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La Jeunesse d'OvideDU MEME AUTEUR
"DANS LA C )LLECTION MINERVA
rAncîenne PoésieÉtudes sur Latine (Livius An-
—— Le Nelei. Le poète Laevius. — Ladronicus. Carmen
—Satura. La Nenia), 1903.
souscription du Ministère de l'Instruction(Ouvrage honoré d'une
publique.)
A PARAITRE :
d'Ovide.La Vie amoureuseDE MIRMONT•^^m: DE LA VILLE
Professeur de Littérature latine
l'Université de Bordeauxà la Faculté des Lettres de
La Jeunesse
d'OVIDE
6^
PARIS
ALBERT FONTEMOING, ÉDITEUR
GOFF (v«)4, RUK LE
1905
"" Collection MINERVAPREFACE
Ovide, issu d'une vieille et obscure famille
de petite noblesse provinciale, naquit à Sulmone,
dans le pays des Péligniens, entre les monts
Apennins et la mer Adriatique, le 20 mars 711
J.-C). De Tannée 736 à Fan-de Rome (43 av.
pendant plus d'un quartnée 162 ap. J.-C),(9
de siècle, il est le grand poète de cette seconde
période du principal d'Auguste, où les divers
genres de poésie ne sont plus représentés par
Properce et Horace, que laVirgile, ïibulle.
disparaître. Pendantmort a fait successivement
la ville, lesplus d'un quart de siècle, la cour et
comblent d'égardslettrés et les gens du monde
deset entourent d'admiration l'auteur mondain
versill-Amours et de VArt d'aimer^ le savant
Fastes, l'béri-cateur des Métamorphoses et des2 PRÉFACE
lier de Properce et de TibuUe, le successeur de
Virgile et d'Horace. Puis, brusquement, pour
des causes qui sont restées obscures, Ovide est
confins de l'Empire, à Tomes, villerelégué aux
Pont-Euxin. a L'Empe-deMésie, sur les bordsdu
d'en les choses, »reur tout-puissant, qui voit haut
a jugé bon, par un ukase sans appel, d'éloigner
le poète de cette ville de Rome qu'il aimait et
qui l'aimait. Le proscrit s'humilie en longues
vaines prières : Auguste, « toujours affable etet
clément souverain», refuse de faire grâce. Le
Tibère, est indifférentsuccesseur d'Auguste,
flatteries. En 770aux supplications et aux
ap. J.-C), Ovide meurt dans cette ville de(17
Tomes, où, depuis près de huit ans, l'ennui et
l'angoisse le consumaient.
s'étonne que la vie d'un simple poète, quiOn
être calme comme celle de ses prédé-aurait dû
immédiats, Virgile et Horace, présentecesseurs
« exemples redoutables qui étalentun de ces
monde sa vanité tout entièreaux yeux du »,
« les extrémitésqu'on puisse voir toutes desy
félicité sans bornes,choses humaines, la aussi
».bien que les misères
Mais Ovide n'est pas un simple poêle à la