Cet ouvrage et des milliers d'autres font partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour les lire en ligne
En savoir plus

Partagez cette publication

économie Les comptes économiques 2000 Légère inflexion de la
Le calendrier de production des comptes économiques La comptabilité nationale fournit une photographie macroéconomique complète et cohérente d’une économie dans toutes ses composantes. Elle répond à des concepts internationaux, ce qui permet à la fois des comparaisons temporelles mais également spatiales. Cependant, ces évaluations reposent sur le traitement d’une grande quantité d’informations, dont l’origine et les délais d’obtention sont très variés. Aussi, les comptes économiques d’une année N ne peuvent être disponibles avant le deuxième trimestre de l’année N + 3. Les comptes de La Réunion ont actuellement environ un an de retard sur ce calendrier et sont engagés dans une phase de rattrapage qui devrait être achevé au cours de 2005. Le calendrier prévisionnel de publication des comptes pour les années à venir est le suivant :
Disponibilité
Comptes 2001 Comptes 2002 Comptes 2003
Décembre 2004 Août 2005 Mai 2006
économie 2DE LA REUNION
2e trimestre 2004
L’économie réunionnaise a connu une légère inflexion en 2000, après une année 1999 particulièrement florissante. La croissance est restée stimulée par le dynamisme de la consommation des ménages mais a subi les effets dépressifs d’une forte poussée des importations.
Le Produit Intérieur Brut (PIB) de La Réunion, exprimé à prix courants, a atteint 8,641 milliards d’euros en 2000 (près de 57 milliards de francs), soit une progression de 5,3 % par rapport à 1999. Mesurée en terme de PIB par habitant, cette progression est plus faible (+ 3,5 % en 2000), conséquence d’une croissance démographique toujours dynamique à La Réunion. Avec près de 12 000, le PIB par habitant réunionnais représente 51 % de son équivalent au niveau natio nal en 2000.
Les revenus dopent la consommation et l’investissement des ménages
Laconsommation des ménagesa conti nué d’être le principal moteur de la croissance en 2000. Elle accélère encore (+ 6,7 % après + 6,0 % en 1999), contri buant pour 6,6 points à l’évolution du PIB. La consommation des ménages a
10 % 8 % 6 %
4 % 2 % 0 % 1994 2 % 4 %
été largement soutenue par le dyna misme de leurrevenu disponible brut qui progresse de 5,6 % après + 4,2 % en 1999. Celuici a notamment bénéficié de la vigueur des revenus salariaux (+ 5,8 %) mais aussi des mesures de réductions d’impôts sur le revenu. En revanche, le pouvoir d’achat des ména ges a été atténué par l’accélération des prix (+ 1,9 % après + 0,9 %), qui restent néanmoins contenus.
Les dépenses des ménages ont été parti culièrement vigoureuses dans le domaine des biens de consommation. Les achats en habillement ont notamment rebondi (+ 20,5 % après  0,8 %), dans un contexte de modération des prix. Par ail leurs, les dépenses en produits pharma ceutiques à la charge des ménages ont encore accéléré (+ 25,9 % après + 8,3 %) et représentent désormais 4,0 % de leur consommation totale. En revanche, les achats d’automobiles sont restés modé rés (+ 1,8 % après + 8,5 % en 1999), la bonne tenue du marché de l’occasion
Contributions à la croissance du PIB
1995 1996 1997 1998 1999 2000
Consommation Finale Investissement
Variation de stocks Echanges extérieurs
Produit Intérieur Brut
La contribution à la croissance du PIB d’une de ses composantes est le produit de l’accroissement de cette composante et de son poids relatif à la période précé dente. Une contribution représente ainsi l’effet d’une variable sur le PIB “toutes choses égales par ailleurs”. Par construction, la somme des contributions de tou tes les composantes du PIB est égale à son accroissement total.
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin