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Un ralentissement de la croissance au second semestre 2004

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Le rythme de croissance de l'économie du Languedoc-Roussillon, après une croissance modérée au cours du premier semestre 2004, s'est essoufflé au second semestre.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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Avril 2005N° 3 -
Un ralentissement de la croissance
au second semestre 2004
Claude MICHEL
Le rythme de croissance de l'économie du Languedoc-Roussillon, après une croissance modérée au cours du pre-
mier semestre 2004, s'est essoufflé au second semestre.
La production industrielle a stagné et n'a pas bénéficié de l'augmentation de la demande extérieure ainsi que de la
reprise de l'investissement. En outre, les réductions d'effectifs n'ont pas été compensées par la création de nouveaux
emplois compte tenu de la faiblesse de l'investissement régional.
Plus de 2 000 logements neufs supplémentaires ont été construits en 2004 en Languedoc-Roussillon. Le dynamisme
de la construction s'est maintenu à un haut niveau grâce à une demande soutenue et au fait que peu de logements
neufs sont disponibles à la vente. Les entreprises du bâtiment continuent d'enregistrer des commandes, tant dans le
gros oeuvre que dans le second œuvre. Le nombre de logements mis en chantier continue d'augmenter mais ne suf-
fit toujours pas à satisfaire la demande. La faiblesse de l'offre alimente l'augmentation du prix des logements neufs
qui dépasse les 10 %, ainsi que celle des logements anciens. Les signes de plafonnement sont limités sous la forte
pression de la demande et des taux d'intérêts qui restent faibles.
Le rythme de croissance de l'activité des entreprises de travaux publics s'est maintenu au cours du second semestre,
bénéficiant d'une bonne dynamique de la demande, tant publique que privée. Cependant un tassement de la com-
mande publique pour l'année 2005 est signalé par les entrepreneurs de travaux publics.
Le fléchissement de la consommation des ménages a entraîné un plafonnement des ventes dans le commerce de
détail et, en particulier, une stagnation de la consommation de biens durables. Le potentiel d'achats de produits ali-
mentaires et de biens de consommation manufacturés est limité par une moindre croissance de l'emploi d'une part,
et l'augmentation des loyers qui pénalisent le pouvoir d'achat des ménages, d'autre part. Les ménages languedociens
ont réduit leurs achats de véhicules neufs au second semestre, après un maintien au cours du premier semestre 2004.
En fin d’année, l'ensemble des ventes de véhicules neufs est inférieur de près de 1 000 unités à celui de 2003.
La diminution de la fréquentation étrangère, notamment allemande, a entraîné un recul de l'activité touristique au
cours de la saison et en particulier dans l'hôtellerie de plein air. L'amélioration de la fréquentation en août et sep-
tembre a été insuffisante pour limiter les effets de cette baisse. Les conditions météorologiques clémentes en fin de
saison ont cependant permis un bilan globalement favorable dans l'hôtellerie homologuée.
Avec un bon volume de récolte en 2004, la commercialisation des vins de pays et des vins de table a profité d'un
niveau des cours favorable sur la première partie de l'année, mais les cours sont repartis à la baisse en fin d'année.
Les difficultés persistent pour les vins AOC dont les stocks restent élevés ; la tendance au raffermissement des cours
reste fragile.
Les entreprises languedociennes ont continué de recruter dans les secteurs du tertiaire et de la construction, cepen-
dant la croissance de l'emploi reste modérée dans la région. L'écart du taux de chômage régional avec celui de la
France s'est stabilisé. Le taux de chômage était encore de 13,6% à la fin de l'année 2004.
Au premier semestre 2005, le rythme de la croissance régionale resterait modéré, malgré l'effet positif du dynamisme
des secteurs de la construction et des services qui ne pourraient entraîner, à eux seuls, une nette amélioration du
marché de l'emploi.SOMMAIRE
Contexte national et international. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Industrie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Construction et vente de logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Bâtiment et Travaux publics . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Consommation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Commerce et transports . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Tourisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Agriculture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Emploi et chômage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Créations d’entreprises11
SOURCES
Les données publiées dans ce document sont issues de différentes sources :
Note d’analyse conjoncturelle de la Direction Générale de l’INSEE
Notes de conjoncture sectorielle de l’Insee Languedoc-Roussillon
publiées à rythme trimestriel ou quadrimestriel :
Industrie
Bâtiment
Travaux publics
Commerce de détail
Commerce de gros
Tourisme
Les statistiques des organismes suivants :
Assedic Languedoc-Roussillon
Direction régionale de l’Equipement
Direction régionale du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle
Note de la Cellule économique régionale du BTP du Languedoc-Roussillon
Note de la Direction régionale de l’Agriculture et de la forêt
La rédaction de cette note a été achevée le 18 avril 2005.
2 L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 © Insee
QQQQQLE CONTEXTE NATIONAL EET INTERNATIONAL
En France, la reprise marque le pas
Indicateur synthétique du climat des affaires dansen fin d’année
l’industrie en France
(niveau 100 = moyenne de longue période)
La croissance en France a atteint 2,3 % en 2004, soit son unité : %
130meilleur résultat depuis 2000. Au cours du premier semestre
120la croissance avait atteint un rythme proche de 2,4%, mais
elle a fléchi au troisième trimestre avant de se redresser en
110
fin d'année.
100
Cette croissance a été essentiellement soutenue par la
90
consommation des ménages qui a augmenté de 2,2 %, soit
80un peu plus que leur pouvoir d'achat.
20031999 2000 2001 2002 2004
Source : INSEE - enquête mensuelle de conjoncture
Pour les entreprises, la reprise a été maintenue par une
croissance de l'investissement (+ 2,8%), tandis que la contri-
Variation trimestrielle du PIB
bution du solde extérieur restait négative ; les importations et des investissements en France
plus dynamiques n'ayant pas été compensées par les expor- unité : %
2,0tations. La forte demande mondiale n'a pas bénéficié à la
PIB
France, en partie du fait d'une faible dynamique de la 1,5
Investissement des entreprises (FBCF)
demande allemande, son principal partenaire. Le rythme de 1,0
croissance de la zone euro est resté également en deçà de
0,5
sa tendance de longue période.
0,0
-0,5En 2005, le rythme de croissance aux Etats-Unis et au
Royaume-Uni décélérerait sous la double influence de la -1,0
2002 2003 2004diminution des incitations budgétaires et de l'augmentation
Source: INSEE - comptes nationaux trimestrielsdes taux d'intérêts. A l'inverse, la zone euro continuerait de
bénéficier d'un soutien de la demande intérieure, avec des
taux d'intérêt qui resteraient peu élevés et une inflation en Opinion sur l’activité industrielle en France
repli. Cependant, la croissance de la zone euro resterait par- unité : solde d’opinions des industriels en %
tiellement affectée par les aléas des prix du pétrole et la fai- 30
20blesse du dollar.
10
0En France en 2005, l'amélioration du pouvoir d'achat des
-10ménages due à la baisse de l'inflation resterait cependant
-20limitée par une faible croissance de l'emploi et le maintien du
-30chômage à un niveau proche de 10 %. En conséquence, la
-40croissance serait alimentée essentiellement par la demande
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004intérieure et évoluerait au même rythme qu'en 2004.
Source : INSEE - enquête trimestrielle de conjoncture
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 3L’INDUSTRIE
Reprise de l'activité industrielle régionale Opinion des chefs d’entreprise dans l’industrie
des biens intermédiaires en Languedoc-Roussillon
Après une année 2003 en repli, la reprise attendue s'est unité : solde d’opinion en %
60amorcée en 2004. Au cours du second semestre 2004, le
40rythme de l'activité industrielle s'est nettement accéléré dans
la région, faisant suite à un premier semestre en demi-teinte. 20 Production
La vigueur de cette reprise s'est appuyée sur une demande
0
intérieure plus affirmée. La croissance de l'activité industrielle Demande
-20devrait se poursuivre au cours du premier semestre 2005,
-40sans toutefois s'accélérer, l'impact de la demande étrangère
sur les carnets de commandes restant peu dynamique. -60
2000 2001 2003 20042002
Source : INSEE - Enquêtes régionalisées de conjoncture
Une amélioration de l’activité
dans tous les secteurs Opinion des chefs d’entreprise dans l’industrie
des biens de consommation en Languedoc-Roussillon
Dès le début de 2004, l'activité dans le secteur des biens de
unité : solde d’opinion en %
consommation augmentait sensiblement, puis se maintenait 40
30sur l'ensemble de l'année. Elle a été favorisée, en particulier, Production
20par la hausse de l'activité dans l'industrie de l'habillement et
10de l'équipement du foyer. Pour les biens intermédiaires, l'ac-
0tivité, qui s'était accélérée en début d'année, a retrouvé un Demande
-10
rythme plus modéré par la suite. Les carnets de commandes
-20
étaient proches de leur niveau moyen. La reprise dans les
-30
biens d'équipement, après un premier semestre hésitant, -40
2001 20042000 2002 2003s'est avérée très soutenue à partir de l’été.
Source : INSEE - Enquêtes régionalisées de conjoncture
Opinion des chefs d’entreprise dans l’industrieOpinion des chefs d’entreprise dans l’ensemble
des biens d’équipement en Languedoc-Roussillonde l’industrie en Languedoc-Roussillon
unité : solde d’opinion en %unité : solde d’opinion en % 6040
40
30
ProductionProduction
2020
010
Demande
-200
-40-10
Demande
-60-20
2000 2001 2002 2003 20042001 2002 2003 20042000
Source : INSEE - Enquêtes régionalisées de conjoncture Source : INSEE - Enquêtes régionalisées de conjoncture
4 L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 © InseeCONSTRUCTION EET VVENTE DDE LLOGEMENTS
Une forte augmentation des autorisations de Chute des ventes de logements neufs
construction en collectif
Avec 26 000 logements neufs autorisés à la construction en Tandis que la commercialisation de logements neufs en col-
2004, la reprise amorcée en 2003 s'est poursuivie. Ce niveau lectif avait atteint un haut niveau au cours du premier
représente une augmentation de plus de 1 000 logements par semestre (3 100 logements mis en vente), le volume des
rapport à 2003 et de 3 000 par rapport à 2002. La tendance à mises en vente de ce type de logements a brutalement chuté
la croissance de la construction neuve se confirme, elle à partir du second semestre. L'Hérault a plus particulièrement
atteint ainsi son meilleur niveau depuis dix ans. subi cette chute, entraînant un renforcement de la pénurie
dans le département.
La forte croissance des autorisations de construire a unique-
ment reposé sur l'accroissement des demandes en loge- Cependant, cette forte diminution n’a concerné que le secteur
ments collectifs. Le volume de la demande en logements indi- du collectif, celui des logements individuels reprenait une
viduels est resté stable. nette progression. En données cumulées sur 1 an, les mises
en vente de logements individuels augmentaient de 18%, tan-
dis que celles en collectifs diminuaient de 2%.
Au cours du premier semestre 2004, la commercialisation deLa construction de logements en Languedoc-Roussillon
logements neufs s'est élevée à 694 logements individuels etunité : nombre annuel de logements
27 500 3 115 logements collectifs. Mais l'importance de cette com-
Autorisations de construction
25 000 mercialisation n'a pas suffi à satisfaire une demande toujours
Mises en chantier
soutenue. En conséquence, avec des mises en vente rapide-22 500
ment absorbées par les acheteurs, les stocks sont restés20 000
faibles (environ 300 logements individuels et 1 200 logements17 500
collectifs). La baisse des stocks a surtout été sensible pour15 000
les logements individuels en situation de quasi-pénurie.
