996
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