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Philippe d'Alsace, comte de Flandres; élodrame héroïque, en trois actes

De
32 pages
FrancisLevasseur, d»AlsacePhilippe , 1 D'ALSACE,Ï>HILIPPE FLANDRESCOMTE DE y - HÉIIOÏQ UE,DRAMEMÉLO ACTES,EN TROIS Chants Ballets etOrné de Tournois, ; PAR FRANCIS LEVASSEUR,M. Représenté pour la première à Parisfois ,, i sur le Théâtre la le Nivôse an XI»de Gaieté, 5 Miser cbi maie opraudo si confida , Ché ognor star debbia il )naIe&cio occulto ; Che quando ogn' ahro taccia , intorno grida , L'aria è la terra intcssa, iti ch'è sepuUo E dio fa spesso che'l pcccato guida It peccator, poich' alcuu gli hadi indutto ; Che se medesmo senza attrui lichiesia , , mente manifesta.Inav veduta Arioste, Orl. furioso. A PARIS, PAGES Libraire au MagasinChez , , de Pièces Théâtre boulevard Saint-Martinde , , N". 25 le Théâtre des Jeunes-vi»-à-vis Artistes. An XI. i8o3.( ) PERSONNAGES. ACTEURS. PHILIPPE D'ALSACE, Comte de Flandres. Rivière. KAYMONIJ DE MONTFORT. Saint-Aubin. AURY DEAM père de Raymond. Genest. ERNESTINE fiile de Raymond., Mlle. J^die Pariset. RAOUL DE CHATILLON , favori de Philippe. Casot. "WALLERAN, confident de Raymond. Martj-. MONTREAL, Saînt-^reux. • />l /rConjuré*. GEOFFROY, i | BouLlenger. Un Héraull-d'armes du Comte. Un Ecuyer de Raymond. Vissentini. Guerriers de la suite du Comte. Soldats de Raymond. Troupe de Villageois et Villageoises; Premiers Danseurs. Premières Danseuses; Ledetj/lls. Mad. Ledet. Léger. Gérard. Bohémiens et Bohémiennes djansans. mj près de Pêrome.La Scène se passe "^ . .—• - '" ' '_^^^^ PHILIPPE D'ALSACE, --L O DM È R A M E, ACTE PREMIER.
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FrancisLevasseur,
d»AlsacePhilippe,
1
D'ALSACE,Ï>HILIPPE
FLANDRESCOMTE DE
y
- HÉIIOÏQ UE,DRAMEMÉLO
ACTES,EN TROIS
Chants Ballets etOrné de Tournois, ;
PAR FRANCIS LEVASSEUR,M.
Représenté pour la première à Parisfois ,, i
sur le Théâtre la le Nivôse an XI»de Gaieté, 5
Miser cbi maie opraudo si confida ,
Ché ognor star debbia il )naIe&cio occulto
;
Che quando ogn' ahro taccia , intorno grida ,
L'aria è la terra intcssa, iti ch'è sepuUo
E dio fa spesso che'l pcccato guida
It peccator, poich' alcuu gli hadi indutto ;
Che se medesmo senza attrui lichiesia
, ,
mente manifesta.Inav veduta
Arioste, Orl. furioso.
A PARIS,
PAGES Libraire au MagasinChez , , de Pièces
Théâtre boulevard Saint-Martinde , , N". 25
le Théâtre des Jeunes-vi»-à-vis Artistes.
An XI. i8o3.( )PERSONNAGES. ACTEURS.
PHILIPPE D'ALSACE, Comte de Flandres. Rivière.
KAYMONIJ DE MONTFORT. Saint-Aubin.
AURY DEAM père de Raymond. Genest.
ERNESTINE fiile de Raymond., Mlle. J^die Pariset.
RAOUL DE CHATILLON , favori de Philippe. Casot.
"WALLERAN, confident de Raymond. Martj-.
MONTREAL, Saînt-^reux.

/>l /rConjuré*.
GEOFFROY, i | BouLlenger.
Un Héraull-d'armes du Comte.
Un Ecuyer de Raymond. Vissentini.
Guerriers de la suite du Comte.
Soldats de Raymond.
Troupe de Villageois et Villageoises;
Premiers Danseurs. Premières Danseuses;
Ledetj/lls. Mad. Ledet.
Léger. Gérard.
Bohémiens et Bohémiennes djansans.
mj
près de Pêrome.La Scène se passe"^
. .—• - '" ' '_^^^^
PHILIPPE D'ALSACE,
--L O DM È R A M E,
ACTE PREMIER.
mi^^SBM^BBsc
Le Tuédire représente une grande scdle dans le, style
gothique décorée de trophées d'armes à droite et, , à
sontgauche. Prés l'avant-scène , dense portes latérales ;
du théâtre une porte de grilléeaufond , fer , cachée par
une autre porte, sur laquelle, il a un grand tableau.y
PREMIERE.SCENE
du rideau Rajmond est assis près d'uneAu lever , table.
seul.RAYMOND,
pas, et je louche au terme de mesJjiNCORE un espéran-
Encore un pas, et ie succès couronne mes ^œux,ces. Riea
désirs ainsi qu'àmanquera plus à mes , mon ambition.ne
ans, Philippe est allé porter ia guerreDepuis nuit chez les
infidèles : la mort ou des fers ont été sans doute le prix
courage il ne reverrade son impétueux plus ces lieux
déployer tout l'éclat de sa puissanceoù il venait ï^ay-
c'est à toi maintenant d'y commander en maître....mond ,
états de monQue dis-je m'emparer des bierjfaiteur?'...,
oublié?... Banissons une crainteAi-je donc pusillanime;
sachons régner,
après,(i/ s'assied et réfléchit peu il se lève tout â coup,^
avec vivacité).
cri plaintif et douloureux e^t parvenuUn jusqu'à moi;
a retenti jusqu'au fond de mon cœur!.,. Uneil secrète
m'environne les remords mehorreur !... déchirent!.,.
Raymond, plus de repos pour toi filsBarbare I ingrat
etdénaturé, sujet ambitieux rebelle, la vengeanceet
jusqu'au tombeau. Là,céleste te poursuivra dans un sou-
profond j'ai caché à tous les yeux monterrein horrible,
maforfait : là une victime de funeste ambition, déplore
malheureuse existence,.,.depuis sept ans sa Entends ses
voix menaçante...gémissemens, entends sa il te maudit...
AMon père, arrêtez; votre coupable fils est plus à plaindre
que vous.
Jl se jette à genoux étend ses mains suppliantes vers( , le
du théâtre ensuite ilfond ; se cache La figure avec ses
mains et semble être abîmé, dans une profonde douleur^
peu après il se lève.
)
Eh bien brisons
! ses fers ; allons à ses pieds expier mon
crime : il verra mes larmes , il aura pitié de mes remords
,
il me pardonnera. lY réfléchit.) Mais que dira ma fille( ,
Ernestine ? que diront mes vassaux, eu voyant ce véné-
rable vieillard, dont j'ai publié la mort, et dont ils ont
si long-tems déploré ladepuis perte ? Je deviendrai un
d'horreur à tous les yeux... que résoudre?objet ciel! qui
voit mes tourmens ranimes mon courage,... J'apperçois,
Heureuse Ernestinema fille. ! tu crois le cœur de ton père
aussi pur que le tien.
ES C E N I 1.
RAYMOND, ERNESTINE.
Ernestine.
père, père !... savez-vous l'heureuse nou-JVlLoN mon
velle ?
Raymond.
Quelle nouvelle ?
Ernestine,
du Comte de Flandres.Le retour
Raymond, à part.
Se pourroit-il ?
Ernestine.
l'oriflâme à la têfe d^uneDes villageois ont vu flotter
et brillante. Raoul sans doute l'accom-armée nombreuse
chéri.... Vous nepagne: vous allez revoir un gendre me
Pourquoi cet air sombre et rêveur ? l'ab-répondez pas...
sence du brave Raoul aurait-elle diminué votre estime et
votre tendresse pour lui.
Raymond, vivement et dissimulant.
Qui peut vous faire croire?,..
Ernestine.
pouvez la cachertristesse , mon père vous neVotre ;
Ernestine, et ce qui. fait l'allégresseaux yeux de votre
d'inquiétude.être pour vous un sujetuniverselle semble
D.R a iT M O N
vous, d'un événement aussiJe me félicite, avec
heureux.(3)
Ernestine...
Ah mon père! Raoul, réunit tant d'avantages
: bonfé
courage et courtoisie, que de titres pour le faire chérir»
tasse le ciel que ces villageois ne se soient pas trompés !
Raymond.
Qujel contre-teras !
Ernestine.
Vous avez pronois ma main au biave Raoul, et ce jour
comblera tous nos vœux ; mais vous ne me répondez pas
,^ous qui, pendant son absence m'entreteniez, des vertus
de ce héros
: vous, qui vouliez à son retour couronner
sa tiarame par notre hymen. Ah! je le vois, vous ne
1 aimez plus.
Raymond._
,Calme tes inquiétudes, ma chère Ernestine.
SCÈNE l J J.
'Les prégédkns,UN ECUYER.
l'E g u y e r,
beiGNEUR un héraut d'armes du comte de Flandre se
présente a entrée1 du pont; il se dit chargé d'unmessacrç
°pour Araaury de Moatfort.
Raymond.
Pour mon père î...
Ernestine.
Pour mon ajeul il n'a
! donc pas appris qu'au terme
d une heureuse vieillesse la, mort l'a privé de son fidèle
ami.
Raymond.
Faites entrer ce héraut, part)(à qx^e va-t-il m'ap.
.*^prendre z 7- ]>'
L'écuyer( sort.
)
SCÈNE J F.
RAYMOND, ERNESTINE.
Raymond.
(Ji/i, ma chère Ernestine, te voir heureuse est le plus
grand de tous mes vœux , et bientôt il sera assuré.
Ernestine.
Mon père î... Elle se jette dans( les bras de Rarmond,
u La presse sur son cœur et L'embrasse. )(4)
•ES C JS E V.
ÏIAYM0ND,ERTNESTINE,UN ECUYER,un HÉRAUT.
Le héraut entre et remet une lettre roulée à Raymond.,
D /l£ haut.R A Y M O N
" IVjLon bon et vieil Amaury, j'ai enfin abandonné la
^> Palestine pour ne plus songer qu'à ma patrie : j'arrive,
» au)ourd*liui à Péronne je compte aller, avec mon, et
» fidèle «Raoul.
Ernestine, avec transport.
Raoul !
R A Y M o K D , continue.
» Vous «demander ce soir un asyle... àpart , etcomme(
d'une inspiration subite. Heureuse idée! haut.')frappé ) (
Ma fille, vous l'entendez; faites préparer les plus belles
fétes pour àrecevoir le comte et son favori, ( l'ecurer.)
Allez prévenir de Montréal, Wal-les sires Geoffroy et
leran ,que j'ai à les entretenir d'une affaire importante...
( Ils sortent tous excepté Raymond,, )
SCENE VI.
RAYMOND, seul.
X-^oiN de déranger mes projets l'arrivée du comte en,
nssure l'exécution il vient lui-même se livrer à moi.;
riiilippe croit dans mon palais, mais cetrouver tm asyîe
sont des fers et une éternel'e captivité qui l'y attendent;
alors je ferai déclarer mon indépendance,... Je ne sais ce
se EIi quoi aprèsqui pnsse en moi. Une secrète terreur... !
ce que j'ai fait, dois-je hésiter... J'ai brisé les liens sacrés
contrede la nature, et je craindrais de conspirer un
souverain que le m'a donné, et dont je puis sur-hazard
passer la puissance.... Non mon intérêt, ma gloire,me;
sûrs et fidèlesibrcent à tout entreprendre. J'ai des amis
sur lesquels profitons de l'heureux ha-je puis compter ;
zard qui va me livrer ma victime...
È N E I I.S C F
EOFFROY,WALLERAN,RAYMOND,MONTRÉAL,G
sont entrés Raymondj/KcuYER. {Lorsque les conjurés ,
l'écoutepour voir ai personne nefait Le tour du théâtre , ;
portes.ensuite il soigneusement lesferme )
•• Raymond.
