La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Partagez cette publication

N° 1085 - JUIN 2006
PRIX : 2,30€
L’agriculture en 2005
en Europe et en France
Baisse de la production et des revenus
Jean-Michel Annequin, division Agriculture, Insee
n 2005, dans l’Union européenne à diminue dans les trois principaux pays
producteurs (France, Royaume-Uni, Italie),vingt-cinq, la valeur de la produc-
mais augmente dans la plupart des autresEtion agricole diminue. Les récoltes
États, notamment en Pologne (+ 14 %).
sont en retrait par rapport à celles de
Le prix hors subventions auquel les produc-
l’année précédente, qui avaient été ex- teurs vendent leurs produits est globalement
ceptionnelles ; mais leurs prix restent stable pour l’ensemble de la production agri-
globalement stables, et parfois même di- cole européenne. Il diminue (- 2,0 %) si l’on cal-
cule les évolutions en termes réels (définitions)minuent. Cette situation est partagée en
à des fins de comparaison internationale (seu-particulier par les quatre plus grands
les évolutions publiées par Eurostat). Pour la
pays producteurs : la France, l’Italie,
production végétale, le prix diminue en termes
l’Allemagne et l’Espagne. La production réels (- 2,9 %). Il chute à nouveau pour les
animale est globalement stable. Le résul- céréales (- 9,5 % ) et le vin (- 11,4 %) en raison
tat agricole net par actif en termes réels de l’importance des stocks 2004. Le prix des
productions animales diminue également enrecule de plusieurs points dans la plupart
termes réels (- 1,2 %). Pour le lait, le prix horsdes pays.
subvention continue à baisser (- 2,2 %). En
En France, le résultat agricole net par ac-
tif baisse de 6,5 % en termes réels, selon
les données provisoires les plus récen- Le revenu agricole dans l'Union
européenne en 2005tes. Calculé par actif non salarié, le reve-
Évolutions 2005/2004 du résultat agricole netnu net d’entreprise agricole diminue de
par actif en termes réels
13 % en termes réels.
Lituanie
Irlande
Lettonie
En 2005, dans l’Union européenne, la produc- Rép. tchèque
Pays-Bastion agricole diminue en volume de 2,9 % (sour-
Pologne
ces). La production végétale recule (- 5,3 %) Estonie
Danemarkaprès les récoltes particulièrement abondantes
Finlande
de 2004. Une large partie du sud de l’Europe, Belgique
surtout la péninsule ibérique, a pâti de la Luxembourg
Grècesécheresse ; à l’inverse, certaines régions
Chypre
d’Europe centrale ont été affectées par des Suède
Allemagneinondations. La collecte de céréales diminue
Autriche
(- 11,1%) après une année record ; en Royaume-Uni
Espagne, elle est désastreuse (- 42 %). La Slovénie
UE-25récolte de pommes de terre se réduit (- 8,8 %).
Malte
La collecte de fruits diminue (- 2 %) et la pro- Hongrie
Franceduction de vin se replie (- 10,1 %) après avoir
Espagne
atteint en 2004 son niveau le plus élevé depuis Italie
Slovaquiequinze ans.
Portugal
La production animale est globalement stable
–20 – 10 0 +10 +20 +30(- 0,1 %) aussi bien pour les bovins, les porcins
en %et les volailles que pour le lait et les œufs.
Données prévisionnelles arrêtées en janvier 2006 pour Eurostat, com-
Cependant, les évolutions sont diverses selon parables tous pays.
les pays. Ainsi, pour les volailles, la production Source : comptes économiques de l'agriculture, Eurostat.
INSEE
PREMIERErevanche, pour les bovins, il augmente affecté les rendements du maïs, récolté progressé de 9 % ; les cultures à usage
(+ 3,7 %) pour la quatrième année à l’automne. La production viticole industriel étant autorisées sur les surfa-
consécutive. diminue également fortement (- 8,8 %) ces en jachère, les superficies de colza
Compte tenu de la diminution des volu- par rapport à la très bonne récolte de industriel ont même augmenté de 62 %
mes et de la baisse des prix en termes 2004. La production de pommes de terre pour répondre à la demande de la filière
réels, la valeur de la production agricole recule aussi (- 7,1 %). En revanche, la biocarburant. De plus, les rendements
(hors subventions) décroît en termes production de colza se développe du colza ont augmenté.
