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La santé des sans-domicile usagers des services d'aide

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En 2001, 16% des sans-domicile usagers des services d'aide s'estiment en mauvaise santé, contre 3% de la population ayant un logement personnel.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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N° 893 - AVRIL 2003
PRIX : 2, 20€
La santé des sans-domicile
usagers des services d’aide
Bernadette de la Rochère, division Conditions de vie des ménages, Insee
n 2001, 16% des sans-domicile rable, les sans-domicile usagers des services
d’aide déclarent aussi souffrir deux fois plususagers des services d’aide s’esti-
souvent d’une maladie, affection ou trauma-Ement en mauvaise santé, contre
tisme, voire de plusieurs (tableau 1). Qu’ils
3% de la population ayant un logement
soient hébergés dans un logement géré par
personnel. une association ou un organisme public ou
Les conditions de vie difficiles, le stress, bien dans une structure collective, leur état de
une mauvaise alimentation fragilisent santé n’est pas meilleur.
Dans l’ensemble de la population, l’état decette population et augmentent les ris-
santé se dégrade avec la situation sociale.ques d’être malade.
Aussi, la surreprésentation parmi les
Ainsi, plus d’un sans-domicile sur dix
sans-domicile des personnes appartenant aux
souffre de maladies respiratoires, de catégories populaires (91 % de ceux qui travail-
séquelles d’accidents ou de maladies lent sont ouvriers ou employés) explique, en
graves. Un sur quatre se juge dépressif. partie, les écarts avec le reste de la population.
Ces différences sont accentuées par des condi-Les sans-domicile consultent des méde-
tions de vie défavorables et un recours plus tar-cins assez régulièrement et trois sur dix
dif aux soins.
ont été hospitalisés au moins une fois
durant l’année 2000, le plus souvent en
raison de troubles psychologiques. Maladies respiratoires,
Quatre sur dix, bien que souffrant des séquelles d’accident
dents, ne consultent pas de dentiste, et ou de maladie grave
un tiers déclare avoir des problèmes de
Quelle que soit la maladie physique considérée
vue non corrigés. Cependant, cette situa-
(hypertension, maladies respiratoires, etc.), sa
tion n’est pas propre aux sans-domicile. prévalence est toujours plus importante chez
les sans-domicile usagers des services d’aide
Dans l’ensemble de la population, la percep- que dans l’ensemble de la population mais
tion de l’état de santé se dégrade avec l’âge. l’ordre est différent (tableau 2).
Ce n’est pas le cas des personnes sans-domi- Dans l’ensemble de la population, les maladies
cile : la proportion jugeant sa santé mauvaise déclarées les plus fréquentes, autant chez les
est aussi forte parmi les jeunes que chez les hommes que chez les femmes, sont les mala-
plus âgés. A structure par âge et sexe compa- dies articulaires et osseuses (lumbago, scia-
Perception et problèmes de santé des sans-domicile
En %
Sans-domicile usagers
Population ayant un logement personnel
des services d’aide
Cadres et professions
Ouvriers Ouvriers
Perception de la santé Ensemble intellectuelles Ensemble1 1
et employés et employés1
supérieures
De médiocre à très mauvaise 3 24 16 16
Moyenne 16 12 20 31 30
De bonne à très bonne 81 86 76 53 54
Déclare au moins une
maladie chronique ou grave 32 31 34 65 66
Champ : personnes de 18 à 60 ans
1. Il s’agit de la catégorie socioprofessionnelle actuelle ou antérieure pour les chômeurs.
Sources : Enquête auprès des personnes fréquentant les services d’hébergement ou les distributions de repas chauds, janvier 2001 et
Enquête “comportements vis-à-vis de la santé” partie variable de l’enquête Permanente sur les Conditions de Vie, mai 2001, Insee
INSEE
PREMIEREtique, arthrose, arthrite, rhumatismes, 6 % de maladies du foie et9%de désor- Chez les hommes, ce sont les séquelles
ostéoporose) dont souffrent 8 % des dres alimentaires importants tels la bou- d’accident ou de maladie grave, comme
adultes soit dans la même proportion limie ou l’anorexie, rapport de trois à cinq les handicaps ou les amputations, qui
que les sans-domicile. fois supérieur à celui rencontré dans sont le plus souvent nommées (15 %).
En revanche, dans la population des l’ensemble de la population.
sans-domicile les maladies déclarées Enfin, 7 % des sans-domicile souffrent
Dépression pour un quartles plus fréquentes, hormis la migraine, de maladies de la peau (eczéma, myco-
sont les maladies respiratoires (bron- ses, psoriasis, etc.). d’entre eux
chite chronique, asthme, voire tubercu- Cependant, le trouble physique le plus
lose) dont souffrent 14 % d’entre eux soit souvent évoqué est la migraine. Comme Trois sans-domicile usagers des servi-
deux fois plus que l’ensemble de la dans l’ensemble de la population, ces d’aide sur dix se plaignent de graves
population. celle-ci touche deux fois plus souvent les troubles du sommeil. C’est dix fois plus
En outre, 10 % des sans-domicile se plai- femmes que les hommes ; 30 % des que l’ensemble de la population. Les
gnent de maladies du système digestif, sans-domicile sont concernées. conditions de vie dans la rue (insécurité,
froid…) ou en centre d’hébergement
(promiscuité…) expliquent en partie ces Prévalence des principaux problèmes de santé physiques des sans-domicile
problèmes. Certains de ces troubles
En %
peuvent être imputés aux circonstances
Population ayant Sans-domicile usagers
ayant accompagné la perte du loge-un logement personnel des services d’aide
ment. Ainsi, 40% des sans-domicile
Ensem- Ensem-
Homme Femme Homme Femme ayant occupé un logement personnelble ble
l’ont perdu dans les 12 derniers mois,Migraine 3 7 4 13 30 20
souvent à la suite d’événements doulou-Maladie respiratoire 6 5 6 13 14 14
Séquelles d’accident ou de maladie grave 2 < 2 2 15 8 13 reux (conflits familiaux, procédure
Maladie articulaire et osseuse 9 8 8 11 9 10 d’expulsion ou recherche d’asile poli-
Maladie du système digestif 2 3 2 10 10 10
tique) et parmi eux près de quatre sur dix
Désordres alimentaires importants < 2 < 2 < 2 711 9
se plaignent alors d’insomnie.Hypertension 5 3 4 89 8
Même si certains troubles psychologi-Maladie de la peau 4 6 4 86 7
Maladie cardio-vasculaire 3 3 3 65 6 ques préexistaient à la perte du domi-
Maladie du foie et de la vésicule biliaire < 2 < 2 < 2 64 6 cile, les difficultés de vie les accentuent
Champ : personnes de 18 à 60 ans encore. Près d’un sans-domicile sur
< 2 : l’estimation est inférieure à 2 % quatre déclare connaître actuellement
Sources : Enquête auprès des personnes fréquentant les services d’hébergement ou les distributions de repas chauds,
des états dépressifs fréquents ou desjanvier 2001 et Enquête “comportements vis-à-vis de la santé” partie variable de l’enquête Permanente sur les Conditions
de Vie, mai 2001, Insee dépressions et un sur dix souffre d’une
maladie du système nerveux, soit nette-
Prévalence de quelques maladies psychologiques et physiques ment plus que dans l’ensemble de la
1
chez les sans-domicile selon la durée passée dans la rue population.
%
35
Vivre longtemps dans la rue
30 accentue la dégradation
physique
25
La moitié des sans-domicile fréquentant
20
les services d’aide n’a jamais dormi
dans la rue et 13%ya dormi plus d’un15
an sur l’ensemble de son existence.
L’état de santé se dégrade proportion-10
nellement à la durée globale passée
dans la rue et cela quelle que soit la5
maladie. Ainsi, parmi les personnes
0 ayant passé plus d’une année dans la
États Maladie Séquelles Maladie du Désordres Maladie Maladie rue au cours de leur vie, 31 % souffrentdépressifs respiratoire d’accident système alimentaires du foie de peau
fréquents ou de digestif importants de dépression. Viennent ensuite les
maladie grave
maladies respiratoires, les maladies du
moins d’une semaine de deux mois système digestif, du foie et de la peau
jamais à moins de deux mois à un an plus d'un and'une semaine
(graphique 1). Si les maladies psychi-
1. Il s'agit du temps total passé dans la rue au cours de leur vie ques peuvent rendre plus difficile l’accès
Champ : sans-domicile usagers des services d’aide âgés de 18 à 60 ans
aux services d’hébergement, les condi-Source : Enquête auprès des personnes fréquentant les services d'hébergement ou les distributions de repas chauds, jan-
vier 2001, Insee tions de vie dans la rue entraînent aussi
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREune forte souffrance psychologique et sont pour des problèmes d’alcoolisme Principales raisons d'hospitalisa-
compliquent l’accès aux soins et le suivi ou de toxicomanie (graphique 2). tion des sans-domicile
des traitements.
%
Un tiers des personnes ayant vécu au
30
Des problèmes de vuetotal plus d’une année dans la rue
25déclare boire souvent du vin, de la bière mal corrigés
20ou de l’alcool et parmi ce tiers la moitié a
besoin d’alcool pour se sentir en forme Les sans-domicile usagers des services 15
le matin. d’aide consultent moins les dentistes
10
que l’ensemble de la population alors
5qu’ils souffrent davantage des dents.
Trois fois plus Ainsi, quatre sans-domicile sur dix 0
hommes femmesdisent avoir mal aux dents et ne pas lesd’hospitalisations
troubles psychologiquesavoir soignées contre deux sur dix pour
accidents, agressionsDurant l’année 2000, 84 % des l’ensemble de la population. Chez les
alcoolisme ou toxicomaniesans-domicile ont vu au moins une fois sans-domicile également, les femmes
opérationsun médecin et consultent alors en consultent davantage les dentistes que
moyenne huit fois par an. Cette fréquen- les hommes.
Champ : sans-domicile usagers des services d'aide âgés de
tation est identique à celle de l’ensemble Les sans-domicile fréquentant les ser- 18 à 60 ans
Source : Enquête auprès des personnes fréquentant lesde la population bien que les pathologies vices d’aide n’ont guère plus de pro-
services d'hébergement ou les distributions de repassoient plus nombreuses. Six fois sur dix, blème de vue que l’ensemble de la
chauds, janvier 2001, Insee
ces visites ont lieu dans un cabinet ou un population. En revanche, un tiers des
centre médical, deux fois sur dix à l’hôpi- sans-domicile qui en auraient besoin
tal, soit en consultation soit dans un ser- ne portent pas de lunettes, contre 15%
Définitionsvice d’urgence et deux fois sur dix dans pour le reste de la population. Cette
un centre d’hébergement ou dans une carence a des effets secondaires :
association. 36% des femmes et 15% des hommes
Sans-domicile : ici, ce terme recouvre ce-
En revanche, un sans-domicile sur trois qui pensent avoir besoin de lunettes lui de « sans-domicile usager des services
a été hospitalisé au moins une nuit au déclarent souffrir de migraine. Ces pro- d’aide (hébergement et distribution de re-
pas chauds ) ».cours de l’année passée (en dehors des blèmes ne sont pas propres aux
Une personne est dite sans-domicile usa-accouchements), soit trois fois plus sou- sans-domicile. Ainsi, les ouvriers por-
ger des services d’aide un jour donné si la
vent que l’ensemble de la population tent plus rarement des lunettes ou des
nuit précédente, elle a eu recours à un ser-
(tableau 3). Le retard apporté aux soins, lentilles que les autres catégories vice d’hébergement ou a dormi dans un lieu
des pathologies plus lourdes et des socioprofessionnelles et leur taux non prévu pour l’habitation (rue, abri de for-
tune, etc.). Les femmes constituent 37 % dedifficultés financières expliquent proba- d’équipement est le même que celui
cette population.blement ces nombreuses hospitalisa- des sans-domicile.
Près d’un quart de ces sans-domicile dor-
tions. Les causes en sont bien spécifi- Le coût des lunettes et des soins dentai-
ment dans la rue ou dans des centres d’hé-
ques : troubles psychologiques (24 %), res et parallèlement la difficulté de prise bergement fermés en journée, les autres
tentatives de suicide (3 %), accidents et en charge et /ou l’absence de couverture sont accueillis dans des centres d’héberge-
ment accessibles en journée (notamment,agressions (15 %), opérations chirurgi- maladie expliquent probablement
dans des centres maternels) et dans des lo-cales (9 %). En raison de la nature et de qu’une partie des sans-domicile ne corri-
gements ou des chambres d’hôtel gérés
la gravité de leurs problèmes de santé, gent pas ou mal leurs problèmes de vue
par des associations ou des organismes
les hommes sont plus souvent hospitali- ou ne soignent pas leurs douleurs den- publics.
sés que les femmes : parmi eux, 13 % le taires (encadré).
Sources
Fréquentation des médecins et des hôpitaux au moins une fois au cours
des 12 derniers mois et problème de vue Les résultats présentés sont issus de deux
En % enquêtes :
- l’Enquête auprès des personnes utilisantPopulation ayant Sans-domicile
les services de restauration ou d’héberge-un logement personnel usagers des services d’aide
ment gratuits réalisée par l’Insee du 15 jan-
Ensem- Ensem-
Homme Femme Homme Femme vier au 15 février 2001 dans les
ble ble
agglomérations de plus de 20 000 habi-
A consulté un médecin 82 92 86 79 93 84 tants. 4 084 utilisateurs de services d’hé-
Est allé à l’hôpital (hors accouchement) 9 11 10 33 26 31 bergement gratuits ou à faible participation
Porte des lunettes ou des lentilles 43 51 46 31 36 33 ou de distribution de repas chauds ont alors
Devrait porter des lunettes été interrogés, dont 3 525 sans-domicile.
ou des lentilles mais n’en a pas 17 13 15 33 31 33 Pour en savoir plus sur la méthodologie de
l’enquête, on peut se reporter à l’Insee Pre-Champ : personnes de 18 à 60 ans
mière n° 823 de janvier 2002 « Héberge-Sources : Enquête auprès des personnes fréquentant les services d’hébergement ou les distributions de repas chauds,
ment et distribution de repas chauds : le casjanvier 2001 et Enquête “comportements vis-à-vis de la santé” partie variable de l’enquête Permanente sur les Conditions
de Vie, mai 2001, Insee des sans-domicile ».
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE- une enquête auprès de l’ensemble de la Environ 5 200 personnes âgées de 15 ans bles possibles, le champ a été restreint aux
population sur les « comportements ou plus au moment de l’enquête ont été in- personnes âgées de 18 à 60 ans. Par ail-
vis-à-vis de la santé » qui a constitué la terrogées sur leur santé. leurs, la santé étant fortement conditionnée
partie dite « variable » de mai 2001 du dis- Les protocoles de questionnement sont par l’âge et le sexe, les données de l’en-
positif des Enquêtes Permanentes sur les semblables dans les deux enquêtes et pour quête PCV ont été standardisées sur ces
Conditions de Vie des ménages (EPCV). que les résultats soient les plus compara- deux variables : on raisonne comme si la
population de référence avait la même
répartition par sexe et tranches d’âge
décennales que celle des sans-domicile
Protection sociale : encore des sans-domicile non couverts (estimations standardisées).
La morbidité est mesurée à travers la ques-
En janvier 2001, près de 80 % des mentaire sous conditions de ressources à
tion « Êtes-vous atteint de l’une des 20 ma-
sans-domicile usagers des services dé- toute personne résidant en France de ma- ladies chroniques ou graves suivantes ? ».
clarent avoir une carte de sécurité sociale nière stable et régulière. L’enquête ne Les données recueillies sont déclaratives
à leur nom en cours de validité ou être permet pas de distinguer les bénéficiaires et peuvent différer de celles qui auraient pu
ayant droit d’un assuré. de la seule CMU de base des bénéficiai- être obtenues par des examens médicaux.
- une analyse longitudinale, qu’il n’est pasPar ailleurs, 6 % ont une carte périmée ou res de la complémentaire. Quatre
possible de mener avec cette enquête, per-en cours de demande ce qui n’exclut pas sans-domicile sur dix déclarent ne pas bé-
mettrait de dire si les problèmes de santéqu’ils aient des droits ouverts aux presta- néficier de la CMU et parmi eux certains
sont antérieurs à la perte du logement ou si
tions en nature de l’assurance maladie. n’ont pas de carte de sécurité sociale.
c’est l’inverse et d’étudier l’effet du temps
Au total, 12 % des sans-domicile décla- Ainsi, en janvier 2001, la proportion de
passé dans la situation de sans-domicile
rent ne pas disposer de carte de sécurité sans-domicile ne bénéficiant d’aucune
sur l’état de santé.
sociale (tableau). protection sociale peut être estimée à en- Il a été vérifié au moyen de régressions lo-
Parmi ceux-ci, certains bénéficient de la viron 8 %. Parmi ceux-ci, sept sur dix sont gistiques, que les résultats selon la durée
couverture maladie universelle (CMU). étrangers, un sur dix des hommes de na- totale passée dans la rue restent valables
Cette dernière a été mise en place le tionalité française de plus de 30 ans et lorsqu’on prend en compte la structure par
er sexe et âge de la population.1 janvier 2000. Elle comprend deux vo- deux sur dix des hommes français de
lets. D’une part, la CMU de base qui per- moins de 30 ans. La situation de ces der-
met d’affilier au régime général de niers semble plausible en raison de leur Bibliographie
l’assurance maladie les personnes qui ne âge, mais cela n’exclut pas cependant
peuvent être couvertes autrement. qu’ils aient peut-être des droits « dor-
« Hébergement et distributions de repasD’autre part, la CMU complémentaire qui mants » au sens de droits existants, mais
chauds, Le cas des sans-domicile »permet de fournir une couverture complé- inconnus de l’individu.
C. Brousse, B. de la Rochère, E. Massé,
Insee Première n° 823, janvier 2002.
Couverture sociale déclarée des sans-domicile usagers des services d’aide en janvier 2001
« Hébergement et distribution de repas
En %
chauds, Qui sont les sans-domicile usa-
Bénéficient de la Ne bénéficient pas de gers de ces services?»C. Brousse, B. deEnsemble des
CMU de base ou la CMU de base ou la Rochère, E. Massé, Insee Premièresans-domicile
complémentaire complémentaire n° 824, janvier 2002.
« Les femmes plus attentives à leur santéA une carte de sécurité sociale à
que les hommes » C. Aliaga, Insee Pre-son nom 78 52 26
mière n° 869, octobre 2002.Est inscrit sur la carte de sécurité
« Trois quarts des Français se considèrentsociale d’une autre personne 4 22
2 en bonne santé » S. Dumartin, Insee Pre-A une carte de sécurité périmée 2 1 1
mière n° 702, mars 2000.Carte de sécurité sociale en cours
« Vie et santé des jeunes sans-domicile oude demande 4 13
1 en situation précaire » Credes, 2001.N’a pas de carte de sécurité sociale 12 4 8
« France, Québec : une comparaison de laEnsemble 100 60 40
population sans-domicile usagers des servi-
1. Si 4% des sans-domicile bénéficiaires de la CMU affirment ne pas avoir de carte de sécurité sociale, il peut s’agir soit ces d’hébergement ou de distributions de
d’une perte, soit d’un problème administratif fréquent (carte retournée “N’habite pas à l’adresse indiquée”, celle-ci n’étant repas », à paraître dans la Revue franco-qué-
envoyée qu’à l’ouverture du droit et non périodiquement).
bécoise Santé, société et solidarité.
2. Les mêmes motifs peuvent expliquer que 1 % des assurés CMU aient une carte périmée (au titre d’anciens droits et non
au titre de la CMU).
Champ : sans-domicile usagers des services âgés de 18 à 60 ans
Source : Enquête auprès des personnes fréquentant les centres d’hébergement ou les distributions de repas chauds,
janvier 2001, Insee
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18, Bd Adolphe-Pinard
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