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Un deuxième trimestre 2002 globalement étale, un avenir jugé incertain (Flash d'Octant n° 78)

De
6 pages
Dans un contexte international mieux orienté mais encore incertain, la croissance de l'économie française s'est maintenue grâce au dynamisme de la consommation des ménages et à la progression des échanges extérieurs. En Bretagne, l'industrie et le bâtiment présentent des signes de reprise. Dans l'agriculture, la production animale est globalement plus élevée que l'année passée, sauf pour la volaille de chair. Les cours sont dans l'ensemble en baisse. Dans l'industrie comme dans le bâtiment, l'activité en hausse d'un trimestre à l'autre, reste cependant inférieure à celle des années passées. Début juillet, les industriels se montraient à nouveau plus inquiets que trois mois plus tôt. Le volume des ventes dans le commerce de gros comme dans le commerce de détail apparaît particulièrement dégradé. Dans les services, l'activité a manqué de dynamisme pour cette période de l'année. Les exportations comme les importations ont baissé ce trimestre. L'augmentation du chômage se poursuit et touche désormais toutes les catégories de chômeurs. A la fin du trimestre, le taux de chômage(1) s'établit à 7,6 %. Il a progressé de 0,1 point sur le trimestre et de 0,4 point par rapport à juin 2001.
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Octant
Numéro 78 - Septembre 2002Synthèse
conjoncturelle
Un deuxième trimestre 2002 globalement étale,
un avenir jugé incertain
Dans un contexte international mieux orienté mais encore incertain, la croissance
de l'économie française s'est maintenue grâce au dynamisme de la consommation
des ménages et à la progression des échanges extérieurs. En Bretagne, l'industrie
et le bâtiment présentent des signes de reprise.
Dans l'agriculture, la production animale est globalement plus élevée que l'année
passée, sauf pour la volaille de chair. Les cours sont dans l'ensemble en baisse.
Dans l'industrie comme dans le bâtiment, l'activité en hausse d'un trimestre à
l'autre, reste cependant inférieure à celle des années passées. Début juillet, les
industriels se montraient à nouveau plus inquiets que trois mois plus tôt.
Le volume des ventes dans le commerce de gros comme dans le commerce de
détail apparaît particulièrement dégradé.
Dans les services, l'activité a manqué de dynamisme pour cette période de l'année.
Les exportations comme les importations ont baissé ce trimestre.
L'augmentation du chômage se poursuit et touche désormais toutes les catégories
(1)
de chômeurs. A la fin du trimestre, le taux de chômage s'établit à 7,6 %. Il a
progressé de 0,1 point sur le trimestre et de 0,4 point par rapport à juin 2001.
autres secteurs ; l’industrie automobile étant le secteurFrance entière, le PIB a progressé de 0,5 % au
le plus dynamique avec une croissance de 2,2 %.deuxième trimestre comme au premier. La demande
intérieure hors stocks contribue à la croissance à L’emploi salarié privé a augmenté de 0,1 % au
hauteur de 0,5 point, mais les variations de stocks printemps après 0,2 % le trimestre précédent. Le
tertiaire et la construction contribuent à cettecontribuent à nouveau négativement pour 0,3 point à
croissance : ils progressent respectivement de 0,4 % etl'évolution du PIB. Le commerce extérieur participe à
la croissance à hauteur de 0,3 point ; les exportations 0,1 %. Dans l’ensemble de l’industrie, l’emploi se
progressant plus que les importations (respectivement replie de 0,4 %, le recul étant de 0,5 % dans
l’industrie manufacturière.de 1,5 % et 0,6 %).
Fin juin 2002, le nombre de demandeurs d’emploi deL'investissement des entreprises s'est replié de 0,4 %
ce trimestre ; celui des ménages en revanche augmente catégorie 1 s’élevait à 2,102 millions (en données
de 1 % après deux trimestres de recul. brutes). En un an, le nombre de personnes à la
recherche d’un emploi s’est accru de 8,2 %. A la fin duLa production industrielle, mesurée par l’indice de la
( 1 )deuxième trimestre, le taux de chômage au sens du i a progressé de 0,6 % ce
trimestre. La production s’est repliée dans les industries BIT était de 9 %, augmentant de 0,1 point sur le
agroalimentaires et s’est pratiquement stabilisée dans trimestre et de 0,4 point par rapport à juin 2001.
les biens de consommation. Elle a progressé dans les
(1) Suite à une nouvelle évaluation de la population active ( intégrant les résultats du recensement de 1999 ) et du nombre de chômeurs (prenant en
compte de nouvelles catégories ), la série des taux de chômage régionaux et France entière a été révisée afin de se rapprocher du concept de
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH7864 - PRIX : 2,2€Cours du porc charcutier breton - classe E ( euros / kilo) Agriculture : cours en baisse
2,00
pour les productions animales1,90
Série brute Sur le marché des gros bovins, laAu deuxième trimestre 2002, les
1,70 situation reste difficile. Au printemps,livraisons de lait sont supérieures de
2,6 % à celles de la même période de l’activité d’abattages se situe 1 % au-
1,50 l’année passée. Le prix du lait payé au dessus de la moyenne des cinq années
précédentes. Mais les cours desproducteur s’élève en moyenne à
1,30 principales productions bovines restent0,29€, en baisse de 3,3 % par rapportSérie CVS
dans l’ensemble inférieurs à ceuxau printemps 2001.
1,10 d’avant-crise.Le cours de l’œuf a continué de se
Sur le marché du veau de boucherie, ladéprécier ce trimestre. Au printemps
0,90 production est légèrement supérieure à2002, il est inférieur de 22 % à celui du
1997 1998 1999 20001 2002 2002
celle déjà élevée du printemps 2001deuxième trimestre 2001. Le secteur de
Source : SCEES - CVS : INSEE
(+ 1,5 %). La campagne de promotionla volaille de chair est entré depuis
Abattages de gros bovins (Tonnes) du veau de la Pentecôte semble avoirplusieurs mois dans une crise de
stimulé l’activité en mai. Le prix du veausurproduction : les abattages sont en
de boucherie s’élève en moyenne à24 000 retrait de 5 % par rapport à ceux du
Série brute printemps précédent, la production de 4,47€/Kg au deuxième trimestre. En
baisse par rapport au niveau élevé dupoulets recule de près de 8 % et celle de
printemps 2001, ce prix est égalementdindes de 2 %.
19 000
inférieur de 8 % au prix moyen des cinqLe cours du porc déprimé en avril et mai
années précédentes.s’est quelque peu redressé en juin. SurSérie CVS
Au deuxième trimestre, les quantitésl’ensemble du trimestre, il s’établit en
14 000 débarquées de poissons, crustacés etmoyenne à 1,25€, inférieur de 16 % au
mollusques dans les criées bretonnesprix moyen des cinq années précéden-
sont inférieures de 6,6 % à celles dutes. Les abattages sont en hausse de
printemps 2001 et le prix moyen a3,6 % par rapport à la même période de9 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002 progressé de 5,1 %.2001.
Source : SCEES - CVS : INSEE
Industrie : une bonne progression au deuxième trimestre
et des prévisions de stabilité pour l’été
Selon l’opinion exprimée par les chefs de la « pharmacie, parfumerie,
d’entreprise début juillet, l’activité entretien ». Elle est demeurée stable
industrielle bretonne a nettement dans l’industrie de l’habillement et du
progressé au cours du deuxième cuir, en revanche, elle s’est tasséeTendance de la production industrielle (Soldes d’opinions)
trimestre. Toutefois, la production était encore un peu dans « l’édition, impri-
40
jugée inférieure à celle observée les merie, reproduction ».
Production observée années précédentes. L’activité dans les industries agroali-30
La production de biens intermédiaires mentaires s’est repliée au deuxième
s’est accrue au printemps. Les industries trimestre. Ce fléchissement a été ressenti20
du caoutchouc, des plastiques et de la principalement dans l’industrie des
10 chimie, l’industrie textile, l’industrie du viandes (abattages et transformation,
bois et du papier ainsi que la métallurgie toutes productions confondues) et dans
0 et la transformation des métaux ont la « fabrication d’aliments pour
Production prévue bénéficié d’une activité soutenue. En animaux, travail du grain ». La produc-
-10 retrait depuis plus d’un an, la production tion de l’industrie laitière s’est très
de l’industrie des composants électri- légèrement infléchie. Par contre,
-20 ques et électroniques a fortement l’activité des industries alimentaires1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture augmenté. L’activité dans l’industrie des diverses (industrie du poisson, conserves
produits minéraux apparaissait un peu de fruits et légumes, boulangeries,
moins terne qu’en début d’année mais biscuiteries …) s’est intensifiée.
était jugée encore insuffisante. Début juillet, les chefs d’entreprise seÉtat de la demande
L’activité dans l’industrie des biens montraient hésitants sur l’évolution àet niveau des stocks dans l’industrie (Soldes d’opinions)
d’équipement a redémarré au deuxième court terme de leur propre production.30
Niveau des stocks trimestre. Le rythme de production s’est Ils estimaient que les carnets de
20 accéléré dans la construction navale, commandes stagnaient à un faible
aéronautique et ferroviaire. L’activité niveau et jugeaient les stocks légèrement
10
s’est raffermie dans les équipements supérieurs à leur moyenne de longue
0 électriques et électroniques, elle s’est un période. Néanmoins, la demande leur
peu améliorée dans l’industrie des apparaissait bien orientée. Dans ce
-10 équipements mécaniques. contexte, les industriels prévoyaient une
Après deux trimestres de recul, la quasi stabilité de leur activité pendant-20
l’été. Par ailleurs, leurs prévisionsproduction de biens de consommationCarnets de commandes
-30 est revenue au printemps à un niveau concernant le développement de
jugé conforme à la normale. L’activité l’industrie française dans son ensemble
-40
s’est développée dans l’industrie des étaient à la baisse comme l’atteste le1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture repli de l’indicateur de climat général.équipements du foyer et dans l’industrie
2 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 78 - Septembre 2002Construction : carnets de commandes en hausse,Activité de l’ensemble du bâtiment (Soldes d’opinions)
70 activité inférieure aux deux années précédentes
Activité observée
50 ment s’atténuent quelque peu. DébutSelon les professionnels du bâtiment, la
légère reprise d’activité observée dans juillet, 74 % des chefs d’entreprise
30
leur secteur au deuxième trimestre n’a déclaraient être confrontés à des
pas permis un retour à la normale. difficultés de recrutement, contre 78 %
10
trois mois plus tôt.L’activité reste très en-deçà de celle des
deux années précédentes à la même Les tensions sur l’appareil de production
-10
période dans tous les segments sont également en baisse : 60 % desActivité prévue
d’activité. Au cours du trimestre, seul le chefs d’entreprise déclarent ne pas
-30
pouvoir accroître leur production contresecteur de l’amélioration-entretien
connaît une évolution positive. 70 % au trimestre précédent.-50
2001 20021997 1998 1999 2000 Après deux trimestres consécutifs de Au deuxième trimestre, l’activité
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
recul de la production, le second-œuvre construction de logements neufs se
maintient à un bon niveau, avec un peuretrouve une faible croissance. Dans le
plus de 5 000 logements mis engros-œuvre, la baisse d’activité du débutNombre de logements neufs autorisés en Bretagne
chantier. Ce niveau de productiond’année se poursuit, de manière moins3 000
2000 2002 marquée que précédemment . résulte du dynamisme de la maison
2001 Moyenne 1993 - 2002 Les chefs d’entreprise anticipaient une individuelle mais aussi d’une certaine2 500
dégradation de leur activité dans son reprise dans la construction de
2 000 logements collectifs.ensemble pour les mois d’été. Le recul
La demande de logements neufsd’activité concernerait tous les secteurs
1 500 mais serait moins fortement ressenti conserve une orientation favorable.
dans le secteur de l’amélioration- Avec 6 000 nouveaux logements
1 000 entretien. autorisés ce trimestre, elle dépasse de
Début juillet, les entrepreneurs 8 % la demande moyenne observée en
500 déclaraient disposer de carnets de cette période de l’année. Le marché de
la maison individuelle se maintient et lacommandes étoffés. A cette date, le
0 niveau des carnets de commandes reprise sur le marché des logementsjan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc.
Source : DRE - Sitadel s’élevait à 5,2 mois de travail dépassant collectifs semble se confirmer.
ainsi le maximum de 4,8 mois connu en Sur le marché des bâtiments profession-
Enquête réalisée avec l'aide de la
juillet 2000 et avril 2001. nels, le nombre de mètres carrés
Les professionnels du bâtiment estiment autorisés est inférieur de 14 % à la
que l’emploi s’est pratiquement moyenne des cinq dernières années,
stabilisé au cours du deuxième trimestre conséquence de la diminution des
après la baisse du début d’année. Une projets de construction en bâtimentsBRETAGNEFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT nouvelle baisse est pressentie pour les agricoles et industriels.
mois d’été. Les difficultés de recrute-
Consommation-commerce :
dégradation dans le commerce de détail en mai-juin
France entière, la consommation des plus fortement dans le commerce non
ménages a légèrement accéléré au spécialisé que dans le commerce
deuxième trimestre (+ 0,5 % après spécialisé.
+ 0,3 % au premier trimestre). Début juillet, les commerçants jugeaient
En Bretagne, les négociants interrogés en leurs stocks plus élevés qu’en début
juillet font état d’une conjoncture d’année mais inférieurs au niveau
morose en mai-juin. Selon eux, la baisse habituel en cette période.
des ventes dans l’ensemble du com- Les intentions de commandes pour les
merce de gros commencée à l’automne mois de juillet-août sont en baisse,
2001 s’est accentuée en mai-juin. Au inférieures à leur moyenne de longue
cours de ces deux mois, les ventes ont période.
fléchi dans les biens de consommation Les résultats des enquêtes de conjonc-Tendance des ventes dans l’ensemble
(1)alimentaires et non alimentaires. Elles sedu commerce de détail (Unité : solde d’opinions) ture réalisées par la Banque de France
20 sont pratiquement stabilisées, à un confirment la tendance à la baisse :
niveau bas pour les biens intermédiaires « Globalement, l’activité commerciale
10
et les biens d’équipement. Les intentionsVentes passées en mai-juin a connu une nouvelle baisse
de commandes sont orientées un peu0 en rythme annuel. Les soldes et les
plus favorablement pour les mois de prévisions de fréquentation touristique
-10 juillet-août dans la quasi-totalité des laissent toutefois augurer de bonnes
secteurs. perspectives.-20
Dans le commerce de détail, lesIntentions de commandes Les commerces d’habillement et de la
-30 détaillants interrogés en juillet estiment chaussure, malgré une hausse de nature
que leurs ventes se sont nettement saisonnière, ont subi un tassement de
-40
dégradées en mai-juin. Le volume des leur courant d’affaires à un an
ventes réalisées au cours de ce bimestre-50
1997 1998 1999 2000 2001 2002 est jugé l’un des plus bas de ces six (1) Source : Banque de France, service des Affaires
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
dernières années. L’activité s’est réduite
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 78 -Septembre 2002 3Immatriculations de voitures neuves en Bretagne
d’intervalle, en raison notamment de Les résultats de l’horlogerie-bjouterie(particulières et commerciales)
ont été décevants compte tenu de lamauvaises conditions météorologiques.11 000
La période des soldes, avec de fortes saisonnalité et des retombées escomp-
Série brute
démarques devrait contribuer à tées des fêtes et communions. A
9 000 diminuer les stocks importants d’articles l’inverse, ils sont jugés satisfaisants dans
d’été. la librairie-papeterie. »
Les ventes dans le secteur de Au deuxième trimestre, le marché des
7 000 l’ameublement ont enregistré un repli véhicules neufs s’est maintenu à un bon
pour la deuxième fois consécutive. niveau, inférieur toutefois au niveau
En revanche, les transactions ont élevé du printemps 2001. 22 463Série CVS5 000 nouvelles voitures particulières etprogressé dans l’électroménager mais
commerciales ont été immatriculéesrestent inférieures en comparaison
dans la région, soit 3,2 % de moinsannuelle. L’électronique grand public a,
3 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002 qu’unanplustôt.comme prévu, bénéficié de l’effet Coupe
Source : OST - CVS : INSEE du monde.
Services : manque de dynamisme
Selon les chefs d’entreprise interrogés en de longue période.
juillet, l’activité dans les services au Selon les chefs d’entreprise, l’emploi a
Tendance de l’activité deuxième trimestre, s’est révélée continué de croître à un rythme moindre
dans l’ensemble des services (Unité : solde d’opinions) inférieure à l’activité habituellement qu’au cours des années écoulées. Cette
50 observée à cette période de l’année. Elle tendance prévaudrait au cours de l’étéActivité passée
est cependant en hausse au regard des 2002.
40
trois trimestres précédents. Le ralentisse- D’après les professionnels, les prix des
30 ment est ressenti plus fortement dans les services ont progressé très modérément
services aux entreprises en raison des durant ces trois mois. Une progression
20
difficultés persistantes dans le secteur du des prix est attendue pour l’été. Les chefs
d’entreprise jugent leurs résultatstravail temporaire. Dans les services aux10
d’exploitation en nette dégradation ceparticuliers, les chefs d’entreprise font
0 trimestre.également état d’une activité réduite par
Activité prévue rapport aux années précédentes à la Selon les anticipations des chefs
-10
d’entreprise, l’activité dans les servicesmême période. Dans les activités
-20 au cours des mois d’été serait supérieureimmobilières, en revanche, l’activité est
1997 1998 1999 2000 2001 2002
à celle des étés passés.jugée un peu au-dessus de la moyenne
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
Hôtellerie : faible augmentation
Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne par rapport au printemps 2001
100
2000
Au deuxième trimestre, un peu plus de diminué par rapport aux mêmes mois de2001
80 2002 1 776 000 nuitées ont été enregistrées 2001. Mais, le mois de mai bénéficiant
dans les hôtels de la région. L’activité de nombreux jours fériés a connu un bon
dans les hôtels, bien qu’inférieure à celle courant d’affaires, en hausse de plus de60
des printemps 1999 et 2000, s’inscrit en 9 % en glissement annuel. Au total, sur
légère hausse par rapport au printemps les deux premiers mois de la saison
40
2001 (+ 0,5 %). Cette faible augmenta- touristique, mai et juin, la fréquentation
tion résulte d’une augmentation dans les hôtels de la région a progressé
20 modérée tant de la fréquentation de la de 2,3 % par rapport à l’année 2001.
clientèle française (+ 0,9 %) que de la Sur le trimestre, le taux d’occupation des
0 étrangère (+ 2,1 %). hôtels dépasse de 1,1 % celui du
sept. oct. nov. déc.jan. fév. mars avr. mai juin juil. août
En avril et juin, le nombre de nuitées a deuxième trimestre 2001.
Sources : Direction du Tourisme - INSEE Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie
Commerce extérieur :
Importations et exportations en Bretagne (Base 100 1er trim.1997)
nouvelle baisse des exportations230
210 Les exportations s’infléchissent pour le celles de l’année précédente à la même
période.deuxième trimestre consécutif. Elles se
190
Les importations sont également enreplient de 3,3 % sur le trimestre et de
170 15 % par rapport au deuxième trimestre baisse ce trimestre. Les achats à
Exportations 2001. Les ventes de produits agroali- l’étranger se replient de 1,7 % sur le
150
mentaires et de biens d’équipement sont trimestre et de plus de 10 % en
130 en baisse sur le trimestre comme sur glissement annuel. Cette baisse
Importations
l’année. Les ventes de produits de concerne l’ensemble des secteurs110
l’industrie automobile enregistrent une industriels hormis celui des industries
90 bonne progression ce trimestre et celles agroalimentaires ; l’industrie des biens
de biens intermédiaires se sont stabili- d’équipement accusant le plus fort70
1997 1998 1999 2000 2001 2002 sées ; elles restent toutefois inférieures à recul (- 26 %).
Source : DOUANES
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 78 - Septembre 20024Nouvel infléchissement sur le marché du travail
Emploi : ralentissement de la croissance
Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)L’emploi salarié privé non agricole de l’activité a également eu des
1,4
(intérim compris) a progressé de 1,8 % répercussions sur les créations
au cours des quatre derniers trimestres 1,2d’emplois. Les effectifs ont certes
(avril 2001 à mars 2002). Cette crois- continué d’augmenter (+ 2 %), mais à un
1,0
sance est nettement inférieure à celle rythme nettement inférieur à celui de la
observée au cours de la même période période allant d’avril 2000 à mars 2001 0,8
précédente (+ 3,9 %). Au total, ce sont (+ 4,1 %).
0,6environ 12 000 emplois qui ont été Dans le tertiaire aussi, le rythme se
créés durant ces douze mois, à comparer ralentit. Il reste toutefois soutenu.
0,4
avec les 25 000 de l’année dernière. Ce L’emploi salarié augmente de 3,2 %
fléchissement s’explique essentielle- dans le commerce et de 3,1 % dans les 0,2
ment par l’inflexion de la conjoncture services. Les principales hausses
0
e e e e e e e eéconomique. Ainsi, l’emploi industriel concernent les services rendus aux 2 t.00 3 t.00 4 t.00 1 t.01 2 t.01 3 t.01 4 t.01 1 t.02
Source : INSEE - URSSAF(hors intérimaires travaillant dans ce entreprises (+ 5,3 %) et plus particuliè-
Lecture : l’emploi salarié privé non agricole, intérim compris, asecteur) a, dans son ensemble, reculé de rement les cabinets de conseil et
progressé de 0,2 % au cours du premier trimestre 2002 et de 0,5 %
1,1 %. Les biens d’équipement, d’assistance ainsi que les services
l’industrie automobile et les biens opérationnels, et ce malgré la moindre
intermédiaires ont été les secteurs les progression de l’emploi intérimaire.
plus touchés : dans les industries des A noter également la bonne tenue de
composants électriques et électroniques l’emploi dans les hôtels-cafés-
les effectifs diminuent notamment de restaurants (+ 5,2 %), dans les transports
11 %, et dans celles des équipements (+ 3,5 %) et dans les activités financières
électriques et électroniques, la baisse est (+3%).
de 6 %. En revanche, l’emploi dans les Dans leur ensemble, tous les secteurs du
industries agroalimentaires a continué tertiaire dégagent un solde positif, à
de progresser (+ 1,5 %). l’exception une nouvelle fois des
Dans la construction, le plafonnement activités immobilières.
Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1997)
110Chômage : augmentation plus importante
qu’au niveau national 100
Bretagne
FranceLa remontée du chômage se poursuit en L’augmentation du chômage des
90Bretagne au deuxième trimestre, un peu femmes se poursuit et reste un peu plus
plus vite que France entière. forte qu’au niveau national. Au 30 juin,
80Fin juin 2002, la région comptait 84 799 43 509 femmes étaient à la recherche
demandeurs d’emploi de catégorie 1 (en d’un emploi en Bretagne. Le nombre de
données brutes). Sur un an, le nombre de femmes au chômage croît de 5,1 % en 70 d’emploi a augmenté de un an (+ 3 % France entière).
9,7 % en Bretagne contre 8,2 % au Après avoir baissé continûment depuis 60
1997 1998 1999 2000 2001 2002niveau national. En données corrigées la fin 1998, le chômage de longue durée
Source : DRTEFPdes variations saisonnières, le nombre est reparti à la hausse ce trimestre dans la
de demandeurs d’emploi dans la région Taux de chômage au sens du BITrégion comme France entière, mais cette (%)
s’est accru de 1,9 % au deuxième reprise du chômage de longue durée est 13
trimestre après avoir baissé de 1 % au plus accentuée dans la région. A la fin du
12
premier. deuxième trimestre, 25 061 personnes
France
Les jeunes restent les plus touchés par la étaient à la recherche d’un emploi 11
remontée du chômage. A la fin juin depuis plus d’un an, soit une augmenta-
102002, 14 086 jeunes de moins de 25 ans tion de 4 % en un an contre + 0,8 % au
étaient inscrits à l’ANPE en Bretagne, niveau national. La part des chômeurs
9
soit 16 % de plus qu’un an plus tôt. Sur de longue durée dans l’ensemble des
chômeurs est de 29,6 % dans la région etcette période, l’augmentation du 8
chômage des jeunes au niveau national 30,2 % France entière. Bretagne
7s’élève à 12,5 %. Fin juin, les jeunes Fin juin 2002, le taux de chômage en
représentent 16,6 % des demandeurs Bretagne s’établit à 7,6 %. Il a augmenté
6
1997 1998 1999 2000 2001 2002d’emploi en Bretagne soit 1,2 point de de 0,1 point au deuxième trimestre et de
Source : INSEEplus que France entière.
