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Une instabilité croissante de l'emploi en Franche-Comté entre 1995 et 2004

De
6 pages
Entre 1995 et 2004, en Franche-Comté, comme en France métropolitaine, l’instabilité de l’emploi au sein des grands établissements progresse. Les postes stables sur deux ans sont, en proportion, de moins en moins nombreux, alors que ceux de courte durée (inférieure à six mois) et le recours à l’intérim augmentent. La proportion de recrutements en contrats à durée déterminée (CDD) diminue légèrement mais représente encore les trois quarts des embauches en 2004. Ces tendances s’observent dans l’ensemble des secteurs d’activité. Toutefois, l’industrie et la construction font davantage appel à l’intérim tandis que le tertiaire privilégie les CDD. Les emplois les moins stables sont surtout occupés par de jeunes salariés et des employés mais se diffusent fortement parmi les actifs plus âgés.
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Avant-propos
Instabilité de l’emploi : un aperçu plus qu’une mesure
Dans cette étude, l’analyse de l’instabilité de l’emploi s’appuie sur quatre indicateurs : la part des emplois stables (présents deux années civiles complètes), celle des emplois de courte durée (inférieure à six mois), celle des intérimaires et enfin, celle des contrats à durée déterminée parmi les recrutements. Ces indicateurs donnent un aperçu de l’instabilité de l’emploi en Franche-Comté de 1995 à 2004. Ils ne permettent pas cependant d’aborder l’aspect social de l’instabilité (bas salaires, récurrence du chômage, pauvreté…) ni l’ensemble de la flexibilité du travail. En effet, de manière générale, la flexibilité du travail permet à une entreprise d’adapter le volume et les compétences de sa main-d’œuvre en fonction de ses besoins et des évolutions du marché. L’entreprise peut alors recourir aux contrats de travail courts (CDD, missions d’intérim, emplois aidés…), moduler le temps de travail (annualisation, heures supplémentaires, t e m p sp a r t i e l … ) ,d é v e l o p p e rl a polyvalence de son personnel (formation continue…) ou encore faire appel à des sous-traitants. Lire suite page 2
Cette étude sur l’instabilité de l’emploi confirme et objective d’autres analyses sur le développement de l’emploi précaire en Franche-Comté. À titre indicatif, on peut mentionner « Le Diagnostic territorial de la Franche-Comté » de 2006. Ce document a été élaboré dans le cadre du Contrat de projet État- Région et de la programmation régionale des nouveaux fonds structurels européens sur la période 2007-2013. Ce diagnostic faisait état de l’augmentation de la précarisation de l’emploi avec le recours massif à l’intérim, aux CDD et au temps partiel. Le temps partiel est subi particulièrement par les femmes. Il notait la réduction de l’emploi global dans le secteur industriel et la progression des emplois précaires dans le secteur tertiaire. L’étude INSEE-DRTEFP apporte donc un éclairage supplémentaire sur un aspect de l’instabilité de l’emploi à travers les CDD, l’intérim et la durée des contrats sur une période de dix ans.
Direction régionale du Travail et de la Formation professionnelle
nº 107 Septembre 2008
Entre 1995 et 2004, en Franche-Comté, comme en France métropolitaine, l’instabilité de l’emploi au sein des grands établissements progresse. Les postes stables sur deux ans sont, en proportion, de moins en moins nombreux, alors que ceux de courte durée (inférieure à six mois) et le recours à l’intérim augmentent. La proportion de recrutements en contrats à durée déterminée (CDD) diminue légèrement mais représente encore les trois quarts des embauches en 2004. Ces tendances s’observent dans l’ensemble des secteurs d’activité. Toutefois, l’industrie et la construction font davantage appel à l’intérim tandis que le tertiaire privilégie les CDD. Les emplois les moins stables sont surtout occupés par de jeunes salariés et des employés mais se diffusent fortement parmi les actifs plus âgés.
De 1995 à 2004, à l’instar de la situation nationale, l’emploi en Franche-Comté connaît de profondes mutations et perd de sa stabilité. En effet, les mouvements de main-d’œuvre (entrées et sorties du marché du travail) et les formes particulières d’emploi (l’intérim en particulier) s’accroissent. Le poids relatif de l’emploi permanent recule sous l’effet, d’une part, d’une réorganisation du travail au sein des entreprises (recours plus fré-quents à l’intérim…) et d’autre part, d’une mobilité volontaire accrue des salariés (démissions en hausse) afin notamment de rechercher des conditions de travail et des rémunérations plus satisfaisantes. La Franche-
Comté fait toutefois partie des régions où les mouvements de salariés sont les plus réduits avec celles du Nord-est de la France, la Haute-Normandie, l’Auvergne et le Limousin. Entre 1995 et 2004, les taux d’entrée (cf. définitions) dans les grands
établissements (ayant 50 sala-riés ou plus) de Franche-Comté passent de 21 à 27% cependant que les taux de sortie progres-sent de près de dix points (29% en 2004). Au cours de cette période, le développement de l’instabilité
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