12 500
10 000
1999 2000 2001 2002 2003 2004
Des prix toujours inscrits à la hausse
Source : DRE - Languedoc-Roussillon
Les prix de l'immobilier ont encore fortement augmenté en
2004. Récurrent dans les grandes agglomérations régionales,
Les mises en chantier suivent le mouvement le phénomène s'est étendu aux agglomérations moyennes.
L'Aude, par exemple, a connu une hausse exceptionnelle de
Au premier semestre 2004, 9 300 logements ont été com- près de 32% en un an.
mencés, ce qui représente 750 mises en chantier supplé-
mentaires par rapport au nombre de logements commencés L'insuffisance des stocks en logements collectifs n'a pas per-
au cours du premier semestre de 2003. Avec 11 900 loge- mis une modération des prix, en particulier dans la capitale
ments au second semestre 2004, plus de 21 200 logements régionale. La moyenne régionale du prix des mises en vente
ont été commencés sur l'ensemble de l'année. Après la bais- était de près de 2 500 euros le m2 ; le prix des plus petites
se du volume de la construction à partir de 2001, la reprise surfaces dépassant nettement cette moyenne. Parallèlement,
constatée en 2003 s'est accélérée en 2004. l'insuffisance de logements neufs et la pression démogra-
phique ont conduit à une forte augmentation des prix de l'an-
cien, dont l'écart avec le neuf tend à se réduire.
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 5BATIMENT EET TTRAVAUX PPUBLICS
Une accélération de l'activité Une année exceptionnelle
dans les entreprises du bâtiment pour les travaux publics
Après une forte accélération au premier semestre 2004, le L'activité dans les entreprises de travaux publics s'est beau-
rythme de l'activité des entreprises du bâtiment s'est mainte- coup accélérée au cours du second semestre 2004. Après
nu à un bon niveau au cours du second semestre. L'activité a une première accélération au cours des six premiers mois,
été particulièrement soutenue dans le second œuvre. l'activité a atteint un niveau exceptionnel en fin d'année. Ce
dynamisme est à mettre au compte d'une très bonne tenue de
Dans le gros œuvre, le lancement de nouveaux programmes la demande tout autant publique que privée.
ayant marqué le pas en milieu d 'année, l'activité s'est un peu
ralentie par la suite. Pour le premier semestre 2005, la forte Les entreprises de travaux publics ont donc continué de ren-
accélération des mises en chantier devrait accélérer l'activité forcer leurs effectifs, permettant ainsi d'éviter les goulots de
des entreprises de gros œuvre. production. En outre, aucune difficulté de trésorerie n'était à
signaler.
A l'inverse, le second œuvre, qui a bénéficié d'une activité
particulièrement soutenue en 2004, constatait un moindre Les craintes d'un fléchissement de la commande publique
rythme en fin d'année. Compte tenu des quelques mois de ayant été levées, les perspectives d'activité restent bonnes
décalage entre les travaux de gros œuvre et ceux de second pour le premier semestre 2005.
œuvre, les entreprises de second œuvre devraient bénéficier
d'une accélération à partir du milieu d'année 2005.
L'embauche de personnel par les entreprises du bâtiment L’activité et les carnets de commande
dans les travaux publics en Languedoc-Roussillons'est poursuivie en 2004, avec une phase de fort recrutement
au premier semestre. Le bon niveau des commandes, conju-
unité : solde des opinions des chefs d’entreprises en %90gué à une activité déjà soutenue, devrait inciter les entre-
Activité observée60prises à continuer de recruter. Les chefs d'entreprises pré-
voient, en effet, d'accroître leurs effectifs au premier semestre
30
2005 pour faire face à la mise en chantier des nouveaux loge-
0ments.
