//img.uscri.be/pth/11264956ac370958f34f3a8da8ad85ffe8b4a94d
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

L'île Maurice : Un quart de siècle de croissance économique

De
2 pages

L'économie mauricienne a connu une croissance remarquablement durable au cours des vingt-cinq dernières années, avec un taux de croissance moyen de 5,6% par an. L'île Maurice est aujourd'hui un pays à revenu moyen avec un PIB par habitant d'environ 4 294 euros.

Publié par :
Ajouté le : 30 décembre 2012
Lecture(s) : 31
Signaler un abus

ici et ail leurs
L’île Maurice
Un quart de siècle de
L’é co nomie mau ri cienne a connu une crois sance
remar qua ble ment durable au cours des vingt-cinq der nières
années, avec un taux de croissance moyen de 5,6 % par an. L’île
Mau rice est aujourd’hui un pays à reve nu moyen avec un PIB par
habi tant d’ envi ron 4 294 euros.
a crois sance a pris son essor au temps la prin ci pale pro duc tion. DepuisLexique
cours des années 70 et 80 avec une les années quatre-vingt, le sec teur manu -L poli tique éco no mique d’ins pi ra- fac tu rier, pro pul sé par la Zone Franche, Zone Franche : Ter ri toire pri vi lé gié de
tion lar ge ment key né sienne. L’Etat a uti - -est le moteur de la crois sance mau ri petite dimen sion, pos sé dant des
avan ta ges fis caux et doua niers. li sé des outils d’inter ven tion comme cienne. L’acti vi té hôte lière a trou vé son
l’allo ca tion de cré dit à des taux pri vi lé - essor après le boom sucrier de 1976Valeur ajoutée : Richesse créée par
giés aux entre pri ses-clés, les inci ta tions grâce à l’inves tis se ment du sur plusune entre prise ou un sec teur
à l’expor ta tion et à la créa tion d’indus - sucrier dans le tou risme. Au début desins ti tu tion nel au cours d’une période
tries. De plus, les fruits de la crois sance années quatre-vingt-dix, Mau rice s’estdonnée.
-ont été repar tis rela ti ve ment conve na ble tour né vers un sec teur à forte valeur
ment, les iné ga li tés ont été for te ment ajoutée et très pro met teur, le sec teur
rédui tes et les indi ca teurs de bien être finan cier (les ser vi ces ban cai res, lesBiblio graphie
se sont amé lio rés. Comme le montre le assu ran ces et la bourse).
der nier indi ca teur de déve lop pe mentAlter na ti ves Eco no mi ques – N° 184¡
(sep tembre 2000) ; N° 191 (avril humain (1) Mau rice se trouve dans la Des poli ti ques à court
2001). caté gorie des pays à déve lop pe ment
et à long termemoyen en 63ème posi tion sur 162 pays.Les Cahiers Fran çais – N° 269, 279,¡
La dyna mique de crois sance est aus si284 – La Docu men ta tion Fran çaise. Ce “miracle” ne découle pas du hasard – sou tenue par la rapi di té de la tran si tion
¡ CEPII (1998) – Com pé ti ti vi té des il est au con traire la consé quence d’undémo gra phique, une stra tégie de crois -
Nations, Eco no mi ca, Paris. ensemble de poli ti ques à court et longsance extra vertie et des poli ti ques
terme visant à sou te nir la crois sance etmacroé co no mi ques ortho doxes accom -Mau ri tius Employees’ Fede ra tion¡
l’inves tis se ment. A court terme, la(1998) – Thir ty Steps – 68 Eco no mic pa gnant des poli ti ques indus triel les
hausse des dépen ses publi ques sti mule la Facts About Mau ri tius, Port-Louis. sélec ti ves.
pro duc tion et l’emploi et la baisse des
Minis try of Eco no mic Deve lop ment,¡ Le “miracle” éco no mique mau ri cien taux d’inté rêts sou tient la demande inte -
Pro duc ti vi ty & Regio nal s’appuie sur quatre piliers : l’agri cul ture, rieure et la crois sance. A long terme lesDeve lop ment (2000) – Into the Third le sec teur manu fac tu rier, le tou risme et -poli ti ques mises en place par le gou ver Mil len nium, Natio nal Stra te gy for
les ser vi ces finan ciers. En matièreSus tai nable Deve lop ment 1999 – ne ment visent à amé lio rer le niveau
d’agri cul ture, le sucre est depuis long -2005, Port-Louis. d’inves tis se ment inté rieur et étran ger, le
trans fert de tech no logie par les mul ti na -
Ohmae Keni chi (1996) – The End of¡ tio na les ayant des licen ces sur des pro -Nation State: The Rise of Regio nal Com po si tion du PIB en 1976 et 2000
-duits à tech no lo gies avan cées et la for Eco no mies.
ma tion. Il convient de trou ver une
com bi nai son gagnante entre le res pect
des grands équi li bres et l’inter ven tion -Les auteurs
nisme de l’Etat dans la ges tion macro-
éco no mique. Les entre pri ses pri véesRat tan KHUSHIRAM et Isa belle
RAMDOO sont éco no mis tes au sont prin ci pa le ment concer nées par
Minis tère du Déve lop pe ment l’amé lio ra tion de la pro duc ti vi té et la
Eco no mique, des Ser vi ces Finan ciers com pé ti ti vi té.
et des Affai res Cor po ra ti ves à l’île
La crois sance est aus si portée parMau rice.
l’inves tis se ment en capi tal humain. Une
main d’œuvre pro duc tive a été formée,
Source : Bu reau cen tral des sta tis ti ques de l’île
Mau rice