réels. La valeur des consommations encore (+ 12,2 %) après une hausse de La production animale augmente légère-
intermédiaires diminue légèrement 10 % en 2004. Les surfaces en colza ont ment (+ 1,1 %). La production de gros
(- 1,9 % en termes réels), l’augmentation
des dépenses en produits pétroliers France : de la production à la valeur ajoutée
étant compensée par la baisse du coût Valeur 2005 Évolution 2005/2004 (%)
des aliments pour animaux ; en effet, le
(milliards d'e) Volume Prix Valeur
prix des matières premières (céréales,
Production hors subventions (a) 55,9 – 3,3 +1,5 – 1,8
protéagineux...) entrant dans la compo- Subventions sur les produits (b) 7,5 – 3,3 +2,1 – 1,3
sition des aliments pour animaux a
1Production au prix de base (c) = (a) + (b) 63,4 – 3,3 +1,6 – 1,8
baissé du fait de l’abondance des récol- Produits végétaux 35,6 – 6,4 +2,2 – 4,3
tes de l’année 2004. Céréales 9,5 – 8,8 +1,9 – 7,0
Oléagineux, protéagineux 2,2 +3,5 +1,6 +5, 3Le total des subventions sur les produits
Betteraves industrielles 1,1 – 0,1 +5,1 +5,0et des d’exploitation (défi-
2Autres plantes industrielles 0,6 +0,5 – 0,6 – 0,1
nitions) croît légèrement, notamment
Fruits, légumes, pommes de terre 6,7 – 1,0 +2,9 +1,8
dans les nouveaux États membres ; Vins 8,3 – 8,8 – 4,3 – 12,7
pour ces pays, les subventions augmen- Fourrages, plantes, fleurs 7,2 – 9,2 +10,6 +0,4
Produits animaux 24,7 +1,1 +0,7 +1,7teront progressivement jusqu’à devenir
Bétail (bovins, porcins, ovins, caprins, équidés) 12,5 +2,3 +1,6 +3,9équivalentes à celles des anciens États
Volailles, œufs 3,4 – 2,7 – 4,0 – 6,6
membres d’ici 2013 (encadré).
Lait et autres produits de l'élevage 8,8 +0,9 +1,3 +2,2
Globalement, le résultat agricole net 3Services 3,1 – 0,3 +2,0 +1,7
européen se dégrade (- 7,9 %) en ter-
Consommations intermédiaires (d) 35,0 +0,3 +0,5 +0,8
mes réels. L’emploi agricole - exprimé dont achats 29,8 – 0,4 +1,5 +1,1
1en équivalents temps plein - baissant de dont SIFIM 0,9 – 0,2 – 7,0 – 7,2
Valeur ajoutée brute (e)=(c)-(d) 28,4 – 7,4 +2,9 – 4,72,4 %, le résultat agricole net par actif
1Consommation de capital fixe (f) 9,1 +0,5 +3,2 +3,7décroît de 5,6 % en termes réels ; il
4Valeur ajoutée nette (g)=(e)-(f) 19,3 –10,8 +2,8 – 8,2
revient à un niveau proche de celui de
1. Voir définitions.l’année 2003. Il se dégrade ou reste
2. Autres plantes industrielles : tabac, lin textile, houblon, canne à sucre, etc.stable dans la grande majorité des pays
3. Services : production des entreprises de travaux agricoles, des coopératives d'utilisation de matériel agricole, services entre
(graphique 1). C’est au Portugal, grave- agriculteurs, agri-tourisme...
4. Nette de la consommation de capital fixe.ment affecté par la sécheresse, qu’il
Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2006, Insee.baisse le plus. Il augmente sensiblement
dans quelques nouveaux États mem-
bres où il avait déjà crû en 2004, ainsi Europe : modification du régime des aides
qu’en Irlande et aux Pays-Bas, où il était
La réforme de la politique agricole com- l’Autriche, la Belgique, l’Irlande, l’Italie, leorienté à la baisse depuis plusieurs
mune, définie par l’Accord de Luxem- Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal,années.
bourg de juin 2003, modifie le système la Suède et le Royaume-Uni.
des aides aux agriculteurs. Les aides ne En comptabilité nationale, le découplage
sont plus liées aux quantités produites se traduit en général par une diminution
En France, des récoltes
(découplage total ou partiel) et sont rem- des subventions sur les produits (une des
moyennes placées par une aide au revenu (paiement composantes de la production aux prix de
unique à l’exploitation), sous réserve du base) et une augmentation des subven-
En France, la production agricole respect de normes agri-environnementa- tions d’exploitation (définitions).Tantque
diminue en volume (- 3,3 %) par rapport les (conditionnalité). Par ailleurs, un pré- tous les pays n’auront pas adopté le nou-
à l’année précédente (tableau 1). Cette lèvement est effectué (modulation) en veau système, le calcul d’évolutions an-
vue de financer des actions de développe- nuelles à l’échelle de l’Union européennebaisse résulte du repli de la production
ment rural. et les comparaisons entre pays aurontvégétale (- 6,4 %) après une année 2004
La France applique la conditionnalité et la peu de sens pour la production aux prix deexceptionnelle. La récolte de céréales
modulation en 2005 et le régime du paie- base et pour la valeur ajoutée. En re-diminue nettement (- 8,8 %), mais
ment unique à partir de 2006. Tous les vanche, les subventions sur les produits
demeure proche du niveau moyen des
pays ne suivent pas le même calendrier. et les subventions d’exploitation étant pri-
cinq dernières années. La surface
Vingt pays versent déjà le paiement ses en compte dans le calcul du résultat
céréalière a baissé, le taux de jachère
unique : les dix nouveaux États membres agricole, les comparaisons sur les indica-
obligatoire ayant été rétabli à 10 % après depuis 2004 et, depuis 2005, l’Allemagne, teurs de revenu ne sont pas perturbées.
5 % en 2004. De plus, la sécheresse a
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREbovins progresse (+ 4,3 %) après trois produits laitiers. Mais le doublement de des charges reste faible en raison de la
années successives de baisse. La pro- l’aide laitière directe compense largement diminution (- 7,5 %) du coût des aliments
duction de volailles, qui diminue de cette baisse du prix à la production. pour animaux, dont le prix baisse forte-
manière ininterrompue depuis 1999, ment en 2005.
continue à décroître (- 2,9 %). La crainte La valeur ajoutée de l’agriculture (défini-Résultats agricoles en baisse
de contamination par la grippe aviaire a tions) décroît en 2005. Nette de la
entraîné une chute de la demande consommation de capital fixe (défini-
durant l’automne. La filière avicole a Compte tenu des mouvements sur les tions), elle diminue de 8,2 %. Les sub-
réagi en réduisant la mise en place des volumes et les prix, la valeur de la pro- ventions d’exploitation sont portées à
poussins, mais les répercussions sur la duction agricole au prix de base diminue 2,2 milliards d’euros en 2005, contre
production de volailles sont surtout sen- (- 1,8 %). 1,8 milliard en 2004 ; les indemnités au
sibles au début de l’année 2006. La pro- En 2005, la valeur des consommations titre des calamités agricoles augmentent
duction de lait, encadrée par les quotas intermédiaires de l’agriculture augmente de 233 millions d’euros en raison de la
laitiers, augmente légèrement (+ 1,0 %). faiblement (+ 0,8 %) en dépit de la très sécheresse. La baisse du résultat agri-
forte hausse du prix du pétrole. Le prix cole net de la branche est néanmoins
des produits énergétiques progresse de importante (- 6,4 %) (tableau 2). L’emploi
Hausse des prix modérée 16,1 % dans le secteur agricole ; en fin agricole total diminuant (- 1,7 %), la
d’année, une nouvelle réduction de la baisse du résultat agricole net parpour les végétaux
taxe intérieure sur les produits pétroliers actif est légèrement amortie (- 4,8 %)
Le prix de base (définitions) de la pro- (TIPP) est accordée aux agriculteurs (tableau 3). En termes réels (définitions),
duction végétale réagit de manière pour le fioul. Le prix des engrais il se détériore d’avantage (- 6,5 %). Cette
mesurée (+ 2,2 %) à la baisse de l’offre. (+ 6,6 %) augmente. Les dépenses pour baisse est moins forte qu’estimée en
L’importance des stocks pèse sur le les produits de protection des cultures décembre 2005 lors du compte prévi-
marché, notamment pour les céréales et sont en hausse (+ 5,2 %) du fait d’une sionnel. Cet indicateur de revenu
le vin. Le prix des céréales augmente utilisation plus importante de fongicides. diminue de 2,7 % par an en moyenne sur
(+ 1,9 %), mais les évolutions diffèrent Néanmoins, l’augmentation de l’ensemble les années 2001 à 2005 (graphique 2).
