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Symetrie complementarite

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Symétrie et complémentarité dans la communication interpersonnelle Gregory Bateson, le fondateur de l’Ecole de Palo Alto a mis en évidence la notion de symétrie et de complémentarité dans les dyades interactionnelles. On les retrouve à différents niveaux : personnes, relations sociales, culturelles, internationales… Toutes les interactions dans une dyade peuvent se définir par un échange soit symétrique, soit complémentaire, selon qu’ils sont basés sur la similitude ou la différence. Il n’est pas possible de na pas définir sa relation à autrui et de ne pas se positionner. Vouloir ne pas le faire revient déjà à le faire et donc à prendre une position. De la même manière, il est inévitable d’être positionné par son interlocuteur. La relation complémentaire se définit par une position haute et une position basse alors que la relation symétrique se définit par deux positions au même niveau. Relation symétrique Dans une relation symétrique, chacun peut échanger sur le contenu des informations de l’interaction, chacun peut donner son opinion. Cela peut aboutir à une relation très créative avec un échange constant d’informations et la co-construction d’une relation et d’une réalisation intéressante. Une relation symétrique est satisfaisante lorsque chacun des deux partenaires se respectent mutuellement.
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© Frédéric Demarquet - Coaching / Formation / Consulting
www.fredericdemarquet.com
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Symétrie et complémentarité dans la
communication interpersonnelle
Gregory Bateson, le fondateur de l’Ecole de Palo Alto a mis en évidence la notion de
symétrie et de complémentarité dans les dyades interactionnelles. On les retrouve à différents
niveaux : personnes, relations sociales, culturelles, internationales… Toutes les interactions
dans une dyade peuvent se définir par un échange soit symétrique, soit complémentaire, selon
qu’ils sont basés sur la similitude ou la différence. Il n’est pas possible de na pas définir sa
relation à autrui et de ne pas se positionner. Vouloir ne pas le faire revient déjà à le faire et
donc à prendre une position. De la même manière, il est inévitable d’être positionné par son
interlocuteur.
La relation complémentaire se définit par une position haute et une position basse
alors que la relation symétrique se définit par deux positions au même niveau.
Relation symétrique
Dans une relation symétrique, chacun peut échanger sur le contenu des informations
de l’interaction, chacun peut donner son opinion. Cela peut aboutir à une relation très créative
avec un échange constant d’informations et la co-construction d’une relation et d’une
réalisation intéressante. Une relation symétrique est satisfaisante lorsque chacun des deux
partenaires se respectent mutuellement.
Une relation symétrique peut également aboutir à une relation conflictuelle dans
laquelle chacun va tenter de sortir de la symétrie et à prendre le dessus sur l’autre : imaginons
que A se trouve poussé par B à faire quelques-chose parce que B l’a fait, ce qui va à son tours
influencer B à en rajouter, puis A à en faire autant, ainsi de suite. On est là dans une relation
de type symétrique que l’on retrouve dans les comportements de surenchère et de rivalité. Un
exemple très parlant est la course aux armements. On parle alors d’escalade symétrique.
Relation complémentaire
Une relation complémentaire peut être harmonieuse si chacun accepte sa position et
confirme la position de l’autre : un exemple extrême serait celui du chirurgien avec son
patient endormi ou encore de la mère avec son bébé. Dans ce dernier cas il peut parfois être
difficile de passer plus tard en relation symétrique !
Il est cependant possible que cette relation complémentaire dégénère si l’un des
partenaires se sent frustré dans sa position.
Dans une relation complémentaire souple, il est possible que chacun passe de la
position basse à la position haute régulièrement en fonction du type d’informations
échangées : dans le cadre d’une entreprise, deux personnes aux compétences différentes
peuvent échanger sur un projet commun et alterner ainsi les positions.
Dans une relation complémentaire rigide, toutes les ressources passent du même côté :
par exemple, un manager qui ne délègue pas s’épuise rapidement et son équipe ne réagit plus
et déprime.
Une relation complémentaire extrême serait l’esclavage.
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