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L'année économique et sociale 2001

De
35 pages
De nombreux événements économiques ou sociaux ont émaillé le déroulement de l'année 2001. Ils concernent à la fois les femmes, les hommes et les entreprises de notre région. Quelles sont les répercussions de la crise bovine sur les résultats agricoles ? Quel est le dynamisme des PME régionales à l'exportation ? Quel sera l'impact du léger regain des naissances pour les évolutions de population ? Quelle est la situation de nos finances locales ? Autant de questions auxquelles « L'année économique et sociale 2001 » se propose d'apporter des éclairages.
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L’économie soutenue
par la consommation des ménages
Les Dossiers
N° 22Synthèse nationale
Juin 20023Synthèse régionale
4Agriculture
6Industrie
8Construction
10Commerce
12Transports
14Tourisme
16Commerce extérieur
18Créations d’entreprises
20Politique de l’emploi
22Les conflits du travail
24Chômage
26Emploi
27Bilan démographique
28Enseignement
30Action sociale - Santé
32Précarité
34Finances locales
SOMMAIRECommerce
Synthèse nationale
L’économie française
marque le pas
n 2001, la phase d’expansion de l’économie française Une plus grande réactivité des entreprises
marque le pas. Le taux de croissance de 2 % est en re-
Dans les entreprises, les tensions sur l’appareil productif seEtrait de plus d’un point sur celui des trois années précé-
sont atténuées. Le taux d’utilisation des capacités de produc-
dentes. Dès janvier, le ralentissement de l’économie
tion a retrouvé sa moyenne de longue période dans l’industrie.
américaine pèse sur l’activité internationale. Les événements
L’activité du bâtiment a plafonné, en raison des difficultés de
de septembre provoquent un choc supplémentaire dans le
recrutement pesant sur la production.
cours des activités financières et économiques. En France,
Face à un environnement général moins favorable, les en-
comme les années précédentes, l’activité est fortement sou-
treprises françaises ont réagi avec vigueur, et de façon pré-
tenue par la consommation des ménages (+ 2,9 %), les expor-
coce, sur les moyens de production en réduisant leurs
tations augmentent faiblement tandis que les importations
investissements. La formation brute de capital fixe (FBCF) des
baissent. Dans ce contexte, les entrepreneurs réduisent leurs
entreprises progresse de 3,8 %, soit la moitié de ce qu’elle était
investissements. Le fléchissement du taux de chômage s’est
en 2000. Cependant, ces anticipations reflétant le climat géné-
interrompu au cours de l’été pour retrouver, en fin d’année, le
ral s’infléchissent et, en toute fin d’année, on observe un léger
niveau de décembre 2000 (9 %).
redressement.
L’inflation a continué de progresser, de 1,3 % en décembreUne forte contraction du commerce mondial
2000, elle est passée à2%unan plus tard. Les suites des
L’affaiblissement de l’économie américaine s’est répercuté chocs inflationnistes liés au prix du pétrole et de la baisse du
sur l’ensemble de mondiale et notamment euro- cours de l’euro face au dollar, l’accélération des coûts salariaux
péenne. Fin 2001, toutes les grandes zones ont été touchées unitaires et, ponctuellement, quelques pointes sur les prix ali-
par le ralentissement : les États-Unis, bien entendu, mais aussi mentaires (aléas climatiques et crises sanitaires pour les mar-
l’Europe où le PIB a baissé de 0,2 % dans la zone euro. Les chés des viandes) expliquent cette hausse du taux d’inflation.
pays émergents ne sont pas mieux lotis du fait de leur forte spé-
cialisation dans les nouvelles technologies. Seuls quelques Interruption de la baisse du chômage
pays comme la Chine et l’Inde échappent à l’arrêt de la crois-
Avec 226 000 emplois créés, l’augmentation du nombresance. L’économie française participe à cette contraction de
l’activité à la fois par une diminution des exportations, (elles d’emplois salariés dans le secteur marchand est moindre
qu’en 2000 (+ 566 000). Parallèlement, la baisse du taux deavaient progressé de 13,3 % en 2000), mais aussi par une
baisse des importations. chômage s’est interrompue pour retrouver, en décembre, le
même taux qu’un an auparavant (9 %). L’intérim constituant
un des canaux d’ajustement des effectifs, les jeunes ont étéLa consommation des ménages français reste
les premiers touchés par la remontée du chômage, près d’undynamique
sur deux occupe en effet un emploi à durée déterminée. Ils
avaient été les principaux bénéficiaires de la vive diminutionSeule composante de la demande progressant aussi forte-
ment que l’année précédente, la consommation des ménages des demandeurs d’emploi grâce aux dispositifs mis en place
en leur faveur. En même temps, des emplois pour des person-a augmenté de 2,9 %. Elle est soutenue par la forte hausse du
revenu disponible brut. En effet, l’accélération des salaires nels qualifiés sont restés vacants, notamment dans le secteur
du bâtiment, reflet d’une inadéquation entre offre et demandecompense le ralentissement de l’emploi. De plus l’impôt sur le
revenu ralentit du fait de la baisse des taux d’imposition et du sur le marché du travail.
Dans ce contexte, la dégradation de l’indicateur deversement de la prime pour l’emploi, tandis que les prestations
reçues augmentent fortement. Accélération des salaires et confiance a été contenue et se situe en fin d’année encore
au-dessus de sa moyenne sur longue périodebaisse d’impôts permettent une hausse du pouvoir d’achat ex-
ceptionnelle de 3,3 %. Les dépenses de consommation des
ménages s’accélèrent, elle progressent de 2,6 % en volume.
Peu sensibles à la dégradation du contexte économique natio-
nal, les ménages français se sont plutôt inquiétés de l’évolution
des prix lors du passage à l’euro. Toutefois, la monnaie unique Pour en savoir plus
a permis le maintien de conditions monétaires favorables limi-
tant l’inflexion de la croisance. Note de conjoncture de l’Insee - mars 2002
Le taux d’épargne est également stimulé par l’accélération Insee Première n° 843 - avril 2002 -
des revenus et le retournement progressif du marché du travail. « Les comptes de la Nation en 2001 ».
Cet accroissement alimente surtout l’épargne financière.
2
rrqCommerce
Synthèse régionale
L’économie soutenue par la
consommation des ménages
’année 2001, en Auvergne, est synonyme d’un ralentisse- concernée en tout premier lieu. Cela se traduit par un
ment de l’activité économique. Touchée comme l’en- ralentissement de la progression du nombre d’emplois offerts,Lsemble de la France par une conjoncture moins favorable, seul le secteur tertiaire reste créateur de débouchés dans la ré-
les différents indicateurs en sont une parfaite traduction. gion avec une augmentation de 2,3 % du nombre d’emplois pro-
posés.
Dans un contexte de repli, les aides à l’emploi peinent à at-Un bilan annuel nuancé selon les secteurs
teindre leurs buts, la baisse du nombre d’entrées dans les dif-
Les différents secteurs productifs régionaux ont été affectés férentes mesures spécifiques s’accentue en 2001 dans les
de manière plus ou moins forte. secteurs marchand et non marchand. Toutefois, la région re-
Ainsi, en matière agricole, les résultats des exploitations trouve une certaine paix sociale, après une période de ten-
sont maintenus grâce à la hausse des subventions compensant sions liées à la mise en place des 35 heures, le nombre de
la baisse des prix de la viande bovine. jours de grève redevient inférieur à celui enregistré en 1999.
L’industrie est concernée de façon nuancée. Le recul de la
croissance touche de manière plus nette les biens d’équipe-
Plus de naissances depuis 2 ans
ment avec des chiffres d’affaires en diminution de quatre points
alors que l’agroalimentaire gagne plus de sept points. Avec environ 14 000 naissances annuelles ces deux der-
Le fait marquant de l’année est sans conteste le fort soutien nières années, un nombre de décès stable et des mouvements
apporté par la consommation des ménages. C’est vrai pour l’in- migratoires favorables à la région, la population régionale se
dustrie, + 2,4 % du chiffre d’affaires dans le secteur des biens maintient.
de consommation, mais également pour le commerce. L’activi- La précarité reste présente dans les grandes villes auver-
té commerciale est en effet restée à un niveau très proche de gnates même si les différentes prestations sociales tendent à
celui de l’année précédente où elle était particulièrement dyna- atténuer les situations difficiles. Parmi les mesures d’aide au
mique. Les effectifs salariés sont restés stables et les chiffres maintien de la santé, la couverture maladie universelle, mise
d’affaires du commerce ont progressé d’un peu plus de deux en place depuis deux ans en remplacement de l’aide sociale
points. Autre secteur de l’économie maintenu à un bon niveau : départementale, apporte une couverture de base à 13 000 Au-
la construction avec un volume de près de 6 000 logements mis vergnats. De plus, 5,4 % de la population régionale bénéficient
en chantier sur l’année. de la CMU complémentaire.
En revanche, l’activité des transports révèle une année en
demi-teinte. Le nombre de voyageurs SNCF n’a pas varié, mais Budget régional : les dépenses d’investisse-
les gares auvergnates ont enregistré une baisse du tonnage de ment progressent
marchandises transportées. Le nombre de passagers aériens,
en baisse les huit premiers mois de l’année en raison d’une ré- En matière de finances locales, l’année 2001, première
année de mise en œuvre des contrats de plan Etat-Régionsduction des relations assurées par le hub, a retrouvé un niveau
satisfaisant à partir de novembre. Quant à l’activité cargo, elle a 2000-2006, s’annonçait comme une année de forte reprise. En
Auvergne, les dépenses d’investissement du budget primitifconnu de belles heures grâce au transport des euros pour le
compte de la Banque de France. régional progressent de 2,8 %.
Les départements du Puy-de-Dôme et de l’Allier présen-En matière d’échanges extérieurs, l’Auvergne a progressé
de deux places au classement comparatif des régions françai- tent des budgets primitifs dont la hausse est supérieure à celle
des de province (respectivement + 11,3 % etses à l’exportation. Les perspectives sont rassurantes, les en-
treprises régionales envisagent de maintenir, voire d’accroître + 6,8 % contre + 5,1 %).
En année électorale, les budgets primitifs communaux évo-la prospection à l’international. Les PME notamment, adoptent
une attitude offensive et se révèlent dynamiques en termes luent de façon ralentie. Mais la faible augmentation traduit éga-
lement la montée en charge de l’intercommunalité qui entraîned’échanges internationaux.
Du côté du tourisme, le bilan annuel est très mitigé. Les ré- des modifications, en niveau et en structure, des finances des
communes adhérentessultats enregistrés par l’hôtellerie et les campings auvergnats
sont médiocres, directement liés à une météo peu clémente
l‘été 2001. La clientèle habituelle des stations thermales n’était
pas non plus au rendez-vous cette année. Pour en savoir plus
Le tertiaire créateur d’emplois Insee Auvergne : La Lettre n° 1 de janvier 2002,
« Conjoncture en Auvergne : dans l’attente d’une
Le recul du chômage s’essouffle et le taux de chômage ar-
reprise ».rêté à 8,5 % en fin d’année, retrouve son niveau de 1983. Dans
une situation de freinage de la croissance, l’offre d’emplois est
3
qrAnnée en demi-teinte
our l’agriculture, l’entrée dans le s’est fortement développé dans lesDominée par les élevages
XXIème siècle ne s’est pas faite quinze dernières années à la suite du
bovins, l’agriculture régio- Pen fanfare. La crise bovine a per- contingentement de la production laitière,
nale a subi, tout au long duré toute l’année, maintenant la crainte domine avec 475 000 vaches, loin devant
dans tous les élevages de voir appa- le cheptel laitier, limité à 275 000 vaches.de l’année 2001, les contre-
raître des cas d’ESB (encéphalopathie Cet imposant troupeau offre sur les her-
coups de la crise bovine spongiforme bovine), alimentant la mé- bages d’Auvergne une palette de cou-
déclenchée en octobre fiance des consommateurs. De plus, en leurs allant du blanc Charolais au rouge
début d’année, l’appartion d’une épi- Salers en passant par les tachetées2000. En matière de gran-
démie de fièvre aphteuse venant Montbéliardes et Prim’Holstein.
des cultures, la moisson d’Angleterre a failli aggraver la situation. Toutefois, les revenus attendus de
est seulement moyenne. Elle fut heureusement assez vite ce cheptel sont faibles : tout au long de
enrayée. l’année 2001, les prix sont restés dépri-Les élevages ovins et por-
Naturellement destinée à l’élevage, més, aux environs de 1,2€/kg vif en prix
cins ont bénéficié de cours la région vit des moments difficiles, sous moyen pondéré pour les gros bovins. On
favorables. Le revenu global le joug de l’état sanitaire de ses diffé- dépassait les 1,5€ les mois précédant
rents troupeaux et particulièrement de le krach d’octobre 2000. Et ce ne serade la « ferme Auvergne » est
son cheptel bovin, présent dans trois ex- qu’à coup d’aides exceptionnelles que le
maintenu par la hausse des ploitations auvergnates sur quatre et revenu des producteurs de viande bo-
subventions. dont l’importance ne cesse de croître. vine ne s’effondrera pas.
Bovins : prix en baisse, effec- Les autres productions anima-
tifs en hausse les encore bien orientées
Jean-Pierre MORVILLER, En 2001, le nombre de bovins s’éta- Pour le secteur laitier, l’année s’est
Direction régionale de l’Agriculture blit à 1 580 000 têtes, soit 10 000 de plus mieux déroulée, avec un prix moyen du
et de la Forêt, Service régional qu’en 2000. Le système allaitant, qui litre de lait en hausse de 4 % par rapport
de statistiques agricoles
Prix moyen pondéré des gros bovins
Euros par kg vif
1,70
2000
1,60
19991,50
1,40
1,30
2001
1,20
Mois
1,10
J FM M M JJ A SO ND
Sources : OFIVAL - SCEES
4à l’annéeprécédente. Soumises aux
Essor continu du troupeau bovinquotas, les livraisons à l’industrie ont at-
teint un volume de 10,7 millions d’hectoli-
tres, soit un repli de 0,9 % sur l’an 2000.
Milliers de têtes
Les autres viandes ont une fois en- 1 800
Total bovinscore tiré profit de la crise bovine et conti- 1 600
nué de susciter une demande soutenue.
1 400
Les prix ont de nouveau progressé de
1 200
manière significative. Pour les ovins, la
1 000
hausse des cours atteint 23 %. Pour les Total vaches
800porcins, elle est en moyenne sur l’année
600 Vaches allaitantesde 18 %, avec toutefois un accès de fai-
400blesse au cours du dernier trimestre, qui
200pourrait se prolonger sur l’année sui- Vaches laitières
0vante. Dans le secteur avicole, l’évolu-
tion reste favorable avec une hausse de 1970 1979 1988 2000 2001
8 % des prix de la volaille. C’est moins Source : Recensements agricoles et statistique agricole annuelle
bien pour les œufs où le prix moyen cède
2 %.
Subventions sur produits
(en millions d’euros)Une année végétale un peu mo-
rose 2000 2001
On observe une pause dans le sec- C’est un total de près de 452 millions Secteur végétal 90,5 93,2
teur des grandes cultures où la course d’euros (trois milliards de francs) qui est dont blé 33,1 32,6
aux rendements a cessé en 2001. On verséà l’agriculture auvergnate, essen- maïs grain 10,9 12,3
avait pris l’habitude, ces dernières an- tiellement dans ses secteurs viande bo-
orge 10,9 12,6
nées, de voir les records tomber. Là,on vine et grandes cultures. Cette somme
autres céréales 12,2 12,9
revient à des scores moyens. Ainsi, le blé record va permettre le maintien du résul-
oléoprotéagineux 15,4 13,4
tendre obtient un rendement de 59 quin- tat agricole global (valeur ajoutée nette
maïs fourrage 8,0 9,3taux à l’hectare, contre un record à au coût des facteurs) et du résultat agri-
Secteur animal 160,7 191,669 quintaux et une moisson 2000 à cole moyen par actif en valeur réelle. Le
dont gros bovins 145,8 177,468 quintaux. Sur une sole de poids des aides publiques devient de
veaux 1,8 3,6108 000 hectares, la production de blé se plus en plus prépondérant : 70 % du ré-
ovins 13,1 10,5replie à 6,3 millions de quintaux, alors sultat agricole global et 96 % du revenu
que le volume avait atteint 7,2 millions de net d’entreprise Total 251,2 284,8
quintaux en 2000. Pour le maïs-grain,
Source : SCEES - Comptes provisoires
dont le rendement est estiméà 89 quin-
taux/hectare, le recul est plus atténué
(record en 2000 : 100 quintaux/hectare)
Compte 2001 de la branche agriculture (en millions d’euros)et la production atteint 3,3 millions de
quintaux. Pour les oléagineux, on ob- Auvergne Évolution 2001/2000
serve un nouveau repli des surfaces cul-
Production agricole 1 935,7 + 1,2 %tivées à 17 300 hectares pour le colza et
dont productions végétales 701,1 + 1,7 %10 500 hectares pour le tournesol, les
dont céréales 233,8 - 4,2 %rendements sont à peine moyens. Les
fourrages 339,6 + 7,6 %conditions de rémunération de ces deux
dont productions animales 1 187,8 + 0,9 %cultures semblent générer une désaffec-
tion de la part des agriculteurs. dont gros bovins 500,9 - 4,3 %
veaux 87,2 - 0,7 %
lait de vache 379,6 + 3,4 %Les subventions sauvent le re-
Subventions par produits incluses dans la production 284,8 + 13,4 %venu
Consommations intermédiaires 1 136,5 + 2,4 %
Face à cette accumulation de difficul- dont aliments du bétail 640,7 + 7,6 %
tés au niveau de la production agricole, intraconsommés 385,0 + 7,1 %
aussi bien pour les céréales que pour les
achetés 255,7 + 8,4 %
élevages bovins (- 15 % de baisse en
Valeur ajoutée brute 799,2 - 1,3 %
moyenne pour les cours en un an), les ai-
Subventions d'exploitation 167,3 + 14,5 %
des publiques apportent leur soutien. À
Consommation de capital fixe 268,7 + 3,8 %la fois sous forme de subventions sur
Résultat agricole global (VANCF) 644,7 0produits (+ 13 %) qui limitent la perte de
16 104€ *Résultat agricole par actif (en euros) 0valeur ajoutée brute à 1,3 % et de sub-
* (en valeur réelle)ventions d’exploitation (+ 14,5 %) qui as-
surent le maintien du niveau du résultat Source : SCEES - Comptes provisoires
agricole.
5
rqrL’industrie auvergnate
reste dynamique
près quatre ans de dynamisme vé, ce résultat n’apparaît pas très inquié-Après le net rebond de
soutenu, 2001 se caractérise par tant. Les secteurs des biens de consom-
2000, la croissance de Aun chiffre d’affaires en moindre mation (+ 2,4 %) et des biens
l’activité régionale ralentit hausse pour l’industrie auvergnate intermédiaires (+ 2,7 %) sont très pro-
(+ 2,9 %) soit près de quatre points de ches de la tendance générale en matièreen 2001. Cependant, grâce
moins que l’année précédente. Fin de chiffres d’affaires. Certaines bran-
à la consommation des mé- 2000, les prévisions pour 2001 lais- ches ont enregistré une stagnation d’ac-
nages et une bonne tenue saient espérer une nouvelle accélération tivité (équipement du foyer : - 1,2 %) ou
de la croissance : elles se sont révélées un recul préoccupant (industrie textile :des exportations au pre-
trop optimistes. Malgré les difficultés - 5,7 %). Toutefois, la plupart d’entre el-
mier semestre, la produc- rencontrées, les entrepreneurs régio- les se sont bien comportées, en raison
tion industrielle reste naux ont su adapter le rythme de leur soit du dynamisme de la consommation
production au contenu des carnets de des ménages pour les biens de consom-soutenue.