d’un produit à l’autre. Pour le blé tendre,
le prix diminue (- 1,0 %), l’importance France : de la valeur ajoutée au revenu d'entreprise agricole
des stocks dans l’Union européenne et
Valeur 2005la concurrence des blés de la Mer Noire
en milliards d'eu- Évolution 2005/2004 (%)tirant les cours à la baisse. Pour le maïs,
ros
la chute de la récolte fait monter les prix
Valeur ajoutée nette (a) 19,3 – 8,2
(+ 10,0 %). Toujours très réactif à l’évo-
Subventions d'exploitation (b) 2,2 +20,9
lution de la récolte, le prix des pommes dont : bonifications d'intérêts 0,2 – 0,1
de terre augmente fortement (+ 14,4 %). Autres impôts sur la production (c) 1,5 +1,5
- Impôts fonciers 1,0 – 0,1Pour le vin, le prix recule (- 4,3 %) pour la
- Autres 0,5 +4,7deuxième année consécutive, en raison
Résultat agricole net (d)=(a)+(b)-(c) 20,0 – 6,4
des difficultés à écouler les stocks issus
Rémunération des salariés (e) 6,3 +3,5de la récolte de 2004.
1
Intérêts hors SIFIM (f) 1,0 +13,8
Le prix de base des productions ani- 2
(pour mémoire : intérêts dus ) 1,7 +3,3
males augmente légèrement (+ 0,7 %), Charges locatives nettes (g) 1,9 – 0,4
mais résulte de mouvements contrastés Revenunet d'entreprise agricole (h)=(d)-(e)-(f)-(g) 10,7 – 13,7
selon les produits. Le prix des gros
1. Voir définitions.
bovins progresse (+ 3,2 %) pour la qua-
2. Interêts effectivement payés par la branche agriculture.
trième année consécutive. En revanche, Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2006, Insee.
le prix des veaux diminue fortement
(- 8,2 %). Le prix des porcins continue à France : évolution du résultat et du revenu d'entreprise agricoles
remonter (+ 2,8 %). Le prix des volailles, entre 2004 et 2005
qui s’était redressé en 2004, diminue à en %
nouveau en 2005 (- 4,3 %), avant tout
Résultat agricole net – 6,4
sous l’effet des difficultés structurelles Résultat agricole net par actif – 4,8
de la filière avicole. Les éleveurs travail- Résultat agricole net par actif en termes réels – 6,5
lant souvent sous contrat, la chute de la Revenu net d'entreprise agricole – 13,7
demande liée à la crise aviaire a peu'entreprise agricole par actif non salarié – 11,4
Revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié en termes réels – 13,0d’impact sur le prix à la production en
2005. Hors subvention, le prix du lait Évolution du prix du produit intérieur brut + 1,9
1
Évolution du nombre d'UTA total – 1,7(- 2,0 %) est tiré à la baisse par la dimi-'UTA des actifs non salariés – 2,6nution des prix d’intervention sur le
beurre et la poudre de lait ainsi que par 1. Unités de travail annuel (équivalents temps plein de l'agriculture).
la contraction de la demande sur certains Source : compte provisoire (base 2000) de l'agriculture arrêté fin mai 2006, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREévaluée pour l’ensemble des biens de capi- France : résultat agricole net par actif en termes réels
tal fixe de la branche agricole (plantations,
Indice 100 en 2000
matériels et bâtiments) à l’exception des110
animaux.
Plusieurs indicateurs sont définis à partir100
des soldes comptables :
Moyenne mobile sur 5 ans
- le résultat agricole net correspond à la90
«valeur ajoutée nette au coût des facteurs»Résultat agricole net par actif en termes réels
(valeur nette + subventions d’ex-80
ploitation - impôts fonciers - autres impôts
sur la production). Son évolution peut être
70
rapportée à celle du nombre d’unités de tra-
vail annuel total (ou équivalents temps
60
plein) : on obtient ainsi l’évolution du résul-1980 1985 1990 1995 2000 2005
tat agricole net par actif. Il est aussi pré-
Source : compte provisoire de l'agriculture arrêté fin mai 2006, Insee.
sentéentermesréels.