-30
Compte tenu encore une fois de la forte demande, le mouve-
Carnets de commandes-60ment d'augmentation des prix de production devrait se pour-
20032000 2001 2002 2004suivre. Il pourrait même s'accélérer au cours du premier
Source : INSEE - enquêtes régionales de conjoncturesemestre 2005.
L’activité dans le bâtiment en Languedoc-Roussillon
unité : solde d’opinions des chefs d’entreprises en %
60
Second oeuvre
40
20
0
-20
Gros oeuvre
-40
-60
2000 2001 2002 2003 2004
Source : INSEE - enquêtes régionales de conjoncture
6 L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 © InseeCONSOMMATION
Une consommation des ménages 1 000 immatriculations de moins qu’en 2003
encore hésitante
Au second semestre 2004, 37 700 véhicules neufs ont été
Après une année 2003 difficile, la consommation des immatriculés. La tendance au repli se confirme, après une
ménages s’est avérée contrastée en 2004. D'abord très stabilisation des ventes au cours du premier semestre 2004
modérée et hésitante au cours du premier semestre 2004, la pendant lequel 38 800 véhicules neufs avaient été immatricu-
consommation s'est par la suite redressée à l'automne. Mais lés.
l'amélioration enregistrée en septembre 2004 n'a été que pas- Au total, par rapport à 2003, les ventes de 76 500 véhicules
sagère. Elle a probablement été favorisée par les mesures en neufs en 2004 représentent une diminution de près de
faveur du crédit à la consommation. Cependant, la fin d'année 1 000 unités. Cette tendance pourrait se poursuivre en 2005,
est à nouveau marquée par la faiblesse de la consommation. encore une fois dans l'attente d'une amélioration de l'emploi.
Cependant, notons que les ventes étaient en nette progres-
èmeLa tendance n'était pas la même pour tous les types de pro- sion au 4 trimestre 2004, retrouvant ainsi un niveau supé-
duits. La consommation des biens durables s'est maintenue, rieur à celui du même trimestre de l'année précédente.
en particulier celle concernant l'équipement du logement, tan-
Les immatriculations de véhicules neufsdis que les achats d'articles de textile-habillement étaient en
en Languedoc-Roussillondiminution.
unité : nombre d’immatriculations par trimestreAvec une faible progression du pouvoir d'achat, seul un
25 000recours accentué au crédit ou la diminution de l'épargne per-
Tendancemettrait une réelle reprise de la consommation. Les perspec-
22 500tives pour le premier semestre 2005 sont encore marquées
par l'incertitude de l'emploi.
20 000
Indicateur résumé de l’opinion des ménages
17 500
en France
unité : solde d’opinions des ménages en % 15 500
1999 2000 2001 2002 2003 200420
Source : DRE - Languedoc-Roussillon10
0
-10
-20
-30
-40
2001 20041999 2000 2002 2003
Source : enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages
COMMERCE EET TTRANSPORTS
Une dégradation du commerce en fin d’année Une activité contrastée dans les transports
Après une nette amélioration jusqu'en septembre, les ventes Les transports terrestres ont connu une forte croissance au
dans le commerce généraliste se sont dégradées en fin d’an- cours de la première moitié de 2004. Celle-ci n'a pas été
née. Le commerce alimentaire n'a pas été touché par ce flé- entravée par l'augmentation du prix des carburants.
chissement. La dégradation a plutôt concerné les articles de La croissance des transports ferroviaires est restée faible au
textile ou d'habillement, mais peu touché les biens durables, premier semestre 2004 et cette tendance s'est prolongée
en particulier ceux destinés à l'équipement du foyer et l'habi- durant toute l'année.
tat. Pour le transport maritime, à l'exception de Port-Vendres en
nette reprise par rapport à 2003, l'activité des ports de Sète et
L'activité du commerce de gros est restée modérée dans le Port-La-Nouvelle, était en baisse en 2004 après une premiè-
secteur des biens de consommation alimentaires. Elle a été re partie de l'année en nette réduction des volumes.
plus dynamique dans celui des biens non alimentaires desti- Avec 2,4 millions de passagers, l'activité du transport aérien
nés aux ménages, mais plus encore dans celui des biens régional de passagers a diminué de 247 000 par rapport à
d'équipement professionnel et des biens intermédiaires desti- 2003.
nés aux entreprises.
