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Voix orateur

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La voix de l’orateur La voix projetée ou sonorisée : Le voix projetée se définit par un changement d’attitude et de posture (entre autres par une verticalisation), par une modification du débit (ralentissement) et de l’intensité (sonorisation et utilisation des résonateurs), par une modification du mode respiratoire (respiration diaphragmatique) et enfin par la mise en place d’une gestuelle adaptée au discours. Le tout étant accompagné d’une libération énergétique beaucoup plus importante qu’en voix conversationnelle. Lorsqu’on entre dans la dynamique de voix projetée, notre soucis premier est de se faire entendre, mais encore écouter, comprendre, de convaincre, d’exercer un impact et d’influencer notre auditoire. Cela sous-entend un changement d’attitude corporel et physiologique, mais également psychologique et cognitif, les deux s’influençant et se complétant. La posture : Il n’est pas de posture type mais une attitude générale qui tend vers la verticalisation et l’ancrage dans le sol, qu’on soit en position debout ou assise. La posture doit être stable mais souple, sans tension musculaire et sans verrouillage articulatoire. Une impression de poids dans le sol sera recherchée mais sans jamais figer l’attitude. Il est bon de ne pas oublier que l’équilibre est une notion en rapport direct avec le mouvement. Le juste équilibre est un mouvement permanent de déséquilibre, corrigé en temps réel par le système nerveux central.
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© Frédéric Demarquet - Coaching / Formation / Consulting
www.fredericdemarquet.com
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La voix de l’orateur
La voix projetée ou sonorisée :
Le voix projetée se définit par un changement d’attitude et de posture (entre autres par
une verticalisation), par une modification du débit
(ralentissement)
et
de l’intensité
(sonorisation et utilisation des résonateurs), par une modification du mode respiratoire
(respiration diaphragmatique) et enfin par la mise en place d’une gestuelle adaptée au
discours. Le tout étant accompagné d’une libération énergétique beaucoup plus importante
qu’en voix conversationnelle.
Lorsqu’on entre dans la dynamique de voix projetée, notre soucis premier est de se
faire entendre, mais encore écouter, comprendre, de convaincre, d’exercer un impact et
d’influencer notre auditoire. Cela sous-entend
un
changement
d’attitude corporel et
physiologique, mais également psychologique et cognitif, les deux s’influençant et se
complétant.
La posture :
Il n’est pas de posture type mais une attitude générale qui tend vers la verticalisation et
l’ancrage dans le sol, qu’on soit en position debout ou assise. La posture doit être stable mais
souple, sans tension musculaire et sans verrouillage articulatoire. Une impression de poids
dans le sol sera recherchée mais sans jamais figer l’attitude. Il est bon de ne pas oublier que
l’équilibre est une notion en rapport direct avec le mouvement. Le juste équilibre est un
mouvement permanent de déséquilibre, corrigé en temps réel par le système nerveux central.
Il n’est donc pas d’équilibre sans déséquilibre et il ne sert donc à rien de contrôler un éventuel
déséquilibre. Mieux vaut laisser notre système nerveux s’en servir comme d’un feed-back
intéressant permettant de corriger le geste.
En position debout, deux postures sont possibles : soit les pieds parallèles et espacés
selon la largeur du bassin, soit un pied en avant et l’autre légèrement en retrait vers l’arrière.
Quelle que soit la posture choisie, l’ancrage doit toujours se faire en léger déséquilibre avant.
Pour cela, se laisser basculer jusqu’à ce que l’on sente ses orteils se recourber et
« s’agripper » dans le sol. On sait alors qu’on est dans une posture stable et dynamique, portée
vers son auditoire et libérant une voix et une gestuelle également portées vers l’auditoire.
En position assis, se positionner sur l’avant de la chaise (jamais dans le dossier et si
possible, éviter les fauteuils avec accoudoirs) et trouver son ancrage par les iskions,
les deux
pieds bien à plat dans le sol afin de favoriser la stabilité et d’éviter une bascule du bassin
susceptible d’entraver une bonne respiration.
Le corps doit rester libre afin que le geste vocal dans son ensemble puisse émerger
sans contrainte. La gestuelle pourra elle aussi émerger. Enfin, la posture de l’un ne sera pas
forcément celle de l’autre. En effet, notre histoire parle au travers de notre corps et celui-ci
évolue avec elle, sans oublier que tous les corps ne sont pas identiques et que notre rapport à
celui-ci n’est également pas le même pour tous. Il est donc important de respecter le langage
de notre propre corps, d’apprendre à l’écouter et à le respecter. Il deviendra alors facile de
s’adapter à des situations variées.
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