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Les échanges extérieurs de la France en 1995

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Les échanges extérieurs de la France ont enregistré des excédents records en 1995. Malgré un tassement des flux en cours d'année dû au ralentissement de l'activité en France et chez plusieurs de nos partenaires de la zone OCDE, le solde des échanges de biens a fortement augmenté, de 21,9 milliards de francs en données CAF/FAB. Les échanges de services ont dégagé un excédent en progression de 5 milliards par rapport à l'année précédente. Le solde touristique a été en repli. L'amélioration du solde des revenus de la propriété et le retour à l'équilibre des transferts en capital ont conduit au total à une progression de la capacité de financement de 72 milliards de francs.
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N° 460 JUIN 1996
PRIX : 14 F
LES ÉCHANGES EXTÉRIEURS
DE LA FRANCE EN 1995
Micheline Vincent et Henri Tyrman, Division Echanges extérieurs, Insee
biens (+21,9 milliards par rapport à 1994),es échanges extérieurs de la France
des revenus de la propriété (dont le déficit
ont enregistré des excédents re- se réduit de 18,6 milliards ), et des transfertsL cords en 1995. Malgré un tassementen capital, qui sont redevenus proches de
l’équilibre alors que l’année 1994 avait étédes flux en cours d’année dû au ralentis-
marquée par d’importantes remises de det
sement de l’activité en France et chez plu-tes consenties aux pays africains pour ac
sieurs de nos partenaires de la zone compagner la dévaluation du franc CFA .
Dans les années 80, les opérations nonOCDE, le solde des échanges de biens a
financières entre la France métropolitaine
fortement augmenté, de 21,9 milliards deet l’extérieur se soldaient par un besoin de
francs en donn ées CAF/FAB. Les échan- financement, le résultat positif de l’année
1986 s’expliquant par l’effet du contre chocges de services ont dégagé un excédent
pétrolier (graphique et tableau 1). Une in-
en progression de 5 m illiards par rppora t version de tendance s’est produite dans les
à l’année précédente. Le solde touristiqueannées 90 et ce solde a été excédentaire en
95 pour la quatrième année consécutive. a été en repli. L’amélioration du solde des
revenus de la propriété et le retour à
Excédent record
l’équilibre des transferts en capital ont de la balance commerciale
conduit au total à une progression de la
Le commerce extérieur de la France a enre
capacité de financement de 72 milliards gistré un excédent sans précédent en 1995.
de francs. Selon les estimations de l’Insee, le solde a
atteint 48,4 milliards de francs en données
CAF/FAB, après 26,5 milliards en 1994 (En
La capacité de financement de la Nation a cadré). Les exportations ont augmenté de
atteint 113,3 milliards de francs en 1995, en 9,1% et les importations de 7,5%. Cette pro
forte progression par rapport au résultat de gression assez vive des flux en moyenne
l’année précédente (41,1 milliards) mais annuelle masque cependant une tendance
aussi par rapport au précédent record cons au tassement à partir du deuxième trimes
taté en 1993 (69,6 milliards). Cette amélio tre. La demande mondiale adressée à la
France s’est alors ralentie, en particulier deration s’explique principalement par la
la part des pays de l’OCDE. Cependant, leprogression du solde des échanges de
Soldes des opérations non financièr enes tre la France métropolitaine et l’extérieur
En milliards de francs courants En milliards de francs courants
Solde extérieur
1992 1993 1994 1995
Biens CAF-FAB -21,7 31,3 26,5 48,4
Tourisme 58,5 59,5 59,3 54,3
Services
(hors tourisme) 57,8 60,8 75,2 80,1
Opérations
de répartition -84,7 -82,0 -119,9 -69,5
Capacité
9,9 69,6 41,1 113,3de financement
Source : Comptes de la Nation 1995, Insee
˚
INSEE PREMIEREdes produits agricoles s’est amélioré menté moins vite, traduisant le ralen
Prix moyen du commerce
de 2 milliards, sous l’effet d’une vive tissement de l’investissement en
extérieur progression des ventes de céréales, France. L’évolution des flux de biens
Évolution en % par rapport à l’année précédente explicable par la hausse des quantités de consommation a été moins forte, en
vendues et des prix mondiaux. Les in particulier à l’importation. L’excédentExport Import
dustries agro-alimentaires ont aussi relatif au matériel de transport terres Agriculture 3,3 5,1
enregistré une progression sensible tre s’est réduit de 5,5 milliards deIAA 2,1 -0,4
Energie 5,6 -1,4 de leur excédent. francs, sous l’effet d’une pénétration
Biens intermédiaires 4,1 5,7 Le déficit énergétique s’est à nouveauaccrue des marques automobiles
Biens d’équipement professionnel 0,1 -1,2
réduit de 6,2 milliards. Les exporta étrangères, avec un taux de couver
Biens d’équipement ménager -2,7 -4,6
tions (en particulier d’électricité) ont ture historiquement bas. Les flux deVéhicules de transport terrestre 0,8 1,6
progressé et les importations ont bais biens intermédiaires ont fortementBiens de consommation courante 0,2 -0,3
sé. En effet, nos achats de pétrole raf augmenté, en particulier dans la chi Ensemble 1,6 1,2
finé ont diminué et l’appréciation du mie et la métallurgie. Le repli des
Source : Comptes de la Nation 1995, Insee
franc par rapport au dollar a entraîné ventes de matériel militaire ( 6,7%) a
une baisse du prix moyen en francs du été plus limité que l’année précédente
ralentissement plus marqué de la de pétrole brut malgré la hausse des ( 20%).
mande intérieure et le dynamisme de cours du baril en dollars.
nos exportations vers les pays de la Les échanges de produits manufactu Forte progression de l’excédent
zone hors OCDE ont conduit à une rés ont vivement progressé, en parti avec les pays hors OCDE
amélioration sensible du solde de nosculier les exportations de biens
échanges de biens (+ 21,9 milliards). d’équipement professionnel (+13,1%) La composition géographique de nos
Cette hausse est imputable pour l’es et ménager (+11,1%). Les importa- échanges est assez stable. Le com
sentiel à l’évolution des volumes tions de biens d’équipement ont aug merce avec nos partenaires de
échangés, les prix du commerce exté
rieur n’évoluant que faiblement. Le
prix moyen des produits échangés a Détail des échanges extérieurs en 1994 et 1995
augmenté de 1,6 % à l’exportation et
En milliards de francs courants
de 1,2 % à l’importation, conduisant à
Solde Solde Exportations Importations
une très légère croissance des termes 1994 1995 (ou crédits)1995 (ou débits)1995
de l’échange ( tableau 2 ). Nos exporta
Biens CAF-FAB 26,5 48,4 1428,8 1380,4
tions se sont accrues de 7,3 % en vo Agriculture 18,1 20,1 75,8 55,7
lume après 7,1% en 1994, à un rythmeIAA 26,8 31,4 139,9 108,5
Energie -65,7 -59,5 35,5 95,0proche de l’évolution moyenne du
Biens intermédiaires -10,6 -15,5 352,1 367,6commerce mondial ( 8,0 % selon les
Biens d’équipement professionnel 44,9 59,9 396,3 336,4
estimations de l’Organisation mon
Biens d’équipement ménager -9,5 -8,5 25,1 33,6
diale du commerce). La compression Matériel de transport terrestre 31,1 25,7 186,6 160,9
des marges des entreprises exporta Biens de consommation courante -8,6 -5,2 217,4 222,6
trices, en particulier vers les pays dont Union européenne 25,2 23,8 915,8 892,0
la monnaie a été dépréciée, a permis OCDE hors Union européenne -34,1 -52,4 140,2 192,6
Reste du monde 35,4 77,0 372,8 295,8de limiter les pertes de compétitivité
qu’on aurait pu attendre de l’apprécia Tourisme 59,3 54,3 136,2 82,0
tion du taux de change effectif du Services hors tourisme 75,2 80,1 236,8 156,7
franc. Par contre, le ralentissement de Récupération 2,7 2,3 8,1 5,8
Transports 28,3 28,5 60,2 31,7l’activité et de la demande en France
Services rendus aux entreprises 35,4 38,3 94,1 55,8et chez plusieurs de nos partenaires
Enseignement et recherche 6,6 6,6 13,4 6,8
de l’Union européenne et de l’OCDE
Services d’assurances -1,5 0,5 5,6 5,2
explique la décélération des flux de Organismes financiers 3,8 3,6 53,0 49,4
commerce extérieur tout au long de
Opérations de répartition dont : 119,- 9 -69,5 /// ///
l’année. En glissement annuel, la Rémunération des salariés -1,8 0,7 22,1 21,4
croissance en volume n’a été que de Impôts sur la production et les importations -60,4 -63,4 /// 63,4
Subventions 53,7 58,5 58,5 ///0,7% à l’exportation (contre 7,7 % en
Coopération internationale courante -67,2 -58,2 20,2 78,41994) et de 3,0 % à l’importation (con
Intérêts -57,9 -40,0 289,4 329,4
tre 10,4% en 1994).
