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Recueils et périodiques généraux ; n°141 ; vol.44, pg 228-262

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Revue d'histoire de l'Église de France - Année 1958 - Volume 44 - Numéro 141 - Pages 228-262
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Recueils et périodiques généraux
In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 44. N°141, 1958. pp. 228-262.
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Recueils et périodiques généraux. In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 44. N°141, 1958. pp. 228-262.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1958_num_44_141_3237RECUEILS ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX
Thèses soutenues à l'École des chartes en 1957.
Paris, École des Chartes, 19, rue de la Sorbonne, 1957, in-8°, 128 p.
Louis Bath : Les hospices d'Angers sous la Révolution et au début de
l'Empire (1789-1806), p. 17-25. — Edith Bayle : Jean de Éecoute, sa vie
et son œuvre. Un théologien parisien, chanoine de Saint-Pierre de Lille
(v. 1425-1472), p. 27-30. L'auteur a retrouvé aux Archives du Nord le
testament olographe de Maître Jean de Eecoute et à la Bibliothèque
Mazarine (lat. 3323) la liste des livres empruntés par lui à la Biblio
thèque de la Sorbonne. — Ivan Cloulas : Les aliénations du temporel
ecclésiastique ordonnées par les rois Charles IX et Henri III (de 1563 à
1588) particulièrement dans les diocèses de Bourges et de Limoges, p. 37-
46. « Si les ventes de biens du clergé n'ont pas changé la figure de la
propriété, une des raisons en est dans l'extraordinaire privilège du
rachat octroyé par les rois. » — Jean-Claude Garreta : Le quartier
Saint-André-des-Ars (sic) à Paris des origines à 1600. Étude topogra-
phique, p. 71-77. Le quartier abritait des hôtels appartenant à des
ecclésiastiques notoires et aussi des établissements religieux. — Simone
Lecoanet : Les actes des évêques d'Amiens jusqu'au début du XIII" siè
cle, p. 83-85. L'auteur a recueilli 283 actes dont 69 originaux, jusqu'en
1169, et 123 originaux, entre 1169 et 1204. — Jean Nicot : Le régime
révolutionnaire à Châteauroux (1790-1795), p. 97-104. Chapitres intéres
sant l'histoire religieuse, l'assistance, l'instruction publique. — Jacques
Payen : Arnaud de Villeneuve et la version provençale du « Rosarius
philosophorum », p. 105-106. — Brigitte Poussin : L'administration de
Saint-Domingue sous le gouvernement du comte d'Estaing (27 décembre
1763-8 juillet 1766), p. 115-121. Un chapitre sur l'organisation religieuse
de Saint-Domingue.
G. T.
Revue historique. 79e année.
Tome CCXrV. Octobre-décembre 1955.
J. Godard : Une nouvelle biographie du cardinal de Granvelle, p. 246-
249. Compte rendu de l'ouvrage de Van Durme, qui a étudié l'homme,
le politique et le mécène. Les dignités ecclésiastiques ne lui servaient
guère qu'à accroître son influence et ses revenus. Hostile à l'hérésie
quand elle menaçait l'ordre, il se montrait indifférent aux problèmes
théologiques.
80« année. Tome CCXVI. Juillet-septembre 19&6.
Émile-G. Léonard ; Bulletin historique. Histoire du protestantisme
1939-1952, 4° partie, p. 67-104. Bibliographie des livres et articles pu
bliés sur le protestantisme moderne et contemporain, spécialement sur
les mouvements « réformateurs > en Allemagne, Angleterre et Suisse.
81e année. Tome CCXVM. Janvier-mars 1957.
Émile-G. Léonard : Bulletin historique... (suite), p. 58-98. Complète,
pour la France, la bibliographie publiée dans Le Protestant français RECUEILS ET PERIODIQUES GÉNÉRAUX 229
(Paris, 2» éd., 1955). V enquête s'étend aux Pays-Bas, aux Pays Scandi
naves, à l'Italie, à l'Espagne, à la Belgique, aux États-Unis et au Ca
nada.
Tome CCXVIL Avril-juin 1957.
Émile-G. Léonard : Bulletin historique..., 5e partie, p. 290-333. Der
nière section de cette bibliographie monumentale : expansion protes
tante (mouvement missionnaire, extension dans les pays de race blan
che dominante et de religion catholique : Amérique du Sud) ; problè
mes généraux du protestantisme : œcuménisme, vie chrétienne, ecclè-
siologie, renouveau liturgique, etc.
