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Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers. Caractérologie pathologique. Thérapeutique - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 395-408

De
15 pages
L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 395-408
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers.
Caractérologie pathologique. Thérapeutique
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 395-408.
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a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers. Caractérologie pathologique. Thérapeutique. In: L'année psychologique.
1935 vol. 36. pp. 395-408.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30691■
PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 395
et de l'hémorragie cérébrale. Le pourcentage des carcinomes est
sensiblement plus élevé que celui trouvé par Donner. J. A.
512. — G. P. FRETS. — Die Familie A. B. (La famille A. B.). —
Z. f. g. N., CLII, 1935, p. 98-106.
Après avoir présenté la descendance d'un mélancolique, la famille
A. A., l'A. nous montre dans cet article la descendance d'une sœur
de A. A., la famille A. B. Tandis que dans la du mélanc
olique, il y avait de nombreux cas d'aliénation mentale, ce n'est
pas le cas pour la famille A. B. Le tableau de cette dernière famille
est tout différent et s'approche probablement de celui de la populat
ion non sélectionnée. En dehors de quelques cas de psychopathies
plus ou moins légères, cette famille reste indemne. L'A. attribue
•cette différence dans le tableau au fait que les personnes qui sont
entrées dans la famille par le mariage, étaient indemnes en ce qui
•concerne les tares mentales. Il insiste sur l'importance d'une document
ation de contrôle dans l'appréciation des tares héréditaires.
J. A.
5° Psychologie pathologique
a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers
Caractérologie pathologique. Thérapeutique1
513. — W. A. HUNT et C. LANDIS. — The present status of abnor
mal psychology (L'état présent de la psychologie pathologique) —
Ps. Rev., XLII, 1, 1935, p. 78-90.
Étude basée sur la comparaison des manuels de psychologie
pathologique et des manuels de psychiatrie. Les auteurs souhaitent
que la psychologie pathologique devienne plus expérimentale.
G. P.
514. — H. DELGADO. — Introduction al estudio de la Psicopatologia
(Introduction à V étude de la Psychopathologie) . — Actualidad
medica Peruana, octobre 1935. Extrait, 20 pages.
La psychologie et la psychopathologie se différencient radica
lement, selon D., tout en étant complémentaires, mais sans dérivation
l'une de l'autre ; la a pour objet l'étude des « ano
malies de la vie mentale », c'est-à-dire des manifestations qui ne sont
pas normales ; mais D. reconnaît combien il est difficile de délimiter
le normal, du moins théoriquement, le critère statistique ne lui
paraissant pas acceptable, sinon joint à un « normatif » assez
•arbitraire (qui fait exclure le génie des anomalies relevant de la
psychopathologie). H. P.
515. — P. SÉRIEUX. — V. Magnan (1835-1916). —An. Med. Ps.,
XV, 93, 1, 1935, p. 713-714. — TH. SIMON. — Magnan dans son
service de l'admission à l'asile Sainte-Anne. — Ibid., p. 715-728.
— P. GUIRAUD. — L'œuvre anatomo-elinique de Magnan. —
Ibid., p. 729-737. — R. MIGNOT. — Magnan et ses études
1. V. aussi les n°» 47, 48, 50, 448, 462, 465, 479, 482, 483, 489, 504,
506, 512, 713, 792, 816, 1098, 1103, 1169, 1219. 1379. , " ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 396
sur l'alcoolisme. — Ibid., p. 740-747. — CL. VURPAS. — Les
obsessions, les impulsions et les perversions sexuelles dans l'œuvre
de Magnan. — Ibid., p. 750-759. — V. TRUELLE. — L'œuvre
médico-légale de Magnan. — Ibid., p. 760-771. — M. DES
RUELLES. — L'influence de Magnan sur l'assistance et la
thérapeutique des aliénés. — Ibid., p. 772-789.
Ces articles ont été écrits à l'occasion du centième anniversaire
de la naissance de Magnan. H. W.
516. — F. VOELGYESI. — Psychische Gradualität und progressive
Cerebration (La gradation psychique et la cerebration progressive).
— Zentralbl. f. Ps., VIII, 1935, p. 20-41.
L'auteur retrace l'évolution du système nerveux central, dans
la série animale en la rattachant à la vie psychique de l'individu.
Il explique les névroses par l'activité des centres inférieurs plus
anciens, mise en jeu à la suite de libération (par arrêt de développe
ment ou par d'autres facteurs) des centres nerveux supérieurs. Ce
freinage des centres peut être réalisé par le sommeil ou par l'état
d'hypnose. Il semble qu'on peut agir ainsi sur toute l'échelle des
centres nerveux, y compris les centres de la vie animale, ce qui
permet de comprendre la possibilité d'un effet du traitement psy
chique dans les lésions organiques. B. N.
517. — M. H. KROUT et A. E. ROSS. — Clinical material in the study
of human behavior (Le matériel clinique dans l'étude du comporte
ment humain). — J. of gen. Ps., XIII, 2, 1935, p. 402-412.
Il ne suffit pas que le matériel psycho-clinique (c'est-à-dire les
observations notées par les psychiatres en vue de modifier le compor
tement des sujets) soit accessible au chercheur ; il doit être standar
disé et quantifiable. Les A. proposent la notation de 56 éléments,
classés en 6 groupes, et donnent un exemple de traitement statistique
(appliquant la statistique des attributs) qui porte sur la fréquence
de chaque élément et de chaque paire simultanée et permet de
dégager les corrélations significatives. G. D.
518. — GILBERT ROBIN. — Les troubles nerveux et psychiques
de l'enfant. — In-16 de 328 pages. Paris, Nathan, 1935.. Prix ;
15 francs. '
Ce petit livre entend constituer un « guide pratique de dépistage
et d'orientation éducative » permettant de comprendre et classer
les « caractères difficiles », en multipliant les exemples concrets.
Après une introduction sur les conceptions pathogénétiques de
Freud et d'Adler, une revue des types morbides est consacrée aux
émotifs, instables, intermittents, psychasthéniques, infantiles affect
ifs, mythomanes, rêveurs éveillés, impulsifs, paranoïaques et pervers.
Un second' chapitre traite des troubles dont on peut déterminer
l'origine, éducetive ou affective, le troisième, sous le titre de « trou
bles de l'humeur et du caractère », passant en revue la colère, le
mensonge, les fugues, le vol, la délation, l'entêtement et la bouderie,
la taquinerie et la cruauté, le rire morbide, les troubles psychiques
du regard, le mutisme, les troubles neuro-psychiques de l'alimentat
ion, l'onychophagie et l'onanisme. • H. P. PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 397
519. — H. L. KOCH. — An analysis of certain forms of so-called
« nervous habits » in young children (Analyse de certaines « habi
tudes nerveuses » chez les enfants). • — J. of genet. Ps., XLVI,
• 1, 1935, p. 139-170.
L'A. s'est proposé : 1° de monter et d'éprouver une technique
pour étudier la fréquence de ce qu'on appelle les tics ou habitudes
nerveuses chez les enfants (et qui ne sont peut-être ni des habitudes,
ni surtout des phénomènes de nervosité, question qui sera traitée
dans un autre article) ; 2° de déterminer la stabilité de ces compor
tements et 3° de rechercher leur relation possible à des variables
telles que les conditions domestiques, le sexe, l'âge, VI. Q., le nombre
de camarades, de frères ou de sœurs, la tendance à le constipation,
la tendance des parents à s'ennuyer, etc. L'investigation a porté
sur 46 enfants d'une école maternelle âgés de 21 à 58 mois, à raison
de deux séances d'observation d'une demi-minute chacune, par
jour et par enfant, pendant lesquelles a été notée la présence ou
l'absence de tel ou tel tic pris dans une liste de 11 dressée d'après
le siège du comportement (tics se rapportant aux organes sexuels^
aux pieds, aux yeux, à la tête et aux cheveux, etc.). La tendance
d'un individu à exécuter l'un de ces tics a été quantitativement
évaluée par le nombre de feis qu'il s'est manifesté dans un total
de 400 observations. La valeur des mesures ressort des coefficients
de cohérence (0,77 à 0,98) entre les observations des jours pairs et
celles des jours impairs, de même que leur stabilité est établie par
les corrélations (de 0,30 à 0,91) entre les valeurs obtenues pour
la première, et celles obtenues pour la deuxième demi-minute
d'observation. En ce qui concerne le 3e point, l'A. a trouvé une
relation entre le sexe et la tendance à manipuler les erganes sexuels
{garçons), la tendance à manipuler les cheveux et les doigts (filles).
Il y aurait corrélation entre cette dernière tendance et la tendance
des mères à s'ennuyer, le décaissement de la résistance de la peau
après la stimulation, l'I. Q. du sujet, de même que la
à manipuler les organes sexuels serait liée chez les garçons à la
propension à jouer seul, etc. La conclusion de l'A. est que de nom
breux facteurs semblent contribuer à l'existence de ces maniérismes,
parmi lesquels les plus importants seraient : les irritations locales,
le degré de participation du corps aux activités en train, l'ennui,
les conflits intérieurs, la contrainte, le degré d'agressivité. A. T.
520. — L. A. LURIE. — The medical approach to the study of
behavior disorders of children. A critical analysis of one thousand
cases studied at the Child Guidance Home (Le point de vue médical
dans V étude des troubles du comportement chez les enfants). —
Am. J. of P., mai 1935, p. 1379-1388.
' Une étude approfondie de 1.000 cas d'enfants difficiles suivis
pendant 12. ans montre qu'il y a lieu de réorganiser l'œuvre
de l'assistance à ces enfants ; car, dans 49 % des cas, les facteurs
ayant causé des troubles du comportement étaient endogènes
et psychophysiques et dans 23 % des cas seulement ils étaient
exogènes ou dus à l'ambiance. Dans 28 % des cas qui restent, les
facteurs étaient à la fois exogènes et endogènes. De plus, dans 75 % 398 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
des cas du groupe endogène, il y avait à la base des troubles une
origine organique et la psychothérapie n'a été indiquée que dans,
un nombre relativement restreint de cas. En ce qui concerne le-
niveau des enfants difficiles, on a constaté une débilité mentale-
dans 18,7 % des cas ; 17,8 % étaient à la limite de la débilité ment
ale ; 22,5 % avaient une intelligence au-dessous de la normale-
et 44 % étaient d'une intelligence normale ou supérieure à la normale.
Donc, intelligence insuffisante dans la majorité des cas. Le fait que-
dans 9,1 % des cas on constate des troubles endocriniens indique-
qu'il y a nécessité d'examiner l'état des glandes endocrines dans
les cas de troubles du caractère che,z les enfants. J. A.
521. — M. S. GREGORY. — Psychiatry and the problems of deli
nquency (La psychiatrie et les problèmes de la délinquance). —
Am. J. of P., janvier 1935, p. 773-780.
Les données de la clinique psychiatrique doivent être traduites
en mesures pratiques et introduites dans les écoles. De cette façon,,
on pourrait dépister les déviations de la personnalité avant que la
délinquance ait eu le temps de se manifester. Il est de toute première-
importance que les désordres du comportement et la mauvaise-
adaptation qui sont fréquemment l'expression des troubles physiques,
mentaux et des anomalies de l'affectivité, soient reconnus comme-
tels et qu'il leur soit accordé une attention intelligente. De cette-
façon, on peut espérer diminuer la menace de la délinquance et assurer
à la société une meilleure protection d'elle-même. J. A.
522. — F. KNIGGE. — Zur forensischen Bedeutung der Simulations
frage (Sur la signification juridique du problème de la simulation).
■ — Z. für g. N., CLII, 1935, p. 163-177.
■ . Le simulateur doit être gardé en prison. Le passage de la simula
tion consciente aux symptômes hystériques peut être évité si oi>
soumet le à un travail intense dans les camps de concen
tration où l'on ne rencontre ni simulateurs ni psychoses des prisons.
On pourrait ainsi décharger les institutions pour malades des crimi
nels soupçonnés de simulation et réaliser de cette façon des économies
importantes. J. A.
523. — H. G. WOLFF et D. CURRAN. — Nature of delirium and
allied states (Nature du délire et états connexes). — Ar. of N.,
XXXIII, 1935, p. 1175-1215.
Les auteurs ont recherché chez un grand nombre de malades
divers (106) la réaction « dysergastique » suivant l'expression d'Adolf
Meyer, qui désigne ainsi les désordres mentaux dus à des troubles
de nutrition et de circulation cérébrale (psychoses exogènes ou
symptomatiques, toxi-infectieuses, délires fébriles et toxiques, délire-
aigu).
Des données statistiques et des relations de cas, il ressort que
les agents nocifs (dont 27 ont été individualisés) n'ont pas de relation
spécifique avec la forme ou le contenu des troubles psycho-biologiques
provoqués. PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 399
Les troubles, à prédominance nocturne, sont surtout caractérisés,
par des états anxieux, de l'agitation, de l'hallucinose.
Les formes de réaction dépendent essentiellement de l'individual
ité du malade, avec une influence du milieu.
L'intensité et la durée des atteintes nocives jouent naturellement
un rôle très important. H. P.
524. — Mme F. MINKOWSKA. — La critique de la loi de stérilisation
du point de vue généalogique. — An. Méd.-Ps., XV, 93, I, 1935,.
p. 487-496.
S'appuyant sur l'exemple de familles issues de psychopathes
(schizoides, épileptiques) dont elle a déjà publié l'observation,.
Mme Minkowska montre que certaines branches de ces familles
sont restées pendant cinq générations indemnes de toute tare psycho-
pathique, que dans d'autres les cas de psychopathie tendent à
s'éliminer et que les branches les plus tarées sont en voie d'extinction»
D'autre part, c'est d'individus en apparence sains que souvent sont
nés les psychopathes. Ces constatations montrent combien l'applica
tion de la loi de stérilisation risquerait d'être arbitraire et nuisible.
H. W.
525. — A. MYERSON. — Summary of the report of the American
Neurological Association Commitee for the investigation of steri
lization (Compte rendu du rapport de V « American Neurological
Association Commitee » pour V étude de la stérilisation). — • Am.
J. of P., novembre 1935, p. 615-625.
Après avoir constaté les insuffisances des recherches concernant
l'hérédité des maladies mentales, le comité a statué comme il suit :
1. Dans la démence précoce, le facteur héréditaire ne peut être
classé comme un facteur mendélien ni de type simple, ni de type
à facteurs multiples ;
2. Il en est de même en ce qui concerne la psychose maniaque-
dépressive. Quoique la littérature psychiatrique aboutisse à la conclu
sion que cette psychose peut être plus fréquemment prévue que
la démence précoce, elle ne pas être définie en termes mendéliens
à l'heure actuelle ;
3. Par contre, il est hors de doute qu'aucune maladie mentale
n'apparaît avec une fatalité aussi irrécusable que la débilité ;
4. L'hérédité de l'épilepsie n'a pas été établie car la plupart
des épileptiques viennent de familles soi-disant « normales », donc
l'épilepsie ne peut être prévue ;
5. Si on considère le problème de la criminalité, il faut dire
que la nature humaine et les réactions sociales et économiques
sont trop complexes pour qu'on puisse désigner eugéniquement les
futurs criminels.
Aussi les recommandations du comité montrent-elles plutôt une
hostilité pour la stérilisation. J, A.
526.— P. SCHIFF. — Conséquences psychiatriques de la stérilisation.
— Bulletin de la Société de Sexologie, I, 8, 1934, p. 283-295.
L'eunuque congénital n'a pas de regret d'une fonction qu'il 400 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
n'a pas connue, mais envie l'homme normal pour les joies qu'il ne
connaît pas. L'eunuque est le plus souvent déséquilibré-, aliéné
ou pervers. L'homme châtré de force, par violence ou par accident,
souffre cruellement de son état, est morose ou hargneux.
M. H. P.
527. — A. REPOND. — Psychologie et psychopathologie de Pauto-
mobilisme. — An. Méd.-Ps., XV, 93, II, 1935, p. 34-50.
Les progrès techniques, par les changements qu'ils introduisent
dans les habitudes et dans les conditions de l'existence, modifient
parfois profondément la psychologie et même la physiologie des
individus. La généralisation rapide de l'automobilisme a des consé
quences de cet ordre. En développant chez le chauffeur un sentiment
de puissance il est la cause d'une dangereuse émulation de vitesse
entre automobilistes et aussi animosité absurde chez le piéton.
L'appétit d'indépendance qu'il développe chez les jeunes a eu sa
répercussion dans leur vie sexuelle. Par les facilités de fuite qu'il
assure, il a augmenté la criminalité. Dans l'examen psycho-physio
logique que certains réclament pour les candidats-chauffeurs il
faudrait ajouter à l'examen sensoriel et psychotechnique un examen
plus purement psychologique : le plaisir de la vitesse développe
chez certains une sorte d'euphorie et de rêverie qui les mène droit
à l'accident. D'autres accidents sont analogues aux « actes manques » :
brusque intrusion dans l'exécution de l'acte en cours de motifs
subconscients : irritation d'origine quelconque, rancune latente,
auto-punition, dégoût de la vie et désir plus ou moins conscient
de suicide. H. W.
528. — E. MARTIMOR. — L'autodidactisme en pathologie mentale.
— An. Méd.-Ps., XV, 93, II, 1935, p. 112-118.
La fréquence de l'audodidactisme chez les aliénés peut répondre
à plusieurs mécanismes psychologiques. Celui sur lequel les A.
veulent insister, c'est l'anxiété : Elle apparaît surtout chez le schizoide
en proie au sentiment d'étrangeté qui résulte du désaccord croissant
de sa sensibilité et de son activité vis-à-vis du réel. H. W.
529. — M. DESRUELLES et P. GARDIEN. — Consanguinité et
, troubles mentaux. — An. Méd.-Ps., XV, 93, II, 1935, p. 168-185.
Après avoir rappelé que l'opinion des aliénistes au début du
xixe siècle considérait unanimement la consanguinité comme une
cause absolue de dégénérescence mentale, les A. montrent comment
elle s'est progressivement modifiée et ils insistent sur l'innocuité
totale de la consanguinité entre sujets sains. H. W.
530. — W. MORGE XT HALER. — Ueber kranke Ehen (Sur les
mariages morbides). — Ar. Su. de Neur., XXXV, 1, 1935, p. 55-63.
M. a réuni 150 cas dans lesquels une intervention fut nécessaire
pour troubles relevant de l'union conjugale. Des 300 conjoints,
54 hommes et 41 femmes étaient sains, mais, dans tous les couples
il y avait au moins un des conjoints qui était malade : 5 % des cas
de névrose (8 % chez les femmes, 2 % chez les hommes), 17 % de PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 401
psychopathies '(8 et 27 % respectivement), 13 % d'hystérie (25 et
1 %), 3 % d'alcoolisme (1 et 6 %), 1,7 % d'états dépressifs (3 et 0 %),
10 % de schizoïdie (11 et 10 %), 11 % de schizophrénie (13 et 10
5 % de troubles divers.
Comparant ses statistiques à celles que Kretschmer avait établies
sur 170 couples normaux, il ne trouve à divers points de vue que
des différences peu marquées : En ce qui concerne les types des époux,
on trouve 60 % de cas de différences notables et 15 % de ressemblances
nettes chez les normaux, et M. trouve 68 et 4 % -dans ses couples.
H. P.
531. — H. BAONVILLE, J. LEY et J. TITECA. — Troubles men
taux symptomatiques d'hémorragies méningées. — J. b. de N.,
XXXV, 6, 1935, p. 305-314.
Les troubles psychiques sont d'une grande fréquence au cours
<îes hémorragies méningées ; à un degré variable, on peut même les
■considérer comme constants (en particulier troubles de la mémoire).
Mais, généralement ils viennent se surajouter à un tableau clinique
ayant déjà permis de poser le diagnostic de l'hémorragie. Les A.
présentent un cas plus rare, où les troubles mentaux ont dominé
ïe tableau, au point qu'on posa le de p. g. Il y avait de
l'agitation psycho-motrice, de la désorientation dans le temps et
l'espace, des troubles profonds de la mémoire et de l'attention, de
J'obnubilation intellectuelle, un délire à caractère professionnel, des
hallucinations visuelles et auditives, du gâtisme. — Signes neurolo
giques : parésie des réflexes oculaires photomoteurs, atonie du visage,
paralysies transitoires à siège variable, affectant le type de l'hémi
plégie droite, embarras de la parole. Les symptômes tant psychiques
que neurologiques apparaissent soudainement pour disparaître de
même. Nombreux globules rouges dans le liquide c.-r., constatés à
plusieurs reprises ; le diagnostic d'hémorragie méningée s'impose
donc bien. M. F.
532. — FRIBOURG-BLANC et- LASSALE. — Trypanosomiase
à Symptomatologie psychique prédominante. — An. Méd.-ps.,
XV, 93, I, 1935, p. 1-10.
Le cas rapporté se caractérise par des troubles mentaux précoces,
comme il est fréquent chez l'Européen, qui présente une phase
lymphatico-sanguine d'une extrême brièveté. Prédominance de trou
bles du caractère et de l'humeur, comme il est habituel. Au cours
du traitement, bouffée délirante à base d'idées de persécution, qui
paraît traduire une sorte de réaction d'Herxheimer : brusque libération
d'endotoxines par destruction massive de trypanosomes. H. W.
533. — DELMAS-MARSALET et R. BARGUES. — Le dosage du
phosphore dans le liquide céphalo-rachidien normal et patho
logique. — An. Méd.-Ps., XV, 93, I, 1935, p. 197-202.
Le taux du phosphore dans le liquide c.-r. qui est de 30 à 45 mgr.
par litre en P2O5 et par la méthode céruléo-molybdimétrique de
Denigès, peut présenter certaines oscillations mais il n'a pas été
psychologique. 'xxxvi 26 402 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
possible d$ constater un rapport quelconque de ces variations avec
aucune affection du système nerveux, ni aucune maladie mentale.
H. W.
534. — H. BARUK et R. KOWRILSKY. — Etude éleetromyogra-
phique d'un cas de contracture hystérique. Comparaison des
courants d'action dans l'hystérie et la catatonie. — An. Méd.-Ps.
XV, 93, I, 1935, p. 90-98.
Les muscles en contracture hystérique et en contracture catato-
nique présentent les mêmes courants d'action que les muscles en
état de contraction volontaire. Mais le courant d'action s'exagère»
quel que soit le sens du mouvement qu'on veut imprimer au membre
contracture du catatonique ; et chez l'hystérique il ne s'exagère que-
si l'effort de mobilisation est fait en sens inverse de la position
prise par le membre contracture. H. W.
535. — J. C. YASKIN. — The feeling of unreality as a differential
symptom of mild depressions (Le sentiment d'irréalité comme
symptôme différentiel des dépressions modérées). — Ar. of N.,.
XXXIII, 1935, p. 368-376.
Dans 26 cas observés, n'ayant pas nécessité d'hospitalisation,,
et où les plaintes sur l'état somatique faisaient souvent penser
à quelque maladie organique, un symptôme s'est montré constam
ment présent, sur lequel l'auteur pense qu'on peut fonder le diagnost
ic différentiel, à savoir un sentiment d'irréalité, forme fruste de
dépersonnalisation, traduisant la conscience des réactions anormales,
vis-à-vis du milieu ; le monde n'est pas changé mais paraît étrange,
bizarre, irréel. H. P.
536. — P.'V. SCHILLER. — Eine Erhebung über Nervosität zur
Phänomenologie der Handlungsantriebe (Etude sur la nervosité.
Contribution à la phénoménologie des impulsions à Vaction). —
Z. f. ang. Ps., XLIX, 3-4, 1935, p. 234-252.
Analyse détaillée de l'état de nervosité si fréquent chez les habi
tants des grandes villes et consécutif à une activité trop fébrile.
Les premières enquêtes effectuées auprès de 120 personnes (relations
des collaborateurs de l'Institut Psychologique à Budapest) ont
permis un premier classement des causes de nervosité : 1) Les exci
tations sensorielles ; 2) Le comportement d'autrui ; 3) Les situations
défavorables aux intérêts propres du sujet. En s'inspirant de ce
sondage, un questionnaire assez détaillé fut élaboré, visant à fournir
le plus de renseignements possible sur les conditions et les manifes
tations de nervosité. 500 personnes ont été soumises à une enquête,
certaines ont subi un interrogatoire individuel. Les résultats furent
réunis par groupes de 50 sujets. Certains groupes étaient homogènes
au point de vue du sexe, des occupations et de la race, d'autres
groupes étaient mélangés afin de pouvoir étudier l'influence de la
race, du sexe, des occupations sur les manifestations de nervosité.
Les résultats obtenus permettent de conclure que :
1) Les causes de la nervosité se rangent en 3 groupes mentionnés
ci-dessus. Environ 30 % de chaque groupe citent comme cause PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 403
de nervosité les sensations, 27 %, le comportement d'autrui. 43 %
les situations dans lesquelles ils se trouvent personnellement ;
2) La répartition des causes à travers les groupes différents est
la même, quels que soient le sexe, la race, l'occupation des sujets.
Parmi les sensations, il faut citer : a) Bruits et couleurs désa
gréables, impressions de vulgarité, sensations répugnantes ; b) per
ception du désordre et de la saleté, fausse mélodie, dysharmonie
rythmique, répétitions indésirables ; c) les sensations qui évoquent
des souvenirs désagréables. Les sensations auditives se montrent
très importantes, elles prédominent d'ailleurs chez les habitants
des grandes villes. Comme causes de nervosité groupées sous la
seconde catégorie, sont cités : manque d'intelligence, manque de
moralité ou d'éducation. La troisième catégorie embrasse l'attente,
le manque de succès, l'attaque contre la liberté individuelle, les
besoins non satisfaits.
Quant aux manifestations de la nervosité, on peut les classer
généralement en : 1) émotions ; 2) sensations relatives à l'état
organique général ; 3) tendances ; 4) comportements. Parmi les
émotions, citons l'atmosphère psychique, les sentiments d'inquiétude
ou de malaise ; — parmi les sensations d'origine organique : les trou
bles de la circulation ou de la digestion, chez les hommes surtout.
Les Juifs, plus impulsifs et moins disciplinés, manifestent souvent
leur nervosité par l'action. Le plus souvent, cette action est une
action compensatrice par le va-et-vient à travers la pièce, ou bien
elle a pour but la fuite devant une situation difficile. Les tendances
ont un but bien défini, mais ne sont jamais exécutées. Ces désirs,
comme seules manifestations de nervosité, sont très fréquents dans
les sociétés civilisées, où la discipline sociale ne permet pas de réagir
d'une manière active sur le comportement d'autrui.
L'auteur essaie ensuite de donner l'interprétation psychologique
de la nervosité. D'après lui, toute situation qui nous pousse à une
action impossible à exécuter en raison de cette situation même,
engendre la nervosité. La nervosité est donc déterminée par l'impul
sion à l'action qui, inhibée, déclenche toute une série de réactions
psychiques compensatrices : sentiments, désirs, sensations désa
gréables. S. K.
537. — W. BOVEN. — De l'anxiété. — An. Méd.-Ps., XV, 93, II,
1935, p. 153-167.
L'anxiété est un signe d'alarme qui traduit une dyssynergie entre
fonctions viscérales, mentales et viscéro-mentales. Cette anxiété
tend vers un compromis. Mais il y a des compromis pathologiques
comme l'hystérie. C'est à des compromis qui restaurent l'activité
du sujet que doit tendre le médecin. Il doit user de tous les moyens
thérapeutiques et, pour commencer, du repos. Mais il doit surtout
utiliser des moyens moraux qui ne sont pas nécessairement les
méthodes psychanalytiques. H. W.
538. — L. MARCHAND, Mlle P. PETIT, J. FORTINEAU.- Syn
drome d'automatisme mental et délire spirite. — An. Méd.-Ps.,
XV, 93, I, 1935, p. 461-466.
A un délire de jalousie succède un syndrome d'automatisme men-