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Etudes générales et Méthodologie. - compte-rendu ; n°1 ; vol.33, pg 266-278

De
14 pages
L'année psychologique - Année 1932 - Volume 33 - Numéro 1 - Pages 266-278
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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a) Etudes générales et Méthodologie.
In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 266-278.
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a) Etudes générales et Méthodologie. In: L'année psychologique. 1932 vol. 33. pp. 266-278.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1932_num_33_1_5167266 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
253. — W. KRAUSE. — Experimentelle Untersuchungen über die
Vererbung der zeichnerischen Begabung {Recherches expérimentales
sut l'hérédité de V aptitude au dessin). — Z. für Ps., CXXV1, 1932,
p. 86-145.
On a fait exécuter huit dessins différents (de mémoire, d'imitation
dé modèles plans ou en relief) par tous les membres de cent-deux fa
milles. Pour le traitement statistique des résultats, les sujets sont
répartis en groupes : pères, mères, enfants, ceux-ci subdivisés selon
le sexe et l'âge. Les dessins sont classés d'après leur mérite par deux
personnes différentes (corrélation des deux classements =0,9) et le
rang devient la mesure de la valeur. Les hommes sont, en général,
supérieurs aux femmes, les parents supérieurs aux enfants jeunes,
mais inférieurs aux enfants d'âge postscolaire (qui avaient appris à
dessiner à l'école, ce qui n'était pas le cas pour leurs parents, élevés
par d'anciennes méthodes). Sauf cette réserve, l'aptitude croît avec
l'âge.
La comparaison, dans chaque famille, des parents avec leurs des
cendants directs montre une tendance à la transmission héréditaire
de l'aptitude ou du manque d'aptitude ; le fait est très net dans les
unions homogènes. Quand l'aptitude est de signe contraire chez les
deux parents, la transmission tend à se faire du père au fils et de la
mère à la fille. P. G.
2° Psychologie zoologique et Biologie
a) Etudes générales et Méthodologie1
254. — M. THOMAS. — La Psychologie animale devant la Science
et la Philosophie. — Revue des Questions Scientifiques, 1932,
p. 35o-400.
En exposant ses principales thèses avec exemples empruntés à ses
derniers travaux, T. montre qu'il est en accord avec la philosophie
scolastique : « L'impartialité nous oblige à reconnaître que le class
ement des manifestations de la vie tel que le présentent les philosophes
aristotéliciens est encore ce qui paraît répondre le mieux aux ense
ignements de l'observation, ceci en faisant abstraction de la partie du-
système qui a pour but de démontrer l'existence du Créateur et l'im
mortalité de l'âme humaine, qui n'est plus du domaine des Sciences
naturelles ».
Une note de la rédaction fait remarquer que les lecteurs pourront
être surpris de ce que l'auteur attribue aux animaux liberté, intell
igence, prévision. C'est ne pas bien connaître les distinctions de la
philosophie scolastique. L'essentiel c'est que sa théorie de la connais
sance et de l'appétit animal soit orthodoxe et que l'auteur admette une
différence irréductible entre l'animal et l'homme (si réellement la
« de qualité », admise par T., peut se confondre avec,
une différence de nature irréductible !). H. P.
1. Voir aussi les n°» 357, 359, 402, 912/ 1690. PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 267
255. — M. THOMAS. — La notion de l'Instinct. — Scientia, LI,
1932, p. 157-168.
Résumé des conceptions générales de l'auteur. L'instinct est la
« connaissance innée des moyens de vivre et de perpétuer l'espèce »,
notion abstraite recouvrant la réalité concrète représentée par des
instincts particuliers.
L'instinct est immédiatement parfait ; s'il y a perfectionnement
dans l'exécution des actes, cela tient, non à l'instinct, mais à une
recherche du mieux qui lui est étrangère.
Le domaine propre de la Psychologie doit laisser de côté les fonc
tions physiologiques réflexes ne dépendant pas de l'individu, mais
garder dans l'instinct ce qui relève de la poursuite d'un but et de la
connaissance des moyens, garder la « prescience instinctive ». H. P.
i
256. — L. VERLAINE. — Psychologie animale et psychologie hu
maine. — Ann. et Bull, de la S. R. des Se. méd. et nat. de Bruxelles,
1932, N° 1-2. Extrait, 24 pages.
L'auteur veut établir que les recherches de psychologie animale
n'ont pas seulement montré qu'il n'y avait pas de différence de nature
entre l'âme des animaux et celle de l'homme, mais encore qu'elles
ont révolutionné la psychologie humaine.
La "psychologie comparée, qui ne se pose pas le problème de la
conscience, en montrant le réflexe utilisé, pour réaliser des fins
données, « par une machine qui choisit, parmi les énergies de son
ambiance, les plus aptes à l'aider dans l'accomplissement de sa des
tinée », en intégrant le réflexe dans une activité particulière, dite
psychique, parce qu'elle échappe aux lois de la physico-chimie, tend
à faire débuter la psychologie par la mémoire associative, première
manifestation de l'activité des êtres vivants les plus simples. Et
« vivre, c'est généraliser». Réflexe, sensation, sont des entités inexis
tantes. « La vie de relation se caractérise essentiellement par l'exercice
incessant d'une triple généralisation des causes, des mécanismes et
des effets. »
Les organismes les plus complexes nous donnent dans leurévolution
les stades d'une embryogenèse psychologique. « L'évolution sensor
ielle et nerveuse paraît s'être faite de manière à procurer à l'animal
le moyen de découvrir parmi les énergies de son milieu des avertis
seurs de plus en plus précoces et toujours meilleurs des événements à
éviter ou à renouveler. Or le développement de la vie psychique d'un
animal supérieur récapitule cette évolution.
L'instinct, comportement automatisé, et le couronnement de
l'embryologie psychologique, est une notion qui s'effondre, aux yeux
de V., pour faire place à celle du jugement, placé à la base, ce « pouvoir
de généraliser » apparaissant encore comme mystérieux, dernier
refuge de la force vitale, qui sera peut-être un jour réduit, lui aussi,
« à un jeu particulier des énergies de la nature ». H. P.
257. — L. VERLAINE. — Psychologie comparée ou Physiologie du
comportement. — In-16 de 180 pages. Cahiers de la Centrale,
N° VI, Centrale du P. E. S. de Belgique, 1932. Prix : 15 francs.
Avec le but de bien montrer ce que la psychologie doit à la biologie, 268 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
et de secouer l'esprit /du lecteur pour le forcer à réfléchir, V. s'est
limité « à l'étude de quelques questions dont l'examen permet de
bien définir l'objet de la psychologie comparée, d'en exposer object
ivement les méthodes » et de réaliser une source de documents pour la
psychologie de l'enfant.
Dans cette collection d'inspiration pédagogique, la psychologie
animale devient une introduction aux problèmes d'éducation.
Les questions étudiées ont trait à l'intelligence animale (générali
sation et emploi d'instruments, perceptions relatives et anticipation),
à la mémoire associative, à l'instinct (qui « n'est rien », mais dont
l'expression est conservée dans l'étude de divers instincts).
V. s'abandonne librement aux réflexions que lui suggèrent ces
grandes questions et il cite quelques faits qui paraissent un peu noyés
dans les considérations théoriques, ce qui convenait peut-être au
but de la collection dans laquelle le petit livre était publié. H. P.
£58. — M. ABELOOS. — La régénération et les problèmes de la
morphogénèse. — In-8 de 253 pages. Paris, Gauthier-Villars, 1932.
Prix : 50 francs.
Dans l'excellente collection des « Actualités biologiques », dirigée
par M. Robert Lévy, le livre de M. Abeloos> préfacé par M. Caullery,
apporte sur ce problème biologique un utile effort de synthèse.
Signalons toute une série de questions traitées qui intéressent la
psychobiologie : l'autotomie, la régénération des organes sensoriels,
de l'œil en particulier, le rôle du système nerveux dans la régénération
(action stimulatriee et trophique dépendant essentiellement du sym
pathique), enfin les manifestations de la sensibilité organique au
cours des processus orientés de régénération. H. P.
aS9. — R. M. MAY. — La transplantation animale. — In-8 de
352 pages. Paris, Gauthier-Villars, 1 932. Prix : 70 francs.
Dans ce livre précis, solidement documenté, écrit par un savant
qui a réussi très habilement de belles expériences de transplantation,
on trouve une mise au point des faits acquis, fort intéressante et
pleins d'enseignements biologiques, sur la greffe animale.
Particulièrement curieuses sont les greffes d'organes des sens, dans
les embryons de batraciens, et même chez des vertébrés adultes,
poissons, batraciens, mammifères.
Evidemment il reste douteux que les yeux transplantés chez les
mammifères aient récupéré leur fonction, mais cette récupération a
été nettement établie chez des Urodèles, corrélative delà régénération
du nerf optique entrant en connexion avec les centres, et de la rétine
(avec toutefois une réduction quantitative).
Le chapitre vm de l'ouvrage, appuyé sur plus de 75 travaux, expose
les résultats des transplantations très variées concernant les organes
de la ligne latérale, l'oreille, l'appareil olfactif, et l'œil, chez les
Batraciens, avec des croisements curieux, comme la greffe de l'œil à
la place de l'oreille.
Les transplantations nerveuses (ch. vu) greffes de la moelle et du ZOOLOGÏQUE ET BIOLOGIE 269 PSYCHOLOGIE
cerveau, avec étude des excitabilités consécutives, ont aussi le plus
grand intérêt.
L'excellente mise au point de M. est actuellement très précieuse.
h. P.
260. — W. F1SCHEL. — Vergleichende Beurteilung tierpsychologis
cher Forschungsergebnisse (Examen comparatif des résultats des
recherches en psychologie animale). — Z. lür Ps., CXXVII, 1932,
p. 181-226.
F. passe en revue un certain nombre de travaux récents de psy
chologie animale et essaye de construire une sorte d'échelle du
développement mental dans les groupes zoologiques principaux.
Chez les protozoaires et les cœlentérés, on trouve la forme la plus
primitive de la mémoire : la suppression de la réaction par la répéti
tion des excitations ; l'effet est négatif, limité à la relation de l'exci
tant à la réaction.
Chez les Annélides et chez les Mollusques, on peut créer des réflexes
conditionnels, c'est-à-dire subordonner des réactions anciennes, non
modifiées dans leur forme, à des excitants nouveaux. L'animal n'est
pas encore capable d'un véritable acte de choix. Le passé n'agit plus
seulement, comme dans le cas précédent, sur la relation du stimulant
à la réponse, mais sur le stimulant auquel il donne une signification.
Chez les arthropodes et chez les vertébrés, nous voyons apparaître
le type général de formation des habitudes. Les schémas d'action
possibles ne sont pas indéfinis, ils restent déterminés par l'organisation
instinctive. Mais l'animal peut s'adapter par essais et erreurs, ap
prendre par le résultat de l'action. Le passé a acquis une signification
pour le cours de la réaction, le futur une signification pour la relation
entre le stimulant et la réaction.
Chez les oiseaux et chez les mammifères le souvenir n'est plus lié
à la perception : l'avenir peut être représenté. Pour F. comme pour
Mac Dougall, l'intelligence est essentiellement une faculté de prévi
sion, d'action en vue d'un but représenté. Le futur donne une signifi
cation au stimulant qui déclenche l'action et en ce sens la règle.
Dans le groupe supérieur (singes) il donne une signification aux évé
nements mêmes qui se produisent au cours de la réaction et il règle
directement ce cours (par exemple dans l'emploi d'un instrument).
P. G.
261. — W. FISCHEL. — Ueber die Bedeutung des Strebens bei
tierischen Wahlhandlangen {Sur la signification de l'effort dans les
actions de choix des animaux). — Z. für ver. Ph., XVI, 1932,
p. 48-7*1.
On fait choisir en général les animaux, dans les expériences d'ap
prentissage, entre un acte à conséquence agréable et un autre à consé
quence désagréable.
Dans ses expériences sur un Cercopithèque, l'auteur, collaborateur
de Buytendijk, met en jeu les préférences de l'animal, en le faisant
choisir par exemple entre un biscuit et une noisette qu'il préfère.
Or la rapidité d'apprentissage montre le rôle de cette préférence 270 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
affective dans une activité, qualifiée de volontaire, quand elle est
destinée à satisfaire l'animal.
Même en rendant plus difficile l'acquisition de l'aliment préféré,
en imposant un effort supplémentaire, même en le faisant disparaître
à la vue momentanément (avec un appareil comportant manœuvre
d'une soupape de verre laissant voir l'aliment, mais entraînant chute
en récipient couvert, avec manœuvre d'une nouvelle soupape opaque),
le singe arrive très vite à obtenir son aliment préféré. H. P.
262. — G. KOLOSVARY. — De la variabilité des phénomènes psy
chologiques et de la théorie de M. Etienne Rabaud. — J. de Ps.,
XXIX, 1932, p. 473-479.
Comme l'a montré Rabaud pour les araignées, la variabilité des
phénomènes psychiques non seulement dans la même espèce, mais
aussi chez le même individu, peut s'expliquer sans faire appel à
l'intelligence : les comportements ne sont pas une accommodation
consciente, mais un enchaînement de réflexes qui n'ont aucun but.
Selon K., cette théorie, valable pour les animaux inférieurs, doit être
modifiée pour les animaux supérieurs. Ses expériences l'amènent à
penser qu'il y a une variabilité intellectuelle intra-individuelle ; il
n'y a pas accommodation, il y a des processus de la vie intellectuelle
qui, par suite de causes externes et internes, subissent des modifica
tions définies et ainsi conduisent l'animal automatiquement dans les
circonstances différentes de sa lutte pour l'existence. G.-H. L.
263. — H. HELLWALD. — Untersuchungen über Triebstärken
bei Tieren (Recherclies sur la force des tendances chez les animaux).
— Z. fur Ps., CXXIII, 1931, p. 94-141.
Les sentiments de faim et de crainte sont mesurés chez la souris
par la méthode d'obstruction.
Il faut d'abord déterminer le rythme normal de l'alimentation.
Chaque souris a son nid dans une boîte ; elle peut aller par un couloir
à un récipient qui contient sa nourriture ; placé sur un pèse-lettre
le oscille quand la souris veut y prendre à manger ; chaque
prise d'aliments s'inscrit sur une bande de papier. On obtient ainsi
un graphique de 24 heures. D'autre part, on peut peser la quantité de
nourriture prise.
Dans les expériences critiques, le mouvement du pèse-lettre
déclenche la sonnerie d'un timbre qui effraye la souris. On note au
bout de combien de temps et après combien de tentatives elle arrive
à prendre de la nourriture malgré le bruit.
On compare à ces expériences où la souris est libre de faire autant
d'essais qu'elle veut, d'autres épreuves où l'accès au récipient n'est
ouvert qu'un certain nombre de fois par 24 heures. Dans ce cas la
souris s'accoutume au bruit en un temps beaucoup plus long, mais
au cours d'un nombre de tentatives d'autant plus petit que les pé
riodes de détention sont plus longues. Des expériences analogues ont
été faites avec des poules, effrayées par la vue d'un cobaye placé dans
l'enceinte où elles sont nourries, une seule fois par jour ; les différences
de. réaction individuelle sont considérables.
H. a étudié aussi l'alimentation chez les poules couveuses, qui est PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 271
réduite des 4/5 par rapport à celle de la poule normale. Le poids de
l'animal peut diminuer d'1 /3 ; l'amaigrissement atteint 40 %, chez
une poule qui a couvé des œufs de marbre pendant 120 jours (au lieu
de 21, durée normale).
La préhension des aliments par les poussins nouveau-nés a donné
Heu à des controverses ; les expériences de H. apportent sur ce pro
blème des précisions nouvelles. Il place les poussins dans une enceinte
dont le sol est couvert d'une couche de terre avec un certain nombre
de petits objets : « spratt », graines, brins d'herbe, perles de verre,
petits cailloux, billes d'acier, grains de charbon de bois, etc. On note
tous les coups de becs. La proportion des objets à valeur alimentaire
-qui sont becquetés est plus forte qu'on ne l'attendrait du hasard, et
surtout un plus grand nombre de ces objets sont avalés.
Ces proportions sont déjà marquées dès les premiers coups de bec.
Il y a une tendance à varier la destination du coup de bec. Ces résul
tats sont défavorables à la théorie qui fait jouer un rôle important à
l'expérience dans la réaction de préhension alimentaire.
La faim calcaire est étudiée par la mesure des quantités de coquilles
d'œuf ingérées par les poules pondeuses divisées en groupe de contrôle
et groupe rationné dans une première période, puis laissées libres
d'apaiser leur faim. Le retour à l'équilibre normal se fait non en une
seule fois, mais par étapes. Une intéressante expérience, où le calcaire
est présenté d'une manière qui ne peut être appréciée par la sensibilité
gustative, montre que l'appétit calcaire est réglé en principe par des
facteurs internes indépendamment de toute perception. La perception
gustative existe cependant chez la poule qui apprend à différencier
l'eau pure de l'eau contenant une solution de quinine à 1/500.
P. G.
264. — F. J. J. BUYTENDIJK et WERNER FISCHEL. — Ver
suche über die Steuerung der Bewegungen {Recherches sur la com
mande des mouvements). — Ar. néerl. de Ph., XVII, 1, 1932,
p. 63-97.
Une introduction fondée sur la notion d'imagination inconsciente
(Einbildung) de Palagyi, une conclusion qui y ramène, et, entre, la
relation de quelques expériences intéressantes sur des rats, qui ap
prennent à trouver le chemin conduisant à leur nid, s'embranchant
sur une voie en cul-de-sac ou sur une allée circulaire, et cela indépe
ndamment de variations diverses (grandeur de l'allée, distances rela
tives des chemins d'embranchement, etc.).
Le rat s'adapte à une situation d'ensemble, son activité est struc
turée ; il arrive même à réagir à des alternatives qui ne soient pas trop
compliquées.
Les activités, concluent les auteurs, c'est-à-dire les mouvements
commandés (gesteuerte Bewegungen) ne sont pas plus chez les an
imaux que chez l'homme des chaînes de réflexes, ni même de simples
réactions à des formes excitatrices mais, suivant la formulation de
Palagyi « eine Bewegung heirst gesteuert wenn ihrer Realisierung
«in seelischer Schwung vorausgeht, der ihre Bahnform mehr oder
minder scharf von vornherein bestimmt »; il faut une impulsion, soit ;
mais est-il scientifique de l'affirmer spirituelle, « seelische »? H. P. 272 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
265. — LOH-SENG.-TAI. — The laws of minimum effort and
maxima! satisfaction in animal behavior {Les lois de V effort minimal,
et de la maximale dans le comportement des animaux). —
Monographs of the National Research Institute of Psychology
(Pékin), 1932, N° 1, 49 p.
La loi de l'effort minimal énonce que de plusieurs activités donnant
d'égales satisfactions, l'animal choisit celle qui demande le moindre
effort. La loi de la satisfaction maximale énonce que de plusieurs
activités qui demandent le même effort, l'animal choisit celle qui
donne la plus grande satisfaction. Ces règles sont confirmées par des
expériences personnelles de T. et par celles qu'il emprunte à une série
d'auteurs. Ainsi des rats choisissent de plus en plus la porte qu'ils
peuvent ouvrir avec le moins d'effort, la barrière la moins haute, le
passage le plus large, le chemin le plus court. E e même ils choisissent
la moins salée de deux eaux de boissons et optent pour l'eau ou l'al
iment selon qu'ils ont été privés de l'un ou de l'autre. P. G.
266. — Z. Y. KUO. — Ontogeny of embryonic behavior in aves.
— III. The structural and environmental factors in embryonic
behavior (Ontogénie du comportement embryonnaire chez les oiseaux.
— III. Les facteurs de structure et de milieu dans le comportement
embryonnaire). — IV. The influence of embryonic movements upon
behavior after hatching {L'influence des mouvements embryonnaires
sur le comportement après Véclosion). — J. of comp. Ps., 1932, XIII,
p. 245-272 et XIV, p. 109-122.
K. étudie la forme, l'amplitude et la distribution des mouvements
de l'embryon de poulet depuis le début de l'incubation jusqu'à
l'éclosion, et établit une statistique de leur fréquence. Critiquant
ensuite les notions de mouvement spontané, inné, instinctif, il cherche
à montrer que les mouvements observés s'expliquent d'une part par
les conditions anatomiques, d'autre part par l'influence du milieu,
c'est-à-dire ici des organes voisins, enveloppes fœtales, amnios, co
quille ; c'est en ce sens qu'ils sont « acquis ». Ces explications sont très
souvent d'ordre purement mécanique ; ainsi le développement de la
tête et son poids empêchent, à partir d'un certain stade, les mouve
ments de relèvement et d'abaissement et ne laissent place qu'à des
mouvements de torsion. Dans d'autres cas, on invoque les excitations
provenant d'organes voisins ; ainsi il y a un rapport entre les mouve
ments de la tête et des ailes d'une part et l'activité du cœur d'autre
part, etc. Il est impossible d'expliquer les aptitudes nouvelles qui
apparaissent au cours de ce développement en ne tenant compte que
de la croissance des éléments nerveux : elles résultent de la croissance
de l'organisme entier et de ses réactions au milieu.
Dès la vie embryonnaire, on observe la circulation, la respiration,
la déglutition, la digestion, les sécrétions endocrinaires et l'excrétion,
les mouvements du corps, des pattes, de la tête, du bec, des yeux, en
réponse à des stimulations sensorielles. On trouve en particulier tous
les éléments qui entreront dans la composition de la préhension de la
nourriture et de la locomotion. Ces réactions ne sont donc pas instinc
tives ; il faut rejeter les notions d'innéité (instinct) et d'acquisition
(habitude) et chercher dans les conditions delà vie embryonnaire PSYCHOLOGIE ZOOLOGIQUE ET BIOLOGIE 273
l'origine des différentes sortes d'activités qui apparaissent après
i'éclosion. P. G.
267. — H. BANISTER. — Sentiment and social organisation [Le
sentiment et V organisation sociale). — Tir. J. of Ps., XXII, 3, 1932,
p. 242-249.
La principale question que B. cherche à résoudre est celle de
savoir par quels facteurs doit s'expliquer la différence entre le com
portement des animaux « grégaires » et « solitaires ». Dans un ouvrage
publié en 1916, sous le titre The instincts oflheHerd in Peace and War,
Trotter faisait appel à l'instinct grégaire dont il indiquait les traits
caractéristiques. Or, les particularités de l'instinct grégaire telles
que cet auteur les a définies sont en désaccord avec de nombreux
faits d'observation. On ne saurait affirmer, par exemple, qu'un
animal grégaire doit vivre forcément en troupeau. Il suffirait de
considérer le cas des agneaux ou des autres animaux apprivoisés qui
semblent n'éprouver aucun besoin de rejoindre la collectivité de leurs
congénères.
D'autre part, les conceptions que Freud a formulées à propos de
l'origine des tendances sociales (la jalousie à base sexuelle qui se
transforme dans le sentiment de solidarité, en vertu du processus
d' « identification »), paraissent à l'auteur insuffisantes. Il estime
(avec Me. Dougall et Bartlett) que « les groupes se forment autour des
intérêts communs et que le groupe une fois formé, des sentiments
vis-à-vis de celui-ci peuvent s'élaborer chez ses membres ». L'esprit
— dit B. — est un organisme capable de se développer et de présenter
des degrés croissants d'organisation. Or « le fait que certains animaux
sont grégaires cependant que d'autres ne le sont pas, peut s'expliquer
en admettant qu'une classe d'animaux est pourvue de tendances à
former des sentiments alors que telle autre ne l'est pas ».
Mais en proposant cette solution, l'auteur ne fait- il pas reculer la
difficulté au lieu de la résoudre ? « La tendance à former les sent
iments » est une notion aussi peu explicative que celle d'instinct !
fit, d'ailleurs, les sentiments ne sont- ils pas souvent rattaches aux
instincts ?... P. K.
268. — E. L. THORNDIKE. — Reward and punishment in animal
learning [Récompense et punition dans V 'apprentissage chez les ani
maux). — Comp. Ps. Mon., VII, 1932, N° 39, 65 p.
Des poules ont à choisir entre six allées parallèles et contigues,
dont trois seulement leur sont ouvertes dans chaque essai. Les appar
eils employés ne diffèrent que par quelques details, notamment par
le mode de fermeture des portes qui donnent accès dans les allées
accessibles. Si la poule fait un choix correct, une porte s'ouvre à
l'autre bout de l'allée, et elle trouve à la fois nourriture et compagnie
de ses semblables. Dans le cas d'un choix incorrect, elle est punie.
Dans trois types d'appareils, la porte se referme derrière l'animal qui
subit dans le couloir une détention d'une certaine durée ; dans trois
autres types, la punition consiste simplement dans l'impossibilité de
franchir complètement la seconde porte ; l'animal peut revenir sur
ses pas et faire un nouveau choix. .
l'année psychologique, xxxih. 18 274 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
L'interprétation des résultats est assez compliquée. Il faut d'abord
déterminer les préférences naturelles des animaux pour telle ou telle
partie de l'appareil ; on le fait par plusieurs méthodes, notamment
par des expériences préalables où tous les choix sont récompensés,
et qui d'ailleurs ne sont pas assez nombreuses pour créer des habi
tudes. En possession de moyens d'apprécier la probabilité de chaque
sorte de choix, l'auteur peut interpréter les résultats du dressage
proprement dit. Il les groupe selon le nombre d'essais heureux ou
malheureux par lesquels les séries ont accidentellement débuté.
Dans les séries qui ont bien commencé, les succès consécutifs sont
en général plus nombreux qu'on ne l'attendrait d'après la probabilité
calculée ; la récompense a donc favorisé le choix correct. Il n'en est
pas de même pour les séries mal commencées. La répétition des puni
tions n'apprend donc pas à l'animal (au même degré que celle des
récompenses) à éviter les solutions incorrectes. P. G.
269. — E. S. RUSSELL. — Conation and perception in animal
learning (Conation et perception dans l'apprentissage animal). —
Biological Reviews, VU, 2, 1932, p. 147-179.
L'auteur expose les conceptions de Thorndike, liant à des con
nexions nerveuses bien définies les associations développées entre
une situation et une réponse, celles de Lashley qui, à l'opposé,
admet une grande plasticité (un rat dressé à des discriminations
d'éclairement avec l'œil gauche seul continue à réagir correctement
quand il est appelé à ne se servir que de l'œil droit), et toutes les
conceptions modernes (de Tolman, Adams, Me Dougall) faisant place
à l'aspect conatif du « learning », en invoquant la notion de totalité
(Köhler) appliquée à la perception (Gestalt) et à l'action, H. P.
270. — K. W. SPENGE. — The reliability of the maze an-l methods
of its determination (La validité du labyrinthe et les méthodes pour la
déterminer).— Comp. Ps. Mon., VIII, 5, 1932, n°40, p. 1-45.
Depuis les travaux de Héron et Hunter (1922), on a beaucoup dis
cuté sur la validité du labyrinthe comme instrument de mesure de
l'apprentissage, c'est-à-dire sur la stabilité des indications qu'il est
susceptible de fournir sur la fonction, et sur la part qu'il fait au
hasard. On a cherché à mesurer pour les différents appareils des
coefficients de stabilité et on a proposé un grand nombre de mé
thodes. S. en examine neuf ; les unes sont éliminées parce qu'elles
comparent des fonctions ou parties de fonctions non homogènes
(aussi les corrélations entre les résultats des épreuves successives
avec le même appareil ou entre deux séries de 10 prises à
grand intervalle de temps, mettent en jeu la mémoire ; le problème
se transforme de plus en plus à mesure que la solution progresse) ;
d'autres sont meilleures (corrélations entre les épreuves paires et
impaires, entre les entrées dans les impasses de rang pair et impair,
entre la première et la seconde partie du parcours). La discussion
particulière de- ces trois dernières méthodes le conduit à penser que
la première donne probablement une valeur trop élevée du coefficient
de stabilité ; les deux autres donnent des valeurs moyennes. Enfin
la méthode de comparaison de 2 labyrinthes différents donnerait