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L'analyse des technologies de l'information et de la communication de Lille Métropole et du Nord-Pas-de-Calais : numéro 1

De
12 pages
Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) représentent un véritable enjeu pour les agglomérations, par l'activité qu'elles génèrent autant que par les changements qu'elles impliquent en termes de mutation de l'activité dite "traditionnelle" et des modes de vie. Le développement de ce secteur est un élément clef du positionnement de l'agglomération lilloise au sein des principales villes européennes. Mais l'appropriation de ces nouvelles technologies et leur diffusion auprès d'un grand nombre d'entreprises et de citoyens constituent également une exigence majeure. Enfin, au délà des emplois propres à la filière, une offre locale performante en matière de TIC représente, pour de nombreux secteurs économiques comme celui de la VPC ou de la grande distribution, une condition indispensable pour conserver une place de premier ordre.
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N° 001 Novembre 2002
’ ’L analyse des Technologies de l Information et de la Communication de Lille Métropole.
Les Technologies de l’Information et de la Communication La métropole lilloise a de vraies cartes à jouer. Son profil
(TIC) représentent un véritable enjeu pour les aggloméra- économique (l’image, la santé, la vente à distance, le
tions, par l’activité qu’elles génèrent autant que par les commerce) et les compétences qui s’y rattachent
changements qu’elles impliquent en termes de mutation constituent de réels atouts. Le secteur TIC métropolitain
de l’activité dite “traditionnelle” et des modes de vie. représente d’ores et déjà 20 000 emplois salariés.
Le développement de ce secteur est un élément clef du Dans ce cadre, l’Observ@toire des TIC a la volonté de
positionnement de l’agglomération lilloise au sein des proposer, en fédérant les énergies, un outil d’information,
principales villes européennes. Mais l’appropriation de ces de promotion et d’aide à la décision pour tous les acteurs
nouvelles technologies et leur diffusion auprès d’un grand du développement de la métropole. Une collaboration avec
nombre d’entreprises et de citoyens constituent également l’ensemble des partenaires impliqués localement dans
une exigence majeure. l’observation des nouvelles technologies permettra, au fil
des publications, d’affiner certaines problématiques
Enfin, au delà des emplois propres à la filière, une offre
contenues dans ce premier numéro.
locale performante en matière de TIC représente, pour de
nombreux secteurs économiques comme celui de la VPC
L’équipe de rédaction
ou de la grande distribution, une condition indispensable pour
conserver une place de premier ordre.
Zoom
2/3 Les TIC en France
4/5 Lille et les autres aires urbaines :
analyse comparée
6/7 Les activités TIC au sein
’de laire urbaine de Lille
Zoom
’8/9 Etat de loffre en matière
de réseaux hauts débits
Chiffres clés
10/11Les TIC dans la métropole :
10 indicateurszoomz
Les TIC en France :
1 110 000 emplois, 39 000 au sein du Nord-Pas de Calais
dont 20 000 dans l’aire urbaine de Lille
Au delà du repli conjoncturel de 2001, le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication
(TIC) connaît une forte croissance depuis 10 ans. Cette montée en puissance s'observe
dans l'ensemble des grandes aires urbaines malgré des rythmes de développement
différents. La répartition spatiale de l'activité varie également. L'aire urbaine de Lille se caractérise ainsi
par une concentration de l’activité au sein de plusieurs grandes villes de la métropole.
Le dynamisme de l'activité traduit par ailleurs un marché en construction. Le taux d'emplois TIC
(5,7 % des emplois de l’aire urbaine), relativement plus faible que dans la moyenne des autres
principales aires urbaines de province (6,5 %), souligne les potentiels de développement du secteur.
Ce premier "zoom" propose un état des lieux comparatif de l'offre TIC au sein des principales aires urbaines
françaises.
Quelques éléments de méthode...