commande, quitte à limiter les embau- mation, soit de la demande interindus-
La progression des effec- ches temporaires. Les PME régionales trielle pour les biens intermédiaires. Les
tifs marque une pause et restent toujours compétitives même si, à petites PME en ont toutefois davantage
l’exportation, les grandes entreprises profité que les plus grosses unités.les investissements des
présentent plus d’atouts. En 2001, dans l’industrie agroalimen-
entreprises se tassent de taire, les entreprises enregistrant la plus
façon significative. Cette forte progression, sont celles qui comp-Ralentissement de l’activité
tent, soit moins de 100 salariés, soit plussituation risque de perdu- mais reprise de l’agroalimen-
de 500. Elles obtiennent des taux de
tairerer en 2002. croissance bien meilleurs que les entre-
L’augmentation de la pro- Le ralentissement de l’activité a tou- prises moyennes. En dépit des marchés
ché l’ensemble des secteurs avec toute- toujours fortement concurrentiels, mais àductivité des salariés se ré-
fois des disparités importantes. Le recul l’image de la filière bovine, l’industrie
percute favorablement sur de 4 % dans l’industrie des biens d’équi- agroalimentaire semble retrouver un bon
les volumes d’affaires. pement est probablement consécutif à la dynamisme, effaçant peu à peu les incer-
régression importante observée dans la titudes et la fragilité rencontrées durant le
branche des équipements électroniques premier semestre de l’année. Quels que
et électriques. Les autres branches de soient les secteurs, les entreprises de
ce secteur se situent dans la tendance moins de 100 salariés ont enregistré une
générale de hausse. La progression des plus forte augmentation du taux de chiffre
chiffres d’affaires de l’industrie automo- d’affaires (+ 6,7 %) alors que, pour toutes
bile régionale est modérée (+ 2,2 %) les autres, la croissance d’activité se
mais le niveau d’activité étant déjà éle- situe autour de 2 %.
Principaux indicateurs dans l’industrie - Évolution 2000-2001
Chiffre d'affaires Marge bruteActivité Exportations Effectifs Investissements
hors taxesHervé CHAUVIN, d'exploitation *
Banque de France
Industries agroalimentaires + 7,2 % + 2,2 % + 2,9 % + 8,7 % 9,4 %
Biens de consommation + 2,4 % + 12,6 % + 2,3 % - 11,5 % 15,3 %
Industrie automobile + 2,2 % + 5,2 % + 2,3 % - 10,5 % 10,6 %
Biens d'équipement - 4,0 % + 12,3 % + 1,7 % + 32,7 % 7,0 %
Biens intermédiaires + 2,7 % + 3,6 % - 0,1 % - 0,8 % 8,7 %
Ensemble Auvergne + 2,9 % + 4,8 % + 0,8 % - 0,2 % 0,35 %
* La marge brute d’exploitation est le rapport entre l’excédent brut d’exploitation et le chiffre d’affaires hors taxe.
Source : Enquête Banque de France
6
rmestre. Face à la baisse régulière d’acti- une progression plus marquée des volu-
vité, les chefs d’entreprise ont réagi. mes d’affaires que de celui des effectifs.Pour en savoir plus
Adaptant niveaux de production, soumis Toutefois, ce ratio est lié au nombre desur l’enquête
au contenu des carnets de commande, salariés. Il se situe autour de 158 milliers
et volume d’effectifs, ils ont tout d’abord d’euros pour les entreprises occupantTendance régionales Auvergne :
cessé de recourir massivement aux per- moins de 500 personnes et à 189 milliers« Les entreprises en 2001 - Pers-
sonnels intérimaires. Le secteur des d’euros pour les plus grandes.pectives 2002 » ; Banque de
biens intermédiaires a principalement Par secteur, les disparités demeurentFrance, mars 2002 - Hors série.
été touché par ce tassement de l’emploi importantes. Les valeurs par salarié sontChaque début d’année, la
industriel (- 0,1 %). En adéquation avec très fortes pour les industries agroali-Banque de France réalise une en-
le redressement de l’activité, l’industrie mentaires (303,1 milliers d’euros de CA)quête auprès des chefs d’entre-
agroalimentaire enregistre la meilleure et les biens de consommation (207,8 mil-prise de la région. Cette année,
progression (+ 2,9 %). liers d’euros de CA) alors que l’industrie946 chefs d’entreprise ont colla-
La quasi-stabilité du montant total automobile et les biens d’équipement ontboré à ce travail. L’échantillon re-
des dépenses d’investissement (- 0,2 %) tous deux des valeurs en baisse.présentant plus de 80 200
recouvre des situations bien différentes D’une année sur l’autre, la rentabilitésalariés respecte la structure du
selon les secteurs. Les industries, auto- d’exploitation des entreprises s’est légè-tissu industriel de la région.
mobile et de biens de consommation, en- rement dégradée (- 0,35 point), mais
registrent un recul relativement marqué dans des proportions moindres qu’en
(supérieur à 10 %) alors que celle des 2000. Pour 2001, le taux de marge brute
Le taux de croissance des exporta- biens intermédiaires stagne (- 0,8 %). d’exploitation des entreprises interro-
tions a fléchi : 4,8 % contre8%en 2000. Il Les deux autres secteurs (IAA et biens gées se situe autour de 9,8 %.
demeure cependant significatif en dépit d’équipement) ont poursuivi des politi- Le repli modéré des performances
des ralentissements d’activité et de la dé- ques d’investissement dynamiques. d’exploitation touche l’industrie automo-
prime de certains marchés étrangers C’est notamment le cas des industries de bile, les biens d’équipement et les biens
dans le courant du second semestre biens d’équipement (+ 32,7 %) alors que intermédiaires. En revanche, les
2001. Au total, 32 % du chiffre d’affaires ce secteur fait face à une diminution de de consommation et l’agroalimentaire
des entreprises interrogées est réalisé à ses volumes d’affaires. connaissent une augmentation relative
l’export, principalement dans la zone L’effort d’investissement est surtout de leur rentabilité d’exploitation.
euro. L’importance des ventes à l’export concentré dans les grandes entreprises Par secteur, les résultats observés
varie fortement selon les types d’activité. (+ 10,5 %) pour un total supérieur à 310 l’année précédente se sont globalement
Prépondérantes dans l’industrie automo- millions d’euros. Dans ce domaine, les confirmés. Les biens d’équipement se
bile (55 % du chiffre d’affaires total), très petites entreprises ont diminué leurs dé- révèlent toujours en retrait en termes de
marquées dans le secteur des biens inter- penses (- 15,8 %). Elles avaient beau- marge brute d’exploitation alors que les
médiaires (42 %), les ventes à l’étranger coup investi ces deux dernières années. autres secteurs, comme en 2000, fran-
représentent seulement 13 % des chiffres D’une manière générale, l’effort d’inves- chissent presque tous la barre des 9 %.
d’affaires globaux dans l’industrie agroali- tissement doit être apprécié sur plusieurs Comme l’an dernier, les biens de
mentaire : les entreprises de la filière bo- années, l’observation d’un seul exercice consommation présentent la valeur la
vine ont dû davantage se tourner vers les étant insuffisant. plus élevée (15,3 %).
marchés français. Là aussi, la taille des Malgré un contexte de relative stabili-
entreprises est discriminante : les plus té des cours des matières premières toutPlus forte productivité des sa-
grandes ont des taux d’exportation forts au long de l’année 2001, les entrepriseslariés mais la concurrence
(43,8 %), les plus petites (- de 100 sala- sont touchées par l’érosion des marges
érode les marges
riés) restent peu présentes (8,8 %). En quels que soient leurs effectifs. La
2001, les entreprises de taille moyenne En 2001, la productivité des salariés grande réticence des industriels à rele-
ont réussi à renforcer leurs positions à a augmenté. Un chiffre d’affaires de ver leurs tarifs de vente sur des marchés
l’export : 30,4 % soit cinq points de 173 milliers d’euros par salarié traduit extrêmement concurrentiels explique
hausse par rapport à 2000. principalement cette légère mais nou-
velle dégradation
PME et agroalimentaire : pro- Productivité des secteurs en 2001
gression des effectifs dans un
contexte général de ralentisse- Milliers d’euros
350
ment
300
303,1La progression des effectifs, impor-
250
tante en 2000, s’est ralentie en 2001
200(+ 0,8 %). Cette année encore, le meil-
207,8
leur taux de progression est à mettre au 186,9150
152,1crédit des PME (+ 3,6 %) alors que les
100 119,8grandes entreprises voient leurs effectifs
50stagner, voire regresser (- 0,3 % pour les
0plus de 500 salariés). Le nombre d’em-
Industries agroalimentaires Industrie automobile Biens intermédiaires
plois précaires, intérimaires ou CDD, en- Biens de consommation Biens d’équipement
core important début 2001, continue de
Source : Enquête Banque de France
diminuer tout au long du second se-
7
qToujours plus
de logements neufs
La construction neuve a n Auvergne, depuis maintenant 18 %, et cinq ans auparavant, 37 %. Ce
plusieurs années, la construction renversement de tendance trouve son ex-connu une année plutôt fa- Eneuve de logements atteint un ni- plication dans une montée en puissance
vorable en Auvergne. Les veau très satisfaisant. Depuis 1998, elle du dispositif Besson, pour le secteur privé,
mises en chantier affichent est en permanence au-dessus de la barre mais aussi dans le plan de relance du lo-
des 6 000 logements par an. Le léger dé- gement social, avec la mise en place desune tendance à la hausse
clin constaté récemment, se voit même in- prêts locatifs à usage social (PLUS) et
au dernier trimestre de firmé, essentiellement grâce au secteur des prêts locatifs sociaux (PLS). La forte
l’année notamment grâce collectif. progression des permis de construire ob-
L’environnement économique géné- servée dans ce secteur depuis le débutau collectif. La progression
ral est moins favorable que dans un pas- de l’année était annonciatrice de cette
des autorisations de cons- sé récent et les prévisions de croissance croissance.
truire, due aux projets de ont été revues à la baisse. Les carnets de Les ouvertures de chantiers de mai-
commande des professionnels du bâti- sons individuelles continuent à se main-construction de logements
ment restent toutefois suffisamment gar- tenir à un bon niveau (5 167 maisons
en immeubles collectifs, nis et laissent présager une activité mises en chantier sur l’année ; alors
reste encourageante. satisfaisante dans les mois à venir. qu’en 1996, on dépassait tout juste le
chiffre de 3 000). Mais ce secteur connaîtLe secteur de la construc-
Des dispositifs incitatifs une légère baisse (- 1,6 %) prévisible par
tion non résidentielle, dont la diminution des permis de construireefficaces
le niveau était exceptionnel depuis la fin de l’année 2000. À signaler
En 2001, les mises en chantier de lo- par ailleurs, la situation de surchauffe quedepuis quelques années,
gements affichent une progression de connaissent les artisans et qui entraîne
est désormais à la baisse. 1,8 % (- 2,8 % au niveau national) avec un des délais d’ouverture de certains chan-
accroissement significatif du secteur col- tiers.
lectif de 16 %, mettant fin à deux années Les autorisations de construire dé-
de baisse importante sur ce segment. Sur terminent l’activité à venir : elles laissent
Jean-Yves LAFORET les 6 587 logements déclarés commencés augurer une confirmation de l’évolution.
Cellule économique régionale du BTP en 2001, 22 % sont situés en immeuble Tous secteurs confondus, la progression
collectif. Ilyaunan leur part atteignait est de + 1,2 % et on observe une aug-
mentation de 30 % des projets de cons-
truction de logements en immeubles
collectifs (France : - 1 %).Évolution de la construction de logements
Logements commencés (année mobile) Logements autorisés (année mobile) Collectif
8 000 Collectif 8 000 Individuel
Individuel
7 000 7 000
18 % 20 %31 % 25 %6 0006 000 19 % 22 %28 % 21 % 32 %
5 000 5 000 28 %27 %
30 %4 000 4 000
3 000 3 000 82 % 80 %81 % 78 % 75 %79 % 69 %72 % 68 %
73 % 2 000 72 %2 000 70 %
1 000 1 000
0 0
1996 1997 1998 1999 2000 2001 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Source : Direction régionale de l’Équipement - Cellule statistique - SITADEL
8bâtiments liés au commerce diminuent deÉvolution de la construction de bâtiments non résidentiels par secteur
8 %. Toutefois, au vu des permis de cons-
Nombre de bâtiments non résidentiels truire délivrés, cette situation ne devraitÉvolution 2001-2000
en 2001 pas se poursuivre dans le futur.
Fin 2001, les surfaces de bâtimentsAgriculture 582 147 - 21,0 %
non résidentiels mis en chantier dépas-Secondaire 391 313 + 7,9 %
sent encore les 1,2 million de m². Malgré laBureaux 90 153 + 52,6 %
décroissance constante, ce chiffre resteCommerce 128 501 + 19,7 %
exceptionnel dans les séries statistiquesAutres 116 414 - 40,1 %
auvergnates. En effet, ces surfaces avoisi-Total 1 308 528 - 10,4 %
2naient 850 000 m en 1996. Au niveau na-
Source : Direction régionale de l’Équipement - Cellule statistique - SITADEL
tional, les mises en chantier progressent
2Là aussi, c’est la manifestation des elles étaient de 140 m de shon (surface de 0,7 %.
premiers signes d’une montée en puis- hors œuvre nette) en 1993 et atteignent Les autorisations de construire dé-
2sance concomitante du PLUS (finance- 130 m en 2001. passent encore 1,3 million de m², chiffre là
ment du logement social) et du dispositif aussi exceptionnel, laissant présager une
Besson (investissement locatif). Malgré activité future encore soutenue malgré leLa construction non résiden-
des taux de rendement élevés, les inves- retournement constaté. Elle le sera toute-tielle marque une pause
tisseurs jugent ce dispositif plus contrai- fois de façon très diversifiée selon les sec-
gnant que son prédécesseur, le dispositif Après une longue période de forte teurs.
Périssol. croissance, le secteur de la construction Les bureaux restent les mieux orien-
Parmi les grands projets autorisésen non résidentielle est en perte de vitesse. tés, avec une croissance de + 53 %
2001, il est prévu de construire 94 loge- À la fin de l’année 2001, les surfaces mi- (France + 22 %) ; l’activité du secteur
ments à Chamalières, « Villa Alsacia », ses en chantier sont en diminution pour la dans les mois à venir devrait rester impor-
93 logements seront réalisés à Cusset première fois depuis deux ans:-4,3 % tante.
par la SCI « Les Jardins d’Antan ». (France + 0,7 %) , alors que les permis de Les bâtiments commerciaux connais-
construire, en baisse de 10 %, présagent saient une baisse depuis un an en termes
une poursuite de cette tendance. Elle af- de permis de construire. Ce secteur re-Maisons individuelles légère-
fecte principalement le secteur agricole. trouve aujourd’hui une évolution positivement plus petites et plus loin
2
On peut conserver un certain optimisme de 20 %, avec 128 000 m de surfaces au-des centres-villes
quant à l’environnement économique de torisées.
Sur la même période, les permis de la région au regard des chiffres, encore Parmi les projets autorisés en 2001,
2construire de maisons individuelles bons, des autorisations de bâtiments in- on peut citer 15 000 m de locaux indus-
connaissent une baisse de 6 %. Un certain dustriels, de commerces et de bureaux. triels pour un centre de spécialités phar-
essoufflement apparaît toutefois depuis la Malgré quelques signes d’essouffle- maceutiques à Cournon, ainsi que
2
fin de l’année dernière. Ce phénomène dé- ment ces derniers mois, sur l’ensemble 11 000 m de surfaces industrielles à
passe le cadre de l’Auvergne et se re- de l’année, les bâtiments industriels et les Ste-Sigolène.
trouve au niveau national, bien que de bureaux affichent des progressions en- Le secteur tertiaire (hormis les bu-
façon plus atténuée (- 1,6 %). La très forte core supérieures à 5 %. Le secteur se- reaux) souffre d’un ralentissement des
progression constatée ces dernières an- condaire ne semble pas encore souffrir de permis de construire, notamment pour
nées ne pouvait se poursuivre indéfini- la baisse des perspectives d’investisse- les locaux administratifs. Dans un cycle
ment. Localement, la rareté grandissante ment comme c’est le cas au niveau natio- post électoral, cette inflexion n’est pas
des terrains dans les agglomérations, sou- nal. Avec près de 350 000 m² mis en surprenante. En revanche, l’année 2002
vent évoquée, entraîne des tensions sur chantier pour ce secteur, c’est presque le verra démarrer d’importants chantiers à
les prix et un glissement en deuxième cou- double de surface par rapport à ce que l’initiative des collectivités territoriales,
ronne. Les surfaces moyennes des mai- l’on construisait en Auvergne il y a cinq tels que la « Grande Halle » dans l’agglo-
sons individuelles diminuent légèrement : ans. Les ouvertures de chantier pour les mération clermontoise
Les logements Les bâtiments
2Nombre m
1 600 0008 000La
construction
1 500 0007 500neuve
en Auvergne
7 000 1 400 000
6 500 1 300 000
6 000 1 200 000
Logements autorisés
Bâtiments autorisés
5 500 1 100 000Logements commencés
5 000 1 000 000
1997 1998 1999 2000 2001 1997 1998 1999 2000 2001
Source : Direction régionale de l’Équipement - Cellule statistique - SITADEL
9
qrLa croissance de l’activité
commerciale se maintient
2n 2001, le chiffre d’affaires du pour les moins de 300 m (1,7 points).Au cours de l’année 2001,
commerce a progressé de 2,3 % Cependant, certains secteurs ont mieux
la croissance de l’activité Een moyenne, ces résultats sont tiré leur épingle du jeu que d’autres.
commerciale s’est main- proches de ceux observés en 2000 C’est notamment le cas des grandes
(+ 2,6 %). Parmi les entreprises em- surfaces alimentaires qui, avec unetenue à un niveau très
ployant plus de dix salariés, près de six croissance de 3,9 %, présentent un ré-
proche de l’année 2000. sur dix ont conservé leurs effectifs et sultat très proche de celui des deux an-
Cette tendance s’observe plus d’une sur trois les ont augmentés. nées précédentes, (respectivement
Ce comportement d’embauche se ré- + 3,4 % en 2000 et + 3,2 % en 1999). Lesquels que soient les types
vèle toutefois inférieur à ce qu’il était grandes et moyennes surfaces (GMS)
de commerce et leur taille. l’année précédente. Les plus petites en- de culture-loisirs connaissent également
Entre les quatre départe- treprises, employant moins de dix sala- une bonne progression (+ 3,3 %).
riés, ont connu une progression globale L’équipement de la personne amorce unments de la région les
de leurs effectifs de 10 %. Dans un peu retour à la croissance alors que l’équipe-
écarts sont très faibles. plus de huit cas sur dix, les effectifs n’ont ment du foyer enregistre une érosion
Comme l’ont révélé plu- pas varié. après de très bons résultats en 2000.
L’ensemble des magasins de moinssieurs enquêtes nationales, 2Bon millésime pour l’alimen- de 300 m voit son chiffre d’affaires pro-
l’appétit de consommation gresser de près de deux points. Les pe-taire
des Français n’a pas été tits commerces alimentaires affichent
Pour les grandes surfaces de plus de les résultats les meilleurs notamment
2affecté par la conjoncture 300 m , la progression du chiffre d’affai- grâce aux excellents scores des com-
internationale. res atteint 3,3 points. Elle est inférieure merces spécialisés (primeurs, fromage,
vin : + 4,6 %). Le commerce des viandesMichèle BERNARD
se maintient également bien. Si la
et Jean-Pierre DEBRIX,
conjoncture reste favorable en mobilier,
CRCI Auvergne électroménager, librairie et s’améliore
sensiblement pour le prêt-à-porter et les
chaussures, les résultats sont toutefois
Évolution des chiffres d’affaires 2001-2000 moins bons cette année pour la majorité2
pour les magasins supérieurs et inférieurs à 300 m des commerces non alimentaires.
Les zones urbaines dopent%
4,5
l’activité commerciale
24,0 > 300 m
3,9
23,5 La croissance constatée dans le sec-< 300 m
3,3 teur alimentaire bénéficie essentielle-3,0
ment aux commerces des villes2,5 2,6 2,5 moyennes et des pôles secondaires ain-
2,0
si qu’à ceux de la métropole régionale.1,9 1,9
1,5
L’évolution est également significative
1,0 dans les communes rurales. Des résul-
0,8 0,80,5 tats moins favorables, observés pour les0 0,4
0 petits commerces non alimentaires, af-
fectent principalement les villes moyen-
nes.
Clermont-Ferrand, capitale régio-
Source : Enquête CRCI nale, enregistre des taux de progression
10
Alimentaire
ou déspécialisé
Tabacs, journaux,
santé
Équipement
de la personne
Équipement
du foyer
Culture, loisirs,
divers