(1) cet in di ca teur est cal cu lé par le Pro gramme
L’ in dustrie ma nu fac tu rière puis le des Na tions Unies pour le dé ve lop pe ment hu main
sec teur fi nan cier ont por té la crois - (PNUD) à par tir de don nées sur l’es pé rance de
sance. vie, l’édu ca tion et le re ve nu.
26ici et ail leurs
crois sance éco no mique
-Cepen dant, avec la conjonc ture inter na Impor tance de la Zone Franche Une bonne année 2000tio nale actuelle, Mau rice fait aujourd’hui
face à de nou veaux défis : la dilu tion des
Le taux de croissance réel du Produitpré fé ren ces ACP et la Poli tique Agri cole Intérieur Brut en 2000 est de 8,6 %,
Com mune en Europe, révi sant à la taux très supérieur à celui enregistré en
baisse le prix du sucre, la dis pa ri tion des 1999, qui était une année
accords mul ti fi bres décou lant de l’Uru - particulièrement mauvaise (2,2 %). Ce
bon résultat est essentiellement dû àguay Round, la perte de com pé ti ti vi té
une excellente récolte sucrière, endes pro duits à faible valeur ajoutée, le
augmentation de 28,5 % par rapport àvieil lis se ment de la popu la tion et le
1999. Le tourisme y a aussi contribué
récent accord con clu par l’Union euro - avec un taux de croissance de 13,5 %
péenne, “Eve ry thing But Arms”. Ain si, en 2000 contre 4,0 % en 1999.
la nou velle stra tégie de déve lop pe ment L’ensemble du secteur des services
est axée sur la recherche de nou veaux maintient un fort niveau de croissance
avec un taux de 11,1 % en 2000 contrecré neaux tels que la tech no logie de
Source : Bu reau cen tral des sta tis ti ques de l’île 9,7 % en 1999. Par ailleurs le secteurl’infor ma tion et des com mu ni ca tions,
Mau rice manufacturier renoue avec une activitésec teur à forte valeur ajoutée.
soutenue et affiche une progression deLa Zone franche cons titue la moi -
De plus, l’enga ge ment de Mau rice dans 7,8 % contre 2,5 % en 1999.tié du sec teur ma nu fac tu rier de -
puis 1990. Sa part dans les ex por- les blocs régio naux (SADC, COMESA...)
ta tions continue à aug men ter. illustre sa stra tégie poli ti co-éco no mique
consis tant à déve lop per une synergie Les prin ci paux accords
avec les pays de la région. Le but est decapable de s’adap ter aux besoins d’une inter na tio naux ren for cer la com plé men ta ri té régio nale-socié té indus trielle fondée sur des tech
en matière de pro duc tion afin de faireni ques de pro duc tion très inten si ves en Accord Mul ti fi bres : Accord mul ti la té ral face à la com pé ti tion mon diale. Commetra vail. Le com merce inter na tio nal et les signé en 1973 sous l’égide du GATT,
l’a d’ail leurs si bien dit Keni chiinves tis se ments directs étran gers ont entré en vigueur en jan vier 1974 et
Ohmae (2) “un pro ces sus de déve lop pe - pro ro gé à plu sieurs repri ses. Il étend lesper mis de finan cer le trans fert de
ment axé sur l’ouver ture régio nale et arran ge ments rela tifs au com merce dusavoir-faire et de tech no logie incor porée
mon diale ne peut qu’avoir des effets coton mis en place à par tir de 1962. Ildans le capi tal. Par ail leurs la sta bi li té de
auto rise les res tric tions quan ti ta ti vesposi tifs con trai re ment à celui d’unel’envi ron ne ment poli tique a per mis une dégres si ves et sert de sup port à desnation isolée et sans res sour ces qui neges tion cohé rente et durable de la accords bila té raux de pro tec tion.tota lise qu’un jeu à somme nulle”. ndemande inté rieure et de la poli tique
Accord de Lomé : Con ven tion signéemoné taire, confor tant ain si la crois sance. Rat tan KHUSHIRAM
dans la capi tale de Togo entre lesEnfin les poli ti ques éco no mi ques étran - et Isa belle RAMDOO
Etats-mem bres de l’Union Euro péennegè res ont offert aux pro duits mau ri ciens et les pays ACP (groupe qui ras semble
un mar ché pro té gé et garan ti (accords de aujourd’hui 77 pays d’Afrique, des
Lomé et mul ti fi bres). Carai bes, du Paci fique et de l’Océan
(2) voir bi blio graphie
Indian) pour la pre mière fois en février
1975 et renou ve lées en 1979, 1984 et
1989. Elles met tent en place un sys tème Indi ca teurs éco no mi ques
com mer cial pré fé ren tiel et notam ment
le libre accès com mer cial aux mar chés 1996 1997 1998 1999 2000
euro péens sans réci pro ci té.
Po pu la tion (en mil liers) 1 134 1 148 1 160 1 175 1 186
68 202 75 293 86 120 81 411 99 892PIB par tête (Rou pies)
Crois sance Réelle PIB/an (%) 6,2 5,6 5,8 2,2 8,6
Taux d'épargne (%) 24,5 26,5 25,7 25,224,0
Taux d'in ves tis se ment (%) 26,0 27,1 23,1 27,6 23,7
Taux de chô mage (%) 5,5 5,9 5,9 6,7 8,0
7,9 5,4 7,9 5,3 4,4Taux d'in fla tion - année fi nan cière (%)
Expor ta tions (Rs). Mil lions) FOB 32 312 33 694 40 051 40 025 41 064
Impor ta tions (RS). Mil lions) CAF 41 082 46 093 49 742 56 629 54 729
Source : Bu reau cen tral des sta tis ti ques de l’île Mau rice.
N.B. : Le taux de crois sance réelle a été réa jus té par rap port au dé fla teur du PIB.
27