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L'INVASION DE LA FRANCK
ET LE
DE SAINT-DÏZrERSIÈGE
PAR CHARLES-OUINT EN 1544DE FRANCEL'INVASION LA
ET LE
SIÈGII m SAINT-DIZIER
EN 1544PAR CHAHLES-OUIIST
D'après les Dépêches italiennes
D'ESTEDE l'UAJNCESCO
FEIIUFFIINO, DE CAMILLO GAPILUPODE HIERONYMO
RERINAV.DO RAVAGERET DE
PAR
ROZET .. J.-F. LEMBEYAlbin
Hif-Mamt Ancien jirofesseiirDépute lie la
Deuxième édition
PARIS
LIBRAIRIE PLON
IMPRIMEURS-ÉDITEURSPL0>-IS0URR1T ET G's
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1910
Tous droits réservésV
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réser-de traductionrcproduclion etDroits de
tous pays.vés pourAVANT-PROPOS
Le grand effort de Charles-Quint contre la France en
une retraite sans gloire et une paix1544 n'aboutit qu'à à
sans profit. Deux causes arrêtèrent l'envahisseur dans sa
marche sur Paris : d'abord la longue résistance de Saint-
dernier moment, son alliéDizier, et ensuite, an le refus de
Henri VIII de venir se joindre à lui.
Le siège de Saint-Dizier fut le seul fait d'armes mémo-
le réduisit à de simplesrable de la campagne tout reste se;
furentescarmouches. Luxembourg, Commercy et Ligny
Yitry,enlevés presque sans coup férir. La prise même de
l'empereur fit grand bruit, ne fut qu'un succès sansdont
détachéconséquence remporté sur un petit corps français,
dans un poste avancé. Pendant un long mois, l'Europe eut
mais heureuse aules yeux fixés sur Saint-Dizier, étonnée,
àfond de voir la petite forteresse champenoise tenir tête
impériales. nouvelles du siège étaienttoutes les forces Les
passionnémentcolportées partout, avidement reçues et
eut uncommentées; l'insuccès de l'assaut du 15 juillet
retentissement immense.
belle page deFlien dans Saint-Dizier ne rappelait cette
aII 1544L'INVASION DE LA FRANCE EN
n'avait tenté durant troisson liistoirc. Aucune initiative
le souvenir.siècles et demi d'en rajeunir et perpétuer Le
Alhin liozet, député de la Haute-Marne,2 juillet 18î)y, M.
de Saint-Dizier dont ildisait à la Sori('Mé des vétérans est
'le présitient dlionneui' : l'ji vérité, il manque quelque
l'étranjjer fouillent d'ins-chose à Saint-Dizier. L'lial)itant et
tinct sa j)liis belle place publique et n'y découvrent point
déviait principal ornement : le monumentce qui en être le
»commémoratif de la glorieuse défense de la ville en 1544.
8 février lîMX), vétérans ouvraitLe la Société des une sous-
cription. Les habitants, qui portent encore avec un juste
orgueil le nom de « Bragards " dont François I", d'après
la tradition, salua la triomphante bravoure de leurs an-
cêtres à l'assaut du 15 juillet, raccueiUirent avec enthou-
siasme. L'ouvrier de la terre et de l'usine, très nombreux
et très patriote, s'empressa d'apporter son offrande. L'inau-
guration eut lieu le 17 septembre 1905 Une faveur(1).
méritée du gouvernement de la République en rehaussa
l'éclat redoublaet l'intérêt : la remise à la ville de Saint-
Dizier de la croix de la Légion d'honneur qu'un décret pré-
sidentiel lui avait décernée la veille, sur les instances de
M. Rozet. Ce futune très belle et très patriotique solennité.
La foule s'y pressait, lesaccourue non seulement de tous
points de la Haute-Marne, mais encore des départements
voisins. En commémorant la petitele geste héroïque de
M. Berteaux, ministre de la guerre, présidait la cérémonie, assisté de(1)
M. Etienne, ministre de l'intérieur, et de M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire
d'Etat aux beaux-arts, et entouré de la municipalité de Saint-Dizier, des séna-
teurs et des députés de la Haute-Marne, général 20'du commandant le corps
d'armée, du préfet de la Haute-Marne et de nombreuses notabilités civiles et
militaires. L'Italie était représentée par M. (î. Capcllini, sénateur du Royaume,
délégué officiel du gouvernement italien, et par MM. G. Malteotti et G. Mala-
testa, maire et adjoint de la commune de Sassuolo, patrie de Marini.