Et d’autre part, des activités dont le développement Le secteur TIC est difficile à définir. Il concerne une
repose sur l’intégration des nouvelles technologies :grande partie de l’économie et développe de nouvelles
activités non identifiées dans les nomenclatures
• L’édition, l’imprimerie, la (re)production d’enregistrementsclassiques.
sonores et visuels : édition, imprimerie, reproduction La définition retenue, dans un premier temps, sera donc
d’enregistrements, production de films, prestations techniquescelle proposée par l’Organisation de Coopération et de
pour le cinéma et la télévision, distribution de films, édition et Développement Economique.
distribution de vidéo, projection de films, activité de radio, Celle-ci comporte, d’une part des producteurs "purs" de
production de programmes de télévision, diffusion, agences deproduits et services en nouvelles technologies :
presse.
• Les activités de fabrication : de machines, d’ordinateurs, de
Aujourd’hui, une analyse prenant en compte l’intégralitéfils et de câbles, de composants passifs, de composants actifs,
de ce dernier secteur, particulièrement développé dansd’équipements d’émission et de transmission hertzienne, de
l’agglomération lilloise, conduit à légèrement surestimer letéléphonie, d’appareils de réception, d’enregistrements et
poids global des activités TIC au sein de la métropole.reproductions de son et d’image, d’équipements d’aide à la
navigation, d’instrumentations d’aide à la navigation, d’instru-
... des précisions...
mentations scientifiques et techniques, d’équipements de
contrôle des processus industriels. Les enquêtes engagées par la Chambre de Commerce et
d’Industrie auprès d’entreprises métropolitaines devraient,
• Les services liés à des biens : commerce de gros de à terme, permettre d’affiner cette définition.
machines de bureau et matériel informatique ; location de
machines. ... et des sources.
Les analyses statistiques proposées sont issues de
• Les services immatériels : télécommunications nationales,
traitements du fichier UNEDIC. Ce dernier, particulièrement
conseil en systèmes informatiques, réalisation de logiciels,
fiable en matière d’emplois, ne couvre néanmoins qu’une
traitement de données, activités de banques de données,
partie de l’activité (les effectifs salariés du secteur privé,
entretien, réparation de machines, autres activités rattachées à
hormis le secteur agricole) et introduit donc également un
l’informatique.
léger biais d’analyse.zoom
LL'Obser'Observ@toiroire
0000 0000 0000 0001’001 - L aire urbaine* de Lille en 1999
* Définition de l'aire urbaine :
Ensemble de communes d'un seul tenant et sans enclave,constitué
par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines
(couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population
résidente ayant un emploi travaillent dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci.
Le biais de cette définition réside dans la comparaison de territoires
plus ou moins denses : lorsque les polarités sont nombreuses,
les aires urbaines se multiplient et les territoires comparés ont des
superficies très variables. Ainsi l'aire urbaine de Lille est très réduite
au regard de celle de Lyon : l'aire urbaine de Lille s'étend sur
2près de 1 000 km et compte 1,1 million d'habitants, la seconde
2
représente plus de 3 000 km et rassemble 1,6 million d'habitants.
Sources : INSEE 1999, traitement Agence
Les TIC en France
En France, en 2000, 1 110 000 personnes exercent leur 002 - Une offre régionale très concentrée
activité dans le domaine des TIC (soit environ 4 % de la Répartition des effectifs salariés et indicateur de spécificité*
population active occupée).
Ces activités se concentrent pour une large part au
sein de l'aire urbaine de Paris, puis dans les principales 3
Eff
(paaires urbaines françaises. L'aire urbaine de Paris
compte 19 250 établissements TIC (459 620 emplois).
Les 19 aires urbaines suivantes concentrent 22 % de
l'emploi total du secteur (13 300 établissements -
247 680 emplois).
A titre d'exemple, les aires urbaines telles que Lyon,
Marseille-Aix-en-Provence, Bordeaux, Lille, Toulouse,
Grenoble, Nice rassemblent 15 % des emplois salariés
restant soit 8 % des établissements.
Les TIC dans le Nord-Pas de Calais : Indicateur de spécificité
(par zone d'emploi)
de l’effet “Capitale régionale”
191
150
Moyenneaux spécificités locales 100
régionale
50
31
Effectifs salariésEn 2000, la région Nord - Pas-de-Calais compte un peu
(par commune)
1plus de 3 200 établissements TIC.Ces derniers 6 100 0 15 30 km
emploient environ 39 000 salariés. L'aire urbaine de
Lille concentre 1/3 de ces entreprises ainsi que 51 % 2 000
des salariés (respectivement 1 044 établissements et
700
20 111 salariés).
Sources : INSEE - SIRENE 2000 et UNEDIC 2000Au delà des volumes, les récents travaux de l'Agence
IGN - INSEE 20012Régionale de Développement démontrent une
complémentarité des territoires : si la proportion
* Définition de l'indicateur de spécificité :d'activité TIC tertiaire/industrielle est de l'ordre de
Pour chaque zone géographique, est estimée la part de 60/40 dans les bassins d'emplois de Lille, du Douaisis,
l'emploi TIC dans l'emploi salarié total. Un calcul analoguede l'Artois Ternois et de Lens, celle-ci est inversée dans
permet d'obtenir cette part au niveau global de la région.le reste des aires urbaines de la région.
L'indice de spécificité de la zone est le rapport de ces deux
1INSEE : “Panorama régional des Technologies de
parts.
l’Information et de la Communication” dans Profils Nord-Pas
Lorsque l'indice est supérieur à 1, cela signifie que la zone
de Calais n°12, déc. 2001.
2 observée possède un emploi salarié davantage orienté versARD : “TIC : l’attractivité de la métropole lilloise” dans Note
d’information économique n°239, nov. 2001. les TIC.Nombre d'emplois salariés
L’aire urbaine de Lille
et les autres aires urbaines françaises
Lille, un positionnement au croisement des premières aires urbaines
et des territoires au secteur TIC affirmé...
Avec, en 2000, un peu plus de 20 000 salariés représentant 003 - Les aires urbaines de Lille, Bordeaux, Nice,
’ ’1,8 % des emplois nationaux, l'aire urbaine de Lille se un nombre demplois et d établissements
situe au niveau de métropoles de premier plan... loin comparables
cependant derrière l'exception parisienne et l'aire Etablissements et emplois TIC au sein des plus grandes aires
urbaine de Lyon. urbaines françaises (hors aire urbaine de Paris)
2 500 40 000
2 000
30 000
1 500
20 000
1 000
• Nombre d'établissements dans les TIC
10 000• Effectifs salariés dans les TIC 500
Source : UNEDIC 2000 0 0
Une montée en puissance de l’activité à des rythmes inégaux
L'évolution des activités de ce secteur a partout été 004 - Des créations aussi nombreuses à Lille
remarquable. Entre 1990 et 2000 le nombre d'entreprises mais dans de plus petites structures.
TIC a ainsi progressé de 50 % dans les aires urbaines
’Evolution du nombre détablissements et de salariés dans les
de Lille, Toulouse, Marseille-Aix-en-Provence (voire de
TIC et tous secteurs confondus (1990-2000)
75 % dans l'aire urbaine de Rennes). Ces progressions
120 % doivent cependant être relativisées compte tenu du
100 %nombre réduit d'entreprises que comptait le secteur au
80 %début des années 90.
60 %
40 %
En termes d'effectifs, 5,7 % des emplois de l'aire
20 %
urbaine de Lille sont liés au secteur TIC, contre, en moyenne
0 %
6,5 % dans les 19 premières aires de province. Ce poids Paris Lyon Marseille- Lille Toulouse Bordeaux Rennes
Aixrelatif a, par ailleurs, progressé moins vite à Lille qu'au
• Evolution du nombre d’établissements TIC 90-00
sein des autres agglomérations (4,6 % de l'emploi total
• Evlissements total 90-00
en 1990 contre 5 % en moyenne pour les principales
aires urbaines hors celle de Paris).
120 %
100 %L’existence d’autres filières fortes explique sans doute en
80 %partie cet état de fait. Mais la maturité semble également
60 %plus tardive à Lille que dans d’autres métropoles.
40 %
20 %
0 %
Paris Lyon Marseille- Lille Toulouse Bordeaux RennesPistes de recherche :
Aix
TIC : qualification de l’activité et de l’emploi. • Evolution du nombre d’emplois salariés TIC 90-00
L’INSEE a mis ainsi en avant, dans une récente étude
• Eviés total 90-00
(Note 2 p. 3), la progression de la valeur ajoutée créée
par salarié à l’échelle de la région. Sources : UNEDIC et INSEE (fichier SIRENE) - 1990-2000
Lyon
Toulouse
Marseille-Aix
Grenoble
Lille
Bordeaux
Nice
Nantes
Rennes
Strasbourg
Montpellier
Tours
Nancy
Rouen
Clermont-Ferrand
Metz
Nombre d'établissements zoom
L'ObserL'Observ@toiroire
Des maturités de marché variables d’une aire urbaine à l’autre
005 - Un taux de création TIC supérieur à la 0000 0000 0000 0001L'analyse de l'activité d'une aire urbaine
moyenne nationale à l'autre laisse présager des maturités
variables. L'observation des taux de Taux de création pure* d’entreprises sur 3 ans, tous secteurs dont
création "pure"permet de mieux appré- celui des TIC (98-99-00).En %
cier ce point. 60
En moyenne, au niveau des principales
50
aires urbaines françaises, toutes
40
activités confondues, le dernier taux de
30
création moyen connu sur 3 ans (1998-
20
2000) est de 24,7 %. Pour l'activité TIC, il
10
est de 42 %.
0
L'aire urbaine de Lille se caractérise par
un taux de création pure global inférieur
à la moyenne des principales aires
urbaines (23,2 %) mais une création au
• Taux de création TIC
sein du secteur TIC supérieure (43,9 %).
• Taux de création tous secteurs (Industrie-Commerce-Services)
Une des explications peut être un
marché encore instable, en développe- Sources : INSEE-SIRENE 98-99-00
ment. Ce dynamisme est comparable à
* Définition du taux de création pure
celui observé à Rennes notamment.
Le taux de création pure d’entreprises est le rapport du nombre de
En comparaison, les taux de création créations pures d’entreprises sur une période donnée au stock
erd’entreprises au 1 janvier de la première année du début de la période. Lespure des aires urbaines de Paris, Lyon,
créations sont dites pures lorsqu’il s’agit de créations de nouvelles Bordeaux ou Grenoble sont inférieurs à
entreprises (contrairement aux reprises ou aux réactivations). Le nombre de
ceux observés en moyenne témoignant,
créations s’évalue à l’aide des fichiers annuels de créations établis à partir 5
probablement, d'une certaine maturité du répertoire d’entreprises.
de l'offre locale.
Des concentrations spatiales différentes
’Les activités TIC se concentrent inégale- 006 - Les villes-centres : En moyenne 40 % de l emploi
ment dans les villes-centres des aires en nouvelles technologies des agglomérations.
urbaines. L’existence de "polarités TIC", en Le poids des villes-centres dans l’emploi total et dans l’emploi TIC en 2000
parcs notamment, de localisations au
gré des disponibilités ou de la 60 %
configuration du territoire (notamment sa 50 %
densité) expliquent en partie ces
40 %
différences.
30 %
20 %Ces arguments prévalent également
10 %pour comprendre l’évolution de l’emploi
TIC au sein des villes-centres. En 0 %
moyenne le poids de l’emploi TIC au sein
des villes-centres des 19 premières aires
urbaines françaises a progressé de 26 %
entre 1990 et 2000 (l’emploi total pro- • Part de la ville-centre dans l’emploi TIC de l’aire urbaine
gressait de 2 % sur le même territoire, Part de la ville-centre dans l’emploi total
Source : UNEDIC 2000
dans le même temps).
’ ’A l’échelle de l’ensemble des premières 007- Evolution 1990-2000 du nombre d emplois, dont l emploi
aires urbaines, et sur la même période, le TIC, dans les villes-centres et lesaires urbaines.
nombre d’emplois TIC progressait de près
de 50 % (de 14 % si l’on considère
l’ensemble des activités).
Toulouse 62 % 81 % 10 % 26 %
Nantes 49 % 61 % 25 %
Paris 47 % 56 % 1 % 8 %
* Des chiffres à relativiser
Lyon 35 % 50 % - 2 % 10 %
Les évolutions des emplois TIC sont à
Rennes 33 % 67 % 17 % 30 %
considérer comme des ordres de grandeur.
19 premières aires urbaines 26 % 48 % 2 % 14 %
En effet les évolutions semblent importantes
(hors aire urbaine de Paris)
car le niveau d’emploi du secteur, en 1990, Lille 20 % 37 % - 1 % 11 %
était faible. Marseille-Aix 13 % 96 % 1 % 12 %
Bordeaux 10 % 56 % - 6 % 19 %
Source : UNEDIC 1990-2000
Montpellier
Nice
Nantes
Marseille-Aix
Lille
Rennes
Toulon
Toulouse
Ensemble des
aires urbaines
Paris
Clermont-Ferrand
Lyon
Bordeaux
Strasbourg
Grenoble
Toulouse
Nantes
Ensemble des
aires urbaines
Lille
Lyon
Rennes
Marseille-Aix
Paris
Emploi TIC
au sein des
Bordeaux
villes-centres
Emploi TIC total*
Emploi total
au sein des
villes-centres
Emploi total Les activités TIC au sein
de l’aire urbaine de Lille
Une répartition spatiale originale
La répartition spatiale polycentrique de la métropole ainsi Les entreprises se répartissent en fait dans les trois villes-
que sa bonne accessibilité (tant en termes de réseaux que centres et au sein de quelques grandes villes de la
de routes), a permis une relative diffusion de l'activité TIC métropole. Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve d'Ascq et
dans le territoire. Marcq-en-Barœul cumulent ainsi 65 % des effectifs salariés
des TIC de l'ensemble de l'aire urbaine.
Pistes de recherche :
Les critères d’implantation des activités TIC.
008 - Les TIC dans la métropole :
une activité diffuse
Les établissements TIC
Les infrastructures
Sources : SIRENE 98, traitement Agencezoom
L'ObserL'Observ@toiroire
0000 0000 0000 0001
Une forte présence de “services immatériels”
La structuration de l'activité des grandes aires urbaines Avec un quasi triplement du nombre d'établissements
françaises en matière de TIC est assez semblable. en 10 ans, elle conforte cette particularité, affirmant
Les services immatériels concentrent la plupart des ainsi son rôle de métropole tertiaire. Une analyse plus
entreprises du secteur (ainsi que l'essentiel des fine démontrerait certainement le rôle particulier du
emplois). Ce phénomène est conforté dans le temps, secteur du conseil en informatique, activité dans
ce segment étant incontestablement celui qui enregistre laquelle la métropole a engagé un fort processus de 7
la plus forte progression en nombre d'entreprises. rattrapage dès les années 90.
Dans ce contexte, la métropole lilloise concentre, en
Pistes de recherche :
part relative, relativement plus de services immatériels.
Le secteur informatique dans la métropole,
En 2000, un peu plus de 49 % des entreprises TIC sont
rattrapage ou positionnement spécifique ?
des services immatériels (les 515 établissements
métropolitains emploient 9 522 personnes) contre, par
exemple, 45 % à Lyon ou 46 % à Marseille.
Une maturité variable de l’offre locale
Cette concentration justifie certainement une En conclusion
maturité de marché variable selon les segments de
marché. Le développement de la métropole en matière de
TIC semble donc relativement comparable à celui
Qu’il s’agisse d’activités de fabrication de services liés d'autres grandes agglomérations, avec cependant
à des biens ou d’établissements liés à l’imprimerie et à une concentration géographique originale et un
l’édition, le dynamisme du secteur TIC se révèle à tous nombre important de petites structures, souvent
les niveaux : sur chacun de ces secteurs, les taux de liées aux activités de services. La structuration
création pure d’établissements métropolitains dépassent économique du territoire, et notamment l'ensemble
les moyennes des principales aires urbaines. du “cluster” (littéralement, “grappe d'entreprises”)
En revanche, si le taux de création pure d’établisse- que représentent la grande distribution et la VPC,
ments de services immatériels (63,6 %) explique en devrait néanmoins induire des développements
grande partie les créations d’activités du secteur TIC, importants en termes d'activités et de compétences.
ce dernier se révèle légèrement inférieur aux taux
observés dans les autres grandes aires urbaines (67,6 %).
Cette analyse vaut également pour les aires urbaines Pistes de recherche :
de Toulouse, Lyon ou Bordeaux, villes où les services Quelles interactions entre la grande distribution,
la V.A.D et les nouvelles technologies ?immatériels sont là aussi déjà fortement implantés.zoomz
Réseaux hauts débits : état de l’offre
Le haut débit : une définition complexe Le haut débit implique 3 types d’opérateurs
recouvrant différentes technologies
Une offre haut débit sur un territoire nécessite trois types
d'acteurs différents :
Parce qu’évolutive dans le temps, la vitesse de transmis- • Le transport d'informations à grande vitesse sur de
sion des données, à partir de laquelle on peut estimer qu’un longues distances implique la présence d'opérateurs de
débit est “haut”, reste difficile à cerner. Au delà de la seule réseaux internationaux (appelés aussi “backbone”) ;
vitesse de diffusion, le haut débit peut également se définir • Afin de desservir l'utilisateur au travers de réseaux,
par d’autres critères comme la sécurité et la qualité des filaires ou hertziens, des opérateurs de boucles locales
transmissions, un accès permanent, ou bien encore le coût doivent également être implantés sur le territoire ;
raisonnable de la tarification. • Enfin, le haut débit conduit également à l'émergence de
Le haut débit se caractérise enfin par des modalités de nouveaux services et de nouveaux usages. Ce rôle est
raccordement multiples, qui n’offrent pas toutes les mêmes dévolu aux opérateurs de services, qui ne possèdent en
caractéristiques (cf. tableau 009). général pas de réseaux.
La présence de l'ensemble de ces composantes est
nécessaire pour une offre efficiente. Ce premier numéro se
concentre sur les infrastructures de réseaux.
Pistes de recherche :
Adéquation des infrastructures et des opérateurs 009 - Technologies, besoins
de services hauts débits.
et couverure métropolitaine
Technologie Débits Coût TransmissionCouverture Destination
généralement (moyenne de 10 s métropolitaine préférentielle
proposés nationale) de vidéo
Ligne téléphonique Couverture totale Accès disponible pour tous. 56 Kbits/s 2 mn 20 s0,76 €/heure
classique (RTC) Toutes zones géographiques.
Particuliers / PME. 64 ou 2 mn 5 s1,07 €/heureLigne RNIS (accès
Couverture totale Toutes zones géographiques. 128 Kbits/s 1 mn 2 sspécifique numérique
multi-services)
Entreprises / administrations. 64 ou 2 mn 5 s7 622 €/moisCouverture partielleLigne spécialisée
Toutes zones géographiques. 128 Kbits/s 1 mn 2 s
(liaison dévolue à
un usage spécifique) Particuliers / PME 500 ou 16 s45 €/mois
Couverture partielle Agglomération de plus de 1 000 Kbits/s 8 s107 €
ADSL 30 000 habitants.
Boucle Locale Radio Particuliers / entreprises / n.c n.cn.c
Couverture partielle(faisceau hertzien) administrations.
Zones urbaines / semi urbaines.
Particuliers / entreprises / 512 Kbits/s 15 s45 €/moisRéseau câblé Couverture partielle
administrations. Zones
urbaines, zones d’activités.
