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Interruptions Volontaires de Grossesse : relative stabilité

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Santé Interruptions Volontaires de Grossesse : relative stabilité au moins trois. Le nombre moyen interruptions volontaires de gros-La Martinique, comme les d’enfants est de 1,21 toutes femmes sesse concernent des jeunes femmes autres DOM, se caractéri- confondues et de 1,97 pour les fem- âgées de moins de 18 ans au mo- se par un taux d’IVG élevé mes qui ont eu des enfants antérieu- ment de l’acte. rement à l’acte.par rapport aux autres 77 % des femmes ayant eu recours à l’IVG en 2009 sont originaires et régions françaises. Plus Plus de la moitié des résident en Martinique. Une IVG de la moitié des femmes sur six est pratiquée sur des femmes femmes ayant recours ayant recours à l’IVG sont nées en France métropolitaine, alors à l’IVG sont déjà mères que les Guadeloupéennes et les déjà mères. Les techniques Guyanaises ne représentent, ensem-d’avortement varient selon Une part importante (42 %) des ble, que 2,5 % du total. l’âge de la patiente et la femmes ayant avorté en 2009 à la Martinique a déjà eu une interrup- Les usages varient selon durée de la gestation. tion volontaire de grossesse précé- l’âge de la patiente et Depuis 2003 on observe demment. Dans la plupart des cas, il une relative stabilité la durée de la gestations’agit d’une seule autre intervention. Le nombre moyen d’IVG antérieures du nombre d’IVG.
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Santé
Interruptions Volontairesde Grossesse :relative stabilité
La Martinique, comme les autres DOM, se caractéri-se par un taux d’IVG élevé par rapport aux autres régions françaises. Plus de la moitié des femmes ayant recours à l’IVG sont déjà mères. Les techniques d’avortement varient selon l’âge de la patiente et la durée de la gestation. Depuis 2003 on observe une relative stabilité du nombre d’IVG.
n Martinique, le nombre d’IVG E est de 20,2 pour 1 000 femmes en âge de procréer (de 15 à 49 ans). Ce taux est l’un des plus élevés des régions françaises. La moyen-ne nationale est de 14,5 mais ce taux atteint 30,8 en moyenne aux Antilles-Guyane. En 2009, plus de 2 100 interrup-tions volontaires de grossesse ont été réalisées par les établissements de santé agréés de Martinique. La loi de 1975 impose au système hospitalier public de répondre aux demandes d’interruption volontai-res de grossesse et celle de 2001 donne l’obligation au chef de ser-vice de gynécologie-obstétrique de s’assurer que les IVG peuvent être pratiquées dans son service. Á la Martinique en 2009, 61 % des femmes ayant eu recours à l’IVG ont déjà eu un enfant : 26 % ont un en-fant, 20 % en ont deux et 15 % ont
au moins trois. Le nombre moyen d’enfants est de 1,21 toutes femmes confondues et de 1,97 pour les fem-mes qui ont eu des enfants antérieu-rement à l’acte.
Plus de la moitié des femmes ayant recours à l’IVG sont déjà mères
Une part importante (42 %) des femmes ayant avorté en 2009 à la Martinique a déjà eu une interrup-tion volontaire de grossesse précé-demment. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une seule autre intervention. Le nombre moyen d’IVG antérieures à l’acte en 2009 est de 0,56 en Mar-tinique, toutes femmes confondues, et de 1,35 pour les femmes ayant déjà pratiqué un IVG antérieure-ment à l’acte.
Plus du tiers des femmes ayant eu recours à une IVG en 2009 ont un emploi et près du quart sont au chô-mage. Les autres sont principalement étudiantes ou élèves ou femmes au foyer. Par rapport aux autres Dépar-tements Français d’Amérique , c’est en Martinique que l’on trouve la plus forte proportion de femmes ac-tives (37 %) et d’élèves ou étudian-tes (25 %). C’est aussi en Martinique que l’on trouve la plus faible part de femmes au chômage (12 %).
Près des trois quarts des interrup-tions volontaires de grossesse sont pratiquées chez des femmes de 18 à 35 ans.L’âge moyen des fem-mes ayant eu recours à l’IVG en Martinique est de 27,2 ans et 8 % des Martiniquaises pratiquant l’IVG sont mineures. En effet, environ 173
N° 73 - Martinique - Juin 2010
interruptions volontaires de gros-sesse concernent des jeunes femmes âgées de moins de 18 ans au mo-ment de l’acte. 77 % des femmes ayant eu recours à l’IVG en 2009 sont originaires et résident en Martinique. Une IVG sur six est pratiquée sur des femmes nées en France métropolitaine, alors que les Guadeloupéennes et les Guyanaises ne représentent, ensem-ble, que 2,5 % du total.
Les usages varient selon l’âge de la patiente et la durée de la gestation
La proportion d’interruptions volon-taires de grossesse par mode médi-camenteux est de 39 % en Marti-nique. Le recours à cette méthode augmente avec l’âge de la patiente. L’âge moyen pour le recours à la technique médicamenteuse est de 26,4 ans en Martinique. Légalement et depuis 2007 on peut utiliser la méthode médicamenteuse jusqu’à 63 jours d’aménorrhées. La technique instrumentale est utili-sée dans 61 % des cas, complétée par une anesthésie générale dans 70 % des cas.
Chez les femmes de 8 semaines d’aménorrhée et moins, la méthode médicamenteuse est privilégiée. La technique médicamenteuse est utili-sée jusqu’à 6,6 semaines d’aménor-rhée en moyenne en Martinique. À partir de 9 semaines, les praticiens effectuent systématiquement une anesthésie locale ou générale. En moyenne, la durée de gestation au moment de l’acte diminue avec l’âge de la patiente.
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