- le revenu net d’entreprise agricole est
égal à : résultat agricole net - salaires - coti-
sations sociales sur les salaires - intérêtsDéfinitionsPour le revenu net d’entreprise agricole,
versés - charges locatives nettes. Son évo-qui prend en compte notamment la
lution peut être rapportée à celle du nombre
rémunération des salariés (+ 3,5 %), la
d’unités de travail annuel des non-salariésLes évolutions mesurées en termes réels
dégradation est plus marquée (- 13,7 %). (ou équivalents temps plein) : on obtient l’é-correspondent aux évolutions à prix cou-
Le nombre d’actifs non salariés continue volution du revenu net d’entreprise agri-rants divisées par un indice reflétant l’évo-
cole par actif non salarié. Il est aussià diminuer à un rythme soutenu lution générale des prix dans chaque pays.
présenté en termes réels.Pour évaluer les agrégats comptables en(- 2,6 %) ; le revenu net d’entreprise
Les SIFIM (services d’intermédiation finan-termes réels, on n’utilise pas l’indice desagricole par actif non salarié baisse
cière indirectement mesurés) sont les ser-prix à la consommation, maise de
néanmoins fortement : - 11,4 %, soit vices bancaires ne faisant pas l’objet d’uneprix du produit intérieur brut (PIB), qui re-
- 13,0 % en termes réels. Sur les cinq facturation (exemple : la tenue de la plupartcouvre l’ensemble du champ de l’éco-
des comptes courants). À partir de cettedernières années, cet indicateur de nomie. Techniquement, il permet de passer
campagne de comptes, le traitement desdes variations du PIB en valeur (en eurosrevenu baisse : - 4,9 % par an en
SIFIM est mis en œuvre en conformité aveccourants) aux variations en volume mesu-moyenne sur les années 2001 à 2005.
le SEC 95 : une partie des intérêts (y comprisrant la croissance économique.
bonifications) est imputée en consommationsLe prix de base, auquel est valorisée la
intermédiaires de la branche agricole, en tantproduction, est égal au prix de marché au-
que consommation de services bancaires.quel vend le producteur plus les subventionsSources
sur les produits qu’il perçoit, moins les impôts
spécifiques sur les produits qu’il reverse. Bibliographie
Comptes européens et comptes français : La valeur ajoutée est égale à la production
les comptes européens de l’agriculture pu- valorisée aux prix de base à laquelle on re-
bliés par l’Office statistique des commu- tranche les consommations intermédiaires. « Les comptes de l’Agriculture en 2005 » :
nautés européennes (Eurostat) sont établis Les aides à l’agriculture sont classées par rapport disponible sur www.insee.fr. L’en-
sur la base de données prévisionnelles la comptabilité nationale en subventions semble des rapports de la Commission des
fournies en novembre et en janvier par les sur les produits et en d’ex- comptes de l’agriculture de la Nation sera
statisticiens nationaux. Les résultats pré- ploitation : publié par l’Insee sous le titre « l’Agriculture
sentés dans cet Insee Première pour - les premières comprennent notamment en 2005 », Comptes nationaux,etseradis-
l’Union européenne (y compris pour la les aides compensatrices aux grandes cul- ponible sur www.insee.fr
France au sein de l’Union) proviennent du tures, la prime à la vache allaitante et la « L’agriculture, nouveaux défis », Insee Ré-
deuxième compte prévisionnel, établi en prime spéciale aux bovins mâles ; férences,àparaîtreen2006.
janvier 2006 par les États membres. - les subventions d’exploitation compren- « Les comptes par catégorie d’exploitations
Pour la France, le compte provisoire 2005 nent notamment les aides agri-environne- en 2005 », Agreste-Primeur (Scees), minis-
repose sur des informations disponibles en mentales et les aides pour calamités tère de l’Agriculture et de la Pêche n°180,
mai 2006, plus complètes que celles des agricoles. juin 2006.
comptes européens. La consommation de capital fixe mesure « Les comptes prévisionnels de l’agricul-
Ces comptes sont établis selon la méthodo- la dépréciation annuelle liée à l’usure et à ture pour 2005 - Repli des récoltes, baisse
logie et les concepts du Système européen l’obsolescence du capital, lequel est évalué du revenu », Insee Première n°1053,
des comptes (SEC) en base 2000. à son coût de remplacement. Elle est décembre 2005.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
Vous pouvez vous abonner gratuitement aux avis de parution dans http://www.insee.fr/fr/ppp/abonnement/abonnement.asp#formulaire
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Jean-Michel Charpin
OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2006 Rédacteur en chef :
Daniel TemamAbonnement annuel : 74€ (France) 92€ (Étranger)
Rédacteurs : R. Baktavatsalou,
C. Benveniste, C. Dulon,Nom ou raison sociale : ________________________ Activité : ____________________________
A.-C. Morin
Adresse : ___________________________________________________________________
Maquette : RPV
______________________________________ Tél : _______________________________ Code Sage IP061085
ISSN 0997 - 3192Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : __________________________________€.
© INSEE 2006
Date : __________________________________ Signature
INSEE
PREMIERE