Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Une approche de la pauvreté dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Hautes-Alpes

De
44 pages
9667 personnes vivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. L'évolution récente des conditions économiques, retour de la croissance et baisse du chômage depuis deux ans, ne s'est pas accompagnée d'un recul des situations de pauvreté. Qui sont ces gens vivant au dessous du seuil de pauvreté ? Comment vivent-ils ? Où habitent-ils ? Ce dossier permet de comprendre la multiplicité des situations.
Voir plus Voir moins
volutionrécetndeseocdntioisnonécio-esquet,rdruocalesiorcnasaisseetbômaeduupsiegedna,sedxutpessne-acase-utovPr-desHae-secneedteseedAsplaFimilla
Une approche de la pauvreté
L cméh pagnée d’un recul des situations de pauvreté. com Le fonctionnement d’une économie de moindre croissance semble aller de pair avec une précarisa -tion de l’emploi qui résiste à la reprise. Nombre de personnes vivent aujourd’hui dans des condi -tions difficiles, qu’elles aient encore un lien avec le marché du travail ou en soient totalement exclues. Mieux connaître ces personnes et leurs caracté -ristiques est une préoccupation de premier plan pour les acteurs économiques et sociaux. Cela peut se faire au travers des systèmes d’aides mis en place pour pallier aux difficultés monétaires des plus pauvres. Mais la multiplicité des inter-venants rend cet exercice difficile. Les fichiers des Caisses d’Allocations Familiales (CAF) qui assurent la gestion d’un certain nombre de pres-tations destinées aux personnes en situation précaire sont une source d’information pré-cieuse. Une première approche des situations de pau-vreté monétaire et des risques d’exclusion so-ciale peut donc se faire à partir de l’analyse des trois minima sociaux que sont le Revenu Mini -mum d’Insertion (RMI), l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) et l’Allocation de Parent Isolé (API). Mais, toutes les person -nes en difficulté ne bénéficient pas d’un de ces minima et la mesure de la précarité ne peut s’ar -rêter à ces prestations destinées à assurer un ni -veau de ressources minimum mais dépendantes d’une législation qui peut varier. Pour appréhender statistiquement la pauvreté, il est nécessaire de définir un seuil de revenus en dessous duquel on est dit «pauvre». Le niveau retenu correspond à la moitié du revenu mé -dian(1), soit, pour 1996, 3 650 francs par mois pour une personne seule, 7 665 francs pour un couple avec deux enfants. Parmi les allocataires des Caisses d’Allocations
Hautes-Alpes, les deux tiers des bénéficiaires de minima sociaux vivent sous le seuil de pau -vreté (graphique 1). Ceux qui ont des reve -nus(2) supérieurs au seuil sont essentiellement des personnes percevant l’AAH dont le pla -fond de ressources est plus élevé. Les autres personnes pauvres sont des allocataires ne bé -néficiant que de prestations familiales ou d’une aide au logement. Au bout du compte, ce sont 20 600 per -sonnes, allocataires et leurs familles, qui vivent en situation précaire, soit 9,1 % de la popula-tion des Alpes-de-Haute-Provence et un peu plus de 6,7 % de celle des Hautes-Alpes. Ces taux sont les plus faibles de la région. Dans les Alpes-Maritimes, le taux approche les 10 %, il est de 11,3 % dans le Vaucluse et 11,7 % dans le Var et dépasse même 13 % dans les Bouches-du-Rhône (soit deux fois plus que dans les Hautes-Alpes). Par rapport à la moyenne française (10,8 %), les deux dépar-tements alpins apparaissent aussi comme moins touchés par la pauvreté monétaire. Toutefois, ces données sont des chiffres mini -mum, dans la mesure où elles ne tiennent pas compte des p i ’ ersonnes qu n ont pas pu ou pas voulu entreprendre des démarches pour l’ob -tention de prestations. De plus, les personnes relevant d’autres organismes que les Caisses d’Allocations Familiales ne sont pas comptabili -sées ici. Enfin, pour des raisons méthodologi -ques, les personnes de plus de 65 ans et les étudiants dont on peut mal appréhender les re -venus dans les fichiers des Caisses d’Allocations Familiales ont été retirés. Les données présentées ici portent sur l’année 1996. Depuis cette date il est à peu près cer -tain que le nombre de personnes à bas revenus a encore augmenté. Le nombre d’allocataires de
Tableau 1 : Population des allocataires, population étudiée Percevant un minium social Hors minima Total RMI API AAH Ensemble sociaux Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes Ensemble des allocataires 2 829 513 2 773 6 115 31 829 37 944 Hors champ (1) 20 0 69 89 5 852 5 941 Allocataires pris en compte dans l’étude 2 809 513 2 704 6 026 25 977 32 003 dont à bas revenus (2) 2 805 364 935 4 104 5 563 9 667 Alpes-de-Haute-Provence Ensemble des allocataires 1 900 323 1 375 3 598 16 595 20 193 Hors champ (1) 16 0 42 58 3 239 3 297 Allocataires ris en com te dans l’étude 1 884 323 1 333 3 540 13 356 16 896 dont à bas revenus (2) 1 882 249 480 2 611 3 140 5 751 Hautes-Alpes Ensemble des allocataires 929 190 1 398 2 517 15 234 17 751 Hors champ 1 4 0 27 31 2 613 2 644 Allocataires pris en compte dans l’étude 925 190 1 371 2 486 12 621 15 107 dont à bas revenus 2 923 115 455 1 493 2 423 3 916 (1) Hors champ : les personnes âgées de 66 ans et plus, les étudiants ne percevant que l’ALS ou l’APL et toutes les personnes dont les revenus ne sont pas co nnus (2) Allocataires ayant des revenus inférieurs à 3 650 francs par mois et par unité de consommation Source : INSEE - Caisses d’Allocations Familiales des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes - Décembre 1996 q it leur lvdmiareinnolianmleyans5seseomd%ciebalseupcxadarreqasaucintbéacrsidosretneipsqtvuieutiseunseus1ndta9esp9plr6upos.egrrdseToesosnuén4teed0sfoeeins%n,----AAAlllllolocoacctaaaittraeaisirredesseldduAellRloecAavteillononucaautMxioinAnidmduuletemsPdaHrIeannnsdteicrItasipoolééns,,, } niuveelauqdueerseovenus, situation de pauvreté reste pertinente. - Allocataires à bas revenus ne percevant pas de minimum social. Ce dossier analyse les cinq sous-populations suivantes, présentes dans le fichier des Caisses d’Allocations Familiales des deux départements Les résultats portent sur les deux départements. alpins à la fin de l’année 1996 : Ils sont donnés pour chacun d’eux lorsque des - Ensemble des allocataires à bas revenus différences significatives apparaissent.Ils sont (revenus inférieurs au seuil de pauvreté) regroupés dans le cas contraire. ,
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin