Cet ouvrage et des milliers d'autres font partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour les lire en ligne
En savoir plus

Partagez cette publication

NORD-P AS-DE-CALAIS
ROFILS
SEPTEMBRE 1997Prix : 15 francs N°11P
un autre. La comparaison à d’autresChaque année, environ 2% desLa mobilité formes de changement affectant lesétablissements de la région sont
entreprises permet de mieux apprécierdéplacés. Lors des années récentes, ce
l’importance relative de ces change-
phénomène de transferts géogra- ments de localisation. C’est ainsi qu’ongéographique phiques, bien que peu fréquent s’est observe chaque année dans la région
accentué sensiblement. Les déména- un peu plus de 10 000 créations d’éta-
gements sont surtout le fait d’éta- blissements et à peu près autant de dis-
paritions. Les transferts sont, par consé-blissements de petite taille. Dans lades
quent, des mouvements peu fréquents.plupart des cas, la nouvelle implan-
Mais ils sont en constante progression.tation est à proximité de l’ancienne.
Si en 1989, ils n’étaient que 2 382 éta-
La mobilité géographique des éta- blissements à avoir déménagé, sept ansétablissements
blissements est plus forte en zone plus tard, leur nombre atteignait 3 773,
urbaine et fort variable selon les en augmentation de 58%.
secteurs d’activité. Enfin, les mou- Parallèlement, le taux de transferts (1)
passe de 1,4% en 1989 à 2,4% envements entre communes urbaines
1996.et rurales laissent un léger solde
positif en faveur de ces dernières.Hubert Jayet
Des mouvements de proximité
Raymond Bénard Des transferts peu nombreux,
mais en croissance Ces déplacements sont, pour l'essentiel,Mission Enquête sur les
des mouvements de proximité. Sur l'en-
préférences de localisation semble des 25 302 établissements quiDe 1989 à 1996, 25 302 établisse-
ments de la région Nord-Pas-de-Calais ont fait l'objet d'un transfert entre 1989des entreprises
ont changé de localisation, soit en et 1996, 14 000 (soit 55,3%) sont
moyenne un peu plus de 3 000 trans- restés à l'intérieur de la commune. Il y
ferts par an. Chaque année, près de a donc 11 302 changements de com-
1,9% des établissements régionaux ont mune, dont 8 179 à l’intérieur de la
même zone d'emploi. Sur les 3 123donc déplacé leur activité d’un lieu à
Un phénomène qui s’est accentué dans les années récentes
Évolution du taux de transferts entre 1989 et 1996
%
2,5
2,3
2,1
1,9
1,7
1,5
1,3
1990 1991 1992 1993 1994 1995 19961989
Source : Insee - Répertoire Sirene - Fichiers Démo
(1) Taux de transferts pour une période donnée : nombre d’établissements transférés (en provenance de la région et/ou
à destination de la région) rapporté au nombre d’établissements de la région au début de la période.
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00établissements ayant déménagé d’une Dans la région, le volume des créations La mobilité géographique
Nombre d’établissements trazone d’emploi vers une autre (11,9% ou acquisitions d’établissements par des
de l'ensemble des établissements trans- entreprises existantes est sensiblement le
Nombre férés), 2 680 sont demeurés dans la même que celui des transferts : un peu Année d’établissements
au départ région et, parmi eux 2 361 se sont ins- plus de 3 000 par an.
Ensemble 25 028 tallés dans une zone d’emploi voisine
1989 2 371 Les entreprises aussi quittent de celle qu’ils venaient de quitter.
1990 2 708 les villes ...En huit ans, on ne dénombre donc que 1991 3 157
319 déplacements entre zones d’emploi 1992 3 276
non contiguës et 443 transferts entre le Sur les 11 302 établissements ayant1993 3 429
1994 3 189 Nord-Pas-de-Calais et les autres régions : changé de commune, 7 154, soit 63%
1995 3 196 169 départs et 274 arrivées. De sur- sont restés à l’intérieur de la même
1996 3 702
croît, ces transferts interrégionaux unité urbaine. S’y ajoutent 2 082 chan- Source : Insee - Répertoire Sirene - Fichiers Démo
obéissent à la même logique de proxi- gements d’unité urbaine, 1 623 mouve-
mité observée dans les transferts intra- ments entre unités urbaines et com-
Taux d’arrivéesrégionaux. Le Nord-Pas-de-Calais fait munes rurales et 443 mouvements
entre 1989 et 1996 selo
plus de la moitié de ses échanges avec internes aux communes rurales.
