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Bernard Bouloumié
Les œnochoés en bronze du type Schnabelkanne en France et
en Belgique
In: Gallia. Tome 31 fascicule 1, 1973. pp. 1-35.
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Bouloumié Bernard. Les œnochoés en bronze du type Schnabelkanne en France et en Belgique. In: Gallia. Tome 31 fascicule
1, 1973. pp. 1-35.
doi : 10.3406/galia.1973.2623
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galia_0016-4119_1973_num_31_1_2623LES OENOCHOÉS EN BRONZE DU TYPE SCHNABELKANNE
EN FRANCE ET EN BELGIQUE
par Bernard BOULOUMIÉ
Le présent catalogue constitue le premier d'une série que nous nous proposons de
consacrer aux objets italo-grecs et étrusques importés en Gaule à l'Age du Fer. Les vases
de bronze — cistes à cordons, oenochoés à bec, situles, stamnoi, etc. — forment l'essentiel
de ce matériel1, et, parmi eux, la Schnabelkanne2, ou oenochoé à bec de canard, a très vite
occupé la première place.
Ces oenochoés ont une origine étrusque bien établie pour la plupart, une chronologie
assez claire — la majorité se situe entre 525 et 400 avant J.-G. — , enfin une diffusion
abondante en Italie, mais aussi en Suisse, dans la vallée du Rhin et en Gaule. J. Déchelette,
dans son Manuel, s'était intéressé à leur sort dans le cadre des importations méditerra
néennes au nord des Alpes, et P. Jacobsthal, aidé d'A. Langsdorf, leur avait même réservé,
en 1929, une monographie qui reste la base de toute étude actuelle3.
Plus de quarante ans se sont écoulés depuis, pendant lesquels de nouveaux exemplaires
ont été exhumés du sol ou des réserves des musées. Une étude typologique plus serrée
a permis d'éliminer certains vases, d'en ajouter quelques autres. Et c'est ainsi que pour
mieux comprendre les modalités du commerce étrusco-gaulois, nous avons été amené à
reprendre récemment une partie du travail de P. Jacobsthal et d'A. Langsdorf. Ces savants
avaient surtout obtenu des informations sur les Schnabelkanne n allemandes. Nous avons
préféré commencer par la péninsule italienne. Le résultat de notre enquête est le suivant :
environ 150 exemplaires proviennent d'Italie ; plus d'une centaine se trouvent à l'extérieur4.
Sur ces données, il a été possible de fixer une chronologie assez précise, en fonction
des caractéristiques typologiques de chacun des vases. Peu importe que quelques brocs
1 La céramique ne sera pas, non plus, négligée. Nous préparons un recensement aussi complet que possible
du bucchero étrusque et de la céramique d'origine attique.
2 Nous avons déjà justifié l'emploi de ce terme allemand dans les analyses que nous avons consacrées à ces
vases. Cf. en particulier, Les oenochoés à bec en bronze des Musées d'Étrurie Centrale et Méridionale, dans Mélanges
de V École française de Borne, t. 80, 1968, p. 400, n. 2.
3 P. Jacobsthal et A. Langsdorf, Die Bronzeschnabelkannen, Berlin, 1929.
4 Cf. Les oenochoés du type * Schnabelkanne » en Italie, Collection de V École française de Rome, sous presse.
Gallia, 31, 1973. 2 BERNARD BOULOUMIÉ
aient — sans aucun doute — échappé à nos recherches — , l'analyse statistique n'en sera
guère modifiée.
Cette mise à jour concernant l'Italie devrait être complétée par un travail semblable
en Allemagne, en Suisse et dans les pays de l'Est. Nous assurerons peut-être nous-même
la publication prochaine des brocs provenant d'Afrique (surtout la Tunisie). Quant à la
Belgique, nous avons jugé plus simple de l'inclure dans l'ensemble gaulois5.
