Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

L'attractivité du Languedoc-Roussillon se confirme

De
6 pages
Selon les résultats de la première campagne de recensement 2004, la région compte 2 458 000 habitants dont 2 421 000 vivent au sein de ménages ; ils représentent 4,1 % de la population des ménages de France métropolitaine. En Languedoc-Roussillon, le rythme de croissance démographique se révèle particulièrement soutenu, du fait des migrations interrégionales.
Voir plus Voir moins

Juillet 2005N° 6 -
L’attractivité du Languedoc-Roussillon
se confirme
Josiane ALBERTI
Selon les résultats de la première campagne de recensement 2004, la région compte
(1)2 458 000 habitants dont 2421000 vivent au sein de ménages ; ils représentent 4,1 % de
la population des ménages de France métropolitaine.
En Languedoc-Roussillon, le rythme de croissance démographique se révèle particulière-
ment soutenu, du fait des migrations interrégionales.
Vieillissement au ralenti dans la région Rapport des moins de 20 ans sur les plus de 60 ans
en 2004
En 2004, les moins de 20 ans dans la région sont quasi-
ment aussi nombreux que leurs aînés de 60 ans ou plus:
1,59
chacune de ces deux tranches d'âge représente un
Languedocien sur quatre. Ces proportions témoignent, 1,49
1,42depuis 1999, d'une faible hausse de la population ayant
1,15atteint ou dépassé 60 ans (+ 0,3 point) et d'une quasi sta- 1,21 1,241,65 1,38
bilité des plus jeunes (- 0,1 point). 1,11
Le vieillissement démographique se traduit aux deux extré- 1,091,26
0,97 1,23mités de la pyramide des âges, par un amoindrissement de
la part des jeunes au sein de la population, et par une aug-
mentation de celle des personnes âgées. Le rapport entre 0,93
ces deux classes d'âges extrêmes en est un indicateur (cf. 0,72 0,91
1,36carte). Ce ratio s’est légèrement dégradé en France (de l'or-
dre de - 0,1 point) sauf dans cinq régions, dont notamment
0,99
le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, et Aquitaine, où il
0,99
0,97est resté stable.
0,99
La population des ménages de la région est sensiblement
plus âgée qu'en moyenne nationale où le rapport entre ces
0,82Moyenne métropole : 1,23
deux classes d'âge est plus favorable aux jeunes de moins France de province : 1,16
de 20 ans (1,23). Parmi les régions méridionales, Aquitaine, Source : Insee, enquête de recensement 2004
Midi-Pyrénées et PACA sont en situation comparables.
Répartition de la population des ménagesSi la population languedocienne est plus âgée que celle de
par tranches d’âges en 2004l’ensemble du pays, elle vieillit toutefois moins vite. Ainsi, Unité : %
30
entre 1999 et 2004, 16 régions sur les 22 que compte la
Languedoc-Roussillon
France métropolitaine ont connu une augmentation plus 25
France métropolerapide de la part des habitants de 60 ans et plus. Cela est
20
également vrai pour le «quatrième âge» constitué des 75
15ans et plus: la région en compte relativement plus (8,8 %
contre 7,4 % en métropole) mais leur part s'est accrue
10
moins vite que dans l'ensemble de la métropole (+ 0,7 point
5contre + 0,9). A l'inverse, le Languedoc-Roussillon a connu
le plus faible recul de la part des moins de 20 ans (- 0,1 0
60 à 74Moins de 20 à 39 40 à 59 75 anspoint, - 0,7 au niveau national).
20 ans ans ans ans et plus
(1) L'étude porte sur le seul champ des ménages. Sont donc exclues les popu- Source : Insee, enquête de recensement 2004
lations des communautés (cités universitaires, maisons de retraite, etc…) dont la
collecte est trop partielle à l'issue d'une seule vague d'enquête.
QCependant, si l'on corrige cette première répartition desL’attractivité de la région
échanges de l'effet lié à la taille démographique des
se confirme régions, les échanges les plus fréquents concernent les
régions voisines de Midi-Pyrénées et PACA. A l'opposé, et
Entre 1999 et 2004, 40 % de la population âgée de 5 ans sans changement majeur depuis les années 90, les régions
ou plus et résidant en Languedoc-Roussillon lors de l'en- de l'ouest (Bretagne, Pays de Loire et Basse-Normandie)
quête de recensement 2004 avait changé de logement, soit ont les liens migratoires les plus faibles avec le languedoc-
892300 personnes. Parmi elles, environ 259000 prove- Roussillon.
naient d'une autre région de France métropolitaine, tandis
que 141 000 languedociens en rejoignaient une autre.
NORD-Il en résulte un solde des échanges migratoires avec les PAS-DE-CALAIS
(2)autres régions de métropole de 118000 personnes (arri-
HAUTE-
NORMANDIE PICARDIEvées nettes). Ce solde résulte d'une amplification générale
CHAMPAGNE- LORRAINEdes mouvements migratoires. BASSE-
ARDENNE
NORMANDIE
ILE-DE-FRANCE ALSACE
BRETAGNE
(2) Différence entre le nombre de personnes âgées de plus de 4 ans, arrivées en
PAYS DE LA LOIRE CENTRE FRANCHE-BOURGOGNELanguedoc-Roussillon et le nombre de celles qui l'ont quitté. COMTE
POITOU-
CHARENTES
LIMOUSIN AUVERGNEFlux entrants en
RHONE-ALPESLe Languedoc-Roussillon,
Languedoc-Roussillon
en tête des régions françaises selon la région d'origine,
AQUITAINE
entre 1999 et 2004
MIDI-PYRENEESLe Languedoc-Roussillon reste la région la plus attractive LANGUEDOC-
ROUSSILLON PROVENCE-ALPES-
COTE D'AZURde France métropolitaine, avec un taux annuel de migration
nette de 107 pour 10000 contre 75 pour la période anté-
CORSE
Source : Insee, Enquête annuelle de recensement de 2004rieure (1990-1999). Cette augmentation sensible du solde
migratoire interne conforte le Languedoc-Roussillon à la
tête des régions françaises.
Solde migratoire des régions entre 1999 et 2004
Population âgée de 5 ans ou plus en 2004
NORD-
PAS-DE-CALAIS
HAUTE-
NORMANDIE PICARDIE
BASSE- CHAMPAGNE-
ARDENNENORMANDIE
LORRAINEILE-DE-FRANCE
ALSACE
BRETAGNE
PAYS DE LA LOIRE CENTRE
BOURGOGNE
FRANCHE-
COMTE
Taux annuel
POITOU-
CHARENTESde migration nette Flux sortants du
LIMOUSIN AUVERGNEpour 10 000 habitants
RHONE-ALPESLanguedoc-Roussillon
de - 68 à - 40 selon la région de
AQUITAINEde - 40 à - 21 destination,
MIDI-PYRENEESde - 21 à 0 PROVENCE-ALPES-entre 1999 et 2004 LANGUEDOC- COTE D'AZUR
ROUSSILLONde 0 à 30
de 30 à 60
de 60 à 107
CORSE
Source : Insee, Enquête annuelle de recensement de 2004
Source : Insee, enquête de recensement 2004
Les entrées progressent plus vite que les sorties. Le
NORD-
PAS-DE-CALAIStaux annuel d'entrées dans la région (302 pour 10000) a
connu la plus forte hausse, devançant largement celle de
HAUTE-
NORMANDIE
PICARDIEtrois autres régions du sud dont l'attractivité augmente: BASSE- CHAMPAGNE-
ARDENNENORMANDIE
LORRAINEMidi-Pyrénées, Aquitaine et Corse.
ALSACEILE-DE-FRANCE
BRETAGNE
CENTREPAYS DE LA LOIRE
FRANCHE-BOURGOGNELe Languedoc-Roussillon est aussi la seule région de COMTE
France à bénéficier d'un solde migratoire positif avec
POITOU-
CHARENTESchacune des autres régions de métropole. Cette particu- Solde migratoire du LIMOUSIN AUVERGNE
RHONE-ALPESlarité est apparue depuis le milieu des années 1970, Languedoc-Roussillon
evec les autres régions époque représentant un véritable " tournant " pour la démo-
AQUITAINE
entre 1999 et 2004graphie régionale. Les résultats du recensement 2004 mon-
MIDI-PYRENEES
LANGUEDOC- PROVENCE-ALPES-
ROUSSILLON
COTE D'AZURtrent que ceci est encore vrai aujourd'hui.
Pour 20 % des migrants totaux (arrivants ou sortants), les
CORSEéchanges se sont produits avec l'Ile-de-France, pour 17 %
Source : Insee, Enquête annuelle de recensement de 2004
avec PACA, pour 13 et 12 % avec Midi-Pyrénées et Rhône-
Alpes.
2 L’attractivité du Languedoc-Roussillon se confirme © INSEE 2005
OQDes arrivants de tous âges Moins de logements vacants
La structure par âge des " arrivants nets " en Languedoc- Entre 1999 et 2004, on observe une diminution de la part
Roussillon est plus jeune que celle de la population rési- des logements vacants de 1,9 point, plus accentuée qu'au
dente; Les mouvements migratoires contribuent ainsi à plan national et qu'en France de province: ce faisant, on
ralentir le vieillissement de la population régionale. compte 6 % de logements vacants, proportion désormais
comparable à la moyenne nationale.
De même, les taux annuels de migration nette par tranche
d'âge révèlent un impact bien plus important du phénomè-
ne migratoire aux âges actifs - de 30 à 59 ans - qu'aux âges
de fin d'activité (60 ans et plus). Enfin, les migrations d'ac- Part des résidences principales
tifs engendrent celles de leurs enfants, d'où un impact posi- dans l’ensemble des logements en 2004
tif sur la démographie des moins de 20 ans.
91,7
Le Languedoc-Roussillon constitue avec PACA et Midi-
90,1 89,4Pyrénées le trio des régions bénéficiant d'un solde migra-
78,6 90,3toire interne positif à tous les âges. 91,1 88,0
91,981,0
82,7 85,9
86,982,2Comparaison des structures par âge
Moyennes régionalesUnité : %
35 en % 81
77,6Migrants nets 1999-2004 82,278,2
30 Métropole : 84,0
Population 2004 France de Province : 82,6
82,325
82,6 76,3
20 70,6
15
59,8
Source : Insee, enquête de recensement 2004
10
5 Part des résidences secondaires
0 et logements occasionnels
40 à 595 à 19 20 à 29 30 à 39 60 ans dans l’ensemble des logements en 2004
ans ans ans ans et plus
Source : Insee, enquête de recensement 2004
3,1
4,85,2
16,3 3,4
2,7 4,6
L'expansion du parc 13,5 2,1
12,7 6,9de logements accompagne
6,3
9,7
l’essor démographique
Moyennes régionales
12,3en %
13,1
12,8
12,0
Métropole : 9,9
France de Province : 11,4
12,2èmeLe Languedoc-Roussillon, 2 région
17,5
11,1
23,3pour les résidences secondaires,
après la Corse
36,5
Source : Insee, enquête de recensement 2004
On dénombre 1520000 logements dans la région en 2004,
L’ensemble des logements comprend les résidences principales, les résidences
soit 9 % de plus qu'en 1999. secondaires, les logements occasionnels et les logements vacants
Comme sur le plan national, la part des résidences princi-
pales connaît une légère croissance en Languedoc-
L'habitat individuel représenteRoussillon, de l'ordre de 1 point: en 2004, 71 % des loge-
ments sont des résidences principales; cette proportion 6 logements sur 10
figure parmi les plus faibles en France métropolitaine, ce
Bien que l'habitat individuel soit dominant, celui-ci a globa-
qui s'explique par la vocation touristique des régions médi-
lement peu progressé au niveau national. Mais en
terranéennes.
Languedoc-Roussillon la préférence pour la maison d'habi-
Ainsi, en Languedoc-Roussillon, la place occupée par l'ha- tation s'est confirmée et l'évolution a été un peu plus sensi-
bitat secondaire et les logements occasionnels est plus de ble : avec près de 2 points supplémentaires et 60 % de loge-
deux fois supérieure à celle de la France de Province: elle ments en habitat individuel, la région se rapproche de la
représente près du quart des logements (23 %) et situe la moyenne observée des régions de province (62 %).
région en deuxième position, après la Corse (36 %).
