La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Partagez cette publication

^0*z v
9
^Œ^vNi» \ANTHOLOGIE CRITIQUE
DES
POÈTES NORMANDS
DE
àiqoo 1920•
LIVRECOLLABORATEURS DE CE
Lettre sur Paul Blier.Rémy de GOURMONT
Révérend.D'ARMOR Étude sur LeJean
—— Ad. Vard.
— Rémy de Gourmont.Jean de GOURMONT
— Robert de Cantelou.HAUCHECORNE
—— Le Sieutre.Maurice
— — Laurent Cernières.
— A.-P. Garnier.F. GOHIN
— Ed. Dujardin.Paul MORISSE
— Bunoust.Gabriel-Ursin LANGÉ Auguste
— Paul Harel.Wilfrid FLEURY
—Raymond POSTAL Achille Paysant.
—— Paul Labbé.
— — Pierre Nebout.
—— André Fontaine.
—— Camille CE.
— — de Beaulieu.Jean
— — Léon Hiélard.
—— Louis Foisil.
—— René Fauchois.
— — Eugène Crespeu
— Georges Laisné.
—— Éléonor Daubrée.
— — Pierre Varenne.
— — Amédée Bocheux.
— les autres noms).Cta.-Tb. FÉRET Tous (64ANTHOLOGIE
CRITIQUE
DES
OÈTES NORMANDS
DE
igoo à 1920
POÈMES CHOISIS
INTRODUCTION, NOTICES ET ANALYSES
PAR
Charles-Théophile FÉRET
Raymond Postal
et divers auteurs.
PARIS
LIBRAIRIE GARNIER FRÈRES
6, RUE DES SAINTS-PÈRES, 63?03INTRODUCTION
embrasser dans son ensemble le mouvementvouluJ'ai
pays de Sapience, qui une populeuse et sub-poétique du fut
plus qu'une province. voulu citertile nation, et n'est J'ai
les plus caractéristiques de ses filset analyser les œuvres
période de vingt années. neauthentiques pendant une Je
delà, sous peine de redites, sous peinepouvais m'étendre au
puisque la production litté-de remplir plusieurs volumes,
époque la plus impor-raire de la Normandie fut à toute
quantité. Avant donctante de toute la France en qualité et
les dates. Lorsquede m'accuser d'omissions, qu'on vérifie
avec Poinsot,je publiai une première Anthologie, en 1903,
Gla-on nous reprochait bien de n'avoir pas cité Bouilhet,
detigny, et d'autres poètes dont la mort remontait à plus
ans.30
Le temps, la et la race ont limité cette/'espace, langue
étude.II INTRODUCTION
Le temps, c'est un siècle nouveau, où tout s'est renouvelé
par la mort des plus notoires représentants des vieilles for-
mules, par l'éclosion de jeunes talents différemment orien-
tés, et par le bouleversement d'une guerre effroyable. J'ai
suivi pour la présentation des Poètes l'ordre chronologique
des naissances.
me bornerai à donner un souvenir au mouvementJe
littérairenommé un peu ambitieusement « l'École Ornaise ».
Il eut bien maître, le regretté Levavasseur, mais com-y un
bien d'élèves, et quels? mets à part ErnestMillet dont j'aiJe
réédité « Les Cendres et qui devait mourirprématurément.»,
Challemel, l'égalau moins de Levavasseur, ne subitWilfrid
non plus que Florentin-Loriot, dont lePas son influence,
du spirituel et abondantgénie bizarre planait au-dessus
poètesécrivain de La Lande de Lougé. Quelques mineurs,
dont les moins obscurs furent Harel et Germain-Labour,
maître.reçurent les leçons et l'investiture du doux Ce qu'on
put constater à cette époque déjà loin de nous ce fut, chez les
d'études, chezArchéologues, une fièvre de recherches et les
pourhistoriens locaux une véritable passion les monogra-
la Il existaitunphies et chasse aux documents. autregroupe
dont le rendez-vous était à Saint-Maurice, au château du
Comte de Contades, qui, tel Vigny, avait mis sur le cimier
dorédu gentilhomme « une plume de qui n'était pas sansfer
beauté ».
L'espace, ce sont les limites de la Normandie continen-
tale. l'eusse bien volontiers étendu aux îles, où j'aiJe fait