René Rancœur.
Comité des Travaux historiques et scientifiques.
Section d'histoire moderne et contemporaine.
Actes du 80e congrès national des Sociétés savantes.
Lille, 1955.
Paris, Presses Universitaires, 1956.
Emile Appolis : Le doit de nomination aux cures dans l'ancien dio
cèse de Lodève, p. 11-13. Au début du xvirr5 s., l'évêque pouvait nommer
en principe à 38 cures sur 59; les autres appartenaient aux gros déci-
mateurs des paroisses (chapitres et abbés). — H. Tribout de Morem-
bert : Un adversaire de la Constitution civile du clergé, Martin-Franç
ois Thiébaut, curé de Sainte-Croix de Metz, député aux États Géné
raux, p. 137-1G1. Auteur de nombreux ouvrages de prédication et de
spiritualité, il eut, de longs démêlés, avec les Sœurs de la Propagation
de la Foi pour l'exercice de ses droits curiaux. Il démissionna de l'A
ssemblée nationale après la confiscation des biens du clergé. — G. Clause:
Les rapports entre les ecclésiastiques et l'autorité civile durant la pé
riode napoléonienne dans le département de la Marne, p. 193-222. Les
conflits sont assez rares, provoqués par des plaintes des maires, mais
la politique conciliante du préfet Bourgeois de Jessaint et ses bons
rapports avec l'évêque de Meaux, Mgr de Barrai, contribuent à l'apa
isement. — Dom Louis Gaillard : Saint-Omer en 1814-1815 d'après la
« Feuille de Saint-Omer », hebdomadaire local, p. 293-299. — Jean
Vidaleng : Un aspect de la vie ouvrière au XIXe siècle. Le pèlerinage
des Compagnons du Devoir du Tour de France à la Sainte-Baume,
p. 408-425. D'après le registre d'inscription des Compagnons venus à
la Sainte-Baume. — Dr Ludwig Biskupski : L'imprimerie des Pères
dominicains de Mossoul et son activité linguistique et littéraire, p. 481-
516. Elle a fonctionné de 1857 à 1914 et publié de nombreux ouvrages
en arabe, chaldéen, syriaque et turc. La seconde partie de l'article con
tient des notices sur les « écrivains et linguistes français », se ratta
chant à la mission de Mossoul, les PP. J. Rhétoré, P. Duval, F.-M.-D.
Barré, Sébastien et Vincent Scheil.
Actes du 81° congrès
Rouen-Caen, 1956.
Abbé J.-B. Lechat : Répertoire des archives de l'évêché de Coutances,
p. 19-48. Le répertoire du chanoine Allain, archiviste de l'évêché de
1934 à 1949, a été complété en vue de sa publication. Dans l'introduc
tion, informations précieuses pour l'exploitation des archives diocésai
nes (travaux déjà publiés, recherches nouvelles à entreprendre). La des
truction des Archives départementales en 1944 accroît, l'intérêt d'un dé- 230 RECUEILS ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX
pôt dont certaines séries sont complètes depuis le xiv* s. — André
Leroi : Un fonds d'archives méconnu : le chartrier de Belbeuf, p. 49-
66. Versé aux Archives départementales de la Seine-Maritime en 19301.
Dans les papiers provenant du troisième marquis de Belbeuf, dernier
procureur général du Parlement de Normandie, nombreuses pièces con
cernant les affaires ecclésiastiques. — J. Chetail, : Démêlés entre l'a
dministration sarde et les deux derniers éuêques de Glandève (1771-1781),
p. 197-205. Mgr de Tressemande de Brunet et Mgr Desportes; en append
ice, état des revenus de l'évêché pour les paroisses situées dans le
comté de Nice, en 1790. — Chanoine Leflon : La reconstitution de
Vépiscopat constitutionnel après Thermidor, p. 475-481. En 1795, près
des deux tiers des sièges se trouvaient sans titulaires, dont six métro
politains sur dix; à Paris, Grégoire et les évêques qui le secondaient
(« les Réunis ») entreprirent de rallier une partie des défaillants et de
fixer des règles canoniques pour la désignation de nouveaux évêques.
S'ils n'eurent que peu de succès dans les colonies, ils parvinrent à
redresser la situation en France; en 1800, 55 sièges étaient pourvus et
30 vacants. — Dr Ludwig Biskupski : Les répercussions de la Révolut
ion française sur l'Orient (1789-1805), p. 483-500. Histoire de la maison
lazariste de Saint-JBenoît à Istanbul sous la Révolution et l'Empire. —
P. Bayaud : Les Basses-Pyrénées sous la première Restauration, p. 561-
592. D'après deux rapports du dernier sous-préfet impérial d'Oloron et
trois lettres du baron d'Antin, premier préfet de Louis XVIII ; celles-
ci contiennent quelques indications sur l'état d'esprit du clergé. —
Robert Eudb : Un prélat d'Ancien régime : Mgr François de Pierre de
Bernis, archevêque de Rouen, p. 593-618. Cousin du cardinal, coadju-
teur d'Albi, député aux États généraux de 1789, démissionnaire après le
Concordat, il fut mêlé aux négociations ouvertes par Louis XVILI avec
le Saint-Siège en 1817; il fut archevêque de Rouen de 1819 à 1823, man
ifestant beaucoup d'attachement à l'égard de la famille royale. —
Emile Appolis : Un évêque ennemi des Jésuites sous la Monarchie de
Juillet, p. 715-720. Sur l'attitude de Mgr Thibault, gallican orléaniste,
hostile aux légitimistes, d'après une Jettre au premier président de la
Cour d'appel de Montpellier, 8 avril 1844. — Id. : Le vieux-catholicisme
en France, p. 773-787. Issues de l'Église épiscopalienne d'Utrecht, par
les consécrations épiscopales et les ordinations faites par ses chefs, les
petites Églises qui maintiennent en France l'esprit du vieux-catholi
cisme ne rencontrent que de rares adeptes. Leur existence est souvent
éphémère et les divisions y sont fréquentes (Église catholique gallicane,
Église orthodoxe occidentale, Mission vieille-catholique de France, Église
vieille-catholique de France, Église catholique française, aux tendances
ésotériques, Église catholique et apostolique de France).
René Rancœur.
Annales .. Économies. Sociétés. Civilisations.
12e année, 1957. Paris, A. Colin.
H. J. Légier : L'Église et l'économie médiévale. Un exemple : la monn
aie ecclésiastique de Lyon et ses vicissitudes, p. 561-572. Dès le xi* s.
et pendant quatre siècles l'Église de Lyon alimente en numéraire une éc
onomie traditionnelle; mais sa monnaie, conçue comme un profit, dé
cline assez vite à l'avantage d'espèces appréciées, dès que l'économie
déborde le cadre régional.
Jean de La Monneraye. ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX 231 RECUEILS
Bulletin des Facultés catholiques de Lyon.
1956. Lyon, impr. Emm. Vitte.
Dom Louis Gaillard, O. S. B. : Notes de géographie urbaine. Les villes
episcopates languedociennes de Jean XXII (juillet-décembre 1956, p. 15-
21). En créant de nouveaux évêchés en Languedoc, Jean XXII a sans
doute répondu à des besoins d'apostolat au lendemain de la crise albi
geoise, mais il a été poussé aussi, nous dit Dom Gaillard, par des motifs
moins surnaturels. Les papes d'Avignon avaient « besoin de se faire
des amis et de construire autour de leur refuge comme un rempart de
cités épiscopales », leur Cour en devait être élargie et leur dépaysement
moins grand, « car ce pays si ombrien déjà par tant de traits géogra
phiques » en deviendrait « encore plus italien » si l'on y multipliait
les cathédrales (ce qui doit s'entendre de la papauté elle-même, non des
papes, qui furent tous français). Ce furent, en général, des abbayes qui
furent élevées à la dignité de sièges épiscopaux. Cette promotion a-t-elle
valu, aux agglomérations qui les entouraient, un développement nota
ble ? Telle est la question que se pose l'auteur de cet intéressant arti
cle. Étudiant leurs conditions géographiques au début du xiv" siècle, il
les divise en trois groupes. Celles d'abord qui existaient déjà aupara
vant en tant que villes, comme Castres, Montauban et Pamiers, ont
incontestablement profité de la présence d'un évêque : leur aire d'in
fluence en a été agrandie, bien qu'elles n'aient pas fait elles-mêmes
« une crise de croissance ». D'autres, qui n'avaient pas un caractère
urbain, comme Alet, Mirepoix, Rieux, Saint^Papoul, « sont restées des
villages, ou, au mieux, des bourgades à foires ». Enfin, quelques-unes,
comme Lavaur, Saint-Pons-de-Thomières et Vabres, avaient des possi
bilités réelles d'expansion, quoique différentes, et si elles ne se sont
pas toujours développées davantage, cela tient surtout à la concurrence
de villes voisines, comme Toulouse pour Lavaur et Saint-Affrique pour
Vabres. En fait, du point de vue de la géographie urbaine, les créations
de Jean XXII n'eurent que peu d'influence. C'est que « le Languedoc
était déjà bien pourvu de villes et qu'il lui était difficile de faire place
à de vraies villes nouvelles ».
R. L.-L.
Bulletin de littérature ecclésiastique.
Tome LV, 1954. Toulouse, Institut catholique.
E. Boularand : Le Père Ferdinand Cavallera, p. 3-20. Notice sur le
R. P. Cavallera, S. J., longtemps professeur de théologie positive à l'Ins
titut catholique de Toulouse, mort le 10 mars 1954. Suit la bibliographie
du P. Cavallera (p. 21-49). — Etienne Delaruelle : Essai sur la format
ion de l'idée de croisade, p. 50-63. Fin de l'étude concernant le pont
ificat d'Urbain IL — Id. : Jonas d'Orléans et le moralisme carolingien,
p. 129-143; 221-228. Nouvelle étude sur le De institutione regia, de
Jonas, évêque d'Orléans. — É. Griffe : Aux origines de l'État pontif
ical. Charlemagne et Hadrien /<* (772-795), p. 65-89. A la suite de Mgr
Saltet, l'auteur établit que la Vita Hadriani du Liber pontificalis a été
interpolée : l'histoire des relations de Charlemagne avec le pape Ha
drien, étudiée à la lumière des documents authentiques, démontre qu'en
774, le roi des Francs n'a pas confirmé la donation de Quierzy de 754
(qui ne peut être qu'une prétendue donation). — Id. : Promotions car
dinalices aux XII' et XIII" siècles, p. 166-168. Relève les premières pro
motions d'évêques français comme cardinaux-évêques ou cardinaux-
prêtres. — Id. : Cassien a-t-il été prêtre d'Antioche ? p. 240-244. — RECUEILS ET PERIODIQUES GÉNÉRAUX 232
Henri Bernard-Maître : François Le Pfcart, docteur de la Faculté de
Théologie de Paris, et les dëbvetv de /h' Compagnie de Jésus (1534-1556),
p*. 30-117. Frasaçois Le Pkaxt, tkéetagien et pcedtea&eu* repaie» fut m
ami des jésuites. — ÏL Lmaczm-LAMOTHE : L'abbé & Astros- et la polir-
tiqua religieuse de la Restauration en 1815r p. 144-1 63-. Publication de
documents inédits : Mémoires de l'abbé d' Astros sur la Charte, sur les
biens nationaux et sur le serment à prêter. — Louis de Lacger : Ben-
nord de Castanet, évêque d'Albi (1276-1308), p. 193-220.
Tome LVT, 1955.
É. Griffe : Les origines chrétiennes, de la Gaule et les légendes, clé
mentines, p. 3-22. Étude des légendes qui, dès la seconde moitié du vr?
s., attribuent au pape saint Clément l'envoi en Gaule d'évêques missionn
aires, parmi lesquels saint Denya de Paris. La Passio Dionysii, dont
la rédaction, se situe vraisemblablement dans, la seconde moitié du
VIe s., est un des témoins de ces légendes c clémentines- s>~ — 1b. : La.
création d'une paroisse rurale <en Bordelais au VIe siècle, p. 174-177»
Simple commentaire d'un poème de Fortunat (Carminar I, 11). — Juljen-
Eymard. d'Angers i Le stoïcisme d'après V « Humanitas Theologica » de
Pierre Lescalopierr S. J. (1660)r p. 23-36; 147-161. — L. Capéran :
Léon, XIII et la France* La crise de 1883r p. 72-99- La majeure part de
la documentation de cet article a été puisée aux Archives des Affaires
étrangères. — É. Delaruelle : La translation des reliques de saint Tho
mas d'Aquin à Toulouse (1369) et la politique universitaire d'Urbain V,
p. 129-146» — Louis Guizard : Textes de législation diocésaine en Lan
guedoc au Moyen Age, p. 177-180. — René Desjardins : Iconographie de
l'Ascension au portail sud de Saint-Sernin de Toulouse, p. 180-182. —
A.-G- Martimort : Bossuet, Fénelon et M. Schmittlein, p. 229-233. A
propos de l'ouvrage de M. Raymond Schmittlein, L'aspect politique dit
différend Bossuet-Fénelon.