Source : DigiPortzoom
L'ObserL'Observ@toiroire
Une couverture prioritaire des grands pôles économiques
A l'heure actuelle, les opérateurs de télécommunication • Les efforts des opérateurs se portent sur les
hésitent à dévoiler la localisation précise de leurs principaux pôles d'activités de la métropole (Lille- 0000 0000 0000 0001
infrastructures. En regroupant différentes sources centre, Villeneuve d'Ascq, Marcq-en-Barœul, Roubaix,
d'informations, une première cartographie, certes Tourcoing...).
approximative, des réseaux de la métropole, peut • Pour implanter leurs réseaux, les opérateurs
cependant être dressée. s'appuient en premier lieu sur les infrastructures
existantes : tramways, métros, axes routiers importants
ou voies navigables.Pistes de recherche :
Une étude actuellement en cours par DigiPort
Si cette répartition est structurante pour l'agglomération,permettra d'offrir une vision plus précise de l'offre locale.
elle représente également une contrainte pour des
zones moins bien desservies ou dont l'activité est plus
Les infrastructures présentes sur la métropole et en
faible. La carte de la couverture ADSL révèle encore
particulier les boucles locales suivent un schéma
certaines zones restant pour l'heure non couvertes.
cohérent :
010 -Les réseaux hauts débits dans la
métropole en 2002 : une première
approche
9
Réalisation :
Agence de développement et d’urbanisme
de Lille métropole d’après la carte de la
métropole franco-belge réalisée par la
CCI Lille métropole avec ses partenaires
(IEG, LEIEDAL, WVI, IDETA).
011 - Couverture ADSL (France Télécom) au 31 déc. 2002
Source : France Télécom 2002Chiffres clés Chif
Les TIC dans la métropole : 10 indicateurs
1Les indicateurs ci-dessous visent à dresser une première approche à la fois de la filière des TIC et de
l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans la métropole. Plusieurs
d’entre eux proviennent de partenaires locaux ou nationaux impliqués dans l’observation des nou-
velles technologies. Ils pourront faire l’objet d’une actualisation dans les prochains numéros afin de
mesurer les évolutions en cours au sein de l’agglomération lilloise.
’’Nombre d établissements Nombre d opérateurs
• 2 opérateurs “longues distances”.• 1 044 établissements au sein de l’aire urbaine de Lille ateurs de boucle locale radio.en 2000 (soit 0,95 % de l’ensemble des établissements
• Une dizaine d’opérateurs de services.au niveau national).
Sources : UNEDIC/INSEE
’ ’Nombre d emplois Nombre d abonnés au téléphone portable
• 56,2 % des habitants de la région Nord-Pas de Calais• 20 111 salariés employés dans les TIC au sein de l’aire
déclarent posséder un téléphone mobile.urbaine de Lille en 2000 (soit 1,8 % de l’effectif national).
erSource : Enquête ARD menée du 23 janvier au 1 février 2002Sources : UNEDIC/INSEE
à partir de 2 200 interviews téléphoniques d’habitants
du Nord-Pas de Calais.
Perception par les entreprises de la Pourcentage de foyers connectés
filière TIC de leur cœur de métier (en
pourcentage) • 34 % des habitants du département du Nord de 15 ans
3et plus déclarent utiliser Internet .
erSource : Enquête ARD menée du 23 janvier au 1 février 2002
à partir de 2 200 interviews téléphoniques d’habitants
du Nord-Pas de Calais.
1 La filière des TIC est ici considérée d’après la définition
élargie de l’OCDE (p. 2).
2 Prestations de l’immatériel : réalisations multimédias, création
de logiciels, création graphique, etc...
3 En février 2002, 32,3 % des Français de 11 ans et plus se
sont déclarés être connectés à Internet au cours du dernier
mois d’après une autre enquête menée par Médiamétrie.Travail réalisé à partir d’une analyse des codes NAF et de
l’activité déclarée par les entreprises. 176 établissements interrogés.
Source : Enquête CCILM - Janv.-mars 2002
22,3
Ingénierie
Etudes techniques 22,3
Prestations de
2
l’immatériel 15,1
Services spécialisés
12,9
Distribution
10,9
Prestations techniques
10,6
Edition - Production
2,7
Centres d’appels
2,0
Opérateurs de télécom
1,2
Fabrication

Un pour Un
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