Revenus de la terre et des actifs incorporels -4,3 -2,4 13,3 15,7
Tous les secteurs ont concouru àDividendes 11,09,851,041,2
l’amélioration du solde, à l’exception Primes nettes d’assurance -3,2 -4,0 2,6 6,6
Indemnités d’assurance 11,0 10,3 13,8 3,5des biens intermédiaires et du maté
Transferts courants 36,8 34,5 64,6 30,1riel de transport terrestre ( tableau 3).
Autres transferts en capital -24,7 -2,0 0,3 2,3
L’excédent agro alimentaire a atteint
Capacité de financement 41,1 113,3 /// ///51,5 milliards de francs en 1995, con
Source : Comptes de la Nation 1995, Inseetre 44,9 l’année précédente. Le solde
¸?l’Union européenne représente 63,6%
Les principaux partenaires de la France en 1995
du total de nos échanges après l’adhé
En milliards de francs courantssion de l’Autriche, de la Finlande et
Soldes Soldes Exportations Importationsde la Suède. L’excédent enregistré
1994 1995 de biens FAB de biens CAF
avec nos partenaires de l’Union a peu
Allemagne -4,3 -2,2 250,3 252,5 évolué : l’amélioration des ventes de
Belgique et Luxembourg -3,8 -1,4 121,2 122,6
produits agro alimentaires et d’éner
Espagne 14,3 14,1 103,1 89,0
gie électrique a compensé le tasse Italie -7,2 0,2 136,7 136,5
ment dans le secteur automobile. LesPays Bas -3,6 -6,9 65,5 72,4
Portugal 4,7 4,5 19,9 15,4 échanges avec l’Allemagne sont res
Royaume Uni 26,3 21,9 131,3 109,4 tés dynamiques et globalement pro
Suisse 17,0 19,7 55,0 35,3
ches de l’équilibre, avec des soldes
Etats Unis -17,7 -22,9 83,5 106,4
sectoriels en progression à l’exceptionJapon -21,9 -20,3 27,9 48,2
de l’automobile et des biens d’équi
Source : Douanes
pement. Ces deux secteurs sont a
contrario à la source de la nette amé
lioration du solde avec l’Italie, nos bus, ont progressé de 28% ; le solde ritime ont enregistré une très légère
entreprises ayant su profiter de la re est devenu excédentaire. La crois augmentation des excédents.
prise des investissements dans ce sance des exportations vers les pays Après de fortes hausses en 1994, en
pays malgré la baisse de la lire : nosde l’Est a été presque aussi vive recettes et en dépenses, des commis
échanges sont redevenus excéden (+22,6%) : le déficit s’est réduit de sions et frais bancaires, 1995 a reflété
taires (tableau 4), nos ventes pro- 2,7 milliards. Les exportations vers le recul du volume des opérations en
gressant plus vite (+12,2%) que nos l’Afrique ont également augmenté gagées sur le MATIF (marché à terme
achats (5,8%). De même, l’effet (+13,4%) et, conjuguées à une baisse international de France) de l’ordre de
global de la baisse de la peseta sur des importations, ont conduit à une 10 milliards de francs à l’importation
notre solde avec l’Espagne n’appa forte progression de l’excédent comme à l’exportation, le solde excé
raît pas en 1995, le léger repli de no (+10,3 milliards). Les exportations dentaire restant stable.
tre excédent s’expliquant par une vers les pays du Moyen Orient sont Du fait de ce fort repli des flux de ser
augmentation des importations auto les seules à avoir baissé, mais notre vices financiers, on constate sur l’en
mobiles, soutenues par un fort cou solde s’est néanmoins amélioré en rai semble des services hors tourisme
rant d’échanges intra firmes avec ce son d’une diminution de la facture une baisse des importations ( 3,6 %)
pays. L’effet de la baisse de la livre pétrolière. et une quasi stabilité des exporta-
est plus marqué : nos achats en pro tions.
venance du Royaume Uni ont aug L’amélioration des échanges
menté de 7,2%, contre 2,2% pour de services se poursuit Repli de l’excédent touristique
nos ventes, limitées par le repli sen
sible du matériel de transport terres Pour la quatrième année consécutive, Après deux ans de stabilité, l’excédent
tre. Le Royaume Uni demeure l’excédent des échanges de services touristique en 1995 s’est replié de
cependant notre premier partenaire hors tourisme a progressé, passant 5 milliards de francs par rapport à
sur le plan de l’excédent commercial.de 75 milliards de francs en 1994 à 1994. Les effets de la dépréciation de
Le solde de nos échanges avec les 80 milliards de francs en 1995. la lire, de la livre sterling, de la peseta
autres pays de l’OCDE s’est à nou Cette amélioration s’explique par les et du dollar, et dans une moindre me
veau dégradé. Ceci s’explique princi bons résultats des services rendus sure les attentats à la bombe de l’été,
palement par l’évolution de nos aux entreprises dont les recettes du ont entraîné une quasi stabilité de nos
échanges avec les Etats Unis, où nos négoce international ont progressé de recettes touristiques ( 0,2 %), avec un
exportations ont reculé de 8%, sous 2,2 milliards de francs et les frais de recul des recettes touristiques en pro
l’effet notamment de la baisse du dol montage (services liés à la production venance de l’Italie et du Royaume Uni
lar et de moindres ventes d’Airbus. Parde certains biens d’équipement) de particulièrement important, et une
contre, notre déficit s’est à nouveau 3,5 milliards de francs. Les services augmentation de 6,4 % des dépenses
réduit avec le Japon : nos exportationsd’assurance ont également contribué des Français à l’étranger en raison de
ont nettement progressé (+9,9%), en à l’augmentation de l’excédent des taux de change favorables principale
particulier pour les biens de consom échanges de services. ment en Espagne et aux Etats Unis.
mation. De même les échanges avec L’ensemble des échanges de services Les dépenses en devises espagnoles
la Suisse ont connu une forte crois de transport se sont stabilisés avec se sont accrues de 14 % en 1995 par
sance, avec un solde en sensible amé des résultats contrastés selon les rapport à 1994.
lioration. modes. L’excédent des services de
Notre solde avec les pays non mem transport aérien s’est amenuisé, les Forte réduction du déficit
bres de l’OCDE a fortement augmen recettes se réduisant plus que les des opérations de répartition
té. Avec les pays d’Asie à économie dépenses : 2,7 % contre 1,6 % entre
en développement rapide, les exporta 1994 et 1995. A l’inverse, les servicesLe solde des opérations de répartition
tions, poussées par les ventes d’Air de transport ferroviaire, routier et ma s’est amélioré de 50 milliards de
˝èmefrancs par rapport à 1994 sous l’effet sées aux agriculteurs. La croissance au titre de la "4 Ressource" s’est
de quatre facteurs. de ces aides a atteint 18,8 %, soit unnettement réduite passant de 23 mil
La poursuite de la réforme de la Politi montant de 6,2 milliards de francs su liards de francs à 16,3 milliards de
que agricole commune s’est traduite périeur à celui de 1994, principale francs.
pour la troisième année consécutive ment au bénéfice des aides aux Le déficit des revenus de la propriété
par le gel des terres dont le taux a étécéréales et aux protéagineux. Les s’est sensiblement réduit, passant de
réduit par rapport à celui de 1994. Il ensubventions versées par le FEOGA en 51,2 milliards de francs en 1994 à 32,6
a résulté une moindre diminution de 1995 se sont au total accrues de 5 mil milliards de francs en 1995, reflétant
l’offre de produits agricoles. Par liards de francs soit une évolution de principalement l’amélioration de la
ailleurs, les prix de soutien aux pro 9,4 % par rapport à 1994. "position - titres" de la France vis à vis
duits agricoles européens ont été ré Par ailleurs, la cotisation sur les su de l’extérieur, conséquence de l’effet
duits en vue d’un rapprochement aveccres reversée à l’Union européenne conjugué de ventes par les non rési
les prix sur le marché mondial. En con s’est accrue de près de 1 milliard de dents de titres français, notamment
séquence, les restitutions à l’exporta francs (+ 32,4 %), et la TVA commu d’O.A.T. et de l’achat par les résidents
tion ont baissé de 17 %, soit 2 milliards nautaire de 1,5 milliards de francs de titres étrangers, principalement sur
de francs. Cette baisse, sensiblement (+ 3,2 %). A l’inverse, la situation du les places financières d’Allemagne, du
plus faible qu’en 1994, a été largementbudget communautaire étant excé- Luxembourg, et du Royaume Uni.
