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Reims : les emplois métropolitains supérieurs... en quête de métropole Qui sont les cadres occupant un EMS de l'aire urbaine de Reims ?

De
4 pages
Dans l'aire urbaine de Reims, trois quarts des emplois métropolitains supérieurs (EMS) sont occupés par des hommes, avec toutefois une féminisation en nette progression. Entre 1990 et 1999, l'âge moyen des cadres reste relativement stable, les femmes étant plus jeunes que les hommes. La progression des EMS à Reims résulte du développement de l'université rémoise.
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ARTICLE 2
 par Christian Tchiveindhais,
INSEE Champagne-Ardenne
QUI SONT LES CADRES OCCUPANT UN
EMS DE L’AIRE URBAINE DE REIMS… ?
Plutôt des hommes…
En 1999, dans l’aire urbaine de Reims, sur les quelque 8 200 emplois
Chiffres Clés métropolitains supérieurs (EMS), 75 % sont occupés par des hommes,
Aire urbaine de Reims soit 2 points de plus que la moyenne nationale. C’est dans l’industrie
dans son ensemble que le taux de masculinité est le plus élevé. En  75% des EMS sont occupés
par des hommes effet, dans les établissements industriels rémois, neuf ingénieurs ou
 Age moyen des hommes
cadres de l’informatique sur dix sont des hommes. Concernant les occupant un EMS : 43 ans
activités commerciales dans l’industrie, ces emplois étaient à 87 %  Age le plus fréquent : 50 ans
 Age moyen des femmes masculins ; pour les cadres de direction, d’administration et de fi nance
occupant un EMS : 40 ans
des établissements industriels ce taux tombe à 80 %. De même,  Age le plus fréquent : 30 ans
80% des hommes occupent des fonctions supérieures ayant trait au
commerce et au transport.
Agés en moyenne de 43 ans
A Reims, les cadres supérieurs sont en majorité des hommes
d’âge mûr, cadres confi rmés. En 1999, l’âge moyen de l’ensemble
des cadres supérieurs hommes se situe à 42 ans et l’âge le plus
fréquemment rencontré se situe aux alentours de 50 ans. Ceux-ci
exercent principalement leurs activités dans les secteurs juridiques
ou bancaires ; ils sont souvent cadres administratifs ou fi nanciers de
PME, cadres des services techniques ou encore commerciaux de la
banque.
Age
65 et +
Pyramide des âges
60
des EMS travaillant
55dans l’aire urbaine de
Reims en 1999 50
45
40
35
30
25
20
300 250 200 150 100 50 0 50 100 150
Nombre
Hommes Femmes
Source: Insee Recensement de la population 1999 exploitation complémentaireDes femmes plus jeunes que leurs homologues masculins
L’âge moyen des cadres reste relativement stable. Tout sexe confondu,
Il est en effet passé de 41 ans et 7 mois en 1990 à 42 ans en 1999.
Il existe néanmoins des nuances selon le sexe et la fonction exercée.
Ainsi, en 1999, les femmes occupant des EMS sont plus jeunes que
les hommes : ces dernières ont en moyenne un peu moins de 40 ans
et l’âge le plus fréquemment rencontré est d’environ 30 ans. A cet
âge, ces femmes sont principalement ingénieurs, enseignantes dans
le supérieur ou s’occupent d’activités juridiques.
Plus généralement, les fonctions « art » « information » et « recherche »
affi chent les plus forts taux de féminisation. Dans les métiers artistiques,
le taux de féminisation des emplois supérieurs atteint ainsi 38 % en
1999 et de 35 % pour les fonctions « information » et « recherche ».
On retrouve quelques similitudes au niveau national. C’est dans la
fonction « information » que le taux de féminisation est le plus élevé en
1999 avec 41 %. Il est de 39% dans les métiers artistiques. Viennent
ensuite les fonctions « télécommunication » ( 30 %) et « recherche »
(29 %).
Entre 1990 et 1999, les emplois métropolitains se sont féminisés
Les années quatre-vingt-dix se caractérisent par une progression
sensible de l’activité féminine dans les emplois supérieurs : 20 %
en 1990, les femmes représentent 25 % de ces emplois en 1999. En
neuf ans, de nombreuses professions se sont ouvertes aux femmes et
notamment dans les métiers à forte qualifi cation.
Ainsi, au cours de cette période, la proportion de femmes occupant
un emploi métropolitain supérieur a fortement augmenté (+14,3
points) notamment dans la fonction de la « banque-assurance » mais
aussi dans celle - très masculine - de la « gestion dans l’industrie »
(+9 points).
Le nombre de femmes cadres des banques et assurances a plus
que doublé entre 1990 et 1999 et a ainsi contribué à cette forte
augmentation du taux de féminisation. Même si l’industrie emploie
encore une majorité d’hommes, le taux de femmes occupant un emploi
métropolitain supérieur y a augmenté de 9 points entre 1990 et 1999.
L’augmentation du nombre d’étudiants à l’origine de celle des
enseignants dans le supérieur ?
Le nombre d’emplois métropolitains supérieurs a augmenté de
manière sensible à Reims entre 1990 et 1999. Cette hausse résulte
pour l’essentiel d’une progression non négligeable des emplois dans
l’enseignement supérieur mais aussi dans la recherche médicale.
En effet, la fonction métropolitaine dont les emplois ont augmenté de
page 11© IGN-Insee 2004 façon la plus signifi cative est celle de « l’enseignement-recherche ». Source: Insee, recencement de la population 1999
531 900 Au total, avec 1 800 emplois en 1999 dans l’aire urbaine de Reims,
177 300
cette fonction a progressé de +64 %.
Les emplois liés à cette fonction se concentrent en grande majorité
(68%) dans l’enseignement supérieur. Le développement de l’Université
de Reims Champagne Ardenne y a probablement contribué. Il en est
de même pour la Reims Management School, regroupement d’écoles
de commerce dont fait partie l’Ecole Supérieure de Commerce de
Reims.
Bien que sensiblement moins nombreux, 6% des emplois
métropolitains de « l’enseignement- recherche » concernent le Plus de 50 000 étudiants
* L'université de Corte (environ 3 000 étudiants est
localisée à Corte qui ne fait pas partie d'une aire
Moins de 50 000 étudiants domaine de la fabrication des médicaments. D’importantes entreprises urbaine. Elle ne figure donc pas sur la carte.
d’industrie pharmaceutique ont implanté des établissements à Reims,
AstraZeneca (anciennement Zeneca-Pharma) (en 1973), Boehringer
Le nombre
Ingelheim France (en 1968) ou Boiron (en 1989) en sont des exemples
d’étudiants
signifi catifs.
par aire
De plus, l’université de Reims propose le DESS « ingénierie cellulaire urbaine
et stratégie thérapeutique » aux professionnels de santé et notamment
aux étudiants en pharmacie qui suivent la fi lière industrie. Cela atteste
de l’implantation de cette activité dans l’aire urbaine.
Le rôle majeur joué par le développement de l’enseignement
supérieur
La progression des EMS à Reims a accompagné celle des effectifs
de l’enseignement supérieur dans les années quatre-vingt-dix. Cet
accroissement s’est appuyé sur une augmentation sensible des
migrations étudiantes. L’agglomération rémoise doit d’ailleurs une
partie de son accroissement démographique à sa capacité à attirer
de nouveaux élèves dans ses universités et autres établissements
d’enseignement supérieur.
Pour identifi er des bassins de recrutements pour les étudiants, on
étudie les migrations entre le lieu de résidence et le lieu d’étude
intervenus entre 1990 et 1999. Cette approche repose sur l’hypothèse
que les « petites communes » offrent rarement la possibilité de suivre
des études supérieures.
Les pôles de recrutement scolarisent au moins 5 000 étudiants et les
communes qui appartiennent au bassin de recrutement envoient au
moins 33% de leurs étudiants vers le pôle ou vers une autre commune
du bassin.
En France métropolitaine, 47 bassins de recrutement ont ainsi été
identifi és. Deux d’entre eux sont localisés en Champagne Ardenne : il
s’agit de Troyes et de Reims.Celui de Reims englobe près des trois-quart de la région Champagne-
Ardenne et draine deux-tiers des échanges. Ainsi, en 1999 près de
26 000 étudiants poursuivaient leurs études sur l’aire urbaine de
Reims.
C’est un nombre important si on le compare, en proportion, à la
population totale de l’aire urbaine.
En effet, pour mesurer l’attraction de Reims sur les étudiants, on
construit un indice d’attractivité en comparant le lieu d’études en 1999
et le lieu de résidence en 1990.
Le nombre d’étudiants scolarisés à Reims est plus de deux fois
Dunkerque
Lille
Valenciennes
Lens
Arras
Amiens
Le Havre
Reims
Rouen
Metz
Caen
Paris Nancy
Brest Strasbourg
Rennes
Troyes
Le Mans
Vannes
Orléans Mulhouse
Angers
Dijon
Tours
Besançon
Nantes
Poitiers
La Rochelle Annecy
Lyon
Limoges
Clermont-Ferrand Chambéry
Saint-Étienne
Grenoble
Valence
Bordeaux
Avignon
Nice
Toulouse Nîmes
Marseille
Montpellier
Pau
Toulon
Perpignan
Corte
Les 47 bassins de
recrutement des étudiants
Source: ©IGN Insee
supérieur au nombre de jeunes qui sont étudiants en 1999 sur le
territoire métropolitain et qui résidaient à Reims en 1990 ; elle compte
donc deux fois plus d’étudiants qu’elle ne le ferait en l’absence totale
de mobilité géographique étudiante.
Ceci s’explique par la présence du seul grand pôle universitaire de la
région qui rassemble toutes les spécialités universitaires.
Les plus grandes aires urbaines étant souvent les mieux dotées en
établissements universitaires, la probabilité de suivre des études
supérieures dans sa ville d’origine est plus faible dans les plus petites
villes.
page 13

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