Tome LVJ1I, 1956.
Louis de Lacger : La crise protestante en terre tarnaise, Albi, Castres
et Lavaur (1517-1598), p. 3-30. Les idées nouvelles essayent de s'implant
er par le moyen des prédications paroissiales» en particulier à Réal-
mont (carême de 1551). Elles triomphent à Castres en 15&1 et, de nou
veau, en 1567, année où églises et couvents de la ville furent démolis.
Albi, partisan de la Ligue, se défend mieux. — R. LimouzinhLamothe :
L'abbê d'Astros et la question de l'enseignement mutuel en 1815-1816
(documents inédits), p. 71-83. — Louis de Naurois : Physionomie des
concordats contemporains, p. 84-9'7. — É. Griffe : La Passion, de saint
Vincent d'Agen, p. 98-103. Remarques sur la date de composition (vers
550), sur la basilique du lieu du martyre et sur les allusions à l'occu
pation barbare (régime de l'hospitalité). — ID. : L'apocryphe hiérony-
mien « De septem ordinibus Ecclesiae », p. 215-224. Montre l'intérêt
que présente ce traité pour la connaissance concrète des milieux ecclé
siastiques de la Gaule vers le début du \* s. — Louis Capéran : Répu
blique et franc-maçonnerie aux élections de 1885, p. 142-160. La cam
pagne électorale fut suivie de mesures de représailles contre de nom
breux membres du clergé accusés d'ingérences politiques. — L. de
Benda : Un témoignage arabe sur une ancienne église de la Vierge à
Carcassonne, p. 229-230. Allusion à une razzia arabe du vin6 s. RECUEILS ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX 233
Tome LVIII, 1967.
A.-G. Martimort : L'œuvre liturgique de Mgr Michel Andrieu et le
tome IV des « Ordines romani », p. 3-10. — Louis de Lacger : La crise
religieuse de la Révolution dans le Tarn, p. 25-51. On relève 114 prêtres
déportés dont 111 à la Guyane, 12 massacrés ou décapités, dont 5
guillotinés à Castres» — R. Jacquin : Autour du problème d'Alger en
1830, p. 111-116. Projets d'établissement de FOrdre de Malte sur la côte
africaine. — Ê» Griffe : Lea premiers lieux dit culte chrétien en Gaule,
p. 129-150. D'abord installées dans le suburbium, les églises episcopates
^les seules qui sont étudiées ici) furent transférées à l'intérieur des
murs di* castrum soit au iv*, soit an ve s. — R- Limouzin-iLamothe :
Mgr de Quélen et la conversion de Talleyrand. Documents inédits, p. 151-
172. Les documents étudiés vont de 1821 à 1836 (à suivre). — Robert
Bézac : Sociologie religieuse et dispenses de mariager p. 218-230. En
quête portant sur les 9.730 dispenses de mariage accordées en 195& dans
l'ensemble des diocèses de France et d'Afrique du Nord. — É. Griffe :
A propos de la « Donatio Constantini », p, 238-241. Critique l'opinion
de ceux qui placent la Donation avant l'an 800.
É. Griffe.
Revue des Études anciennes.
BordeauxjParis. Tome LVIIT, 1956.
A. Chastagnol : Le sénateur Volusien et la conversion d'une famille
de l'aristocratie romaine au Bas-Empire, p. 241-2Û3. Étude de la car
rière et de la personnalité du sénateur païen Rufius Antonius Agryphius
Volusianus, ami du Gaulois Rutilius Namatianus et destinataire du
Poema ultimum attribué à Paulin de Noie, finalement converti par sa
nièce sainte Mélanie en 437.
Jeau-Remy Palanque.
Le Moyen Age.
Revue d'histoire et de philologie.
Bruxelles* 1956.