Dans le répertoire que nous présentons ici, nous avons fait figurer aussi les exemplaires
conservés au Louvre — dont la provenance italienne ne fait guère de doute — , ceux du
Musée de Vienne (Isère) qui pourraient avoir été trouvés sur place, celui de Carpentras
(dont on sait qu'il a été acquis en Italie) et ceux d'Aléria qui, du point de vue archéologique
et topographique, appartiennent plutôt aux séries italiennes. C'est l'occasion de publier
un matériel6 qui, même sans provenance connue, garde sa valeur de témoin d'un temps
déterminé.
1. Aléria (Corse), t. 90. Inv. 67/375, n° 1811. Musée archéologique Jérôme Carcopino, Aléria.
H. : 0,102 m.
Anse du type aux serpents. Le corps des serpents est incisé, les têtes sont munies d'excroissances.
Palmette en losange arrondi à 1 1 feuilles.
Tombe à chambre à inhumations, datée de 475-425 av. J.-C, avec céramique attique abondante,
fibules type Certosa, etc.
Cf. publication d'ensemble de la nécropole : L. et J. Jehasse, La nécropole préromaine d'Aléria,
XXVe suppl. à Gallia, 1973. Fig. 1.
2. Aléria (Corse), t. 91. Inv. 67/474, n° 1908. Musée archéologique Jérôme Carcopino, Aléria.
H. : 0,169. Ouverture : 0,093x0,07. Diam. base : 0,056.
Broc du type à volutes (une paire de doubles volutes en S inclinées, et une autre paire terminée
par une fleur verticale). Motif oblong, entouré de perles, au centre de la palmette laquelle comporte
9 feuilles radiées.
Tombe à chambre à inhumations, de 475-450 av. J.-C, avec céramique attique à figures rouges,
vases de bronze, etc.
Même bibliographie que pour le numéro précédent. Fig. 2 et 2 bis.
3. Aléria (Corse).
Pour information, nous notons ici le troisième exemplaire qui vient à peine d'être découvert
par L. et J. Jehasse. Type à volutes.
4. Besançon (Doubs). Musée de Besançon.
H. : 0,253. Diam. max. : 0,137. Diam. base : 0,083.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. L'attache
5 Pour la Belgique, voir aussi notre article, Nouveaux jalons du commerce étrusque au nord des Alpes, dans
Cahiers de Mariemont, 2, 1971, p. 13-22.
6 Ce travail a été grandement facilité par l'extrême obligeance des Conservateurs des musées intéressés. Nous
tenons à remercier tout particulièrement M. N. Duval, Mme F. Levieux, MUe M.-F. Briguet (Louvre), MM. J. Favière
(Bourges) et J. Jehasse (Aléria), Mlle M. Jehl (Colmar), MM. R. JofTroy (Saint-Germain-en-Laye), J. Ruf (Vienne)
et Y. Solier (Narbonne). Nous nous sommes efforcé de réunir une illustration complète des vases présentés. L'Institut
d'Archéologie Méditerranéenne a, pour sa part, financé les prises de vue des exemplaires du Louvre. EN BRONZE 3 OENOCHOÉS
inférieure comprend deux sépales, deux volutes simples et une palmette à 15 feuilles très serrées.
La panse, le col et le dessous du bec sont décorés de gravures au trait, de style celtique.
0. H. Frey, Eine Etruskische Bronzeschnabelkanne im Besançon, dans Ann. lilt. Univ. Besançon,
II, 1, 1955.
Les conditions et le lieu exact de découverte sont inconnues. L'auteur a bien voulu nous préciser
que, selon lui, le vase pourrait (stylistiquement) provenir d'un atelier de la Marne. Fig. 3, 4, 5, 6.
5. Bourges (Cher). Musée des antiquités nationales, Saint-Germain-en-Laye. Inv. 49511.
H. : 0,230. Diam. max. : 0,120. Diam. base : 0,075.
L'anse manque.
H. Corot, Notes pour servir à Vétude de la civilisation celtique en Gaule. Les vases préromains
trouvés en France, dans Bull, monumental, 1901, p. 568, pi. IV, n° 22. P. Jacobsthal et
A. Langsdorf, op. cit., p. 33, n° 120.
Nécropole de la rue de Dun, Bourges, Saint-Gélestin, près du Séminaire. Trouvée en même temps
qu'une situle, divers anneaux, un bracelet, des pendeloques, un torque. Fig. 7, 8, 9.
6. Environs de Bourges (Cher). Musée de Bourges. Inv. 894.37.1.
H. : 0,268. Diam. max. : 0,140. Diam. base : 0,093.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminaient en fauves (celui de droite
est brisé). La lèvre de l'ouverture est ornée de perles et de godrons au repoussé, avec des rangs d'oves
sur la partie plate. Dans les angles internes, deux figures de griffons. L'anse, enrichie de part et
d'autre, d'un rang de perles, se termine par une attache comportant une paire de doubles volutes
en S horizontales, d'une autre paire inachevée vers l'extérieur, et d'une paire verticale, enfin d'une
palmette à 9 feuilles. Le col porte un décor incisé de boutons de lotus, en alternance avec des
palmettes.
A. des Méloizes, Oenochoé en bronze du Musée de Bourges, dans Mém. Soc. Antiq. Centre, XXII
(1897-1898), p. 1 et s. ; Corot, op. cit., p. 568, n° 23, pi. IV ; Jacobsthal-Langsdorf, op. cit., p. 33,
n° 24.
Conditions de découverte inconnues. Le vase a été acheté à des paysans. Fig. 10, 11, 11 6 is, 12.
7. Haguenau (Bas-Rhin). Musée de Haguenau. Inv. 50.58. Ancienne collection Nessel, n° 757.
H. max. : 0,235. Diam. max. : 0,135. Diam. base : 0,08.
Broc du type aux serpents. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. La
palmette comprend 11 feuilles, avec le pétale central très allongé.
A. -M. Burg, A propos des deux oenochoés du Musée de Haguenau, dans Cahiers d' Archéologie
et d'Histoire d'Alsace, 132, 1952, p. 60.
Vase reconstitué à partir de fragments découverts au cours d'un rangement dans le musée.
La provenance alsacienne est certaine. L'oenochoé était étiquetée « Forêt de Haguenau ». Fig. 13, 14.
8. Halten (Bas-Rhin). Musée Unterlinden, Colmar.
Dimensions : 0,238x0,150.
Du vase, de la série en ancre, ne subsistent que l'anse et un fragment de l'ouverture. L'attache
supérieure comportait, à l'extrémité des bras, des bourgeons (un seul apparaît encore).
inférieure se termine par une palmette à 9 feuilles.
Tombe à char. Mobilier : une plumpe Kanne, un cercle d'or, un bassin à anses, un chaudron, etc.
M. de Ring, Les lombes celtiques de la Forêt Communale de Hallen, Strasbourg, 1860, 7 p. fig. ;
O. H. Frey, Die Zeitslellung des Fùrstengrabes von Hallen im Elsass, dans Germania, 35, 1957,
t. 3-4, p. 229-249. Fig. 15. 4 BERNARD BOULOUMIÉ
9. La Gorge- Al eillel (Marne). Musée des antiquités nationales, Saint-Germain-en-Laye.
Inv. 24.919.
H. max. : 0,289. H. att. sup. : 0,270. Diam. max. : 0,145/0,160. Diam. base 0,104.
Vase du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. L'attache
inférieure, composée d'un gros nodule et d'une ancre à pointes ornées de bourgeons, s'achève
en une palmette à 9 feuilles, avec le pétale central très gros et long.
Tombe à char contenant, en outre, des fibules de La Tène, un bracelet d'or, un casque en bronze,
de la céramique locale. S. Reinach, Album des moulages et modèles en vente au Musée des Antiquités
Nationales à Sainl-Germain-en-Laye, I (Ages de la Pierre, Époques Celtiques), Paris 1909, pi. XXVI,
n° 24919 ; P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 34-35 (avec une analyse du mobilier de la tombe),
no 60. Fig. 16, 17, 18, 19.
10. Somme-Bionne (Marne). British Museum, Londres. British and Medieval Antiquities
Department. Ancienne collection L. Morel. Inv. ML 1338.
H. max. : 0,310. H. att. sup. : 0,270. Diam. max. : 0,180. Diam. base : 0,110.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en museau de biches.
L'attache inférieure se compose d'un nodule, de deux sépales, de deux paires de doubles volutes en S,
dont la seconde s'achève en fleur de lotus, d'une autre paire de volutes en V renversé, et d'une
palmette à 9 feuilles.
Tombe à char, qui contenait également une coupe attique à figures rouges au Discobole (430-
420 av. J.-C), une boucle de ceinturon, un anneau d'or, une épée de fer, un couteau, lances, éléments
de char, un vase à pied d'origine locale, et un bandeau d'or (long. : 0,180 m) qui était fixé sur la
Schnabelkanne, sur la face opposée à la palmette, comme en témoignent des traces de collage
(L. Morel, Découverte de Somme-Bionne (Marne). Gaulois sur son char et objets étrusques, Congrès
arch, de France, 42, 1875, p. 97).
L. Morel, La Champagne souterraine. Résultats de trente années de fouilles archéologiques dans
la Marne, Reims, 1898, p. 42, pi. 8, fig. 2 ; Déchelette, Manuel, IV, p. 530, fig. 424 ; P. Jacobsthal
et A. Langsdorf, op. cit., p. 36-37. Fig. 20.
11. Les Bercias (Puy-de-Dôme). Musée des antiquités nationales, Saint-Germain-en-Laye.
Inv. 32-962. Anciennement au Louvre, sur un don de Napoléon III (1863).
H. : 0,294. Diam. max. : 0,145. Diam. base : 0,088.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en fauves. A l'attache
inférieure, on note une paire de doubles volutes en Volutenleier (avec une petite palmette interne),
suivie d'une autre paire également en Volutenleier, une paire de volutes en V terminée en fleur de
lotus, enfin une palmette à 11 feuilles.
Le vase a été trouvé dans un champ, isolément (A. de Longpérier, Bévue arch., 1863 II, p. 81).
Corot, op. cit., p. 571, pi. VI, n° 27 ; P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 35, n° 43, pi. 5.
Fig. 21, 22, 23, 24.
12. Mercey-sur-Saône (Haute-Saône). Musée des antiquités nationales, Saint-Germain-en-Laye.
Inv. 26.755.
H. : 0,267. Diam. max. : 0,140. Diam. base : 0,090.
Vase du type aux serpents. L'anse, fixée très bas, présente une attache supérieure à extrémités
en bourgeons (un seul subsiste) et une attache inférieure terminée par une palmette à 11 feuilles.
Tombe à char sous tumulus, qui contenait aussi une ciste à cordons en bronze et des bijoux
d'or (un collier et un bracelet). Corot, op. cit., p. 556, pi. IV, n° 10 ; P. Jacobsthal et A. Langsdorf,
op. cit., p. 35, n° 74. Fig. 25, 26, 27, 28. EN BRONZE 5 OENOGHOÉS
13. Pouan (Aube). Musée de Troyes. Inv. 4164.
H. max. : 0,290. H. att. sup. : 0,250. Diam. base : 0,084.
Vase du type à volutes. A l'attache supérieure, les bras se terminent en bourgeons. L'attache
inférieure comprend deux volutes simples sous un nodule et une palmette à 9 feuilles. Traces de
dorure sur la paroi.
Le vase a été découvert en 1843, sur un terrain qui avait donné, l'année précédente, du matériel
mérovingien. A proximité, exactement à 42 m de distance, deux belles situles de La Tène II-III.
J. de Baye, L'art étrusque en Champagne, dans Bull, monumental, 1875, 5e série, 3e vol., fig. 623 ;
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 35-36, n° 2, pi. 1. Fig. 29, 30, 31.
14. Prunay (Cher). Musée de Bourges. Inv. 950.1.269.
H. max. : 0,242. H. att. sup. : 0,190. Diam. max. : 0,124. Diam. base : 0,068.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en têtes animales.
A l'attache inférieure, on trouve trois paires de doubles volutes et une palmette à 7 feuilles. Tombe
à inhumation sous tumulus, avec un anneau de bronze et des fragments de fer.
A. des Méloizes, Note sur la découverte d'un vase de bronze dans un tumulus de la commune de
Morlhommiers (Cher), dans Mém. Soc. Anliq. Centre, IX, 1881, p. 1 et s., pi. ; P. Jacobsthal et
A. Langsdorf, op. cit., p. 36, n° 34. Fig. 32.
15. Sesenheim (Bas-Rhin). Musée de Strasbourg.
H. max. : 0,300. H. att. sup. : 0,240. Diam. max. : 0,180. Diam. base : 0,100.
Les bras de l'attache supérieure se terminent en figures animales. L'attache inférieure, détériorée,
ne comporte plus que 7 feuilles de la palmette. Sur l'ouverture, on remarque (selon E. Martin) les
traces de fixation d'un anneau latéral.
Tombe sous tumulus, qui comprenait aussi un bracelet et un anneau d'or.
E. Martin, Die Ausgrabung des Goelhehugels bel Sesenheim, dans Bull. Soc. Conserv. Mon.
Hist. d'Alsace, 1884, 2e série, 12e vol., 1er livre, p. 19, pi. ; P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit.,
p. 36, n° 119 ; A.-M. Burg, op. cit., p. 58, fig. 5. Fig. 33.
16. Sufflenheim (Bas-Rhin). Musée de Haguenau. Inv. 50.39.
H. max. : 0,380. Diam. max. : 0,150. Diam. base : 0,100.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en figures animales.
L'attache inférieure, ajourée, comprend deux sépales, deux figures symétriques d'animaux, une
paire de doubles volutes en S et une paire de volutes verticales, enfin une palmette à 17 feuilles,
à pétale central très allongé.
Le vase a été découvert dans une fosse, avec des restes de fer et un récipient de terre cuite.
P. Wernert, Informations. Bas-Bhin. Soufjïenheim, dans Gallia, VII, 1949, p. 250, fig. 5 ;
A.-M. Burg, op. cit., p. 58. Fig. 34, 35.
17. Vix (Côte-d'Or). Musée de Châtillon-sur-Seine.
H. : 0,280. Diam. max. : 0,150. Diam. base : 0,090.
Vase du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure (un seul subsiste) étaient terminés
en bourgeons. L'attache inférieure se compose d'un nodule, d'une ancre à pointes finissant en bour
geons, et d'une palmette à 13 feuilles.
Tombe à char, dont le mobilier comportait, entre autres objets, une coupe attique à figures
noires du Peintre de Wraith (530-520 av. J.-C).
R. Jofîroy, La tombe de Vix, dans Mon. Piol, XLVIII, fasc. 1, 1954, p. 1 et s. Fig. 36. 6 BERNARD BOULOUMIÉ
18. Eygenbilsen, près Maastricht (Limbourg). Musée du Cinquantenaire, Bruxelles. Inv. 2522 B.
H. : 0,265.
Broc du type à volutes. Les extrémités des bras de l'attache supérieure sont brisés. La lèvre
de l'ouverture comporte un décor au repoussé d'oves et de perles, avec des figures animales d'angle
(griffons). Le col est orné d'une frise gravée de fleurs de lotus. L'attache inférieure comprend une
paire de doubles volutes en S, une paire incomplète et une autre paire en S verticales, enfin une
palmette à 11 feuilles.
Tombe à incinération sous tumulus, qui contenait, en outre, une ciste à cordons.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 32-33, n° 29, pi. 13. Fig. 37, 38.
19. Collection Morin-Jean. Provenance : Alsace ou Franche-Comté.
H. : 0,165.
Il s'agissait (l'objet semble disparu) d'une anse de Schnabelkanne dont les bras de l'attache
supérieure se terminaient en bourgeons. L'attache inférieure comportait deux gros anneaux, deux
serpents et une palmette en fer de lance à 7 feuilles.
Morin-Jean, Archéologie de la Gaule, n° 698, p. 186, pi. XII. Fig. 39.
20. Sept-Saulx (Marne). Ancienne collection Nicaise. Le vase, longtemps disparu, a été retrouvé
récemment dans une collection privée.
H. : 0,320. Diam. max. : 0,165.
Type aux serpents. Les bras de l'attache supérieure étaient brisés. L'attache inférieure se
composait d'un gros nodule, des serpents et d'une palmette à 11 feuilles, avec le pétale central
allongé.
Tombe à char, qui contenait aussi des ornements de mors de chevaux en bronze, à rondelle
ajourée.
A. Nicaise, L'époque gauloise dans le déparlement de la Marne, dans Mém. Soc. Agric, Comm.,
des Se. et Arts de la Marne, 1883-1884, p. 60, pi. I, fig. 3 et 10 ; Déchelette, Manuel, IV, p. 707,
fig. 513 ; D. Bretz-Mahler, La civilisation de La Tène I en Champagne, XXIIIe suppl. à Gallia,
1971, p. 209-210, pi. 131 (1-2) et 167 (1-2). Fig. 40.
21. Collection J. Hunt (Dublin). Provenant de l'Est de la France.
H. : 0,260. Diam. max. : 0,130.
Broc de la série à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en têtes animales
(biches). L'attache inférieure se compose d'un motif oblong entouré de perles, d'une paire de volutes
en V renversé, d'un double motif symétrique en forme de larmes, d'une paire de volutes en
V olulenleier , avec intercalation d'une petite paire de doubles volutes dont une partie remonte au
centre de l'attache, tandis que l'autre s'achève à l'extérieur en fleurs de lotus. Enfin, une palmette
à 11 feuilles.
P. Harbison, Une oenochoé étrusque provenant de VEsl de la France dans une collection privée
d'Irlande, dans Rev. arch, de l'Est, XXIII, 1-2, 1972, p. 37-43, fig.
22. Musée de Carpentras (Vaucluse).
H. max. : 0,295. Diam. max. : 0,150. Diam. base : 0,105. Bec : 0,085x0,048.
Vase du type aux serpents. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. Palmette
à 11 feuilles.
B. Bouloumié, Les oenochés du type « Schnabelkanne » en Italie, op. cit., pi. LXIII, fig. 211 à 214. OENOCHOÉS EN BRONZE 7
23. Musée du Louvre. Inv. Br. 2774.
H. max. : 0,310. H. att. sup. : 0,242. Diam. max. : 0,155. Diam. base : 0,087. Ouv. : 0,125x0,147.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en figures animales
(lions). L'attache inférieure comprend une tête féminine, deux paires de doubles volutes en S, suivies
d'une autre paire finissant en feuilles verticales, et une palmette à 11 feuilles.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cil., n° 40, pi. 5. Fig. 41.
24. Musée du Louvre. Inv. Br. 2775.
H. max. : 0,203. H. att. sup. : 0,167. Diam. max. : 0,105. Diam. base : 0,077. Ouv. : 0,086x0,103.
Vase du type à attache en Sirène. Les extrémités des bras de l'attache supérieure sont formées
de figures animales (béliers). La lèvre de l'ouverture et le bec sont ornés d'une double frise d'oves
et de perles au repoussé.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 48-50, n° 110, pi. 11. Fig. 42.
25. Musée du Louvre. Inv. Br. 2776.
H. max. : 0,250. H. att. sup. : 0,210. Diam. max. : 0,140. Diam. base : 0,078. Ouv. : 0,103 x
0,114.
Vase du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en figures animales.
L'attache inférieure se compose de deux paires de doubles volutes en S horizontales, d'une double
volute en V et d'une petite palmette à 7 feuilles.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., n° 16, p. 44-50 et 63. Fig. 43, 44.
26. Musée du Louvre. Inv. Br. 2777.
H. max. : 0,245. H. att. sup. : 0,213. Diam. max. : 0,148. Diam. base : 0,092. Ouv. : 0,123x0,122.
Vase du type aux serpents. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. L'attache
inférieure, massive, comprend deux petits anneaux, deux serpents et une palmette à 11 feuilles
légèrement incurvées et arrondies à leur extrémité.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., n° 81, pi. 8. Fig. 45.
27. Musée du Louvre. Inv. Br. 2779.
H. max. : 0,220. H. att. sup. : 0,213. Diam. max. : 0,135. Diam. base : 0,085. Ouv. : 0,125 x 0,130.
Vase du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure s'achèvent en bourgeons. L'attache
inférieure comporte une ancre à extrémités en bourgeons et une palmette à 7 feuilles, avec pétale
central très grossi, terminé lui-même en bourgeon.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 42 et 63, n° 59. Fig. 46, 47.
28. Musée du Louvre. Inv. Br. 2780.
H. max. : 0,305. H. att. sup. : 0,255. Diam. max. : 0,170. Diam. base : 0,102. Ouv. : 0,113x0,140.
Vase du type aux serpents. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons allongés.
L'attache inférieure se compose de deux serpents à peine ébauchés et d'une palmette triangulaire
à 13 feuilles radiées.
P. Jacobsthal et A. Langsdorf, op. cit., p. 45 et 50, n° 88. Fig. 48, 49.
29. Musée de Mariemonl (Belgique). Inv. Ac. 261. B. 1. Provenant de Tongres
Long. : 0,180. BERNARD BOULOUMIÉ 8
Anse du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure sont terminés en bourgeons. Palmette
à 9 feuilles.
B. Bouloumié, Nouveaux jalons, op. cit., p. 15, fig. 1 et 4.
30. Musée de Mariemont (Belgique). Inv. Ac. 261. B. 2. Provenant de Tongres (?).
Long. : 0,180.
Anse du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. Les pointes
de l'ancre s'achèvent également en bourgeons. Palmette à 9 feuilles.
Ibid., p. 15, fig. 2 et 5.
31. Musée de Mariemont (Belgique). Inv. Ac. 222. B. Provenant de Wasserbilig (Grand-Duché
de Luxembourg).
H. max. : 0,189. H. att. sup. : 0,150. Diam. max. : 0,109. Diam. base : 0,066. Ouv. : 0,035 X
0,063.
Vase sans anse. Les angles de l'ouverture sont ornés de fauves au repoussé. Traces de décor
gravé sur le col.
Ibid., p. 15-16, fig. 3 et 6.
32. Musée de Vienne (Isère). Provenance inconnue.
Dimensions : 0,210x0,125.
Anse du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. L'attache
inférieure comporte une palmette à 11 feuilles, avec pétale central allongé. Fig. 50, 1.
33. Musée de Vienne (Isère). Provenance inconnue.
Dimensions : 0,215x0,130.
Anse du type en ancre. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. L'attache
inférieure comprend une ancre à extrémités finissant en bourgeons, et une palmette à 9 feuilles.
Fig. 50, 2.
34. Musée de Vienne (Isère). Provenance inconnue.
Dimensions : 0,200x0,120.
Anse du type aux serpents. Les bras de l'attache supérieure se terminent en bourgeons. L'attache
inférieure se compose de deux serpents à tête gonflée d'excroissances et d'une palmette à 13 feuilles.
Fig. 50, 3.
35. Musée de Vienne (Isère). Provenance inconnue.
Dimensions : 0,205x0,100.
Anse du type à volutes. Les bras de l'attache supérieure se terminent en fauves. L'attache
inférieure se compose de deux sépales, de deux paires de doubles volutes en S horizontales à sens
alterné et une paire de volutes en V, enfin une palmette à 9 feuilles. Fig. 50, 4.
P. Jacobsthal classait déjà en 1929 parmi les vases disparus et devant être rayés des statistiques
un broc provenant de Brumath, en Alsace. Il était signalé, entre autres auteurs, par Déchelette,
Manuel, IV, Note additionnelle, p. 1105, n° 6. OENOCHOÉS EN BRONZE 9
Une autre Schnabelkanne aurait été découverte en 1892 près de Wald, cercle de Wissembourg
(Bas-Rhin), et, d'après Déchelette (ibid., n° 9), elle se serait trouvée, au moment où il écrivait, au
Musée de Colmar. Jacobsthal, après enquête, déclare qu'il n'y a pas de commune du nom de Wald,
en Alsace, et que le broc est introuvable. Il n'est pas exclu qu'il s'agisse du vase reconstitué au Musée
de Haguenau (cf. l'étiquette que ce dernier portait, avec la mention « Forêt de Haguenau »).
Le catalogue qui précède met en évidence le nombre relativement élevé de
Schnabelkannen trouvées en France (18 sur le continent, 3 en Corse). A cela s'ajoutent
les trois de Belgique et celle du Luxembourg. Le territoire austro-allemand en a donné
pour sa part 33, la Suisse 157. On voit que, dans l'ensemble, ces importations méditer
ranéennes se répartissent d'une façon assez régulière au nord des Alpes.
Ce n'est point ici le lieu de refaire l'analyse typologique de ces exemplaires8. On se
souviendra que, traditionnellement, les Schnabelkannen se regroupent en un certain nombre
de séries que l'on distingue par le décor de l'attache inférieure de l'anse. Il s'agit du type
en ancre (Ankerlypus de Jacobsthal), du type aux serpents (Schlangentypus), du type à
volutes (où Jacobsthal introduisait diverses subdivisions qui ne nous ont pas paru
indispensables), du type cordiforme, enfin de la série « divers » (qui comprend les vases
que l'on ne peut ranger dans les catégories mentionnées ci-dessus). Du point de vue
numérique, les Schnabelkannen dont on possède l'attache inférieure se présentent comme
suit :
Type en ancre 72 Étrurie : 31 Reste de l'Italie* : 8(-J-15)
Type aux serpents 63 18 12(+ 6)
Type à volutes 78 16 12(+ 6)
Type cordiforme 14 6 4(-f 2)
Série divers 20 2
247 73 40(+30)
Or, les exemplaires de France-Belgique-Luxembourg donnent le tableau suivant :
Type en ancre 5
Type aux serpents 5
Type à volutes 12
Type cordiforme 0
Série divers 0
22
On constate avec étonnement l'absence complète du type cordiforme très bien
représenté en Étrurie. De même, pour la série « divers ». Inversement, on aura noté la
7 Ces chiffres reposent sur des listes souvent déjà anciennes.
8 On voudra bien se reporter, concernant chaque vase, à l'index topographique des Oenochoés... en Italie,
où les exemplaires français, belges, et même souvent allemands et suisses ont été longuement discutés, du point de vue
chronologique et typologique.
* Les chiffres entre parenthèses concernent les brocs d'origine locale imprécise conservés dans les musées
italiens.