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Etudes sur les Centres. - compte-rendu ; n°1 ; vol.27, pg 270-284

De
16 pages
L'année psychologique - Année 1926 - Volume 27 - Numéro 1 - Pages 270-284
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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b) Etudes sur les Centres.
In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 270-284.
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b) Etudes sur les Centres. In: L'année psychologique. 1926 vol. 27. pp. 270-284.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1926_num_27_1_6332270 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
J. BERITOFF. — Ueber die Kontraktionsfähigkeit der Skelet
tmuskeln. Y. Ueber den Ursprung verschiedener Kontraktions-
fähigkeit in verschiedenen Teilen des Muskels (Sur le pouvoir de
contraction des muscles du squelette. V. Origine de l'aptitude diffé
rente à la contraction des diverses parties du muscle). — Pf. A.,
CCXIII, 1-2, 1926, p. 206-215.
L'aptitude à la contraction et les processus d'excitation (étude des
courants d'action), la formation de produits acides lors de la contrac
tion, sont plus marqués dans la partie des fibres musculaires où se te
rminent les filets nerveux et deviennent plus faibles dans les parties
distales ou proximales, privées de terminaisons nerveuses. En réalité,
la substance contractile, elle-même, a sans doute dans tous les terri
toires la même aptitude à la contraction et l'acide lactique agissant
directement sur elle provoque une contraction égale ; les différences
dans le pouvoir de contraction tiennent à une plus grande intensité
des processus d'excitation dans la région pourvue de terminaisons
nerveuses. P. B.
F. PLATTNER et 0. REISGH. — Ueber den Einfluss des Adrenalins
auf das Vulpiansche Lingualisphänomen (Influence de V adrénaline
sur le phénomène lingual de Vulpian). — Pf. A., GGXIII, 1926,
p. 705-714.
intraveineuse,' chez le chat, hâte l'apL'adrénaline, en injection
parition du phénomène lingual de Vulpian ou le déclenche elle-même.
(Le phénomène de Vulpian consiste dans le fait que l'excitation du
bout périphérique du lingual, qui normalement ne déclenche aucun
effet moteur sur la musculature de la langue, déclenche, quelques
jours après la section de l'hypoglosse, une contracture tonique de la
langue caractéristique). P. B.
T. KAKESHITA. — Kehlkopf und Sympathicus (Larynx et sympat
hique). — Pf. A., CGXV, 1926, p. 22-31.
Chez le chien, le chat et le lapin, pas d'anastomoses entre le sym
pathique cervical et les deux nerfs laryngés. Le sympathique cer
vical n'envoie pas de fibres motrices aux muscles du larynx, il ne
renferme pas non plus de fibres sécrétoires, sensorielles ou trophiques
laryngées, mais contient des fibres vasomo trices qui gagnent le larynx
par la voie des réseaux périartériels. Il n'intervient pas enfin dans
l'innervation tonique des muscles laryngés qui est fournie par le
• vague. P. B.
b) Etudes sur les Centres
.1. P. PAWLOW. — Derniers résultats des recherches sur le travail
des hémisphères cérébraux. — J. de Ps., XXIII, 5, 1926, p. 501-510.
— Id. — Type de système nerveux à prédominance des processus
inhibiteurs. — J. de Ps., XXIII, 10, 1926, p. 1012-1018.
Le cortex a un double rôle intégrateur et signalisateur par rapport
à des signaux correspondant aux changements du milieu ; on peut le
considérer comme une mosaïque extrêmement compliquée de points
i ANATOMO-PHYSiOLOGIE NERVEUSE. LES CENTRES 271
et territoires superposés, excités et inhibés, qui se forment sous l'i
nfluence des facteurs extérieurs provoquant l'excitation et l'inhibition,
•et de l'induction réciproque de ces deux processus contraires. Le
sommeil n'est qu'un processus d'inhibition non interrompu par les
points excités comme il l'est à l'état de veille, et irradiant des hémi
sphères sur les centres sous -corticaux. Entre autres phases interméd
iaires entre la veille et le sommeil, la « phase paradoxale », consistant
dans la suppression ou même l'inversion du rapport normal entre
l'énergie du stimulant et ses effets, correspond à l'hypnotisme
humain. L'état de veille s'établit en réponse aux excitations habi
tuelles moyennes. Certaines modifications fonctionnelles patholo
giques du système nerveux des chiens, analogues aux névroses hu
maines, sont dues à la rencontre de deux processus opposés d'excita
tion et d'inhibition difficilement conciliables ou trop inhabituels.
