Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

La philosophie, une école de la liberté, un enseignement philosophique

47 pages
Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
Lecture(s) : 414
Signaler un abus
CHAPITRE I
LA PHILOSOPHIE, UNE ÉCOLE DE LA LIBERTÉ
Enseignement de la philosophie et apprentissage du philosopher aux niveaux Préscolaire et Primaire La philosophie et les jeunes esprits : l’âge de l’étonnement
Introduction :Chemin parcouru, chemin à parcourir3 Notice méthodologique 4 I. Ce qui interroge sur la philosophie avec les enfants5 - 14 1) La question de l’éducabilité philosophique de l’enfance >philosophique. Le rapport de la philosophie à l’enfance,Une question et de l’enfance à la philosophie. >Une question éthique : l’éducabilité philosophique de l’enfance est-elle souhaitable ? >Une question politique. Droit à la philosophie, droit de philosopher ? >Une question psychologique. L’éducabilité philosophique de l’enfance, une potentialité ? >Une question de volonté. L’éducabilité philosophique de l’enfance, un postulat pour une pratique, l’ouverture de possibles ? >Une question de défis. L’éducabilité philosophique des élèves en difficulté ou en échec scolaire  >Une question d’approche : pédagogie et didactique >Une question de mode d’apprentissage du philosopher : la discussion, une voie privilégiée ? 2) La question du rôle du maîtr e >Quel degré de guidage ? >Intervenir ou pas sur le fond ? 3) La question de la formation des enseignants >Une formation académique à la philosophie ? >Une formation didactique au savoir-faire philosopher ? >Une formation pédagogique au débat ? 4) La question de l’innovation : favoriser, expérimenter, institutionnaliser ? II. Promouvoir les pratiques à visée philosophique aux niveaux préscolaire et primaire : orientations et pistes d’actions 1) Quels enjeux pour quelles valeurs ? >Penser par soi-même >Eduquer à une citoyenneté réflexive >Aider au développement de l’enfant >Faciliter la maîtrise de la langue, de l’oral et du genre qu’est le débat >Conceptualiser le philosopher >Construire une didactique de la philosophie adaptée
15 - 24
1
HC
2
APITRE I
2) Quelle institutionnalisation ? >Les aspects culturels et interculturels >Favoriser l’innovation dans et hors l’institution >Organiser des expérimentations officielles >Institutionnaliser certaines pratiques >Organiser un curriculum dans la scolarité 3) Quelles pratiques philosophiques promouvoir dans les classes ? >Des chemins pédagogiques et didactiques diversifiés >Quelques pistes pratiques 4) Comment accompagner les pratiques à visée philosophique par la formation ? >une formation initiale et continue des enseignantsPar >Par une politique de formation de formateurs >Par la mise au centre de la formation d’une analyse des situations et des pratiques à visée philosophique >production et l’utilisation du matériel didactique adéquatPar la 5) Comment accompagner les pratiques à visée philosophique par la recherche ? >Impulser l’innovation >Évaluer l’expérimentation >Évaluer l’efficacité des pratiques III. La philosophie avec les enfants : un développement à prendre en compte 1) Des réformes remarquées et des pratiques ayant fait leur preuve : un mouvement for t en faveur de la philosophie avec les enfants >Des réformes remarquées > leurs preuves faitDes pratiques ayant 2) Des institutions et des suppor ts >Deux instituts phares >Les revues de philosophie pour ou avec les enfants 3) Des études de cas à travers les régions du monde >Europe et Amérique du nord >Amérique latine et Caraïbes >Asie et Pacifique >Afrique et Monde arabe IV. La philosophie aux niveaux primaire et préscolaire en quelques chiffres Conclusion :Du souhaitable au possible Annexes Bibliographie
25 - 44
45 46
LA PHIOLSOPHIE, UNE ÉCOLE DE LA LIBERTÉ
Introduction :chemin parcouru, chemin à parcourir S’intéresser à la Philosophie Pour Enfants(1)première fois d'une place privilégiée au sein(1) PPE nous amène naturellement à nous pencher d'une Étude de l'UNESCO. En effet, ce travaill rus :tesie  roppc t(2Ra) wowmw.pulneetscdoe. olrag /rpéhuilnoisoopnhy sur le corpus juridique relatif aux droits de entend offrir un ensemble d’informations(3) Philosophe américain né en l’enfant, en particulier son droit à élaborer éclairantes sur un mouvement, celui de la1922, élève de John Dewey, une pensée personnelle et à êtr e accompa- Philosophie Pour Enfants (PPE) qui a gagnésae ldientseeslnoM ua erèirrac tateir StclaaMttehw Lipman a fait gné par l’école dans ce pr ocessus. en popularité et en reconnaissance cesCollege, dans le New Jersey, où il a Comment ne pas se référer ici à la dernières années. « La philosophie pourfondé l’Institute for the Convention internationale des droits de enfants a une histoire, elle procède d’unese ted toAnd vparnocjeeIAPC). SlhiPrldinseo(p oyehmft nroo h Cf l’enfant adoptée en 1989, qui accorde volonté culturelle et politique » : c’est pardévelopper la pensée des jeunes entre autres à celui-cile droit d’exprimerces mots que s'est exprimé l'intérêt pourar pen, leelrmfo euqigoleésnep aer lculiartien pst ,fnnaetant du librement son opinion(art. 12), la libertécette question lors de la réunion d’expertsprincipe que ces der niers peuvent d’expression(art. 13)et la liberté de penséetenue en 1998 au Siège de l’Organisation àc seecno stp sèds der surmfoo -der pluleurs (art. 14). Le texte de la Convention contient Paris(2). On y soulignait qu'il était possible etolihp seeuqihposèmblpr térege ih rlfcéne âjeu-ramS .séd a un aspect à la fois philosophique et politique même nécessaire de présenter les principesd uo stpecnevsrlmiirneét eon de coprégnati ehc pnc oasesndot résolument novateur en proposant une philosophiques dans un langage simple etc nee tsleel s ;-tcodeueiqifécsps neri certaine conception de l'enfant qui doit accessible aux jeunes enfants. Les précé -trée sur le questionnement person -tout à la fois être protégé, bénéficier de dentes enquêtes sur l’enseignement de lanel, en travaillant des concepts universaux comme le droit, la jus-prestations spécifiques et être considéré philosophie menées par l’UNESCO en 1951tice, ou encore la violence. Ces comme acteur de sa propre vie. C'est bien et en 1994, décrites plus haut, ne posaienttèhotcuem senfales ent te-mcnèr socp ulehtnsiina tnettem te stn en référence à un ensemble de droits que effectivement aucune question spécifiqueen valeur leurs propres références, doit s'exercer l'action éducative : un enfant sur la nécessité d'enseigner la philosophieuisées dpvosa pirt  eurleirépecne snaxeld elpsunnelersoour s. P maltraité ne peut pas être le réel acteur ni au primaire et au préscolaire. Il est vraidétails sur la méthode lipma -l'auteur de sa vie ; un enfant qui ne parti - qu’en 1951, on ne disposait pas encor e desnienne, voir en pageX. cipe pas à sa protection n'est que l'objet premiers travaux de Matthew Lipman(3)(4) Voir Annexe n°X. passif de soins qu'on veut lui imposer. De - précurseur en la matière - qui ne paraîtront cette conception novatrice, on retiendra qu’en 1969. Quant à l’étude de 1994, de surtout que l'enfant, être dépendant et en par son thème général - le lien entre enseigne-devenir, est considéré comme sujet de droit ment de la philosophie et démocratie – elle à part entière pour la première fois par un n’avait pas abordé cette problématique(4). texte international. La notion d'« intérêt supérieur de l'enfant » affirmée à l'article 3 Si de plus en plus d'enfants font de la est d’une particulière importance. philosophie en ce début de XXIesiècle, c'est que de plus en plus de personnes tra -L’enseignement et l’apprentissage de la vaillant auprès des enfants créent des philosophie aux enfants bénéficient pour la conditions afin que le lieu où ils se trouvent
3
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin