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A propos de l'énoncé des interdits matrimoniaux - article ; n°3 ; vol.8, pg 5-21

De
18 pages
L'Homme - Année 1968 - Volume 8 - Numéro 3 - Pages 5-21
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Madame Françoise Izard
A propos de l'énoncé des interdits matrimoniaux
In: L'Homme, 1968, tome 8 n°3. pp. 5-21.
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Izard Françoise. A propos de l'énoncé des interdits matrimoniaux. In: L'Homme, 1968, tome 8 n°3. pp. 5-21.
doi : 10.3406/hom.1968.366984
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hom_0439-4216_1968_num_8_3_366984s
A PROPOS DE L'ÉNONCÉ
DES INTERDITS MATRIMONIAUX
par
FRANÇOISE IZARD
Les données que nous présentons ici se fondent sur une analyse des règles
de mariage dans le système matrimonial des Samo (population du nord-ouest
de la Haute- Volta) . Nous présenterons pour mémoire seulement les résultats
principaux de cette analyse, en manière d'introduction au point central de cet
exposé : y a-t-il symétrie en matière matrimoniale entre le cas d'un Ego masculin
et celui d'un Ego féminin ?
Le système de descendance samo est agnatique, avec lignages constitués,
résidence virilocale, héritage du frère aîné au frère cadet en ce qui concerne
l'autorité et le patrimoine familial, du père au fils pour les biens personnels.
Le système d'appellation est de type omaha. D'une analyse détaillée de ce système
il apparaît que la terminologie omaha implique un certain bilatéralisme dans
les appellations, avec introduction d'alliés dans la famille consanguine (un terme
de parenté proche est utilisé pour désigner des parents qui, du point de vue de
la descendance patrilinéaire, appartiennent à un autre lignage) et implique
également l'introduction de rapports terminologiques de filiation entre parents
de même génération et de de siblings (ou équivalant
à des rapports de siblings) entre parents de génération différente.
Les Samo fournissent spontanément les règles de mariage suivantes, valables
pour un Ego masculin : a) on ne peut se marier dans son propre lignage, celui
de la mère1, celui de la mère du père et celui de la mère de la mère (prises au sens
propre, et compte tenu de la filiation patrilinéaire, ces interdictions laissent un
i. On peut se demander si, en plus de la règle exprimée, le lignage interdit de la mère
implique pour Ego, comme c'est le cas du lignage interdit de l'épouse, l'interdiction des
trois lignages alliés au lignage de la mère : MM (effectivement interdit pour Ego), MFM, MMM.
Si l'analyse des cas théoriques de mariage entre cousins ne le montre pas, il se peut que l'ana
lyse des mariages effectivement réalisés sur plusieurs générations, révèle une extension en
ce sens des règles d'interdiction. 6 FRANÇOISE IZARD
grand nombre de parents consanguins par l'intermédiaire de femmes, devenir
des conjoints possibles) ; b) on ne peut prendre une autre épouse là où on a pris
une première épouse, c'est-à-dire dans les quatre lignages fondamentaux de
l'épouse (W, WM, WFM, WMM).
Nous nous posons alors deux questions : ces règles recouvrent-elles la totalité
des mariages prohibés, ou, en d'autres termes, le bilatéralisme dans les appel
lations a-t-il une incidence au niveau de l'alliance ? Existe-t-il une symétrie
entre le cas d'Ego masculin et celui d'Ego féminin ? Les deux questions, comme
on le verra, sont liées.
Nous avons analysé pour répondre à ces questions les cas des cousins du 4e
au 9e degré1, à travers un inventaire de toutes les situations possibles de cousi
nage, où la question posée était de savoir si le mariage était possible ou non
entre deux consanguins2.
Il apparaît que le mariage est impossible pour tous les cousins des 4e, 5e
et 6e degrés. Or, l'interdiction en fonction de l'appartenance du conjoint possible
à l'un des quatre lignages interdits d'Ego n'est mutuelle pour les deux parte
naires que dans un seul cas pour chaque degré de cousinage (celui où Ego et
son parent appartiennent au même lignage) ; dans les autres cas, cette interdiction
soit n'est valable stricto sensu (c'est-à-dire compte tenu de la filiation patrili-
néaire) que pour l'un des deux partenaires sans réciprocité, soit fait totalement
défaut. Dans ce dernier cas, c'est-à-dire celui où les deux partenaires n'appar
tiennent ni l'un ni l'autre aux quatre lignages interdits de l'un ou de l'autre,
on peut se demander pourquoi l'alliance est cependant impossible. Nous pouvons
faire ressortir alors un principe d'organisation formulé de deux manières :
1. On pourrait dire, tout en sachant fort bien que l'appellation n'est qu'un
signe, que, d'une certaine manière, l'appellation régit l'alliance, mais seulement
dans les limites imposées par la référence à l'un des quatre lignages interdits
(c'est-à-dire pour les 4e, 5e et 6e degrés ; au-delà, l'appellation ne régit plus néces
sairement l'alliance) . Cela revient à dire qu'on ne peut épouser un parent issu
d'un lignage allié en génération o, ou +1, ou +2, ou d'un lignage allié en géné
ration o à un lignage allié en génération +1 à son propre lignage, ou d'un lignage
allié en génération +1 à un lignage allié en génération -\-2 à son propre
(dans la suite de cette phrase et du texte, nous utilisons la formulation inexacte
suivante : lignage allié en génération o-f-i, ou 0+2, afin de faciliter la lecture),
ou d'un allié en o, ou +i, ou +2, ou o +1, ou +1 +2 au
lignage de la mère, ou d'un lignage allié en génération +1, ou +2, ou +1 +2 au
1. Nous utilisons la terminologie en usage en génétique de population, les degrés étant
comptés par le nombre de chaînons verticaux unissant deux individus par rapport à un
couple dominant.
2. Une étude des alliances effectivement réalisées au sein de trois villages est en cours
d'exploitation et semble devoir corroborer les résultats exposés ici à partir d'une analyse
de cas formels. INTERDITS MATRIMONIAUX 7
lignage de la mère du père ou de la mère de la mère, dans la mesure où ces parents
se trouvent par rapport à Ego dans un rapport terminologique de siblings
(yéjdalé), sœur du père /fils du frère (nénajnénamané), père (frère du père) /fille
(yékwarè/né), grands-parents /petits-enfants (yiloj bimane, bojbunané), oncle
maternel/nièce utérine (néréjluli), mère (sœur de la mère) /fils (nékwarè /né) .
Le lignage d'Ego est le lignage maternel ou grand1 maternel dT Alter
O A A A A A
O A lulio néré A °o
o luli9 néré A luli
O A +20 A «O A +l O A
AA+iOA A yilo yilo
O A O A O O
bunané yilo bunané yilo bunané bunané
Le lignage d' Alter est le lignage maternel ou grand' maternel d'Ego
A O A A A A
nékwarè O Ané nékwarè O O A O
A O A
né nékwarè né
A O A O A O A O
O O A O A A O bo A bo
O A A O bo bunané A bo bunané bunané
FlG. I. FRANÇOISE IZARD
Ego et Alter partagent le même lignage maternel
O O A A A O +2O A
O O O o o daléO A yé
daléO A yé dale o dalé
Ego et Alter partagent un même lignage grand'maternel
O +2 O O +2 O O +2 O O
A A « O A A O +i O O
O daléO A yé o O A luli néré nékwarè né dalé yé
Le lignage maternel d'Ego est un lignage grand'maternel d' Alter
+2 O Â +1 O O +2 O À O
A O ° O A néré O O A
yékwarè
O A O O A luli néré O né né yékwarè luli
Le lignage maternel d1 Alter est l'un des lignages grand' maternel s d'Ego
A O +2 o O A O o O
O A néna O A +i O O nékwarè O O
O nëna O nénamané A nénamané nékwarè né
FlG. 2. INTERDITS MATRIMONIAUX 9
2. La deuxième formulation possible de ce principe d'organisation est la
suivante : alors que la règle précise qu'Ego n'épouse pas quelqu'un qui appartient
à l'un de ses quatre lignages interdits (soit un consanguin appartenant au propre
lignage d'Ego, ou un consanguin dont le lignage propre est le lignage maternel
ou grand-maternel d'Ego, ou inversement dont le lignage maternel ou un des
lignages grand-maternels est le lignage d'Ego) [cf. fig. i), il apparaît qu'on
ne peut, en outre, épouser un parent avec lequel on partage le même lignage
maternel, un même lignage grand-maternel, ou dont le lignage maternel est l'un
de vos deux lignages grand-maternels ou réciproquement {cf. fig. 2) . On ne peut
épouser celui ou celle qui appelle néré (oncle maternel) votre néré, yilo (grand-
père) votre néré, néré votre yilo, ou qui appelle yilo votre propre yilo.
Il convient donc d'ajouter à la règle formulée explicitement un correctif dû
à l'existence de ce troisième ordre de classification parentale (consanguins par
l'intermédiaire de femmes1, à côté des consanguins agnatiques et utérins) : Ego
n'épouse pas un consanguin appartenant à l'un de ses quatre lignages interdits
en fonction de la patrilinéarité, ni un consanguin partageant avec lui de mêmes
lignages maternel et grand-maternels (même sans appartenance de l'un ou de
l'autre à l'un des quatre lignages interdits du partenaire), consanguin qui est
avec Ego, dans la limite des niveaux interdits, dans un rapport terminologique
impliquant parenté proche.