Tandis que la fonction d'intégration, de formation de liens nouveaux,
est le fait des synapses, les oscillations de l'excitabilité et le passage
à l'état inhibiteur doivent être attribués aux cellules nerveuses elles-
mêmes. Le processus inhibiteur joue le rôle d'économie des réserves
cellulaires. Il y a chez les chiens, et sans doute aussi chez les hommes,
divers types de systèmes nerveux. Ceux qui, de naissance ou sous
l'influence de facteurs défavorables, n'ont que peu de matières de
réserve pour répondre aux excitations tombent facilement dans l'état
d'inhibition à l'une de ses phases et parfois y demeurent.
Ces idées exposées dans le premier article amènent à celles que
développe le second. Une chienne à comportement général de réac
tion défensive passive a présenté, sous l'influence d'une peur résultant
d'une inondation, la phase paradoxale. Elle représente un type ner
veux à prédominance de processus inhibiteurs, expression d'une
insuffisance des réserves cellulaires, et auquel correspond chez
l'homme le type mélancolique. G.-H. L.
S.-E. HENSCHEN. — Ist der Gorilla linkshirnig ? [Le gorille est-il
gaucher cérébral ?) — Deutsche Zeitschrift für Nervenheilkunde,
XCII, 1926, p. 1.
D'après la forme du crâne, qui présente une saillie de la partie pos
térieure gauche, H. répond affirmativement. La gaucherie cérébrale
de l'homme se rencontre déjà chez les Anthropoïdes. H. P.
GEORGES LEBOUCQ. — Une nouvelle méthode de mensuration
de la surface de l'écorce cérébrale. — B. B., XCIV, 1926, p. 1017-
1021. *
L'auteur dépose sur la surface du cerveau une couche homogène
de cuivre (utilisant l'oxyde cuivreux, grâce à un traitement par
formol et glucose, et à l'action réductrice de la liqueur de Fehling),
dose le cuivre sur une surface définie, et dosant la quantité totale
du cuivre déposé, en déduit la surface recouverte.
Il a mesuré ainsi la surface des quatre lobes frontal, temporal,
pariétal et occipital et de l'insula pour les deux hémisphères de
quatre cerveaux (homme de 72 ans, poids 1410 gr. ; homme de
73, 1536 gr., homme de 69, 1500 gr., femme de 22, 1340 gr.).
Les au total avaient, pour les deux hémisphères, gauche 272 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
et droit, en millimètres carrés : 10,94, 20 et 10, 60,55 ; 10,10,15 et
9,80,40 ; 9,62,70 et 9,87,80 ; enfin 7,51,90 et 7,79,70.
Si nous envisageons l'hémisphère gauche du premier encéphale,
le lobe frontal avait 3,96,50, le pariétal 2,38,85,1e temporal 3,02,50,
l'occipital 1,41,60 et Tinsula 14,75. H. P.
S.-E. HENSCHËN. — Mémoire sur la base anatomique de la vision
mono- et binoculaire. — R. BARANY. — Réponse aux remarques
du professeur Henschen. — Travaux du Laboratoire de recherches
biologiques de l'Université de Madrid, XXIII, 3, 1925, p. 217-235,
et 4, 1926, p. 425-426.
Polémique entre Henschen et Barany, qui a proposé une hypo
thèse sur la fonction de la couche IV, moléculaire, de l'écorce caï-
carine, cette couche divisée par la strie de Gennari qui est caractéris
tique du cortex visuel, et qui servirait à réaliser la fusion des impres
sions des deux rétines, les fibres croisées et directes se terminant
dans la partie supérieure ou inférieure à la strie.
Henschen objecte qu'il n'y a pas un nombre égal de cellules dans
les deux parties de la couche (mais les fibres croisées et directes ne
sont pas non plus en même nombre).
Henschen repousse en outre, l'hypothèse d'une perception des
couleurs dans des couches plus superficielles que celle de la lumière.
Barany fait remarquer qu'il s'agit là d'une hypothèse de Willbrand
et Sänger, qui n'est pas la sienne. H. P.
T. J. PUTNAM. — Studies on the central visual system. III. The
general relationship between the external geniculate body, optic
radiation, and visual cortex in man (Etudes sur le système visuel
central. III. Relation générale entre le corps genouillé externe, la
radiation optique et le cortex visuel chez V homme). — • IV. The details
of the organization of the geniculostriate system in Man (IV. Les
détails de l'organisation du système géniculo-strié chez Vhomme). —
Arch, of Neurol. and Psychiatry, XVI, 1926, p. 566-596 et p. 683-
707.
Les observations de l'auteur sont en accord avec les théories de
Willbrand et Lenz, étendant celle de Henschen.
On peut construire un schéma de projection de la vue sur les
sphères centrales d'après des données anatomiques : Le faisceau
ongitudinal inférieur du lobe occipital contient toutes les fibres de
projection géniculo-striées et celles-là seulement. La projection des
quadrants rétiniens et de la macula est constante ; le quadrant supé
rieur est projeté sur le bord medial du corps genouillé, la portion
supérieure du faisceau longitudinal inférieur et une portion antéro- du cortex visuel, le quadrant inférieur siège latéralement
dans le corps genouillé, et dans la région inférieure du faisceau et
du cortex.
La macula est représentée entre les deux quadrants, dans la por
tion supérieure de la moitié postérieure du corps genouillé, et en
arrière dans le cortex où sa représentation est très étendue.
Rien ne permet de penser à l'existence de fibres visuelles calleuses.
Dans l'ensemble, la surface proportionnellement affectée à la NERVEUSE. LES CENTRES 273 ANATOMO-PHYSIOLOGIE
vision centrale paraît être approximativement la même dans le
tractus du nerf optique, le corps genouillé, l'écorce striée.
La macula paraît représentée dans une surface en forme de cône à
apex antérieur, dans l'écorce. Dans le faisceau longitudinal inférieur,
les fibres maculaires occupent le tiers central, mordant en dessus et
en dessous sur les fibres des quadrants inférieur et supérieur.
Les fibres émanant de points homologues des deux rétines, qui sont
encore assez éloignées dans le corps genouillé, se rapprochent de plus
en plus en se dirigeant vers le cortex. H. P.
B. BROUWER et W.-P.-G. ZEEMAN. — The projection of the
retina in the primary optic neuron in Monkeys (La de la
rétine dans le neurone optique primaire chez les Singes). — Brain,
XLIX, 1, 1926, p. 1-35.
Description des dégénérations secondaires constatées dans 16 cas
de lésions expérimentales de la rétine chez des singes (Cynomolgus et
Macacus).
Les lésions concernant la macula, ou bien un ou deux quadrants
périphériques, on peut suivre dans le nerf optique, dans le ganglion
genouillé et les voies optiques d'après les dégénérations, la marche des
faisceaux correspondants. Le fait important (que l'étude du lapin,
privé de macula, ne permet pas de mettre en évidence), c'est la place
considérable qu'occupent les voies en relation avec la tache jaune.
Dans le nerf optique, c'est près d'un cinquième de la surface de
section qui est occupé au centre par la zone dégénérée après destruc
tion de la macula, dans le tractus optique, c'est environ la moitié
(alors que les fibres correspondant à la région supérieure de la rétine
sont dorsalement placées par rapport à celles de la moitié infé
rieure), enfin, dans le ganglion genouillé, c'est près des deux tiers.
La plus grande partie des fibres des radiations optiques centrales,
sont donc en connexion avec la macula.
Toutes les dégénérations secondaires se terminent dans le ganglion
genouillé externe et le tubercule quadrijumeau (où elles sont déjà
très amoindries). H. P.
WALTHER RIESE. — Ueber anatomische und funktioneile Diffe
renzen im optischen System [Sur les différences anatomiques et
fonctionnelles dans le système optique). — J. für Ps., XXXII, 6,
1926, p. 281-290.
Alors que les Pinnipèdes comme le phoque ont une sphère optique
centrale très développée, ainsi que les voies aboutissant au corps
genouillé latéral ou en émanant, les cétacés (marsouin, dauphin) ont
une sphère centrale très pauvre, et le corps genouillé latéral fait enti
èrement défaut, tandis que les terminaisons du toit sont très nettes.
Les terminaisons du toit, phylogénétiquement antérieures, existant
chez les mammifères qui ont perdu le pouvoir de formation d'images
(Ausbildung), doivent représenter, pour l'auteur, «la partie photosta
tique » du domaine terminal primaire, tandis que la partie « photogno*- », correspondrait aux terminaisons cortico-genouillées, dispa
raissant chez les mammifères n'ayant plus d'exigences gnostiques, et
de développement phylogénétique plus récent. H. P.
l'année psychologique, xxvii. 18 274 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
H. -H. WOOLLARD. — Kotes on the retina and lateral geniculate
body in Tnpaia, Tarsius, Nycticebns and Hapale {Notes sur la rétine
et le corps genouillé latéral chez .,.). — Brain, XLIX, i, 1926,
p. 77-104.
Le premier de ces animaux le Tupaia, apparenté aux Lémuriens,
est diurne ; sa vision est exclusivement monoculaire ; il n'y a pas-
de macula; corrélativement, le ganglion genouillé n'a qu'un petit
noyau dorsal (noyau plus récent, phylogénétiquement, fournissant
des voies à terminaison corticale, tandis que le noyau ventral, moins
différencié, fournit des fibres se terminant dans les tubercules quadri-
jumeaux).
Chez le Nycticebus, qui ne paraît pas avoir non plus de macula, mais
est nocturne, le ganglion genouîîlé est aberrant ; son noyau ventral
présente une différenciation particulière, que l'auteur attribue aux
nécessités de la vision nocturne, les réflexes du mésencéphale cons
tituant les réponses optiques normales (réponses à des mouvements-
et à des luminosités, non à des formes perçues).
Chez le Tarsius, le noyau ventral en revanche est très réduit et \&
noyau dorsal très développé ; on trouve dans la rétine une région
différenciée très caractéristique, une région maculaire, dont les él
éments récepteurs sont d'ailleurs exclusivement des bâtonnets.
Enfin le petit singe Hapale a une macula à cônes très développée,
qui est décrite en détail, et où se présente une fovea centrale ; on
n'observe plus guère dans le ganglion genouillé que le noyau dorsal
dont la partie centrale, considérablement développée, correspond à "
la projection maculaire chez l'homme d'après les recherches de
Rönne. H. P.
SYBIL COOPER et D. DENNY-BROWN. — Responses to rhytlv-
mical stimulation of the cerebral Cortex (Réponses à la stimulation
rythmique du cortex cérébral). — Pr. of R. S., B., C, 702, 1926,
p. 251-257.
Recherches sur le singe par enregistrement d'électromyogrammes
au moment de la stimulation du cortex moteur.
Jusqu'à la fréquence la plus élevée employée (68 à la seconde), on
a constaté des ondes primaires, dans le muscle, de même fréquence
(en général accompagnées d'ondes secondaires portant le rythme
à 120 à la seconde).
Au-dessous de la fréquence de 68 par seconde (à 54, par exemple),
la contraction même révèle un rythme correspondant (en accordant
les observations de François-Franck et Peters).
Ceci indique une connexion plus directe des neurones corticaux
avec les neurones moteurs de la moelle qu'on ne pouvait s'y attendre.
H. P.
H. CARDOT, J. REGNIER et D. SANTENOISE. — Influence de
l'atropine et de l'ésérine sur la chronaxie du gyrus sigmoide. —
B. B.; CXV, 1926, p. 1334-1336.
Après réveil de Panesthésie une détermination de chronaxie sur
le centre moteur du membre inférieur est répétée jusqu'à valeur
stable ; puis on injecte du sulfate d'atropine ou du salicylate d'ésérine ANAT0M0-PHYSI0L0G1E NERVEUSE. LES CE.\TKES 275
dans les veines ; dans ïe premier cas, fa chronaxi« est augmentée
(doublée eu triplée, passant par exemple de 1 à 3,5 a), dans le second
elle est très diminuée (portée entre le cinquième et le dixième de la
valeur initiale, ramenée par exemple de 1,5 à 0,2 a). H. P.
F. BREMER et P. RYLANT. — Recherches sur le mécanisme de
l'action de la strychnine sur le système nerveux central. II. Etude
des modifications, par la strychnine, des électromyogrammes des
réflexes du chat et de la grenouille. — ■ Mémoires de l'Ac. royale de
Méd. de Belgique, XXII, 8, 1926, 42 p.
Au cours de ses belles recherches de neuro -physiologie, B. avec
son collaborateur R., a mis en évidence une différence dans l'action
de la strychnine sur les réflexes dits « réactions d'emblée », unique
ment quantitative (raccourcissement du temps de latence et amplifi
cation des ondes de négativité) et sur les réflexes dits « à recrutement »
de Sherrington (comme le réflexe de flexion et le réflexe contra-
latéral d'extension du chat décérébré) qui subissent en plus une modif
ication qualitative en se transformant en réactions d'emblée (ampli
tude d'emblée maximale et fortement accrue des oscillations élec
triques principales et disparition des oscillations secondaires).
Si l'on admet que, dans le réflexe « à recrutement », l'accroissement
progressif de l'amplitude de la réponse (lié au nombre de plus en
plus grand de neurones moteurs mis en jeu, d'après Liddel et
Sherrington) est le résultat d'une sommation d'influx afférents
(avec diffusion spatiale et dispersion dans le temps de ces influx
au cours de la traversée des centres, ce qui donne les oscillations
secondaires), et que la strychnine exagère à l'extrême la conductib
ilité des voies nerveuses centrales, l'action de celle-ci aurait pour
effet de supprimer la sommation (d'où l'amplitude maximale d'emb
lée) et de synchroniser les influx afférents (d'où la disparition des
oscillations /secondaires de dispersion temporelle).
La réduction du second type de réflexe au premier serait ainsi
facilement expliquée. H. P.
E. A. SPIEGEL et K. HOTTA. — Experimentalstudien am Ner
vensystem. I. Zur Physiologie des Stirn- und Temporallapens
{Physiologie des lobes frontal et temporal). — Pf. A., CCXII, 5-6,
1926, p. 759-768.
Après destruction du lobe frontal, comme après destruction des
3e et 4e circonvolutions correspondant à l'origine des faisceaux ponto-
temporaux, apparition de troubles de l'innervation statique chez les
carnivores. Non seulement apparition, au cours d'une expérience, de
différences de tonus entre les deux côtés au point de vue de l'exten
sion contralatérale, mais aussi persistance à l'état latent de ces modif
ications pendant plusieurs semaines. En effet, quand on déclenche
ultérieurement la rigidité narcotique, on constate qu'au niveau des
extrémités du côté opposé au côté opéré, le tonus des extenseurs est
plus intense que du côté homolatéral. P. B. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES" 276
P. -F. SWINDLE. — Slow and rapid variations in the minimal stimu
lus required to excite cortical motor areas (Variations lentes et
rapides du stimulus minimum nécessaire pour exciter les aires corti
cales motrices). — Am. J. of Ph., LXXVII, 1926, p. 638-649.
Les conditions d'excitation des aires motrices corticales les
meilleures se trouvent réalisées quand celles-ci sont baignées par le
liquide cérébral, qui permet des échanges de substances nutritives et
toxiques. Ce fait explique la diminution de la valeur du stimulus
minimum nécessaire pour exciter ces aires quand l'ouverture des
méninges est petite. Au contraire, quand l'ouverture est large et que
le liquide cérébral sort de la cavité crânienne, les échanges sont
faibles et la valeur du stimulus minimum augmente. Une aire corti
cale motrice pour un membre du corps est formée de plusieurs seg
ments qui peuvent être bloqués les uns après les autres en excitant
l'aire par des stimulus minimum au rythme d'une excitation par
minute et en 3 heures et plus, les électrodes étant maintenues tou
jours dans la même position. Ces segments sont faciles à bloquer si
l'animal est malade et émacié. Parfois un segment qui semble bloqué
peut ensuite refonctionner à nouveau. Au fur et à mesure qu'un
segment s'affaiblit, le courant nécessaire pour l'exciter doit augment
er progressivement d'intensité. P. B.
P.-F. SWINDLE.— Incipient spasms caused by applying strychnin
locally to cortical motor areas (Spasmes produits par V application
locale de strychnine sur les aires corticales motrices). — Am. J. of
Ph., LXXVII, 1926, p. 650-661.
Augmentation du blocage par des excitations répétées des aires
corticales motrices par l'application locale de strychnine. P. B.
E.-J. SINELNIKOFF. — Ueber den Einfluss des Grosshirns auf
die motorische Funktion des Dünndarms. (Action du cerveau sur la
fonction motrice de Vintestin grêle). — Pf. A. CCXIII, 3-4, 1926,
p. 239-244.
Les réflexes émotionnels, chez certains chiens, peuvent inhiber
le segment intestinal dont on enregistre les contractions lorsque ce est en activité. S'il est au repos, au contraire, sous l'influence
des mêmes excitations on peut observer des et la sécré
tion d'un peu de suc intestinal. Sur l'animal soumis au jeûne ou dor
mant l'auteur a fait quelques observations desquelles il croit pouvoir
conclure que les rêves inhibent les mouvements de l'intestin grêle.
P. B.
LÉON BINET. — Effets de l'ablation des hémisphères cérébraux. —
Presse médicale, 31 mars 1926, p. 405-406.
Clair exposé des résultats des intéressantes expériences de Zeliony,
qui a réussi à observer, onze mois l'un et plus de quatre ans l'autre,
des chiens complètement privés de cerveau. Ces animaux dormaient
(ce qui ne va pas avec la théorie du sommeil de Pawlow par irradia
tion de l'inhibition interne purement corticale), jusqu'à ce que les
besoins amenassent le réveil ; l'un avait une tendance au jeu, accrue
par des attouchements. ANAT0M0-PHYSI0L0G1E NERVEUSE. LKS CENTRES 277
Les excitations auditives étaient efficaces, mais il n'y avait pas
de vision ; la gustation était conservée (la viande mêlée de quinine
étant refusée) et chez un des animaux aux bulbes olfactifs conservés
il y avait olfaction.
La projection d'eau froide était perçue, l'animal se secouant, et
de façon générale les excitations cutanées étaient efficaces.
On obtenait, en faisant mâchonner de la viande, le suc gastrique
« psychique », au cours du repas fictif de Pawlow.
Mais on ne pouvait obtenir aucun réflexe conditionnel.
Les réactions émotives étaient nettes ; réaction de joie par
certains attouchements au museau et à la poitrine (la queue se
dresse, l'animal saute et joue), ou réaction de colère (poils dressés,
essai de mordre) par des attouchements au tronc et sur les côtés.
Chez les deux animaux, des chiennes, le rut se manifesta avec
coït normal.
Le thalamus, daiîs les deux cas, était à peu près intact.
Ces faits montrent, une fois de plus, le rôle important des centres
infra-corticaux dans la régulation affective du comportement. H. P.
0. GIRNDT. — Physiologische Beobachtungen an Thalamus-
katzen. II. Die phasischen Extremitätenreflexe der
katze im akuten Versuch. {Remarques physiologiques sur les chats
thalamiques . II. Les réflexes phasiques des extrémités des
thalamiques). ~ Pf. À. CCXIII, 3-4, 1926, p. 427-486.