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 7TOURISME
Après un début de saison très hésitant dans l'hôtellerie et Nuitées dans l’hôtellerie homologuée de 0 à 4 étoiles
nettement défavorable dans les campings, la météorologie en Languedoc Roussillon
très ensoleillée en fin de saison a permis de limiter la baisse unité : nombre de nuitées en cumul sur 12 mois
7 700 000de fréquentation en hôtellerie de plein air et d'assurer un
7 500 000niveau satisfaisant d'activité dans l'hôtellerie homologuée.
7 300 000
Une année mitigée dans l’hôtellerie homologuée 7 100 000
6 900 000
Sur l'ensemble de l'année, plus de 7 millions de nuitées ont
6 700 000
été comptabilisées dans les hôtels homologués du
6 500 000Languedoc-Roussillon. Ce niveau de fréquentation repré-
20022000 2001 2003 2004
sente 68 000 nuitées supplémentaires par rapport à 2003,
Source : CRT -DRT - INSEE
soit 1%.
L'augmentation a essentiellement eu lieu au second Baisse de fréquentation dans les campings
semestre 2004 pendant lequel près de 60 000 nuitées sup-
plémentaires ont été enregistrées par rapport à la période L'hôtellerie de plein air (campings) a subi une baisse de 7%
correspondante de 2003. Cependant, ce bilan relativement de sa fréquentation, soit près de 1,4 million de nuitées de
positif doit être nuancé car l'année 2003 avait été une année moins qu’en 2003. Malgré une fin de saison particulièrement
en net retrait par rapport aux années précédentes. favorable, la perte de fréquentation au cours de la première
partie de la saison n'a pas été compensée. Toutes les caté-
gories d'emplacements ont été touchées par ce repli.
La fréquentation hôtelière en Languedoc Roussillon Cependant, les emplacements particulièrement bien équipés
unité : le million de nuitées - type bungalow - ont mieux résisté. 7,6
7,4
La clientèle allemande a nettement réduit sa fréquentation et7,2
n'a été supplée qu'en partie par une clientèle nationale. Les
7,0
effets négatifs de la canicule de 2003 ne peuvent suffire à
6,8
expliquer la totalité de cette diminution. Une érosion de la
6,6 clientèle étrangère est enregistrée depuis 2001.
6,4
6,2 Avec 15,8 millions de nuitées en 2004 contre 17,2 millions en
1999 2000 2001 2003 20042002
2003, la chute de la fréquentation est particulièrement sen-
Source : CRT -DRT - INSEE
sible dans tous les départements, sauf dans l'Aude où la pro-
gression de la fréquentation est de 4%
Parmi les départements, les Pyrénées-Orientales et l'Aude
ont bénéficié d'une nette augmentation du nombre de nui-
Nuitées dans les campings en Languedoc-Roussillon
tées. La clientèle espagnole occupe une place croissante
unité : nombre de nuitées en cumul sur 5 mois
parmi la clientèle étrangère, tandis que la clientèle alleman- 18 000 000
de semble en retrait.
17 000 000
16 000 000
Evolution semestrielle du nombre de nuitées
dans l’hôtellerie homologuée du Languedoc Roussillon
15 000 000
unité : %
4,0
14 000 000
été été été étéété été2,0
1999 2000 2001 2002 2003 2004
0,0 Source : CRT -DRT - INSEE
-2,0
-4,0
-6,0
S1 S2 S1 S2 S1 S2
2002 2002 2003 2003 2004 2004
Source : CRT -DRT - INSEE
8 L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 © InseeAGRICULTURE
Les vins de pays se maintenaient à 5,09 euros/degré/hectoDes conditions de récolte très favorables
en juin 2004 et atteignaient même 5,43 euros/degré/hectomalgré un déficit hydrique
en septembre 2004, pour chuter ensuite très rapidement à
4,41 euros/degré/hecto en décembre. Là encore, la baisseLes conditions climatiques favorables au cours de l'année
tend à se poursuivre en 2005, elle est également facilitée par2004 ont été entachées d'un déficit hydrique. Celui-ci a pu
la hausse des volumes.être atténué en décembre par une pluviométrie très supé-
rieure à la moyenne, mais il s'aggrave à nouveau début de
Cours des vins de table et de pays2005
en Languedoc-Roussillon
unité : euro/degré/hectolitreEn 2004, globalement l'agriculture du Languedoc-Roussillon
6,0
a bénéficié de bonnes conditions de récolte, tant pour les Vins de table
5,5
productions légumières que pour le raisin.
5,0
4,5
Un bon volume de production viticole
4,0
3,5Avec des disponibilités s'élevant à 26,5 millions d'hectolitres
3,0de vins en début de campagne, toutes catégories confon-
Vins de pays
2,5dues, l'augmentation est particulièrement significative après
1999 2000 2001 2002 2003 2004deux années caractérisées par des volumes en forte baisse.
Source : ONIVINS
Les stocks des vins à la propriété sont globalement stables
pour l'ensemble de la région. Hormis les Pyrénées-
Orientales, tous les départements bénéficient d'un léger Une reprise des cours des Côteaux du Languedoc
accroissement de leurs disponibilités. Le département du
Gard enregistre une augmentation de stocks de près de 20% Fortement attendue, la nette amélioration des cours des
en raison de la baisse des exportations de Côtes du Rhône. AOC Côteaux du Languedoc au cours du second semestre
2004 a apporté des conditions plus favorables aux produc-
teurs. Des sorties de chais encore en recul
Les cours des vins AOC Coteaux du Languedoc atteignaientL'Hérault et le Gard continuent d'être les départements les
un niveau record en juillet 2004 (116,08 euros/hectolitre). Enplus touchés par le recul des sorties de chais. Les Pyrénées-
décembre ils s’élevaient encore à pratiquement 95 eurosOrientales, jusque-là encore épargnées, sont concernées à
l'hectolitre, soit 7 euros de plus qu'à la fin 2003. Ce bonpartir du second semestre 2004. A l’opposé, les niveaux de
niveau reste à consolider en 2005. sorties de chais dans l'Aude se maintenaient à un haut
niveau.
Mais, globalement, le bilan n'est pas favorable pour l’en-
Volumes annuels de vins en Languedoc-Roussillon semble des AOC. Les cours des vins des Corbières a atteint
sortis des chais des récoltants un prix plancher en fin d’année (69 euros/hectolitre), et la
unité : milliers d’hectolitres par an baisse pourrait se poursuivre en 2005
20 000
18 000
Cours des vins AOC en Languedoc-Roussillon
16 000
unité : euro/hectolitre
14 000 125
Côteaux du Languedoc
115
12 000
105
10 000 95
1999 2001 2002 2003 20042000
85
Source : Direction Régionale des Douanes de Montpellier
75
Corbières
65
Forte baisse des cours des vins de table 55
1998 1999 2000 2003 20042001 2002et de pays en fin d'année
Source : CIVL
Les cours des vins de table qui avaient atteint leur meilleur
niveau au milieu de l'année 2004 ont fortement chuté en fin
d'année. Particulièrement élevés en juin 2004 (4,54 euros le
degré hectolitre), ils baissaient à 3,83 en décembre 2004. La
chute des cours se poursuit au début de 2005 et des
volumes en hausse après la récolte 2004 n’aideront pas à
l’enrayer.