ar-il d'exécuter nos desseins, le comteAmis, e.ot tems
ïos rênes derive ce soir en ces nuus.... Il vient ressaisir(5>
qu'on avertissel'état: qu'il trouve ences lieux l'esclavage;
tous de notreparti; qu'ils rassemblent tous leursles barons
embélisvasseaux. Je retiendrai Philippe dans ces lieux ,
par moment où fortsles fêtes les plus brillantes jusqu'au,
delà réunion de nos armes, nous pourrons nous assurer
de desa personne. Montréal se rendra auprès du baron
Rochefort,Bedfort , Géoffroj près celui d'Hennecourt;,
sire Montheleri près sire deSérillj,de Conrcelle; ,f>rès
Wallei'aaeur demander les secours qu'ils m'ont promis.
seul mes projets.restera avec moi pour me seconder dans
,
Partez au lever de ot lesarmées de nos alliésl'aurore, que
reviennent avec vous avant la fin de îa journée. Envelop-
exé-pez vos préparatifs de l'ombre du mystère; je ferai
cuter de ce^ tournois qui, lui rappe-devant le comte un
lant ses premières armes, flatteront sa belliqueuse ardeur,
corn-»et taudis qu'il se livrera au plaisir, ainsi que l'ardent
pagnon de ses travaux et de sa gloire...
L E RW A L A N.
De quel autre ennemi avons-nous donc encore à triom-
pher ?
Raymond.
De Raoul deChàtillon.... Vous voyez que la fortune sert
nos projets... J'entends du bruit, cessons cet entretien;
mais songez perdre.que vous n'avez pas un moment à
Tous LES Conjurés.
Comptez sur notre zèle.
I ISCENE V L
Les précédens ERNESTINE.,
E R N E s T I N E.
OEifîNKUR, vos vassaux viennent vous prier d'être leur
interprète auprès du comte, pour lui témoigner tout le
plaisir que leur cause son retour et les vœux qu'ils for-,
ment pour sa prospérité.
R A Y M ON D.
Le comte sera instruit de leur démarche ; il apprendra
leurs senfimens, Ernestine, lesavez-vous donné ordres né-
cessaires pour la fête ?
Ernestine.
Rien ne peut égaler le zèle qu'ont apporté ces bons vil-
lageois aux prcparatiCs; mon père ne viendrez-vous, pas
partager leur félicité, et les encourager par votre présence?
R a V M o N D.
I*<^on je ne le, puis des affaires indispensables me re-,
tiennent ici,... Mais que signifie ce bruit ?...(6)
Plusieurs voix derrière le Théâtre.
Xe voilà, ie voilà !,..
SCÈNE IX.
Les précédens RAOUL un ÉCUYER., ,
R xr auxA o L , villageois.
ON
, mes amis ie ne suis pas celui que vous attendezN< , ;
je viens voas annoncer son arrivée. à Raymond. ) Ah !(
mon père enfin je vous revois, , !
//( s'incline devant Erncstine il la considère avec l'ex-;
pression l'amourde le plus vif. )
Raymond, dissimulant.
Mon cher Raoul que cet instant a pour moi de char-
,
mes Regardant! ( avec inquiétude. Mais, pourquoi seul ?)
Raoul.
Le comte instruit de mon amour et téaioia de mon
impatience, permis dem'a devancer son arrivée.
Raymond, avec une sensibilité feinte.
Que je vous sais gré de cet empressement, mon cher
Raoul !
• Raoul.
Philippeapprouve l'unionque nous allons former; il veut
voLiMTion il mou bonheur.Ernestiue; veut être témoin de
(à Emestine. Belle i^rnestine, cethymen qui doit faire ma)
votrefélicitén'aurait aucun charme pour moi, s'il n'obtient
aveu. enAh! daifj;nez combler mes vœux et mon espoir ,
m'accordant cœur votre main.votre et
Ernest IN E.
père et monSeigneur j'obéis aux volontés de mon ,,
cœur (ouché vertus applaudit au choix de l'auteurde vos ,
de me.î jours.
Raoul.
Ah! madame, suis au comble du bonheur. Il luije (
baise la main. Mais je ne vois point Amaury ne puis-) 5
je embrasser ce bon et vertueux vieillard ?
Y M o D à part.R A N ,
mal-Que répondre? IJaut. Vous apprendrez tous nos( )
heurs songeons qu'au
: écartons de cruels souvenirs, ne
plaisir Philippe. Erncstine, vas donner les ordresde revoir
nécessaires; Raoul t'accompagnera.
Raoul signe( donne la main à Erncstine Raymondfait un;
d'intelligence Ils sortent tous.aux conjurés. )

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