Chez les chats thalamiques, en position dorsale, l'excitation
faradique d'un nerf afférent déclenche au niveau de la patte
postérieure correspondante un réflexe de flexion et au niveau de la
patte opposée un réflexe d'extension. Dans ces deux réflexes, les
fléchisseurs et les extenseurs du genou participent d'une façon
active. Par conséquent, l'innervation des muscles antagonistes est
toujours réciproque : dans le réflexe de flexion, les fléchisseurs du
côté correspondant se contractent et les extenseurs se relâchent ;
dans le réflexe d'extension du côté opposé, les se re
lâchent et les extenseurs se contractent. Le réflexe est différent sui
vant l'intensité de l'excitation qui le déclenche ; les excitations
faibles déclenchent seulement des mouvements réflexes monopha-
siques, contraction et relâchement d'un seul muscle. Les excita
tions d'intensité moyenne ou forte déclenchent par contre des réacréflexes diphasiques. Après la fin de l'excitation, il se produit
une réaction de contre-coup dont l'intensité dépend de celle de l'exci
tation précédente. Pendant cette 2e phase réflexe phénomènes in
verses, au relâchement réflexe fait suite une contraction de contre
coup, et à la contraction un relâchement ; mais le réflexe de
flexion reste toujours monophasique. Toutes ces réactions réflexes
sont de courte durée. Le tonus de repos réapparaît quelques s
econdes après la fin de l'excitation faradique. La position de l'animal
a une influence nette sur le réflexe. Tandis que, en dorsale,
l'excitation faradique déclenche toujours un réflexe d'extension dans
la patte opposée, en position ventrale souvent présence du réflexe
de flexion des deux côtés. Même influence de la situation de la tête
par rapport au tronc et dans l'espace que chez l'animal décérébré 578 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Outre les réflexes précédents, déclenchement également de mouve
ments de course réflexes des pattes postérieures. A l'inverse du chat
thaï« inique exempt de phénomènes de choc, quand ceux-ci existent,
tous les réflexes sont monophasiques, même avec les intensités les
plus fortes d'excitation. En comparant les réflexes phasiques des
extrémités de l'animal décérébré, décapité, et thalamique, on voit que
les différences constatées dans ces trois cas ne sont pas essent
ielles, elles ne sont que l'expression d'une tonicité différente des
mêmes centres médullaires. P. B.
O. LANGWORTHY. — Abnormalities of posture and progression
in the pigeon following experimental lesion« of the brain. (Posture
et progression anormales chez le pigeon après lésions expérimentales
du cerveau). — Am. J. of. Ph. LXXVIII, 1926, p 34-46.
Apparition de mouvements alternatifs de progression chez le
pigeon après section de la moelle thoracique ; comme chez les mammifè
res, chez le pigeon la posture est contrôlée par les centres céré
braux. Après ablation d'un ou des deux hémisphères, extension
anormale des pattes. Ce phénomène est encore plus évident après
ablation du mésencéphale. Cette extension est analogue à l'augmen
tation du réflexe postural produite chez les mammifères par la dé-
céréferation. P. B.
N.-B. LAUGHTON. — Studies on young decerebrate mammals.
(Etudes sur les jeunes mammifères décérébrés). — Am. J. of Ph., 1926,
LXXV, 2, p. 338-350.
Rigidité en extension, après décérébration, des pattes antérieures
des lapins, des chats et des chiens âgés de quelques heures, mais pas
de rigidité au niveau des pattes postérieures. La rigidité en extension
des pattes antérieures augmente progressivement avec l'âge des
animaux. Celle des pattes postérieures apparaît à une date ulté
rieure chez les lapins décérébrés à l'âge de 10 jours, tandis que chez
leschats et les chiens c'est à partir de la 5e semaine seulement. Présence
des réflexes labyrinthiques et cervicaux chejz les jeunes lapins, chez
les petits chats et les petits chiens. P. B.
CURT P. RICHTER et LEO HENRY BARTEMEIER. — Dece
rebrate rigidity of the Sloth. (La rigidité décérébrée du paresseux). —
Brain, XLIX, 2, 1926, p. 207-225.
Alors que le chien ou le chat a une rigidité d'extension, après la
décérébration, le paresseux, animal grimpeur, a au contraire une
ridigité en flexion, ce qui montre l'influence, sur la forme de la rigidité,
des attitudes dans la station normale, la notion « antigravifique » de la
fonction des muscles ne pouvant être seule envisagée. Aussi les au
teurs pensent-ils que, chez l'homme, la décérébration devrait entraîner
la rigidité en extension des jambes et en flexion des bras, comme
cela apparaît déjà par l'examen de l'hémiplégie. H. P.
F. LEIRI. — Einige Beobachtungen über die Beeinflussung 4er
Enthirnungsstarre durch nicht proprioceptive Erregungen. (Çw^g-ues
remarques sur V 'influence des excitations non proprioceptiv es sur la
rigidité de décérébration). — Pf. A. CCXII, 1926, p. 465-467.
L'excitation mécanique du gangKon de Gasser, chez le chat dé-

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