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3° Applications médicales
In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 677-687.
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3° Applications médicales. In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 677-687.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1925_num_26_1_6296PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 677
^closion. Cependant dans plusieurs cas elle a eu une bonne influence
sur l'organisme psycho -nerveux du pédagogue. L'auteur a étudié
expérimentalement les associations, la mémoire et l'attention des
pédagogues. Malheureusement il n'a pas établi de corrélations entre
ces expériences et l'état psyehonerveux des personnes étudiées.
Comme conclusion, il propose toute une série de mesures propres à
élever le niveau mental et à améliorer la situation sociale et matérielle
du pédagogue. J. A.
3° Applications médicales
ROBERT WERNER SCHULTE. — Psychologie and Medizin. —
Ps. und Med., I, 1925, p. 1-6.
Les problèmes psychologiques en rapport avec la pratique médicale
peuvent être de trois ordres : 1° Questions relatives au sujet : le
médecin ; 2° Questions ayant trait à l'objet : le malade ; 3° Questions
ayant trait aux rapports entre le sujet et l'objet.
L'étude du médecin pourrait être une manière de psychogrammé.
Elle comporterait des investigations psycho-physiologiques théo
riques, destinées à aboutir à un tableau des aptitudes nécessaires,
et des examens ayant pour objet de déceler ces chez les
aspirants à la profession.
La psychologie de l'objet comporte d'abord quelques problèmes
préliminaires, à étudier chez le normal autant que chez le malade :
rapports entre la constitution et la personnalité, entre les sécrétions
internes et le fonctionnement psychique, etc.
Chez le malade passagèrement atteint, on pourra étudier les pro
dromes et les tendances morbides, les troubles de l'affectivité (la
dysthymie), les affections psychogènes (rêves morbides, refoulements,
névroses anxieuses), les troubles physiques en rapport avec le désé
quilibre psychique, les psychiques consécutifs aux maladies
purement physiques.
Chez le malade chronique, les problèmes à étudier sont innomb
rables, c'est tout le vaste champ de la psychopathologie. Souvent
s'y mêlent des questions relatives à la criminalité, aux rapports entre
la folie et le génie, entre la folie et l'art, etc.
Le chapitre des rapports entre le médecin et le malade comporte
d'abord une série de questions pratiques intéressant la profession
médicale et ses diverses modalités. Ce sont ensuite des questions de
méthode et de morale ; enfin des questions qu'ici nous rattacherions
au domaine de 1' « interpsychologie ». I. M.
RICHARD HELLMUTH GOLDSCHMIDT. — Psychologische
Grundbegriffe für die ärztliche Begutachtung (Concepts fondament
aux concernant l'expertise médicale). — Ps. und Med., I, 1925,
p. 6-32.
La psychologie médicale de l'expertise comporte : 1° La psychologie
-de l'expertise ; 2° Celle de l'expert,; 3° Celle du malade dans son état
présent ; 4° Celle du malade dans l'avenir.
L'évaluation doit, selon l'auteur, être fondée toujours sur une 678 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
échelle à 5 degrés. Lorsqu'on veut plus de précision, on peut frac
tionner, mais toujours par 5.
L'expert doit connaître son coefficient personnel et éliminer les
erreurs qui en résulteraient.
Il doit ensuite procéder à une psychographie du malade, en notant
en particulier son degré de suggestibilité.
Il doit enfin prévoir l'évolution de l'état du malade, en examinant
l'influence de la suggestion thérapeutique et de la rééducation. On
peut rééduquer toutes les fonctions sujettes à répétition. Il faut
mesurer les progrès de la rééducation et tracer des courbes de réé
ducation. I. M.
LBGRAIN. — Les Grands Narcotiques sociaux. — Pet. in-8 de 459 p.,
Paris, Maloine, 1925. Prix : 20 francs.
L'auteur est un des apôtres les plus convaincus de la lutte anti
alcoolique, qu'il poursuit depuis de longues années. Il publie, dans
ce livre, le contenu de ses leçons au Collège libre des Sciences sociales',
et nous dit, dans sa préface, sa surprise d'auteur quand il se relut :
« Ayant écrit au fil de la plume tout ce qui abondait dans ses souvenirs
depuis trente-cinq années, sous l'inspiration de tous les drames
vécus par un militant aux prises avec le problème humain le plus
fertile en émotions pénibles, il eut cette révélation que son livre
n'était qu'un long et douloureux pamphlet ».
C'est donc un livre de lutte et de propagande, mais c'est un livre
de foi et de bonne foi. La première partie, consacrée aux grandes
« épidémies toxiques » envisage l'opium, le tabac et surtout l'alcool,
P « alcoopathie », la « toxiendémie », la « pandémie » alcoolique.
La deuxième partie est consacrée à la psychologie (appelée « psy
cho-analyse ») des toxicophilies, aux ivresses, et au goût de l'illusion,
qui conduit aux pires déchéances. L'ébriété, dit l'auteur, est le « postu
lat essentiel de toute toxicomanie ».
Enfin la troisième partie, consacrée aux remèdes, réclame la prohi
bition totale, avec le rêve d'une apothéose de la viticulture par la
diffusion du jus de raisin ; dans cette partie, qui est le but principal
du livre, l'auteur se montre moins bon psychologue à coup sûr qu'act
if propagandiste. H. P.
SERGENT, RIBADEAU-DUMAS et BABONNEIX. — Traité de
Pathologie médicale. XXXIII. Médecine Sociale. — In-8 de 773 p.,
Paris, Maloine, 1925.
Dans cet important volume du Traité de Pathologie Médicale et de
Thérapeutique appliquée, aujourd'hui bien connu, on peut signaler
tout particulièrement les chapitres suivants :
L'Introduction de Louis Guinon sur la médecine sociale ; l'étude
de Genévrier sur l'hygiène scolaire, qui envisage l'hygiène intellec
tuelle et morale, avec utilisation des aptitudes naturelles, mise eu
jeu des tendances et des activités propres de l'enfant ; les chapitres
consacrés .à -la médecine sociale des travailleurs (Courtois- Suffit et
Bourgeois) et à la sociale des poisons (Fosseyeux) ; et sur
tout l'exposé consacré à la prophylaxie' mentale par Toulouse, Genil-
Perrin et Targowla, PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE 679
Dans ce dernier exposé, on trouve clairement indiqués le problème
social posé par l'augmentation des psychopathies et la nécessité d'une
lutte prophylactique s'adressant aux causes de la folie ; les moyens
d'action sont envisagés, avec le dispensaire, l'hospitalisation libre,
et le développement des règles d'hygiène mentale dans la société, en
rapport tout particulièrement avec la pédagogie et l'organisation du
travail ; enfin, au titre des réalisations, on trouvera décrits, comme
organisme de propagande, l'active Ligue d'hygiène mentale, dont
l'influence a été si considérable, et comme organisme d'action le ser
vice libre de prophylaxie mentale de l'Asile Sainte-Anne, devenu
autonome aujourd'hui sous le nom d'Hôpital Rousselle, et dont le
succès a été des plus grands.
On sait que ces organismes sont dûs à l'action persévérante
d'Edouard Toulouse, dont les vues nettes ont fini par s'imposer grâce
à une volonté tenace. L'hygiène mentale en France est en très grande
partie son œuvre propre. Dans l'exposé qui est consacré à la question
en ce volume il n'y a donc pas à s'étonner de la place prépondérante
qui a dû lui être personnellement attribuée. H. P.
P.-E. LEVY. — Le traitement moral ; de l'autosuggestion à l'édu
cation de la volonté, ou Cure de Direction. — B. I. P., XXV, 1-3,
1925, p. 15-39.
Cet article est destiné à établir ces deux points dont l'importance
n'échappera à personne :
1° M. le Dr Levy, à la suite de Liébeault, est le vrai fondateur de
la Psychothérapie et non pas du tout Coué, que l'auteur relègue
derrière lui, sans le nommer du reste.
2° La psychothérapie restera assurément une des plus grandes
conquêtes de la médecine contemporaine.
Etant donné le premier point, le second s'en déduit trop aisément
pour qu'il soit utile d'insister. M. F.
M.-P. ANDREIEFF. — La méthode des profils somatologiques et son
application à la psychiatrie (en russe). — La Psychoneurologie
contemporaine, février 1926, p. 132-145.
L'auteur présente les résultats somatologiques (il préfère ce terme
à celui d'anthropométrie) obtenus sur 120 malades de l'hôpital
psychiatrique de Kazan. Il s'est servi de la méthode de Martin
complétée par celle de Kretschmer. Voici ses résultats : 72 individus
du type « pur » — 60 % — dont 16 du type « pycnique » (d'après la
terminologie de Kretschmer). 10 « musculaires », 20 « moyens »,
8 « dysplastiques » et 16 « asthéniques ». 37 individus, c'est-à-dire
31 % appartenaient à un type mélangé de 2 composants différents
et 11, c'est-à-dire 9 °/q avec 3 composants. Il y avait un individu
qu'on ne pouvait classer dans aucun de ces groupes. En distribuant
ces individus selon leur diagnostic, l'auteur a obtenu des chiffres se
rapprochant de ceux de Kretschmer et de ses continuateurs. J. A.
MORTON PRINCE. — Automatic Writing combined with « Crystal
Gazing» (L'écriture automatique en combinaison avec la vision à
travers le cristal). — J. of Abn. Ps., XX, 1, 1925, p. 34-42.
Au sujet d'un article précédemment paru (Cf. Anita Muhl, J. of *80 ANALYSES BIBL10GBAPU1QUES
Abn. Ps., XIX, 3, 1924) sur l'écriture automatique combinée à la
vision à travers le cristal, l'auteur juge que les faits permettent d'est
imer les images et les éléments d'une pensée développée, et non en
voie de régression, l'écriture automatique manifestant le résultat de
processus intellectuels complexes (versification, calcul, discussions
de divers ordres, etc.). C'est un point de vue théorique que l'on peut
discuter, mais les applications pratiques à la pédagogie qu'ont voulu
en tirer un certain nombre d'auteurs, ne sont pas des plus rassurantes
et invitent à procéder avec circonspection. M. L.
W. ELIASBERG. — Grundriss einer allgemeinen Arbeitspathologie
(Précis de pathologie générale du travail). — Z. für ang. Ps., XXIV,
I, 1924, p. 1-41.
Par la pathologie du travail l'auteur entend les faits psychopathol
ogiques qui sont dans un rapport causal avec le travail. Il examine,
d'une part, l'action que peut produire le travail sur un sujet prédis
posé aux troubles mentaux (modifications de l'affectivité, hystérie,
neurasthénie, névrose due à un accident de travail) ; d'autre part,
l'influence exercée sur le travail par une personnalité pathologique
suivant le type clinique auquel elle appartient ; et enfin, la valeur
thérapeutique du travail. D. W.
V.-V. KORËLINE. — Essai d'examen psychologique expérimental
d'un schaman d'Altaï, (en russe) — Rec. de Rossolimo.p. 819-830.
L'auteur a examiné le schaman Boltchek au point de vue médical
et au point de vue de la psychologie expérimentale (d'après la mé
thode du « profil » de Rossolimo), avant et après le « Kamlainage »
(communication avec les esprits comme moyen de traitement de
diverses maladies). Il constata que le schaman était atteint d'hystérie.
Le profil psychologique a montré que la mémoire de Boltchek était
très faiblement développée ainsi que la résistance à l'automatisme et
à la suggestibilité. J. A.
M. BERETTA. — I testi di associazioni preîerite como mezzo dia-
gnostico de insufîicienza mentale nei fanciulli anomali (Les [tests
de prédominance associative comme procédé Ue diagnostic de V insuf
fisance mentale chez les enfants anormaux). — Gontributi del Labor,
di Psic. e Biol. (Univ. del Sacro Cuore, Milanp), 1, 1925, p. 165-200.
L'auteur a examiné successivement chez 52 enfants normaux
(dont 28 garçons) et chez 69 anormaux (dont 30 garçons entre 7 et
11 ans), les réponses associatives à une cinquantaine de mots induc
teurs (10 substantifs, dont 6 noms de parents, 10 adjectifs, 10 nombres,
10 verbes, 6 adverbes, 3 pronoms nominaux).
Les mêmes mots induits se présentent avec une fréquence notable
ment plus grande chez les normaux (61,5 et 60,7 chez les garçons et
les filles) que chez les anormaux (32,2 et 38,9 dans les deux sexes) ;
les réponses se présentant une seule fois sont plus rares, corrélativ
ement chez les normaux (12,5 au lieu de 20 °/°) ; en revanche l'absence
de réponse est plus fréquente chez les normaux (14,7 contre 6,5 °/0).
En ce qui concerne la nature grammaticale des mots induits, la
fréquence relative en est très différente dans les deux groupes d'en- PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 681
fants comme le montrent les chiffres ci-dessus, donnés par l'auteur
comme des pourcentages sans indication sur la manière dont ils ont
pu être établis, et par rapport à quoi :
Enfants normaux Enfants anormaux
Garçons Filles Garçons Filles
Substantifs 75,4 73,9 50,3 45,5
Adjectifs 82,4 80,4 35,8 34 2
32,4 Nombre 31,8 67,2 66,1
Verbes 58,6 57,7 22,5 21,4
Adverbes de temps 57,4 29,7 28,8
63,4 de lieu.. 63,3 6,4 5,9
Pronoms 60,1 60 13,2 14,1
En ce qui concerne la « suggestibilité grammaticale », c'est-à-dire
la conformité de nature du mot induit avec le mot inducteur, elle
est plus grande chez les anormaux (38,5 et 40,5 °/° chez les garçons
et les filles) que chez les normaux (27,2 et 29,1). En revanche les
substantifs abstraits sont relativement beaucoup plus rares chez les
anormaux (1,02 et 0,71 °/°) que chez les normaux (2,05 et 1,86).
Les temps de réaction ne fournissent aucune différenciation inté
ressante.
Mais, en groupant les indices de fréquence des associations banales,
et des associations de type externe par âge mental, on constate que
l'on a des valeurs semblables chez les enfants anormaux et normaux ;
et, de fait, il y a une corrélation marquée entre l'âge mental et ces
caractères associatifs, la avec l'âge physique étant forte
chez les normaux (qui ont l'intelligence de leur âge) et faible chez les
anormaux.
Entre les préférences associatives et l'âge mental le coefficient est
de 0,61 et 0,57 chez les garçons et filles normaux, de 0,57 et 0,49 chez
les anormaux. Ainsi ce test peut-il donner des indications sur l'âge
mental. H. P.
OTOKAR GHLUP. — Recherches sur les manifestations psychiques
des écoliers anormaux {en tchèque). — Opera Facult. philosoph.
Univers. Masarykianœ, In-8, 110 p. Brno, 1925.
Le résumé anglais du livre indique les méthodes employées pour
l'étude mentale des écoliers anormaux, avec examen des diverses
formes de mémoire, de l'attention, du pouvoir imaginatif, de la
capacité d'abstraction, etc., et indique, à titre d'exemples, 5 obser
vations.
Voici un enfant de 8 ans dont la vue et l'audition sont normales, le
langage inintelligible, la sphère des idées limitée, l'imagination passive,
l'attention instable, la mémoire auditive et surtout visuelle très
faible, le niveau en arithmétique et en dessin très anormal, (de 3 à
4 ans) ; un traitement approprié consiste dans renonciation de mots 682 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
concrets à la vue d'inscriptions, dans un effort de connexion des idées
avec les signes de l'alphabet à partir des mots. Grâce à cette méthode,
un progrès marqué est obtenu.
Tous les exemples montrent bien que les enfants anormaux, qui
ne le sont pas, au moins également, à tous les points de vue, doivent
être traités par des méthodes strictement individuelles adaptées à la
nature de leurs déficiences élémentaires, que révélera un examen
systématique de leurs fonctions mentales. H. P.
E.-R. JOHNSTONE. — A Research Program for the Study of
Feeblemindedness [Un programme de recherches pour V étude de la
déficience mentale). — J. of Abn. Ps., XX, 2, 1925, p. 156-169.
Pour faire une étude valable de la déficience mentale, les malades
doivent être examinés :
1° Du point de vue médical (stigmates internes, glandes endocrines,
périodes critiques, exigences alimentaires, métabolisme, basai) ;
2° Du point de vue psychologique (histoire de l'individu — son
type de déficience — son mode d'apprendre — son émotivité —
sa sensibilité, fatigue, mémoire, nature de ses associations, ses ins
tincts, etc. ;
3° Du point de vue anthropologique et social (anthropométrie,
hérédité, milieu).
On pourra choisir entre deux méthodes : soit l'étude de groupes
comprenant des individus soigneusement sélectionnés, soit l'étude
exclusive de phénomènes particuliers ou isolés.
Il ne reste plus qu'à entrer dans la voie de l'application pratique.
M. L.
RABINOVITCH et ROSSOLIMO-SAVITCH. — Contribution à
l'étude de la valeur des tests de Binet, pour l'examen des enfants
arriérés, et psychopathes. — Ar. de Ps., XIX, 76, 1925, p. 298-305.
Longues recherches sur 355 enfants arriérés et psychopathes,
pour montrer que la méthode de Binet n'est pas suffisante, n'ind
iquant pas les fonctions déficientes chez ces enfants. Ceci, pour en
arriver à conclure que ce n'est pas étonnant puisque Binet lui-même
estimait que sa méthode ne saurait donner de résultats précis quand
il s'agit de troubles mentaux d'origine pathologique.
La conclusion, en effet, ne surprendra personne, et l'utilité du
travail ne se dégage pas très nettement. M. F.
DONALD A. LAIRD. — Detecting Abnormal Behavior [Pour déceler
un comportement anormal). — J. of Abn. Ps., XX, 2, 1925, p. 123-
142.
L'idée bien connue sur laquelle se fonde le test ayant pour but de
déceler les individus dont l'hygiène mentale laisse à désirer, est que le
pathologique pouvant être considéré comme l'exagération du normal,
on peut soumettre aux mêmes questionnaires les normaux et les
anormaux et tirer certaines conclusions probantes d'après leur mode
de réponse. On a donc groupé les questions de manière à ce qu'elles
soient significatives d'un ensemble pathologique généralement
reconnu (questionnaire pour psychasthéniques, pour schizoides, pour PSYCHOLOGIE APPLIQUEE 683
neurasthéniques, pour hystériques), le test adoptant la disposition
suivante :
Avez-vou8 été troublé en quand je porte me suis senti songeant que des gens n'y ai jamais des vêtements généralement vous observent dans la pensé neufs observé rue ?
Avez-vous craint les res-J Les ai toujours Les accepte Les recherch
ponsabilités ? \ évitées. contraint
et forcé etc. . .
Les sujets sont priés de faire une marque sur la ligne pointillée en
regard de la réponse qui leur paraît exacte, ou à quelque autre endroit
de la ligne, s'ils veulent nuancer de façon plus précise.
Les résultats obtenus sur des étudiants et des malades ont été inté
ressants. Tout au plus pourrait-on objecter qu'étant donnée la
qualité de certaines questions (Quelle attention prêtez-vous à la
sensibilité d'autrui ? C omment vous estimez-vous en regard de vos
associés intellectuels ? Comment vous comportez-vous dans la
conversation sociale ?) les enquêtes ne peuvent s'adresser qu'à des
individus bien développés intellectuellement et cultivés. De ce fait,
sa portée est réduite, mais dans ces limites, il s'agit d'une tentative
susceptible de fournir des renseignements de valeur. M. L.
BEULAH MAY MORRISON. — A Study of the major emotions in
persons of defective intelligence (Etude des emotions majeures chez
les individus d'intelligence déficiente). — Un. of Cal. Pub. in Ps,.
III, 3, 1924, p. 73-145.
L'auteur a examiné 228 individus de 5 à 70 ans (89 hommes et
139 femmes), dont 52 idiots, 68 imbéciles, 54 débiles, et 54 déficients
légers (8 ayant un quotient d'intelligence supérieur à 0,85 et 46 infé
rieur à 0,15). Chez ces arriérés a été étudiée l'expression de la colère,
de la peur, et de l'affection, avec enquête sur la fréquence de manifes
tation de ces trois processus affectifs.
La colère se rencontre fréquemment aux stades les moins élevés
du développement mental ; elle ne fait défaut que chez les idiots du
plus bas niveau. Mais il y a un degré de corrélation élevé entre les
manifestations de la colère et le quotient d'intelligence (0,65).
Les affectueuses ne font défaut aussi qu'aux plus
bas degrés de l'idiotie et ont un coefficient de corrélation avec l'inte
lligence plus élevé encore que la colère (0,70) ; l'émotion sexuelle peut
se manifester, souvent pervertie, à des niveaux inférieurs, mais son
expression normale n'apparaît guère qu'au niveau des imbéciles
moyens.
En ce qui concerne la peur, elle se manifeste très rarement, dans
22 ° 1° des cas seulement ; en cherchant à la provoquer expérimenta
lement, on ne réussit encore à l'obtenir que dans 63 ° /0 des cas, sans
corrélation nette avec le degré d'intelligence.
Entre la colère et l'affection la corrélation apparente est de 0,62, 684 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
mais, si l'on élimine le facteur commun d'intelligence par les corréla
tions partielles, on ne trouve plus qu'un coefficient de 0,30.
H. P.
A. LEGRUEN. — Die Schrift des Schulkindes als Sympton föi eine
entstehende Krankheit (Veitstanz) (L'écriture de l'écolier comme
symptôme du début d'une maladie, la danse de Saint-Gui). — Z. für
päd. Ps., XXVI, 3, 1925, p. 148-160.
Exposé de quelques cas dans lesquels les débuts de la chorée ont
été remarqués par l'instituteur en raison des modifications constatées
dans l'écriture de l'enfant. D. W.
P. ROESGEN. — Untersuchungen über die Berufsbildung bei Hilfs
chülern (Recherches sur la formation des concepts chez les élèves des
écoles d'arriérés). — A. f. ges. Ps., LUI, 1-3, 1925, p. 1-62.
Exposé des expériences faites sur 109 enfants arriérés dont les
âges variaient de 7 à 17 ans. Dans les tests de définitions on posait
quatre questions du type suivant :
1° Qu'est-ce qu'une balle ? 2° C omment pourrais-tu le dire encore
mieux ? 3° Une balle c'est pour ?.... 4° Une balle c'est un ?...
On a remarqué que les termes concrets étaient définis le plus
souvent par l'usage ou par l'énumeration des caractères de l'objet.
Des définitions parfaites, — - indication du genre et des caractères
spécifiques, — se sont rencontrées parfois lorsqu'il s'agissait de mots
concrets ; presque jamais pour les termes abstraits. «Esprit: garçon
intelligent » ; « loi : gouvernement » ; tel est le type le plus fréquent
de définitions de termes abstraits.
Un grand nombre de sujets ont été incapables de trouver le concept
subordonné même pour les termes les plus faciles à caser et malgré
la forme suggestive des questions.
Des tests de mémoire immédiate de nombres, de phonèmes, de
mots concrets ou abstraits, de phrases et d'objets familiers ou i
nconnus ont donné dans l'ensemble une corrélation de rangs égale à
O,70 avec les résultats des tests de définitions, ces derniers étant
exprimés en points suivant la qualité de la réponse. Quant aux tests
particuliers, c'est la mémoire immédiate de phrases et celle d'objets
inconnus qui ont montré les corrélations les plus élevées avec la fo
rmation des concepts : 0,71 et 0,62. D. W.
S.-A. TCHOUGOUNOFF. — Sur les rapports entre les déficiences
intellectuelles et motrices chez les enfants (en russe). — Recueil
consacré à Rossolimo, p. 772-780.
En étudiant les documents recueillis à l'Institut de Neurologie et de
Psychologie des Enfants (directeur Rossolimo), l'auteur avait noté
parmi les 425 cas d'enfants arriérés, 109 cas d'insuffisance motrice à
type de syndrome amyostatique de Strümpell. Il présente ses résul
tats dans le tableau suivant : .
APPLIQUEE 685 PSYCHOLOGIE
3 à 8 ans J usqu'à 3 ans De De 8 à 16 ans
w» ^ -^ .. !■' *-
Degré ent urs lité cas lité cas d'arriération S s £ s 8
•2 ■S O! » o ^ O <S o as o «a H -a oa
100 11 8 72,72 9 6 66,66 Idiotie
39 21 53,84 65 33 Imbécilité. . 7 5 71,43 50,76
— — — 32,83 213 9 74 24 4 92 Débilité
Ainsi on peut noter : 1° Une diminution du nombre des déficients
moteurs avec une élévation du niveau intellectuel ; 2° Une diminution
du nombre des déficients moteurs avec l'âge.
Il faut chercher, d'après l'auteur, la cause de l'apparition des
troubles moteurs chez les enfants arriérés dans la période prolongée
de construction du système pyramidal et du système extrapyramidal
et de l'établissement de leur corrélation normale, période qui doit
être terminée chez l'enfant vers l'âge de 4 ans. J. A.
S. RABINOVITCH. — Sur la question de l'examen de l'intelligence
chez les sourds- muets (en russe). — Rec. de Rossolimo, p. 724-732.
La mentalité des enfants sourds-muets présente des particularités
caractéristiques dépendant de l'absence de la parole : 1° La pensée
abstraite est absente ; la perception de la succession des événements
dans le temps et leur connexion logique se développe très "tard ; 2° La
volonté est affaiblie, ces enfants sont très suggestibles et ils manquent
d'initiative ; 3° L'attention est très développée.
L'échelle métrique de Binet-Simon ne peut pas être appliquée à
l'examen de l'intelligence chez les sourds-muets ; non plus que la
méthode de Me Herderschee pour l'examen des aptitudes mentales
chez les sourds-muets ; elle n'a pas donnée à S. Rabinovitch de
résultats satisfaisants. L'auteur s'est servi des méthodes de Rosso
limo, la « méthode abrégée » et la « méthode du profil » psychologique,
après les avoir adaptées aux sourds-muets. Les résultats obtenus
tombent d'accord avec l'évaluation pédagogique. J. A.
ANSELMO GONZALEZ. — Perïues psicologicos de ninos-sordo-
mudos. Nivel mental de los Ciegos, etc. {Profils psychologiques d'en
fants sourds-muets. Niveau mental des aveugles, etc.) — In-8 de
91 p., Madrid, 1924.
L'auteur, qui dirige l'Institut national des Sourds-Muets et
Aveugles de Madrid, a réuni dans cette brochure, une série d'intéres
santes communications au Congrès espagnol de pédiatrie
de Saint-Sébastien.
Après avoir appliqué la méthode de caractérisation de l'âge mental
de Binet et Simon aux sourds-muets de son Institut, l'auteur en a
tracé les profils psychologiques par la méthode de Vermeylen, et