les deux régions voisines, Picardie et Les mouvements entre communes
Champagne-Ardenne (95 transferts) urbaines et rurales (2) se traduisent par
ainsi qu’avec l'Île-de-France (130 trans- des pertes nettes des communes
Dunkerque
Calaisisferts sur 443). urbaines en direction des zones rurales :
L’importance des déplacements de 942 établissements ayant quitté une
proximité est la conséquence des commune urbaine se sont implantés
Flandre-Lys
contraintes géographiques qui pèsent dans une commune rurale. En sens
Boulonnais
sur l’activité des entreprises. Celles-ci inverse, 681 établissements ont aban- Saint-Omer
sont liées à leur environnement par la donné une commune rurale pour
Béthune-Bruay
main-d’œuvre qu’elles emploient et par rejoindre une commune urbaine. Les
les relations qu’elles entretiennent avec trois quarts de ces mouvements sont res-
Lens-
Berck-Montreuild’autres entreprises. Quand elles démé- tés à l'intérieur de la même zone d'em-
nagent, c’est souvent pour trouver des ploi. Le solde de 261 établissements en
Artois-Ternoislocaux plus adaptés. Ce changement de faveur des communes rurales montre
locaux se fait à l’intérieur de la même donc pour les entreprises, une tendance
entité géographique. Si une entreprise à l’éloignement des centres urbains,
veut s’implanter dans une zone éloi- observée par ailleurs pour les ménages.
gnée, elle ne transfère pas nécessaire- Il ne faut cependant pas exagérer l’im-
ment un établissement existant. Elle crée portance du phénomène : il représente
plutôt un nouvel établissement ou en 2,3% de l’ensemble des changements
acquiert un auprès d’une autre entreprise. de commune. La mobilité est plus forte en zone urbaine
Taux de départs et taux d’arrivées annuels
moyens par zone d’emploi entre 1989 et 1996Des mouvements de proximité
Répartition des transferts entre niveaux géographiques Unité : %
Taux de TauxZone d’emploi
Type de mouvements en nombre en % départs d’arrivées
Ensemble 25 302 100,0 Ensemble 1,85 1,86
Roubaix-Tourcoing 2,29 2,29Intracommunaux 14 000 55,3
Lille 2,69 2,61Entre communes, internes aux zones d’emploi 8 179 32,3
Dunkerque 1,66 1,65Entre zones d’emploi contiguës, intrarégionaux 2 361 9,3
Entre zones d’emploi non contiguës, 319 1,3 Flandre-Lys 1,04 1,12
intrarégionaux Douaisis 1,65 1,66
Interrégionaux entrants 274 1,1 Valenciennois 1,65 1,67
Interrégionaux sortants 169 0,7 Cambrésis 1,28 1,26
Intercommunaux, internes à une unité urbaine 7 154 28,3 Sambre-Avesnois 1,23 1,24
Intercommunaux, entre unités urbaines 2 082 8,2 Artois-Ternois 1,44 1,53
Intercommunaux, urbain vers rural 942 3,7 Lens-Hénin 1,88 1,94
Intercommunaux, rural vers urbain 681 2,7 Béthune-Bruay 1,61 1,69
Saint-Omer 1,43 1,47Solde urbain-rural -261
Calaisis 1,48 1,51Source : Insee - Répertoire Sirene - Fichiers Démo
Boulonnais 1,87 1,93
Berck-Montreuil 1,17 1,24(2) Les termes de communes urbaines et rurales sont employés en référence à ceux retenus au recensement de la
population de 1990. Source : Insee - Répertoire Sirene - Fichiers Démo
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAISvoisines (Picardie et Champagne-...et en particulier la métropole
e des établissements croît Ardenne) et de l'Île-de-France.régionaleansférés entre 1989 et 1996
Nombre Nombre total Une mobilité géographique plusLa comparaison entre flux intrarégio-
d’établissements d’établissements
naux de directions opposées faità l’arrivée transférés forte en zone urbaine
d'abord apparaître des pertes nettes25 133 25 302 C'est dans les zones urbaines que la
2 371 2 382 systématiques des zones de Lille et mobilité géographique des établisse-
2 692 2 720 Roubaix-Tourcoing en direction des ments est la plus forte. Les deux zones
3 151 3 170 autres zones de la région : 404 départs d'emploi de la métropole viennent lar-3 275 3 308
contre 155 arrivées. De plus, la zone gement en tête des taux de départs : en3 445 3 470
de Lille enregistre des pertes nettes en3 226 3 240 moyenne, chaque année, 2,7% des éta-
3 228 3 239 direction de celle de Roubaix-Tourcoing. blissements de la zone de Lille et 2,3%
3 745 3 773 À l’intérieur de la région, les principales des établissements de la zone de
bénéficiaires des transferts sont les deux Roubaix-Tourcoing ont changé de locali-
zones les plus occidentales de l'ancien sation. Viennent ensuite les zones du
s annuel moyen Bassin minier, Lens et Béthune-Bruay, qui Bassin minier (Lens, Béthune-Bruay, le
on la zone d’emploi en % ont accueilli 287 établissements, les Douaisis et le Valenciennois) ainsi que
pertes étant au nombre de 192. Les les zones côtières de Dunkerque et du
gains nets de ces deux zones s'expli- Boulonnais. de 1,12 à moins de 1,47
quent d'ailleurs, pour l'essentiel, parde 1,47 à moins de 1,66 L’importance des transferts en milieu
de 1,66 à moins de 1,94 l’importance des transferts en prove- urbain est une des facettes du phéno-de 1,94 à moins de 2,61
nance de la métropole. Le Douaisis mène plus général de la forte mobilité
bénéficie également de transferts nets en milieu urbain. C’est aussi en zone
Roubaix-Tourcoing importants en provenance de Lille et urbaine que les créations d’établisse-
Roubaix-Tourcoing. Mais ceux-ci sont ments sont les plus fréquentes et que, la
presque contrebalancés par des soldes pression d’une forte concurrence
Lille nets négatifs, principalement en direc- conduit à des cessations plus nom-
tion de l'Artois-Ternois, de Lens et de breuses. C’est également dans ces
-Hénin Béthune-Bruay. Enfin, la zone de zones que les emplois sont les plusValenciennois
Douai Flandre-Lys attire essentiellement des instables et la mobilité professionnelle la
entreprises en provenance de plus forte.
Dunkerque et de la métropole pendant
Sambre-Avesnois que Boulogne et Montreuil attirent sur-
Les grands établissements sontCambrésis tout les entreprises des autres zones de
très peu mobilesla côte.
Du côté des déplacements entre le
Dans les flux interzones, part de la zone de Quand on considère l'ensemble des éta-Nord-Pas-de-Calais et les autres
départ dans les flux à destination de la zone blissements répartis par taille, onrégions, là encore, les pertes nettes sont
d’arrivée en % constate que les plus mobiles ont entred'abord le fait de la métropole lilloise,
dix et vingt salariés, avec un taux dedans ses échanges avec les régions25 à 49
départs de 2,5%. Les établissementsautres que l'Île-de-France. Quand aux
50 à 70 plus petits sont un peu moins mobiles.gains, ils sont pour l’essentiel localisés
À l'opposé, au-dessus de vingt salariés,en Pas-de-Calais, qui attire des établis-plus de 70
les taux de départs décroissent trèssements originaires des deux régions
Les grands établissements sont les moins mobiles
Répartition des départs entre 1989 et 1996 Taux de départs annuel moyen
%Guide de lecture Taille au Nombre 2,6
départ d’établissements 2,4
transférés
2,2
Par exemple, 98% des établissements régio- Ensemble 25 028
2naux ayant changé de zone d’emploi, à desti- 0 11 641
1,8nation de la zone de Roubaix-Tourcoing, pro- 1-4 8 377
viennent de celle de Lille. À destination de 1,65-9 2 385
Lens, 32% proviennent de la zone de Lille et
1,410-19 1 31531% proviennent de celle de Béthune.
1,220-49 894Seuls ont été représentés les flux supérieurs ou
150-99 260égaux à 30%, permettant de repérer l’existence
0,8100-199 108de liens privilégiés entre certaines zones.
0 1 à 5 à 10 à 20 à 50 à 100 à 200
200 et plus 48 4 9 19 49 99 199 et plus
Effectif salarié
Source : Insee - Répertoire Sirene - Fichiers Démo Source : Insee - Répertoire Sirene - Fichiers Démo
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00rapidement. En huit ans, seuls 36 éta- solutions mieux adaptées pour faire évo-
blissements de 100 salariés sont partis luer leur implantation géographique, en
pour occuper un nouveau site. particulier l’acquisition d’établissements
Cependant, du seul fait de leur taille, les existants.
établissements les plus grands représen-
Des différences importantes entretent une part importante des effectifs
secteurs transférés. C'est ainsi que les 416 éta-
blissements ayant au moins cinquante
La mobilité géographique des établisse-salariés avant leur transfert représen-
taient 1,7% des départs, mais ments est très variable d’un secteur à
employaient près de 45% des effectifs. l’autre. Le plus mobile est celui des
Qui plus est, quand la distance aug- services aux entreprises. Le taux de
mente, la taille des établissements qui se départs y est de 3,8%, deux fois
supérieur à la moyenne. Les taux dedéplacent diminue. Les 22 179 établis-
départs sont également élevés danssements restés à l’intérieur de la même
les industries de biens d’équipementzone d’emploi occupaient en moyenne
(3,2%) et de biens de consommation5,4 salariés avant leur transfert.
Pendant ce temps, les 2 680 établisse- (3,1%), ainsi que dans la construction
ments qui ont changé de zone d’emploi (2,8%) et les transports (2,4%). Les
n’en occupaient que 4,3. secteurs où la mobilité géographique
De fait, plus la taille d’un établissement est la plus faible sont l’agriculture,
sylviculture, pêche, l’énergie, les indus-est importante, plus les obstacles au
tries agroalimentaires et les services auxtransfert sont importants. Les grandes
particuliers.entreprises préfèrent recourir à d’autres
Pour comprendre ces résultats
La notion de transfert
En démographie économique, le transfert d’établissement résulte de la création d’un établissement par transfert géographique d’activité total ou
partiel (déplacement des salariés et des moyens physiques de production) en provenance d’un autre établissement appartenant à la même entre-
prise. Lors du transfert, la suppression totale ou partielle de moyens de production au lieu de départ est accompagnée systématiquement par la
création de nouveaux moyens de production au lieu d’arrivée.
Au niveau national, les mouvements de transfert sont neutres dans le sens où la création d’un nouvel établissement est compensée par la cessa-
tion de départ. En revanche, ces mouvements prennent un tout autre sens lors d’une analyse géographique plus fine : régionale, départementale
ou par zone d’emploi.
Cette définition est à distinguer de la création “pure“ d’un établissement économique sur un site. Ce dernier embauche la totalité des salariés et
installe de nouveaux moyens de production, ne provenant pas de la cessation définitive de l’activité d’un établissement de l’entreprise situé
ailleurs.
Cette définition générale du transfert suggère de multiples cas de figure. Par exemple ceux, bien que peu fréquents, où l’exploitant
ampute au lieu de départ son établissement d’une partie qu’il cède à un nouvel exploitant et/ou reprend au lieu d’arrivée tout ou partie d’un
autre établissement qu’il intègre au sien. En réalité, les combinaisons de ces différents concepts de transferts sont difficiles à appréhender en rai-
son des connexions qui rattachent les établissements et entreprises entre eux. Ces types de situations peuvent se rencontrer lors de restructura-
tions d’entreprises.
C’est pour cette raison que l’étude ne retient que les établissements, qui ont cessé toutes activités économiques au lieu
de départ après les avoir transférées toutes sur un nouveau site géographique.
L’information disponible dans le fichier Sirene
Le répertoire Sirene, fichier à caractère administratif est la source d’informations sur les entreprises et établissements ayant une activité
économique.
Le fichier annuel “Démo” de démographie d’entreprises et d’établissements, élaboré en aval du fichier Sirene permet d’étudier l’évolution du parc
des établissements aussi bien de manière spatiale que temporelle. Il prend en considération tous les moments qui métamorphosent la vie de l’en-
treprise, de l’établissement : la création et/ou la cessation, les mouvements de transferts géographiques, le changement d’exploitant, la reprise,
la transformation, etc.
Le champ retenu couvre la totalité des mouvements des établissements industriels, commerciaux et de services enregistrés avec une activité
effective durant les années de la période 1989 à 1996.
Pour en savoir plus
er• Enquête sur les préférences de localisation des entreprises - Insee - Les Dossiers de Profils n°49, à paraître au 1 trimestre 1998.
• La mobilité des établissements - Atlas de la France, volume III - Jean-Pierre Delisle et Frédéric Lainé - La Documentation française - 1997.
Directeur de la publication : Jean-Claude HAUTCŒUR - Service Administration des Ressources : Daniel HUART - Service Études Diffusion : François HOUSSIN
Service Statistique : Robert MORIZUR - Rédactrice en chef : Élisabeth VILAIN - Secrétaire de fabrication : Jean-Claude DELEHAYE
Vente : Bureau de vente, 130 avenue J.F. Kennedy - BP 769 - 59034 LILLE CEDEX - Tél : 03 20 62 86 66 - Télécopie : 03 20 62 86 00
CPPAD en cours - ISSN 1269-0260 - Dépôt légal octobre 1997 - © Insee 1997 - Code Sage PR0971120 - UNIVERS LILLE Tél : 03 20 63 10 07
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin