Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Lettre 40 (QXP)

17 pages

Lettre 40 (QXP)

Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
Lecture(s) : 112
Signaler un abus
S O M M A I R E LE MOT DU PRÉSIDENT P.1 CÔTÉ ASSOCIATION P.3 À 12 LES AMIS VOYAGENT LES AMIS RANDONNENT SORTIES PONCTUELLES INVITATION AU MUSÉE MÉCÉNAT LES AMIS ONT LU DES AMIS ONT PUBLIÉ GROUPEMENT RÉGIONAL AVANT-PREMIÈRE P.13 CÔTÉ MUSÉES P.14 À 17 MUSÉE DES ANTIQUITÉS MUSÉE DE SOCIÉTÉ MUSÉE LITTÉRAIRE SERVICE DES PUBLICS P.17
N° 48 - juin 2009 L E M O T D U P R É S I D E N T
Chers amis,
Cette année, nous parlerons de notre plus proche compagnon. Celui dont nous souhaitons chaque jour qu’il se fasse oublier, car cela prouve qu’il fonctionne bien. Je veux parler de notre corps. À vrai dire, pas personnellement du nôtre, mais de tous ceux qui, de génération en génération, l’ont fait tel que nous le connaissons. Car le corps humain a une histoire, et celle-ci remplit nos musées. Quand il était vivant, il a fallu le nourrir, l’habiller, le soigner. Notre musée de Martainville témoigne de l’ingéniosité de nos ancêtres pour faire face à ces exigences. Et les sociétés humaines se sont plu également à cultiver les corps, à en idéaliser les performances et la beauté, selon des règles qui n’ont jamais cessé d’évoluer, du néolithique à notre temps, en passant par la Grèce ancienne, la Renaissance et l’âge romantique, ce dont nos musées gardent la mémoire. Mort, le corps n’est pas moins présent, puisque les soins qui lui sont rendus sont considérés comme le signe premier de l’humanisation. Sans les sépultures que saurions-nous des civilisa-tions disparues ? Or aucune n’a eu, autant que l’Égypte, le souci de conserver les défunts, que ce soit dans leurs corps momifiés ou dans leurs visages portraiturés. Conserver le corps mort, mais aussi le vénérer : si nous avons un peu oublié le culte que nos prédéces-seurs avaient pour les reliques, « les corps-saints » comme ils disaient, de précieux reliquaires sont là pour attester que rien n’était trop beau pour les présenter à la piété des fidèles. Faut-il encore rappeler que notre connaissance du corps humain est récente, en Occident tout au moins : pas plus de 500 ans, avec Vésale, pour une anatomie exacte ; moins de 400 ans, avec Harvey, pour la circulation du sang ; de 300 pour le processus de la procréation… Il est vrai que les découvertes récentes, avec la lecture du génome, sont prodigieuses. Ce corps si proche n’a pas fini de nous étonner…
Marc Venard
A S S O C I A T I O N D E S A M I S D E S M U S É E S D É P A R T E M E N T A U X 1 9 8 r u e B e a u v o i s i n e - 7 6 0 0 0 R o u e n - T é l . 0 2 3 5 8 8 0 6 2 0
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin