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Electrencéphalogrammes. - compte-rendu ; n°1 ; vol.41, pg 293-304

De
13 pages
L'année psychologique - Année 1940 - Volume 41 - Numéro 1 - Pages 293-304
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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g) Electrencéphalogrammes.
In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 293-304.
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g) Electrencéphalogrammes. In: L'année psychologique. 1940 vol. 41-42. pp. 293-304.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1940_num_41_1_5902.
ÉLECTRENCÉPHAkOGRAMMES" . 293
' disseminated encephalopathy in the monkey (Encéphalopathie
expérimentale chez le singe). — Ar. of N.., 43, fév. 1940, p. 195-210.
Injection à des singes d'extraits aqueux et alcoolique de cerveau
normal de lapin jusqu'à l'apparition des signes cliniques de souffrance
du système nerveux central : ataxie, nystagmus, ptosis, parésie.
La vérification anatomique montre des lésions disséminées : lésions
périvasculaires, de myélinisation, apparition de cellules de graisse.
Une discussion pathogénique est amorcée sur le rôle de divers facteurs
dans les encéphalopathies expérimentales et cliniques : embolies,
neurotoxines. . R. B.
g) Bleclr encéphalogrammes
110. — P. O. THERMAN,. A. FORBES et R. GALAMBOS. —
Electric responses derived from the superior cervical ganglion
with micro-electrodes (Réponses électriques dérivées du
cervical supérieur avec des micro-électrodes ). — J. of Neurophysiol.,
III, 3, 1940, p. 191-200. ■. .
Étude oscillographique de l'activité électrique du ganglion cervi
cal supérieur chez le chat et le lapin, avec des électrodes pouvant
avoir moins de 10 jx d'ouverture. On arrive à recueillir la réponse d'une
seule cellule, réponse qui dure moins de 2.millisec, et a tousles
caractères d'une variation par tout ou rien comme celle du nerf.
De faibles variations consécutives, lentes, s'observent à la suite de
cette réponse. A. F.
111. — H. ROHRACHER. — Fehlerquellen und Kontroll-methoden
bei gehirnelektrischen Untersuchungen (Sources d'erreur et
méthodes de contrôle dans les recherches électrocérébrales ). —
Pf. A., CGXLII, 1939, p. 389-402.
Exposé, avec figures, des perturbations apportées aux enregistre
ments électriques de grande amplification, en particulier sous l'i
nfluence du courant alternatif.
Analyse des perturbations provenant des sources de cou
rant, quand baisse la tension, avec déclenchement d'oscillations
rythmiques.
Examen des interférences de l'électrocardiogramme, même avec
enregistrement correct de l'eeg., lorsqu'il y a de très forts battements
ardiaques. ' HP.
112. — H. HUGGER. — Zur objektiven Auswertung des Elektren-
cephalogramms unter besonderer Berücksichtigung des gle
itenden Koordination (Sur revaluation objective de V électrencéphalo-
gramme, particulièrement au sujet de la coordination variable). —
Pf. A., CCXLIV, 1941, p. 309-336.
Examen des accofds de phase et des déphasages entre ondes
électriques simultanément recueillies dans des régions symétriques
des deux hémisphères.
Entre les régions occipitales l'accord est normalement très fr
équent (70 à 80 % des cas) avec faible variabilité intra-individuelle,
mais forte interindividuelle, et l'accord est de plus en plus fréquent ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 294
au fur et à mesure qu'on passe aux zones antérieures (80 % entre
régions pariétales, 90 % entre précentrales, 100 % entre frontales
dans un cas).
Entre régions différentes d*un même hémisphère la coordination
des phases est plus variable, et de moindre fréquence moyenne, et
il y â fréquente opposition entre zones frontale et occipitale.
L'accord est moindre, entre les 2 hémisphères dans les affections
cérébrales (par exemple 19 à 50 % dans les tumeurs occipito-pariéto-
temporales).
Des oscillations périodiques dans les durées des phases (2 à
4 p. sec), donnent à penser à une influence exercée par des rythmes
probablement sous-corticaux ayant une fréquence déduite de 6 à 8 par * H. P. seconde.
113. — FR. BREMER. — L'activité électrique spontanée de la
moelle épinière. — Le tétanos strychnique et le mécanisme de
la synchronisation neuronique. — B. B., CXXXIII, 1940,
p. 685-689 .et 687-693, et Ar. int. de Ph., XLI, 1941, p. 51-84
et p. 211-260.
Avec une fine électrode à pointe seule conductrice enfoncée dans
la substance grise de la corne extérieure de la moelle chez le chat
çurarisé et légèrement anesthésié, on recueille une succession continue
d'ondes rapides, irrégulières, de faible voltage, avec parfois de&.
trains d'ondes de plus basse fréquence et plus amples. Sur ce fond
continu se marquent les potentiels réflexes (grandes ondes tri-
phasiques) qui régularisent et intensifient l'activité spontanée
consécutive.
La résistance à l'asphyxie est plus grande que celle de l'ecorcé
cérébrale. Par inhalation d'éther, on affaiblit activités spontanées et
réflexes. La strychnine fait apparaître de grandes pulsations, déclen
chant des trains d'onde dans l'écorce, comme inversement les pulsa
tions épileptiques de l'écorce engendrent des trains d'onde spinaux.
Dans le tétanos strychnique, il y a une synchronisation spinale
générale de grandes ondes, donnant naissance à de puissantes
décharges d'influx centrifuges par les neurones moteurs de la corne
antérieure.
Le rythme spontané des ondes tétaniques s'accorde au rythme
des stimulations lorsque celui-ci est de fréquence voisine.
La synchronisation" n'est pas compatible avec une transmission
synaptique et doit relever d'une interaction électrique directe (deux
«egments voisins de la moelle restant en contact après transsection^
continuent à synchroniser). H. P.
114. — J. F. VON1EDEBUR. — Ueber die Auslösung von Krampf-
strömen im Zentralnervensystem des Frosches bei der Durch
strömung mit einem Konstanten elektrischen Strom (Sur la
prçduction de courants de convulsion dans le système nerveux
central de la Grenouille par le passage d'un courant électrique
constant). — J. f. Psych. u. Neurol., 50, 1941^ p. 23-31.
Production de décharges rythmiques sous l'influence d'un courant
constant (de sens indifférent) traversant un encéphale de Grenouille.
Il y a synchronisme dans toutes les aires. A. F. •
'
.
'
295 ÉLECTRENCÉPHALOGRAMMES
115.— J. F. VON LEDEBUR. — Ueber die bioelektrischen Erschei
nungen im Nervensystem des Frosches bei der Strychninvergiftung
(Sur les phénomènes bioélectriques du système nerveux dp la
Grenouille dans V intoxication strychnique ) . — J. f. Psych, u.
Neurol., 49, 1940, p. 349-366.
Enregistrements simultanés au scripteur des ondes strychniques
spontanées et p/ovoquées qui siègent dans le cerveau et dans la
moelle dorsale. Le nerf périphérique est également interrogé comme
vecteur'des décharges motrices. L'activité centrale révélée dans ces
trois cas se montre très analogue, en nombre et fréquence des
décharges, mais pas en amplitude. A. F.
116. — J. F. VON LEDEBUR. — Hirnbioelektrische Untersuchung
en. Ueber sogenanntè a- Wellen beim Kaninchen (Recherches
bioélectriques sur le cerveau. Sur les ondes dites alpha chez le
Lapin). — J. f. Psych. u. Neurol., 49, 1940, p.- 420-431.
Confirmation, sur les aires post- et précentrale du cerveau du
Lapin, des données de Kornmüller sur la spécificité bioélectrique
régionale. La narcose (dial) tend à effacer les différences. Une excita
tion les fait reparaître. *■ • A. F.
117. — B. RENSHÀW, A. FORBES et B. R. MORISON. — Activity
of isocortex and hippocampus : electrical studies with micro-
electrodes (Activité de Uisocortex et de V hippocampe : recherches
électriques avec des micro-électrodes). - — J. of Neurophysiol., Ill,
1940,' p. 74-105. . 1,
Recherches entreprises en vue de recueillir dans les masses ner
veuses centrales des ondes bioélectriques aussi simples et localisées
que possible., La première phase a consisté en la mise au point
d'électrodes ultra-fines, en forme de micro-pipettes pouvant des
cendre ä 15 y. de diamètre extrême, et parfois acoolées par paires
de façon que l'une devance l'autre d'environ 0,1 mm. L'ensemble,
enfoncé dans le cortex (Chat, Lapin, Poulet), fournit encore des
ondes complexes, qui se simplifient en s'amplifiant dans l'anesthésie
profonde au pentobarbital sodique. Ces ondes, assez régulières et
bien isolées, témoignent de l'activité unifiée de neurones organisés
en groupes.
On arrive à des réponses réellement élémentaires, soit lentes
(20 à 70 ms.), soit brèves (1 ms.) en s'adressant à la région de l'hippocellules'
campe, de structure simple (une seule couche de grosses
orientées). Les ondes brèves proviennent de la couche uniformément
des grosses cellules. Les réponses à des stimulations de fibres affé
rentes ont été également obtenues. Elles sont originaires des péri-
caryones des cellules pyramidales de la corne d'Ammon.
A. F.
118. — R. W. GERARD and B. LIBET. — The control of normal
and « convulsive » brain potentials (La régulation du potentiel
cérébral à Vétat normal et en période convulsive). — Am. J. of
P., XCVI, 5, 1940, p. 1125-1152.
Le cerveau de la grenouille, laissé en place, anesthésié par l'éther ' ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 296
et soumis à l'examen après élimination, montre un rythme presque
régulier de 6 battements par sec. et de 30 microvolts en amplitude.
Le même cerveau, enlevé du corps de l'animal et maintenu dans la
solution de Ringer à la température de la pièce, montre un rythme
de même fréquence, mais de plus grande amplitude, environ 100 microv
olts, et beaucoup plus régulier. On peut attribuer ces modifications
à la suppression des impulsions afférentes. Le rythme régulier persiste
pendant des heures dans le bulbe olfactif du cerveau isolé, bien que
les hémisphères en arrière, et les nerfs olfactifs soient devenus
complètement inactifs au point de vue électrique au bout d'un temps
beaucoup moindre. Le battement régulier persiste sous l'action de la
nicotine. Il est possible, en variant la composition du milieu, de modif
ier presque à volonté la fréquence, la régularité, l'amplitude, l'aspect
de l'onde, donnée par le bulbe ou même par un petit morceau de
celui-ci d'un poids inférieur à 0,1 mm. Des rythmes caractéristiques,
parfaitement réguliers, d'une fréquence allant de 1 à 50 par sec, et
d'une amplitude de 5 microvolts à 1 millivolt ont été enregistrés.
On peut considérer ce rythme comme étant celui de la cellule isolée
du neurone.
Ce rythme du neurone est alimenté par le continuel afflux
d'énergie fourni par le métabolisme de la cejlule, oxydation ou
glycolyse. L'augmentation de la température, qui entraîne l'augment
ation du métabolisme, augmente aussi la fréquence, l'amplitude et
la régularité des ondes. Celles-ci sont influencées aussi par le méca
nisme oscillatoire, probablement la membrane cellulaire, dont la
perméabilité, l'irritabilité» la polarisation* varient. .
L'influence du métabolisme est étudiée dans les cas suivants :
absence d'oxygène, narcose, absence de glucose, insuline, avitami
nose Bj, intoxication par la nicotine, etc. L'action du mécanisme
interrupteur est considérée dans les modifications de la pression
osmotique, l'action du sodium, du potassium, du calcium, du magné
sium, des ions hydrogène, sous l'action de la polarisation par des
courants constants.
La synchronisation est favorisée par l'élévation de la température
ou du taux de calcium, l'abaissement du taux du potassium ou du
sodium, l'augmentation de la polarisation, l'action de la caféine et
de la nicotine.
La caféine donne de grandes ondes répétées, qui ne sont pas arrê
tées par la nicotine, bien que celle-ci bloque les isynapses. Ces ondes,
de la caféine traversent une section de l'hémisphère (alors qu'il n'y
a plus de continuité neurologique, mais une continuité électrique).
Un cerveau caféine peut augmenter l'activité d'un autre cerveau
normal placé en contact avec lui.
Cet important article est suivi d'une discussion avec Penfield,
de Montreal. G. P.
119. ■— GUY NOEL. — Étude oscillographique de Pépilepsie corticale
chez le chat. — Ar. int. de Ph., LI, 1941, p. 162-194.
Sur le chat à encéphale isolé, examen des manifestations de
l'effet épileptisant du courant faradique dans rélectrencéphalo-
gramme ; pour des stimulations assez fortes on observe des décharges '
ÉLECTRENCKPHALOGRAMMES . . 29?
«y nchrones caractérisées, telles qu'on les obtient au cours des crises * épileptiques.
Après 10 à 15 de ces crises corticales pures, il y a-diminution de
durée, signification de l'épuisement.
La perturbation déclenchée en un point envahit les .régions
voisines qui, si elles sont strychninisées, donnent les ondes proprement
faradiques. La localisation des ondes strychniques serait due à leur
basse fréquence qui ne leur permettrait pas. de forcer, par un effet
de sommation, les résistances synaptiques des zones voisines.
H. P.
120; — J. TEN CATE, M. G. WALTER et L. J. KOOPMAN. —
Electroencephalography in rabbits after removal of the neopal-
lium (Électroencéphalographie chez les lapins après enlèvement
- du néopallium). — Electroencephalography on eats after removal
of the néopallium (E. chez les chats après...). --Note on the electr
oencephalography of the brain stem and cerebellum of cats (Note
sur Ve. du tronc cérébral et du cervelet des chats). - — Can the
a waves of the electroencephalogram originate in brain parts
outside the cerebral cortex? (Les ondes a de Veeg peuvent-elles
naître dans des régions du cerveau autres que le cortex? ) —
Ar. néerl. de Ph., XXIV, 1940, p. 578-596; XXV, 1940-41,
p. 27-50, 51-56 et 361-38,0.
Après enlèvement du néopallium chez le lapin, on n'obtient plus
avec des électrodes crâniennes* d'ondes a, sur le cerveau ; on en recueille
encore, de faible amplitude, au niveau de l'archipallium (rhinen
céphale et corne d'Ammon), tandis que le thalamus et le corps strié
ne donnent que. des ondes ß. .
Mêmes observations chez le chat, où le tronc cérébral et le cervelet
ne que des ondes rapides et peu amples, du type ß.
Une étude systématique, reprise sur le chat, a permis d'obtenir
des ondes a typiques dans tout le néopallium, dans l'archipallium
(corne d'Ammon), dans le paléopallium (lobe piriforme) et dans le
thalamus, avec une très faible amplitude, mais non du corps strié,
des tubercules quadrîjumeaux, ni du cervelet. Dans le cervelet, les
ondes ont un rythme très rapide plus élevé que le rythme ß, et dans
le thalamus, il y a des ondes de moindre fréquence que le rythme <xr
• H. P.
121. — H. ROHRACHER. — Die elektrischen Vorgänge im menschli-
hen Gehirn ( Les processus électriques dans le cerveau humain). — ■
Z. f.Ps.,,149, 1940, p. 209-275.
Historique et mise au point des connaissances sur les ondes
électriques du cerveau humain (en décembre 1940). Nous ne résumer
ons pas à notre tour cet exposé très clair, et nous nous contenterons
d'indiquer les interprétations que l'auteur esquisse des résultats
obtenus, auxquels il a contribué par ses .recherches personnelles.
Les ondes <x de fréquence 8-13 par seconde qu'on retrouve dans
tous les états de passivité psychique, quand on se place dans de
bonnes conditions expérimentales, correspondent à un processus
général de nutrition et de reconstitution de la cellule nerveuse :
de là leur régularité, et le fait qu'elles ne peuvent jamais manquer . ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES . 298
complètement (pas plus de 14 secondes) et qu'elles reparaissent en
courtes séries quand l'activité, qui les avait momentanément inte
rrompues, se prolonge (leur rythme ressemble, à cet égard, à celui
des fonctions biologiques essentielles comme le battement du cœur
ou la respiration). Si elles disparaissent dans le sommeil, c'est parce
^ue les processus de reconstitution y sont peu marqués, l'usure
fonctionnelle étant elle-même réduite. A l'état de veille, les longues
séries d'ondes a s'observent chez des sujets peu capables d'un travail
intellectuel continu, mais non chez ceux où la reconstitution est
plus rapide et plus efficace. Les ondes ß sont caractéristiques de
l'activité psyehique et ont le même siège que les ondes a. L'auteur
discute l'opinion de Berger qui les localise dans des couches de cellules
différentes. Il fait état, pour justifier sa propre hypothèse, des expé.-
riences de Hoagland, qui montrent le parallélisme entre les ondes a*
et l'augmentation artificielle du métabolisme produite par la diather-
mie et par certaines hormones. . P. O.
122. — A C. WILLIAMS. — Facilitation of the alpha rythm of the
electroencephalogram (Facilitation du rythme dans Vélectren-
céphalo gramme). — J. of exp. Ps., XXVI, 1940, p. 413-422.
C'est un fait bien connu que des excitations externes, déclenchant
l'attention sensorielle et des états émotionnels plus ou moins intenses,
ont un effet dépressif marqué sur le rythme alpha provenant de la
région occipitale, rythme qui se montre ainsi très différent du
réflexe psycho-galvanique. Cependant certains auteurs ont relaté
des effets de facilitation du rythme alpha (définie comme accroiss
ement dans l'amplitude -et la régularité des potentiels) soit après
blocage, soit dans des situations qui exigent^ une orientation de
l'attention du sujet vers le futur, ou qui comportent la suppression
de cette orientation (quand la tâche est achevée, par exemple).
Les expériences de l'A. confirment ces observations et montrent que,
comme le réflexe psycho-galvanique, mais à un moindre degré,
le rythme alpha est facilité par les états psychologiques qui marquent
une transition entre le repos et l'attention prospective ou vice versa.
A. T.
123. — A. E. KORNMÜLLER. — Ueber einige bei Willkürbewegun
gen und auf Sinnesreize auftretende bioelektrische Erscheinungen
der Hirnrinde des Menschen (Sur quelques manifestations bioélec
triques de Vécorce cérébrale' de V homme au cours des mouvements
volontaires et sous l'influence de stimuli sensoriels). — Z. für
Sin., LXVIII, 1940, p. 117-150. / ■«■'■■
L'auteur a enregistré des eeg avec diverses dérivations unipolaires.
Sous l'influence de mouvements volontaires des membres ou des
doigts, il y a réduction des potentiels sur un territoire embrassant
la région centrale, sans manifestation occipitale.
On a des synchronisations d'ondes sur les points symétriques
des deux régions centrales au cours des mouvements des membres
ou de stimulations cutanées ou auditives ; mais, dans les mouvements
d'ouverture des yeux, les synchronisations ne correspondent pas
à une même topographie (ces mouvements n'ayant pas d'effet dans
l'obscurité^ complète). ÉLECTRENCÉPHALOGRAMMES 299
Les mouvements oculaires volontaires peuvent augmenter les
potentiels occipitaux, renforcés également par des stimulations
lumineuses intermittentes (avec synchronisation bilatérale).
Avec des stimulations lumineuses peu fréquentes, il y a des ondes
qui n'ont pas le caractère sinusoïdal des ondes a et représentent une
manifestation différente, de petites a pouvant interférer.
Les accords de fréquence des potentiels avec les stimuli intermit
tents ont été obtenus entre les limites utilisées de fréquence, de 7 et
de 26 p. sec. A fréquences basses, les ondes peuvent battre à un rythme
double de celui des intermittences. On observe une persistance
pendant quelques secondes du rythme des ondes induit par le
papillotement.
Ces manifestations sont limitées à la région occipitale et on
n'observe rien de tel dans la région centrale. H. P.
124. — H. DAVIS et P. A. DAVIS. — The electrical activity of the
brain : its relation to physiological states and to states of impaired
consciousness ( L activité électrique du cerveau : sa relation avec les -
états physiologiques et les états d'altération de la conscience). —
In The Research Publications of the association for Research in
Uervous and Mental Disease, XIX, 1939, p. 50-80.
Revue générale.
Distinction des rythmes a (10 p. sec), ß (moins régulier, moins
ample et plus rapide), et 8 (4 p. sec, ou moins, avec amplitude atte
ignant 2 mV. dans l'épilepsie).
Au cours du développement de l'eeg avec l'âge, on n'a pas trouvé
de relation nette avec l'intelligence. \
Différenciation de types individuels, les réceptifs, passifs, ayant
une plus grande activité de type a.
L'hypnose n'a pas le même type d'eég que le sommeil. •
Par diminution d'oxygénation on fait apparaître le rythme 8,
la surventilation a un effet analogue. Examen de l'action du métrazol,
de l'insuline, de la mescaline, de l'alcool.
Revue des modifications de l'eeg dans l'artériosclérose cérébrale,
la paralysie générale, divers troubles mentaux, les états convulsifs
(sans corrélation précise avec les diagnostics psychiatriques) .
L'eeg constitue une nouvelle voie d'approche pour l'étude des
relations du corps et de l'esprit. HP.
125. — H. S. SCHWARTZ et A. S. K ERR. — Electrical activity of
the exposed human brain (Activité électrique du cerveau humain
exposé). — Ar. of N., XLIII, 1940, p. 547-558.
Sur vingt-deux sujets ayant subi une craniotomie, des électroenc
éphalogrammes ont été recueillis sur le cerveau mis à nu.
Dans 4 cas, sur la région frontale, en l'absence de lésion corticale,
ont été recueillies des ondes ß (16 à 20 p. sec, de 0,08 à 0,25 mV)
avec des ondulations générales (au rythme de 6 à la seconde), très
nettes à la surface du cortex, mais effacées en profondeur.
Dans 6 cas de pression intracranienne accrue, ondes ß encore,
dont l'amplitude augmentait quand une ponction ventriculaire dimi
nuait la pression. 300 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Dans 10 cas de tumeurs (dont 5 dé la région frontale) au voisinage
du foyer étaient recueillies des ondes 8 de grande amplitude et de
basse fréquence (2 p. sec), et en aucun cas d'ondes a (même dans
la région occipitale). H. P.
126. — F. A. GIBBS, D. WILLIAMS, E. L. GIBBS. — Modification
of the cortical frequency spectrum by changes in CO2, blood
sugar and O2 (Modification du spectre de fréquences cortical par
des variations du CO2, du sucre et de V oxygène sanguins). —
J. of Neurophysiol., III, 1, 1940, p. 49-57.
L'analyse harmonique des eeg, révèle la distribution de l'énergie
entre les différentes fréquences. Celle-ci est décalée vers les rythmes
lents lorsque décroît le CO2 sartguin (sang recueilli dans la veine jugul
aire interne), vers les rythmes rapides dans le cas opposé. Il s'agit
d'effets assez faibles, qui sont encore diminués pour des teneurs très
basses ou très élevées en CO2. Les variations en oxygène et en sucre
sont sans effet, à moins d'être extrêmes. A. F.
127. — M. A. RUBIN et H. FREEMAN. — Brain potential. changes
in man during cycloprppane anesthesia (Variations du potentiel
cérébral chez V homme pendant Vanesthésie au cyclopropane). —
J. of Neurophysiol., III, 1, 1940, p. 33-42.
Des changements de fréquence caractéristiques ont lieu dans
l'eeg, sous l'action du cyclopropane, dans le sens général d'un ralen-r
tissement, sauf à la fin de la récupération, où l'on voit apparaître
les rythmes 12-14 par sec. du sommeil normal. Au point de vue topo
graphique, 3 régions fonctionnent comme des unités indépendantes :
frontale, motrice-prémotrice, pariéto-occipitale. A. F.
128. — F. R. MILLER, G. W. STAVRAKY et G. A. W.OONTON. —
Effects of eserine, acetylcholine and atropine on the electro-
cortigram (Effets de Vésérine, de V acetylcholine et de Vatropine
sur V électrocortico gramme). — J. of Neurophysiol., III, 2, 1940,
p. 131-138.
Applications locales de substances sur des cerveaux de chats et de
lapins. L'ésérine, de même que l'acétylcholine, réduisent l'amplitude
des ondes bioélectriques tout en produisant une hyperactivité qui
se révèle dans des phénomènes moteurs. Associées, ces deux sub
stances font naître, par effet synchronisateur, de grandes ondes
corticales, dont l'atropine empêche la production. La pilocarpine,
essayée pour ses propriétés parasympathomimétiques, est sans
action. A. F.
129. — D. B. LINDSLEY. — Bilateral differences in brain potentials
from the two cerebral hemispheres in relation to laterality and
Stuttering (Différences bilatérales dans les potentiels cérébraux
provenant des deux hémisphères dans leur rapport avec la droiterie
ou gaucherie et le bégaiement). — J. of exp. Ps., XXIV, 1940,
p. 211-225.
L'analyse et la comparaison des potentiels cérébraux des régions
occipitales droite et gauche, enregistrés simultanément chez 48 enfants. ÉLECTRENCÉPHALOGRAMMES 301
droitiers, 8 gauchers et 9 ambidextres, montrent dans les deux hémist
phères un asynchronisme dont le pourcentage de durée est plus grand
chez les ambidextres et les gauchers que chez les droitiers. En outre
on observe moins de blocage unilatéral chez les Le blocage
unilatéral est légèrement plus grand dans l'hémisphère gauche
pour les droitiers et dans l'hémisphère droit pour les gauchers, mais
ces différences ne sont pas suffisamment importantes pour permettre
une distinction de latéralité ou de dominance entre les deux hémisp
hères. Les enregistrements des potentiels cérébraux de bègues
montrent un degré d'asynchronisme comparable à celui des ambid
extres. Pendant que le sujet parle, le pourcentage d'asynchronisme
ne change pas d'une manière stable ou importante, mais le blocage
unilatéral des ondes alpha s'accroît. Dans les enregistrements il y a,
précédant presque chaque épisode de bégaiement, des périodes
d'asynchronisme des ondes alpha dans les deux hémisphères (à la
fois dans les aires occipitales et les aires moto-verbales), ainsi que
de fréquentes périodes de blocage unilatéral du rythme alpha.
On est conduit à la conclusion que l'asynchronismeet le blocage, du
rythme alpha dans les deux hémisphères cérébraux peuvent troubler
la formulation et l'expression de la pensée. Il en résulte que le plus
haut degré d'asynchronisme et de blocage chez les individus, chez
lesquels il n'y a pas prédominance définie et complète d'un côté sur
l'autre, est susceptible de rendre leur parole plus sujette à troubles.
A. T.
130. — A. MA. RUBIN. — Electroencephalography in the psychoses
(Électro-encéphalographie dans les psychoses ). — Am. J. of P.,
XGVI, 4, 1940, p. 861-875.
L'étude porte sur 14 cas de schizophrénie, 2 de psychose maniaque
dépressive et un de psychose traumatique. On mesure le pourcentage
des ondes alpha, en comparant les résultats obtenus pour les deux <
hémisphères. On arrive ainsi à déterminer le siège dé l'atrophie
cérébrale. Le diagnostic de localisation a été confirmé dans 8 des cas
de schizophrénie et dans les deux cas de psychose maniaque dépres
sive par le pneumoencéphalogramme. G. P.
131. — M. BALADO et L. F. ROMERO. — Sobre la direction de las
corrientes electricas de la corteza cerebral (Sur la des
courants électriques de Vécorce cérébrale). — - Archives argentines
de Neurologie, XXII, 1940, p. 7-20.
Recherche sur un cas de kyste cérébral, avec enregistrement
simultané des encéphalogrammes avant et après l'opération, en six
points différents par les deux méthodes monopplaire et bipolaire, afin
de dissocier les activités électriques perpendiculaires à la surface
et tangentielles (exigeant intégrité des voies horizontales superfic
ielles) ; les dernières se limiteraient normalement à des territoires
arehitectoniques bien définis ; dans l'exagération d'activité, il y a
débordement au delà des territoires normaux, et manifestations
perpendiculaires (comme dans J'épilepsie).
Grâce à cette distinction, on peut déceler avec plus de précision
les lésions corticales superficielles'. H. P. -