© Insee L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 9EMPLOI EET CHOMAGE
Reprise des offres d'emploi Le tertiaire et le bâtiment continuent
de générer des emplois
Au second semestre 2004 , l'ANPE a enregistré 53 600 offres
d'emplois, soit une augmentation en glissement annuel de Après une nette hausse au premier semestre 2004, la créa-
près de 4 000 emplois. La part des offres d'emplois durables tion nette d'emplois dans le secteur marchand des entre-
reste proche de 45 %. Cette évolution s'inscrit dans une forte prises de 10 salariés et plus s'est poursuivie au second
reprise des offres d'emplois par rapport à l'année 2003 durant semestre 2004.
laquelle l'offre avait diminué.
La dynamique de l'emploi dans la région résulte d'une reprise
dans le secteur tertiaire. Malgré un troisième trimestre enLes offres d'emplois durables progressent de 1 300 emplois
repli, les effectifs de ce secteur sont en augmentation de prèsau cours du second semestre 2004 par rapport au même
de 2 000 unités. Le bâtiment continue également d'être por-semestre de 2003, pour atteindre 24 200 emplois. Dans ces
teur de la dynamique régionale. Tout au long de l'année, lesconditions, la reprise des offres d'emplois s'affirme très favo-
entreprises de 10 salariés et plus ont affiché un total supé-
rablement, la part des offres durables étant supérieure à celle
rieur à 21 000 emplois.
constatée au niveau national. Cette nette amélioration du
marché de l'emploi permet de stabiliser le chômage. De ce La dynamique de l'emploi dans ces deux secteurs fait plus
point de vue, la situation régionale se distingue par rapport au que compenser les pertes dans l'industrie. En effet, le secteur
contexte national plus défavorable. industriel a continué de perdre des effectifs, malgré un
contexte plus favorable. Ainsi, 43 000 emplois étaient enre-
gistrés au quatrième trimestre 2004, contre 44 400 emploisEvolution annuelle des offres d’emploi
un an plus tôt. déposées à l’ANPE en Languedoc-Roussillon
unité : %
Ensemble des offres Le développement de l'emploi devrait rester modéré au cours
12,0
Offres d’emplois durables des prochains mois, surtout en cas de tassement de la
9,0 demande des ménages. Cependant, l'emploi total régional
6,0 devrait globalement s'améliorer avec la croissance des effec-
3,0 tifs des établissements de moins de 10 salariés du secteur
0,0 marchand, celle des effectifs des secteurs non marchands et
des effectifs non salariés générés par les créations d'entre--3,0
prises.
-6,0
2000 2001 2002 2003 2004
Evolution de l’emploi salarié en Languedoc-Roussillon
Source : DRTEFP - INSEE
dans les entreprises de 10 salariés ou plus
unité : nombre d’emplois
300 000Stabilité des demandes d'emploi
290 000
Au 31 décembre 2004, le Languedoc-Roussillon comptait
280 000115 400 chômeurs de catégorie 1*. Cette amélioration de la
situation de l'emploi s'est affirmée au second semestre 2004. 270 000
Au 31 juin 2003, il y avait 116 300 demandeurs d'emploi et
260 000119 000 en décembre 2003.
La croissance des offres d'emploi a ainsi permis de contenir 250 000
20032000 2001 2002 2004le nombre de demandeurs d'emploi qui retrouve son niveau
Source : INSEE - ASSEDICde 2002.
Evolution des demandes d’emploi en fin de mois Evolution de l’emploi salarié en Languedoc-Roussillon
unité : indice base 100 en 1995 selon les secteurs d’activité
130
unité : indice base 100 fin 1999
110 130
Tertiaire
Languedoc-Roussillon100
120
90
110
80 Bâtiment
100
70 France Industrie
90
60
1995 1996 1997 1998 2000 2001 2003 20041999 2002
80
Source : DRTEFP 2000 2001 2002 2003 2004
* : Personnes à la recherche d’un emploi à temps plein et immédiatement disponibles
Source : INSEE - ASSEDIC
10 L’économie du Languedoc-Roussillon au second semestre 2004 © Insee

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