Peut-on dire maintenant, pour répondre à la deuxième question posée plus
haut, qu'il y a symétrie entre les situations de l'homme et de la femme ? Les
interdictions valables pour Ego masculin sont-elles également valables pour
Ego féminin ?
Rappelons les données : descendance patrilinéaire, système terminologique
de type omaha, bilatéralisme dans les appellations, quatre lignages interdits
comptés de façon bilatérale.
Pour notre démonstration, nous établirons des chaînes de développement
à partir d'un cas X (proposant)2, réunissant les cas Réciproque (R), Symétrique (S)
et Inverse (I). Dans un rapport réciproque, les deux chaînes de parents demeurent
identiques y compris les extrémités et seul Ego change : il passe d'une extrémité
de la chaîne à l'autre. Dans un rapport symétrique, les deux chaînes de parents
demeurent identiques, aux extrémités près où les sexes sont intervertis : Ego
reste à la même place qu'au cas X mais change de sexe. Dans un rapport inverse3,
1. Si, dans nos systèmes d'appellation, ces consanguins par l'intermédiaire de femmes
sont des alliés, ils ne sont pas perçus comme tels, mais bien comme des consanguins, dans
le système vécu.
2. Le terme proposant, que nous empruntons au Dr Sutter, représente le cas dont on
part dans une chaîne de développement quelconque.
3. Nous ne tirons pas les termes Réciproque, Symétrique et Inverse du langage mathé
matique, mais du langage naturel, étant conscient que le cas inverse est, mathématiquement
et logiquement, un cas opposé. FRANÇOISE IZARD 10
on trouve une interversion des positions des sexes aux extrémités de la chaîne,
Ego étant de même sexe que dans le cas X, celui du proposant. Le cas inverse
de X est le cas réciproque du cas symétrique de X (soit R de S), et en même
temps le cas symétrique du cas réciproque de X (soit S de R).
O O O A O A A A
A A A • A O A
A O
MBsd FFSs MBss FFSd
E: A = M E: A = a +2 E E: A = M E: A = a +2 E
A: E = a +2 A A: E = M A: E = a +2 A A: E = M
Fig. 3.
En X, du point de vue d'Ego, Alter féminin (ou A), fille du fils du frère de la mère, appar
tient au lignage de la mère d'Ego. Pour Alter, Ego appartient à un lignage allié en géné
ration + 2 au lignage d' Alter.
En R, du point de vue d'Ego, Alter masculin, fils de la sœur du père du père, appartient
à un lignage allié en génération +2 au lignage d'Ego, tandis que pour Alter, Ego
au de la mère.
En S, du point de vue d'Ego, Alter masculin, fils du fils du frère de la mère, appartient
au lignage de la mère ; pour Alter, Ego appartient à un lignage allié en génération + 2 à celui
d' Alter.
En I, du point de vue d'Ego, Alter féminin, fille de la sœur du père du père, appartient
à un lignage allié en génération +2 au lignage d'Ego ; pour Alter, Ego appartient au lignage
de la mère.
La question que l'on se pose est la suivante : si Ego masculin ne peut épouser
MBsd (cas X), Ego féminin peut-elle ou ne peut-elle pas épouser MBss (cas S) ?
Or, si elle ne le peut pas (ce qui est le cas), de la même manière qu'Ego masculin
ne peut épouser MBsd, on pourra estimer cependant qu'il ne s'agit pas d'une
interdiction la concernant, qui lui soit propre, mais de la simple réciprocité
situation où, au cas I (R de S), Ego masculin ne pourrait épouser FFSd. En effet,
si Ego masculin ne pouvait épouser MBsd ou FFSd en raison d'une interdiction
due à l'appartenance de ce conjoint possible à l'un des quatre lignages interdits
d'Ego, ipso facto ce conjoint possible ne pourrait épouser Ego, même si de son
point de vue, Ego n'appartenait pas à l'un de ses quatre lignages interdits1.
1. Il apparaîtra à l'évidence que ce cas que nous donnons à titre d'exemple, est contra
dictoire à notre propos, puisqu'aussi bien au cas I, FFSd n'appartient pas à l'un des quatre INTERDITS MATRIMONIAUX II
D'où, pour dire qu'il y a bien symétrie entre les situations de l'homme et de
la femme et non pas simple réciprocité, il faut trouver des cas où la prohibition
de l'alliance entre un Ego féminin et un conjoint consanguin possible provienne
du fait que ce conjoint possible appartient à l'un des quatre lignages interdits
d'Ego féminin (comptés du point de vue de la descendance patrilinéaire), tandis
qu'Ego n'appartient pas à l'un des quatre lignages interdits de ce conjoint
possible (comptés de la même manière). Nous considérons en effet que l'appar
tenance à un lignage interdit stricto sensu est une condition négative plus impor
tante que l'appartenance à un lignage allié à un lignage interdit. Il faut en outre
que ces cas soient symétriques de cas exposés pour Ego masculin.
Ces cas d'interdiction d'alliance due au fait que le partenaire masculin d'Ego
féminin appartient à l'un de ses quatre lignages interdits stricto sensu tandis
qu'Ego féminin n'appartient qu'à un lignage allié à l'un des quatre lignages
interdits de son partenaire, sont les suivants :
— FMBs, cas symétrique de FMBd (cas X). Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère du père d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter féminin
interdit pour Ego masculin appartient seulement à un lignage allié en génération + i au
lignage d'Ego (A — a + i E).
O A O A O A
A O A A A A
A FMBs O FSsd
FlG. 4.
— MFBs, cas symétrique de MFBd (cas X). Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter féminin appart
ient seulement à un lignage allié en génération o au lignage d'Ego (A = a o E).
A A A A A A A A
O O O O O A
MFBd O FBdd A
Fig. 5.
lignages interdits d'Ego. En fait, nous allons le montrer, il n'existe pas de cas où une inter
diction matrimoniale pour Ego féminin s'explique par la seule réciprocité d'une interdiction
valable pour Ego masculin. Mais c'est ce qu'il faut démontrer. 12 FRANÇOISE IZARD
— MMBs, cas symétrique de MMBd (cas X). Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère de la mère d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter
féminin appartient seulement à un lignage allié en génération o à un lignage allié en géné
ration + i au lignage d'Ego (A = a+i, o E).
O A O A O A o A
O O A O o o
O A
Fig. 6.
— MBss, cas symétrique de MBsd (cas X). Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter féminin appar
tient seulement à un lignage allié en génération +2 au lignage d'Ego (A — a+2 E).
O A O A O A O A
A A A A O A
A
Fig. 7.
— MFBss, cas symétrique de MFBsd (cas X). Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter féminin appart
ient seulement à un lignage allié en génération +1 au lignage d'Ego (A = a+i E).
A A A A A A A A
O A O A O A O A
O A A MFBsd MFBss O
Fig. 8.
— FMBss, cas symétrique de FMBsd (cas X). Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère du père d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter féminin
appartient seulement à un lignage allié en génération +2 au lignage d'Ego (A = a + 2 E). INTERDITS MATRIMONIAUX
RSI
FMBsd FFSss F MB s s FFSsd
FlG. 9.
— MMBss, cas symétrique de MMBsd (cas X) . Dans ce cas S, Alter masculin appartient
au lignage de la mère de la mère d'Ego. Au cas I, inverse de X et réciproque de S, Alter
féminin appartient seulement à un lignage allié en génération + 1 à un lignage allié en géné
ration + 2 au lignage d'Ego (A = a+2 +1 E).
O A O A O A O A
O A O A O A O A
O A MMBsd O A FFSds• • MMBss A FFSdd
FlG. IO.
Nous avons donc là les cas cherchés au départ : à savoir ceux où l'interdiction
est spécifiée du point de vue d'Ego féminin (en entraînant réciproquement l'i
nterdiction du mariage pour Ego masculin), cette spécification d'une interdiction
pour Ego féminin étant symétrique d'une interdiction formulée pour Ego masculin.
La non-alliance en R n'existe que du fait de la non-alliance prescrite en X, de
même la en I (R de S ou S de R) n'existe que du fait de la non-alliance
prescrite en S.
Nous nous fondons sur ces éléments pour dire que dans le système matrimonial
samo, les interdits sont symétriques et non pas simplement réciproques.
On pourrait d'ailleurs penser que c'est de la symétrie des interdits que découle
par voie de conséquence la règle modifiée formulée plus haut : Ego ne peut
épouser un consanguin appartenant à l'un de ses quatre lignages interdits eu
égard à la patrilinéarité, ni un consanguin partageant avec lui les mêmes lignages
maternel/grand-maternels, bien que l'un ou l'autre, ou l'un et l'autre*, comme
c'est le cas pour un grand nombre de parents, n'appartiennent pas à l'un des
lignages interdits pour le partenaire.
De l'examen des cas* où deux consanguins ne peuvent contracter alliance
* MSd/s, FMSd/s, MFSd/s, MMSd/s, MSsd/s, MFdd/s, MSdd/s, FMSsd/s, MFBdd/s,
MMSdd/s, FMSdd/s, MMSsd/s, MFSdd/s, MMBdd/s, MFSsd/s, FMBdd/s.