La propriété est le statut d'occupation le plus fréquent:
58,5 % des habitants des résidences principales ont ache-
té leur logement, proportion un peu plus faible que la
moyenne des régions provinciales.
© INSEE 2005 L’attractivité du Languedoc-Roussillon se confirme 3
QOOOORésidences principales selon la périodeUn parc de résidences principales
d’achèvement de la construction Unité : %relativement récent 35
Languedoc-Roussillon
Le parc des résidences principales rajeunit, du fait des nou- 30
Métropolevelles constructions: près de 8 % des ménages du
25
Languedoc-Roussillon habitent un logement construit
entre 1999 et 2004, proportion supérieure de 2 points à ce 20
que l'on observe dans les autres régions de province. Ce
15
sont ainsi plus de 88000 logements destinés à l’habitation
(3)qui ont été construits depuis 1999 . 10
De même, plus du tiers des résidences principales dans la 5
région ont été construites entre 1982 et 2004, contre un 0
quart seulement au niveau national. Avant 1949 De 1949 à De 1975 à Depuis 1990
1974 1989
Source : Insee, enquête de recensement 2004(3) Cette donnée comprend des logements non achevés en 2004 mais habités
Indicateur de taille et de peuplement des résidences principales
Unité : nombre moyen et %
Languedoc-Roussillon Province Métropole
Variation Variation Variation
2004 1999 2004 1999 2004 1999
99/04 99/04 99/04
Nombre moyen de pièces par logement 4,04 3,91 0,14 4,13 3,99 0,14 3,99 3,86 0,13
Nombre moyen de personnes 2,26 2,32 - 0,06 2,31 2,41 - 0,1 2,32 2,4 - 0,09
Nombre moyen de personnes par pièce 0,56 0,59 - 0,04 0,56 0,6 - 0,04 0,58 0,62 - 0,04
Source : (c) Insee - Enquête annuelle de recensement 2004, Recensement de la population 1999 (exploitation principale)
atteint ou dépassé les 60 ans tandis que la tranche d'âgeDes ménages encore plus petits
rassemblant le plus d'hommes seuls se situe entre 30 et 59
La tendance, déjà ancienne, à la réduction du nombre ans.
moyen de personnes par ménage, se confirme entre 1999
On notera toutefois que la vie «en solo» a davantage gagnéet 2004. En moyenne, le ménage languedocien compte
du terrain pour les 30 à 60 ans du côté des hommes,2,26 personnes, contre 2,32 en 1999. Le ménage régional
comme du côté des femmes (+ 20 % et + 28 % depuismoyen est un peu plus petit qu'au niveau national (2,3 per-
1999). Globalement, la proportion de personnes seulessonnes) mais la tendance est à l'uniformisation et les diffé-
âgées de 60 ans et plus reste stable (46 %) mais en sonrences entre régions sont faibles: la taille maximum
sein, les personnes ayant atteint ou dépassé 75 ans sontconcerne les régions septentrionales, et notamment le
relativement plus nombreuses.Nord-Pas-de-Calais, où elle atteint 2,5 personnes.