P. Roussbt : Le sens du merveilleux à l'époque féodale, p. 2i5-39".
Exemples choisis à l'époque féodale, mais que l'on pourrait étendre à
bien d'autres époques, de l'importance dans l'esprit du commun des signes
dans le ciel, des prodiges et des miracles, pour l'interprétation et la
prévision des événements. — H. Platelle : Le premier cartulaire de
l'abbaye de Saint-Amand, p. 301-239. Restitution de ce cartulaire, com
posé par le moine Gautier vers 1117 et dont le contenu est passé dans
les cartulaires postérieurs. But poursuivi par l'auteur; sa méthode, qui
est bonne. — James H. Baltzell r Un poème sur saint Denis, p. 331-
334. Petit poème du xiv* s. édité par l'auteur. — G. Besnier : Le cartu
laire de Guinan d'Arras, ses transcriptions, les autres cartulaires de
Saint-Vaast, p. 453-478. La mise en oeuvre des extraits de D. Le Pez,
receveur de l'abbaye de 1680 à 1707 (ms. 316 de la bibliothèque d'Arras)
a permis d'identifier plus précisément tous ces recueils et les buts de
diverses compilations. — Robert Bossuat : Traditions populaires rela
tives au martyre et à la sépulture de saint Denis, p. 478-509. Ces tradi
tions, connues par des chansons de gestes de date tardive, sont intéres
santes pour la mentalité de l'époque et comme témoignage de la dé
fense de la dynastie des Valois contre les prétentions étrangères. 234 RECUEILS ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX
Bruxelles, 1957.
P. Riche : La survivance des écoles publiques en Gaule an V siècle,
p. 421 - 436. A prolonger à Lyon, jusqu'au début du vi8 s., avec Viven-
tiole. J. de Font-Réaulx.
Bibliothèque de l'École des chartes.
Tome CX1III, 1955. Paris, 1956.
J.-Fr. Lemarignier : Autour de la Royauté française du IX" au XIII'
siècle, p. 5-25. Le livre de M. David, Le serment du sacre du IX" au
XV* siècle étudie l'évolution du serment du sacre. Au ix* siècle, ce n'est
qu'une promesse. Charles le Chauve est soumis au contrôle de l'épis-
copat. Les rois, au xe siècle, veulent rapprocher leur dignité de celle
des évêques et ne craignent pas d'être assimilés à eux. Au xi* siècle,
les écrits des moines tendent tous à auréoler la dignité royale d'un
halo sacré qui compense un peu sa faiblesse réelle. Mais au xn9 se fait
une distinction radicale entre le sacre episcopal, qui est compris parmi
les sept sacrements, et le sacre royal qui ne l'est pas. La promesse faite
par le roi lors du sacre se change, à la fin du xii* siècle, en serment
avec attouchement d'une res sacra. Ainsi le serment du sacre se mue,
par l'objet même de ce que jurait le roi, en lois fondamentales du
royaume, mieux adaptées à une royauté dont le caractère sacré subiss
ait,, à la fin du Moyen Age, un nouveau degré de chute. Dans un second
ouvrage, La souveraineté et les limites juridiques du pouvoir monar
chique du IX* au XV siècle, M. David envisage les limites juridiques
du pouvoir monarchique dans le cadre de la souveraineté. — Ém.-G.
Léonard : Chanceliers, notaires comtaux et notaires publics dans les
actes des comtes de Toulouse, p. 3G-74. Les ix**, x* et xV s. nous donnent
peu de renseignements sur les scribes du comté de Toulouse. Déjà sous
Alphonse Jourdain nous connaissons un scribe qui est aussi chapelain.
Mais nous devrons attendre les règnes de Raymond V et de Raymond VI
pour connaître leurs chanceliers. C'est en titre l'évêque d'Agde, mais
ce titre était certainement honorifique. En fait, c'est un « notarius
comitis » qui suit le comte dans ses déplacements et dresse ses actes.
Si l'on ne parvient pas à trouver une « chancellerie centrale » du
comte de Toulouse, il y a sous Raymond V et Raymond VI à Saint-
Gilles, à Nîmes, à Mauguio et dans le marquisat de Provence, des chanc
elleries organisées, où l'on peut bien définir le rôle des chanceliers
et celui des scribes, leurs subordonnés. Ces chanceliers sont avant tout
des juges. Sous Raymond VII ne subsistent que la « chancellerie cen
trale » et celle du marquisat de Provence. Le cancellariat honoraire dis
paraît avec l'abdication qu'en fait l'évêque d'Agde Bertrand de Saint-
Just, en 1234. L'utilisation accidentelle de notaires publics pour l'e
xpédition d'actes des comtes de Toulouse est fréquente à la fin du xir*
et au début du xme s. — P. Piétresson de Saint-Aubin : Documents
inédits sur l'installation de Pierre d'Ailly à l'évêché de Cambrai en
1397, p. 111-139. André de Luxembourg, évêque de Cambrai, était mort
le 31 octobre 1396. Le chapitre cathedral procédait le 1er décembre à
l'élection de Louis de la Trémoille, évêque de Tournai, et peu après
demandait au pape l'approbation de son choix. La décision du chapitre
avait été fortement encouragée par le duc de Bourgogne Philippe le
Hardi qui tenait à installer en Cambrésis un homme sur lequel il
pouvait compter. Mais Benoît XIII ne suivit que sa politique personn
elle. Dès le 15 novembre 1396, il avait transféré à Cambrai l'évêque
de Noyon, Philippe de Moulins, que remplacerait à Noyon Pierre d'Ailly, ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX 235 RECUEILS
évêque du Puy. Puis, Philippe de Moulins ayant refusé, une seconde
bulle du 191 mars 1397 annula la première et affecta Pierre d'Ailly à
l'évêché de Cambrai. Le 2 juin, il prenait possession de son siège par
procureurs, malgré l'opposition de Philippe le Hardi. Un dossier du
fonds de l'évêché de Cambrai, conservé aux Archives dui Nord, nous
fait connaître onze lettres sur ce sujet. Neuf d'entre elles émanent de
Pierre d'Ailly. Elles sont adressées à divers destinataires : le duc de
Bourgogne, l'évêque de Pampelune, le pape, le grand archidiacre de
Reims... Toutes donnent des détails intéressants sur l'installation de
Pierre d'Ailly sur le siège episcopal de Cambrai. Les deux autres lettres
sont de l'année 1398. La dixième est d'un clerc qui signe « G. Brug. »,
et la dernière est signée « Watier ». Toutes deux donnent des détails
sur les événements religieux et politiques mais ne concernent plus la
nomination de Pierre d'Ailly. — R. Aigrain : Une application de la
méthode comparative en hagiographie, p. 201-208. L'ouvrage de P. Mo-
retus Plantin sur Les Passions de saint Lucien et leurs dérivés cépha-
lophoriques est un exemple de la méthode comparative que pratiquent
les Bollandistès modernes. 11 traite les « Passions » selon les méthodes
critiques de l'histoire littéraire. A rapprocher des textes qui s'appa
rentent, on a des chances de discerner ce qui, dans les vies des saints,
n'est qu'exploitation d'un lieu commun et ce qui, pour de bonnes rai
sons, peut être attribué authentiquement à l'histoire du saint. Saint
Lucien de Beauvais appartient à un groupe de douze évangélisateurs de
la Gaule qui auraient été envoyés par saint Clément, le « premier »
successeur de saint Pierre. Le P. Moretus Plantin compare les textes
des Passions de saint Lucien et leur reconnaît une parenté avec les
Passions de saint Denis. Un des mérites les plus frappants du P. More
tus Plantin est d'avoir mis en pleine évidence l'importance d'une exacte
définition du genre littéraire pour qui veut apprécier cette sorte de
composition. Une autre contribution intéressante est son étude sur la
céphalophorie. Il ne faut pas n'y voir que l'interprétation fantaisiste
d'un thème iconographique, mais il faut chercher dans les textes li
ttéraires les cheminements de la légende. Le phénomène pour plusieurs
des saints à qui on l'attribue ne paraît pas dans leur Passion primitive,
mais seulement dans les remaniements.
Hélène Verlet.
Analecta Bollandiana.
Bruxelles. Tome LXXIV, 1956.
B. de Gaiffier : « Sub Iuliano apostata » dans le martyrologe ro
main, p. 5-49. Étude des notices concernant des martyrs du règne de
Julien. Les seules qui intéressent la Gaule sont celles de saint Victrice
de Rouen, confesseur, qui aurait été menacé de mort pour avoir renoncé
au service militaire, et celle de saint Éliphius, martyr à Cologne —
l'une et l'autre sans valeur. — J. A. Lefèvre : Saint Robert de Molesme
dans l'opinion monastique du XIIe et du XIIIe siècle, p4 50-83. Étude
critique, très soignée, des sources cisterciennes (dix textes, datés, ana
lysés, appréciés) et non-cisterciennes (huit textes), qui permettent de
conclure que deux courants se manifestèrent d'abord, l'un neutre, l'au
tre hostile au rôle de saint Robert dans la fondation de Cîteaux; mais
que son retour à Molesme, origine du courant hostile, lui a été imposé
par ordre supérieur : il faut donc lui « restituer l'entière paternité de
la fondation de Cîteaux, que les événements seuls ne lui permirent
point de mener lui-même et complètement à son terme ». — M. Coens : RECUEILS ET PÉRIODIQUES GÉNÉRAUX 236
Aux origines de la céphalophorie * un fragment retrouvé d'une ancienne
Passion de saint Jitst, martyr de Beauvais, p. 86-114. Publication d'un
texte inédit (provenant sans doute de l'abbaye de Werden, mais pro
bablement d'origine anglo-saxonne et du vin" s., aujourd'hui à la biblio
thèque de Dusseldorf) de la Passio Justi; comparaison avec les autres
versions; critique de cette Passion, où « tout trahit la fiction » (contra
irement au jugement relativement favorable de Camille Jullian) et qui
ne peut être antérieure au deuxième quart du vu* s.; contribution à
l'histoire de la céphalophorie, confirmant les conclusions du P. Moretus
Plantin (contre celles de P. Saintyves). — J. Van der Straeten :
Saint Montan, ermite honoré en Thiérache, p. 370-404. Complément à la
notice de Henschenius aux Acta Sanctorum de mai, t. UV (1685), p. 35,
et à l'Appendice de Papebroch, ibid., t. VII (1688), p. 800 : lieux de
culte et reliques (collégiale de la Fère, cathédrale de Laon, collégiale
d*Iré-le-Sec et abbaye de Juvigny au diocèse de Verdun) ; — qui était
saint Montan ? un ermite du v* s., dont le nom a été asisocié au récit
romancé de la naissance de saint Rémi; — office liturgique, antérieur
au xiv* s.; le texte en est emprunté à la Vita Remedii d'Hincmar; texte
d'une Vita Montani, antérieure au xvii* s., « témoin de la tradition
populaire »; translation des reliques de Laon à la Fère en 1594 (texte
d'une lettre du médecin Jean du Ganoy au chanoine Belfort). —
P. Grosjean : Vie et miracles de saint Petroc : le dossier de Saint-Méen,
p. 470-4'96. Culte d'un saint de Cornouaille, honoré en Bretagne, comme
l'atteste une Vita Petroci, contenue dans un obituaire et un bréviaire
de Saint-Méen et un légendier de Saint-Gildas des Bois; vicissitudes
de ce culte; édition critique de la Vita, avec notes.
Tome LXXV, 1957.
J. Van der Straeten : Saint Montan, ermite du Vivarais, p. 47-65.
Le patron du village de Saint-Montan (diocèse de Viviers, arr. de Pri
vas, canton de Bourg-Saint-Andéol) est-il le même personnage que
l'ermite honoré en Thiérache (voir l'article du auteur, même re
vue, t. LXXIV, 1956, p. 370-404) ? C'est peu probable, et l'on ne peut
rien affirmer d'assuré sur ce saint du Vivarais. — J. Gribomont : Le
mystérieux calendrier latin du Sinaï, p. 107-134. Édition et comment
aire d'un texte récemment trouvé dans un monastère du Sinaï, datant
peut-être du ixe s. et d'origine sans doute africaine, qui donne, à la
suite d'un psautier, la liste de 85 fêtes, dont celles de deux saints gau
lois seulement : saint Irénée (26 juin et l«p oct.) et saint Martin (11 no
vembre). — E. A. Thompson : A chronological note on St Germanus of
Auxerre, p. 135-13S. L'auteur propose de dater de 439 le voyage de
Germain d'Auxerre à Arles auprès du préfet Auxiliaris, de 444 son
second voyage en Bretagne et de 445 son voyage à Ravenne et sa mort.
— P. Grosjean : Notes d'hagiographie celtique. 27. Saint Patrice à
Auxerre sous saint Germain. Le témoignage des noms gaulois, p. 158-
174. Preuves en faveur du séjour de Patrice à Auxerre plutôt que dans
un autre monastère gaulois : Epist., ch. 14, allusion à une guerre con
tre les Francs suivie de rachat de captifs, sans doute entre 428 et 431 ;
raisons pour lesquelles saint Germain n'est pas nommé dans la Con-
fessio, ch. 29; présence de noms déformés se rattachant à Auxerre dans
des sources irlandaises anciennes. Conclusion : Patrice est bien un dis
ciple de saint Germain entre 418 et 432. — 28. La seconde visite de
saint Germain en Grande-Bretagne, p. 174-180. Commentaire du texte
de Constance, Vita Germani, ch. 26. — 29. Le dernier voyage de saint

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