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 78 - Septembre 2002 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
e RégionIndicateurs trimestriels 2 trimestre France
2002 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
… …Chiffre d’affaires total déclaré (en millions d’euros) (1)… …
…Chiffre d’affaires à l’export déclaré … …(1)…
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) + 14,3 + 2,6 + 4,313 127
Prix moyen du litre de lait (en euros) 0,29 - 9,4 - 3,3 - 1,8
Abattages de porcs (en tonnes) - 3 0 + 3,6 + 2,4269 897
Cours moyen du kg de porc charcutier (en euros) 1,25 - 6,7 - 31,7 - 31,0
Construction Source : DRE
+ 9,5 + 11,9 + 1,5Logements autorisés 6 014
Logements commencés - 2,4 + 20,2 + 2,25 079
1 051 542 + 17,7 - 8,3 - 12,7Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés)
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) /// + 0,5 - 3,51 776
53,4 + 24,2 + 1,1 - 3,3Taux d’occupation moyen (en %)
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions d’euros) - 1,7 - 10,4 - 6,41 632
Exportations (en millions d’euros) - 3,3 - 15,1 - 1,01 878
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales + 0,3 - 3,2 - 4,922 463
Indicateur d’investissements Source : Impôts
…… …TVA déductible sur immobilisations (en millions d’euros) (1)…
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble + 0,3 + 2,5 0,01 560
Industrie 133 + 22,0 - 3,6 - 0,5
Construction - 14,1 - 7,1 - 7,2237
Commerce 433 + 31,2 + 11,0 + 3,5
Services - 9,9 + 2,4 + 0,7757
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble - 15,1 - 7,6 + 22,5353*
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole
+ 0,2*** + 1,8***Ensemble 598 000** + 1,2***
183 100** - 0,2*** - 1,1*** - 1,3***Industrie
+ 0,3*** + 2,0*** + 1,5***Construction 60 000**
Commerce 126 000** + 0,4*** + 3,2*** + 2,1***
+ 0,5*** + 3,1*** + 2,2***Services 228 900**
MARCHÉ DU TRAVAIL
7,6 + 1,3 + 5,6 + 4,7Source : INSEETaux de chômage au sens du BIT (CVS)
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
+ 9,7 + 8,2de catégorie 1 84 799 ///
de moins de 25 ans /// + 16,0 + 12,514 086
de longue durée 25 061 /// + 4,0 + 0,8
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 30 juin 2002
DEFM catégorie 1Variation d’avril 2001 à mars 2002 (en %) Taux
de chômage
Variation surEnsemble Industrie Construction Commerce Services Série brute BIT (CVS )
un an (en %)
Côtes-d’Armor + 1,8 - 0,6 + 1,8 + 3,7 + 2,0 + 8,4 7,614 755
Finistère + 1,9 - 0,9 + 0,7 + 3,7 + 3,5 + 3,6 7,824 921
Ille-et-Vilaine + 1,7 - 1,7 + 2,2 + 2,6 + 3,5 + 18,1 6,925 189
+ 1,9 - 0,7 + 2,1 + 3,4 + 2,2 + 8,8 8,5Morbihan 19 934
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
e
* au 1 trimestre 2002 ** effectifs au 31 décembre 2001 en données brutes *** variation au 31 mars 2002 en données CVS
(1) En raison d’un changement d’organisation par les services des impôts de la collecte des entreprises régionales, les données relatives au chiffre d’affaires et à la TVA ne sont pas disponibles.
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© INSEE 2002 Dépôt légal : 3 trimestre 2002
6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 78 - Septembre 2002