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L. M, FIÛCHl,F.
1871
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PEAUX NOIRES
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(..'— de Vialat.Lagny. ImprimerieLES
PEAUX NOIRES
SCENES DE LA VIE DES ESCLAVES
XAVIER BYMA
CISLIOtHEôUE
FRANCISCOSAN
PARIS
MICHEL •LÉVY FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS
RUK VIVIENNEj 2 BIS
1857
Reproduction et traduction réservées.UÎTIVERSIT
travauxCe volume est le quatrième d'une série de
politique duque j'ai entrepris sur la vie domestique et
Nouveau-Monde.
lesMes précédents ouvrages sur ce sujet sont ;
— Deux Amé-Femmes du Nouveau-Monde; les
— scènes de la vie desriques ; les Peaux-Rouges ,
—— ^LesIndiens. Au volume que voici, succéderont :
— deshommes d'EtatPeaux-Blanches; les Portraits
— Chroniques du Nouveau-Monde.américains ; les
rappe-Je ne mets aucune complaisance vaniteuse à
doute oubliés, et àler ici les titres d'ouvrages, sans
monénumérer que je me propose de publier;ceux
de ces livresbut est d'éclairer le lecteur sur l'intention
patience et de consciencequi constituent une œuvre de
à la fois. Je m'attends à ce que le public n'y trouve
rien de plus.
etLe lien qui entre les ouvrages déjà publiésexiste
peut-être.qui les unira tous est plus réel qu'apparent
est multiple et multi-La société du Nouveau-Monde
pas seule-colore les races qui la composent ne sont;
d'iui état politique va-ment soumises aux influences
riable selon latitudes, elles subissent enmêmetempsles
de la peau.et avant tout les influences de la couleur
la domestique despays d'outre-La vie politique et vie—
VI LES PEAUX NOIRES.
mer se ressent doncprofondément de cette étrange diffé-
rence entre des visages plus ou moins foncés. Du nord
au sud, de l'ouest à l'est de ce vaste^ hémisphère, par
quelque côté qu'on aborde, île ou terre ferme,y le
premier spectacle qui frappe l'esprit est cette délimita-
tion entre les races, ayant chacune ses mœurs, ses
habitudes, ses antipathies, ses préjugés, ses supersti-
tions, et vivant isolément dans le même milieu c'est;
la longueà qu'on aperçoit les chaînes qui les ratta-
chent, et qu'on reconnaît le point oii leur existence se
confond et devient une.
C'est ce qui explique comment, tout en voulant
peindre dans des ouvrages séparés ces mœurs di-
verses, j'ai mêlé forcément en des actions communes
ces deux races antipathiques l'une à l'autre : la race
des blancs et celle des noirs, destinées à vivre côte à
côte, en haine et en guerre , et se donnant cependant,
chaque jour des témoignages, réciproques d'aiîection
et de dévouement.
Dans le volume intitulé les Femmes du Nouveau-
Monde, à part quelques récits que je rétablirai plus
tard dans leur cadre véritable, j'ai indiqué les bases
exactes de la société américaine le thème choisi me;
permettait de pénétrer plus avant dans les délicatesses
de la vie privée, et de mettre davantage en lumière les
éléments qui rapprochent les deux races par l'éduca-
tion et par des sentiments nés de leur antagonisme
même.
Ces causes de sympathie et de discorde se retrou-
vent plus développées et plus indiquées dans les
Peaux-Noires et dans les Peaux-Blanches. Les luttes
de la vie domestique américaine se produisent là sous
la forme du drame. J'y ai tâché du moins.
Ces trois ouvrages se lient aux autres par des points
que je dois indiquer. La politique des États du Nou-
veau-Monde se compose de deux éléments essentiel-
lement contradictoires :— Liberté,la — l'Esclavage,