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Union monétaire européenne

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Union monétaire européenne13.5 À la suite de la profonde récession de trimestres 2010, amélioration considérable par 2008-2009, la croissance économique de la rapport au recul de 1,8 % observé en 2009. zone euro est redevenue positive fin 2009 et a L’inflation mesurée par l’évolution decontinué de se renforcer en 2010. Le taux de l’indice des prix à la consommation harmonisécroissance du produit intérieur brut (PIB) en (IPCH), qui était passée de 3,3 % en 2008 àvolume reflète en partie le soutien considé- 0,3 % en 2009, s’élève à 1,6 % en moyennerable apporté par les mesures de relance en 2010 et découle du rebond des cours desbudgétaire et l’orientation accommodante de matières premières (en particulier du pétrolela politique monétaire, ainsi que le rebond brut), par rapport aux niveaux peu élevés en-de l’activité économique mondiale. La crois- registrés en 2009. La dynamique des courssance économique s’est légèrement modérée des matières premières a, quant à elle, reflétéau second semestre de l’année, tandis que la la reprise consécutive au ralentissement éco-dynamique de fond de la reprise de la zone nomique mondial de 2009, qui avait entraînéeuro demeurait positive. Globalement, le PIB ces cours à la baisse.en volume de la zone euro a augmenté de 1,8 % en 2010, après s’être contracté de Les évolutions des taux de change de 4,1 % en 2009.
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13.5Union monétaire européenne
Àla suite de la profonde récession de 20082009, la croissance économique de la zone euro est redevenue positive fin 2009 et a continué de se renforcer en 2010. Le taux de croissance duproduit intérieur brut (PIB)en volume reflète en partie le soutien considé rable apporté par les mesures de relance budgétaire et l’orientation accommodante de la politique monétaire, ainsi que le rebond de l’activitééconomique mondiale. La crois sance économique s’est légèrement modérée au second semestre de l’année, tandis que la dynamique de fond de la reprise de lazone eurodemeurait positive. Globalement, le PIB en volume de la zone euro a augmenté de 1,8 %en 2010, après s’être contracté de 4,1 % en 2009.
Le redressement de l’activité en 2010 est dû à plusieurs facteurs. Les exportations de la zone euro ont bénéficié de la reprise de l’acti vité et de la demande au niveau mondial, les stocks ont apporté une contribution positive – les entreprises ayant ralenti le rythme de dés tockage – et la demande intérieure s’est timi dement redressée. La reprise de l’activité économique dans la zone euro a également été soutenue par les mesures adoptées pour rétablir le fonctionnement du système financier.
Après s’être fortement dégradée en 2009, la situation du marché du travail de la zone euro a commencé à se stabiliser en 2010, le recul de l’emploi est stoppé et la croissance du chômage ralentit. L’emploi dans la zone euro (mesuré en nombre de personnes employées) est resté stable sur les trois premiers
trimestres 2010, amélioration considérable par rapport au recul de 1,8 % observé en 2009.
L’inflationmesurée par l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui était passée de 3,3 % en 2008 à 0,3 % en 2009, s’élève à 1,6 % en moyenne en 2010 et découle du rebond des cours des matières premières (en particulier du pétrole brut), par rapport aux niveaux peu élevés en registrés en 2009. La dynamique des cours des matières premières a, quant à elle, reflété la reprise consécutive au ralentissement éco nomique mondial de 2009, qui avait entraîné ces cours à la baisse.
Les évolutions des taux de change de l’euro en 2010 ont été largement déterminées par la reprise économique, la situation bud gétaire et la politique monétaire à l’échelle internationale. Fin 2010, l’euro s’échangeait à 1,34dollar, soit 7,3% en deçà de son niveau du début d’année et 4,2 % audessous de sa moyenne de 2009.
Après deux ans de forte détérioration des situations budgétaires, ledéficitagrégé des administrations publiques de la zone euro s’est stabilisé en 2010, malgré une forte disparité d’un pays à l’autre. Le ratio de déficit moyen des administrations publiques de la zone euro pour 2010 est resté stable par rapport à 2009, à 6,2 % du PIB. La stabilisa tion du déficit budgétaire s’explique en partie par un rebond de la croissance des recettes de l’État dans un contexte de stabilisation de la situation économique.
Définitions Zone euro :zone monétaire qui regroupe les pays de l’Union européenne qui ont adopté l’euro comme monnaie unique. Les dixsept États membres constituant la zone euro sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, Chypre, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, Malte, les PaysBas, le Portu gal, la Slovaquie et la Slovénie. La zone a été créée en 1999 par onze pays, rejoints par la Grèce en 2001, la Slovénie en 2007, Chypre et Malte en 2008, la Slovaquie en 2009 et l’Estonie en 2011. Critères de convergence du traité de Maastricht, déficit public notifié, dette publique notifiée, indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), inflation, parité de pouvoir d’achat (PPA), produit intérieur brut (PIB), taux de chômage :voir rubrique « définitions » en annexes.
Pour en savoir plus « Zone euro – Principaux indicateurs économiques et financiers », Banque de France, novembre 2011. « Déficit public de la zone euro et de l’UE27 respectivement de 6,2 % et 6,6 % du PIB »,communiqué de presse o n 153,Eurostat, octobre 2011. « Rapport annuel 2010 », Banque centrale européenne, avril 2011. « Bulletin mensuel de la BCE », Banque centrale européenne. Retrouvez le TEF sur www.insee.fr, rubrique Publications et services\Collections nationales\Insee Références 132TEF, édition 2012
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