compensée par les aides directes ver dentaire, la contribution à ce budget Enfin, la réduction du déficit des opé
rations de répartition est due très lar
gement aux transferts en capital dont
La balance commerciale des douanes, le compte affecté en 1994, à hauteur
la balance des paiements et le compte du Reste du Monde de 25,5 milliards de francs, par les
La balance commerciale établie par la Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects est abandons de créances en faveur de la
établie à partir des échanges de biens entre la métropole d’une part, et le reste du monde y compris
zone CFA (Mesures Dakar II) s’est sol les DOM TOM d’autre part. Le compte du Reste du Monde de la comptabilité nationale (base 1980)
procède de même pour l’ensemble des échanges économiques. En revanche, la Banque de France dé en 1995 par un déficit de 2 milliards
pour établir la balance des paiements considère comme territoire de référence l’ensemble de la
de francs.métropole et des DOM TOM.
Les échanges de marchandises du compte du Reste du Monde et la ligne "importations et exportations"
de la balance des paiements sont fondés sur les statistiques douanières. Toutefois, le passage de l’unePour comprendre
à l’autre nécessite quelques ajustements (tableau). Une correction est ainsi effectuée depuis 1993 sur
les statistiques intra communautaires pour tenir compte en particulier des mouvements effectués par ces résultats
les opérateurs situés en dessous du seuil d’exigibilité des déclarations d’échanges de biens et non
pris en compte dans les statistiques douanières.
On parle de capacité de financement lorsque leAu niveau des résultats détaillés, trois raisons supplémentaires expliquent les écarts entre la
solde des opérations non financières entre labalance des paiements et le compte du Reste du Monde :
métropole et l’extérieur est positif, de besoin de- La comptabilisation FAB FAB des marchandises en balance des paiements entraîne une
financement lorsqu’il est négatif. évaluation des services de transport et d’assurance qui diffère de celle effectuée CAF FAB
dans le compte du Reste du Monde.
Les flux de commerce extérieur sur les marchan - Le traitement de quelques opérations peut différer. En balance des paiements, les échanges
dises et les services liés (transport, assurance)de produits de la récupération sont assimilés aux marchandises alors qu’ils sont inclus dans
sont mesurés : importations CAF (coût, assu les services dans le Compte du Reste du Monde. Une partie des opérations n’est pas détaillée
rance et fret) et exportations FAB (franco à bord).(les "autres biens et services" en balance).
Les opérations sur marchandises comprennent- L’utilisation pour certains postes des services et des opérations de répartition du compte du
donc les frais de transport et d’assurance jusqu’àReste du Monde d’informations non mobilisées par la balance des paiements peut conduire à
des estimations différentes. la frontière française, qui ne sont pas affectés aux
rubriques transport et assurance des échanges
Soldes 1995 en m illiards de Francs de services.
+59,5 +59,5Balance commerciale CAF-FAB (Douanes) Balance commerciale CAF-FAB (Douanes) L’évolution des prix des importations et des ex
+ Correction CAF/FAB +45,0 + Avitaillement -0,1 portations est estimée par les indices de valeur
unitaire, calculés par l’Insee à partir des données= Balance commerciale FAB-FAB - Produits de la récupération -2,3
(Douanes) +104,5 en valeur et en quantité fournies par l’administra
tion des douanes. Les termes de l’échange sont- Echanges entre la métropole et les DOM- + Ajustement (petits opérateurs, etc.) -8,7
TOM -33,2 mesurés par le rapport de l’indice du prix des
exportations à l’indice du prix des importations.+ Ere les DOM-TOM et le
reste du monde (hors métropole) -13,9
En comptabilité nationale, suivant la norme euro + Divers (opérations sans paiement,...) 7,7
péenne en vigueur, les intérêts sont enregistrés à
= Echanges de marchandises FAB-FAB +49,7 = Echanges de marchandises CAF-FAB +48,4 terme échu, ce qui peut entraîner certaines diver
(Banque de France) (Comptabilité nationale) gences avec la balance des paiements, qui prend
en compte les coupons courus.
Direction Générale :
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75675 Paris cedex 14
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Baudouin Seys
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ISSN 0997 3192
© INSEE 1996