Une résidence principale comporte en moyenne 4 pièces, Quand vie de couple ne rime pas
contre 3,9 en 1999. Combinée à la décohabitation des per-
avec vie communesonnes, il en résulte un gain de place relatif pour les habi-
tants. Les Languedociens, comme pour la moyenne des Ils sont quelques 12 600 languedociens - âgés de 20 ans et
provinciaux, disposent de 1,8 pièce par personne en 2004 plus - à vivre seuls tout en déclarant avoir une vie de cou-
contre 1,7 en 1999. ple, soit 3,7 %. Il est intéressant d'observer que c'est parmi
les jeunes de 20 à 29 ans que ce mode de vie est le moins
350000 personnes vivent seules fréquent (2,5 %). Au delà de 30 ans, ces " couples sans vie
conjointe " représentent environ 4 % des personnes vivant
Le dynamisme démographique et la décohabitation ont
seules soit à peine plus qu'au niveau national (3,6 %).engendré une croissance du nombre de ménages de 10 %
entre 1999 et 2004 et un essor plus conséquent des ména-
ges de très petite taille, composés d'une ou deux person-
Résidences principales
nes. Ces derniers ont progressé respectivement de 14 et selon le nombre de personnes du ménage
16 %. Au delà de cette taille, on ne dénombre plus que
5 personnes
2,8 % de ménages supplémentaires. 4 % 6 personnes4 personnes
2 %
12 % 1 personneEn Languedoc-Roussillon, 350000 personnes vivent seu-
33 %
les, soit 43000 personnes de plus qu'en 1999. Elles repré-
3 personnessentent près d’un ménage sur trois dans la région (32,6 %).
15 %
Cette proportion est à peine plus forte que dans les autres
régions de France (32,1 %), Ile de France exceptée. Elle
résulte d'une progression néanmoins plus faible que celle
observée en moyenne au niveau national (1 point contre
1,8 à 2 points).
2 personnesComme en 1999, la région compte 6 femmes seules pour 4
34 %hommes dans la même situation. 57 % de ces femmes ont
Source : Insee, enquête de recensement 2004
4 L’attractivité du Languedoc-Roussillon se confirme © INSEE 2005
OOOOLa nouvelle méthode de recensement
Depuis 2004, une technique d'enquêtes annuelles a remplacé le comptage traditionnel effectué tous les huit à neuf ans. Le recen-
sement a lieu désormais chaque année, en janvier et en février. Tous les habitants ne sont pas recensés la même année, mais
l'ensemble du territoire français est pris en compte au bout d'un cycle de cinq ans. Le premier cycle s'achèvera en 2008.
Le tirage des échantillons annuels assure une bonne représentativité régionale.
La méthode de recensement diffère selon la taille des communes.
Les communes de moins de 10000 habitants:
Tous les cinq ans, ces communes font l'objet d'un recensement exhaustif. Elles sont réparties en cinq groupes équilibrés, ce qui
représente plus de 7000 communes par an en France et environ 300 communes en Languedoc-Roussillon. Un groupe est
recensé de manière exhaustive chaque année. En cinq ans, la totalité des habitants des communes de moins de 10000 habi-
tants est donc recensée.
Les communes de 10000 habitants ou plus:
Chaque année, toutes les communes de 10000 habitants et plus sont concernées par une enquête de recensement, qui porte
sur 8 % des logements. Les logements nouvellement construits sont recensés de façon exhaustive.
La France compte environ 900 communes de 10000 habitants ou plus, dont 22 en Languedoc-Roussillon. En cinq ans, tout le
territoire est pris en compte et environ 40 % de la population des communes de 10000 habitants ou plus est enquêtée.
Champ et définitions
Les résultats de l'enquête annuelle de recensement 2004 permettent de dresser un premier bilan des régions, du point de vue de leurs
habitants et de leurs logements. Grâce à une question sur le lieu où résidaient les personnes cinq ans auparavant, il est également pos-
sible de décrire les mouvements migratoires, dont on sait notamment qu'ils constituent, en Languedoc-Roussillon, le premier moteur de
la croissance démographique.
Champ de l'étude
L'étude porte sur le seul champ des ménages. Sont donc exclues les populations des communautés (cités universitaires, mai-
sons de retraite, etc…) dont la collecte est trop partielle à l'issue d'une seule vague d'enquête.
L'âge des individus est exprimé en années révolues et non en différence de millésimes. L'âge en années révolues (parfois
appelé âge exact) est l'âge atteint à la date du recensement. Il est calculé en utilisant la date de référence de la collecte, soit le
15 janvier 2004 pour les ménages de France Métropolitaine.
Migrants
Les éléments sur les migrations présentés ici portent sur la population des ménages, âgée de cinq ans et plus, qui résidait en
France métropolitaine en 1999 et 2004. Les migrants sont les personnes dont le lieu de résidence a changé entre le début et la
fin de la période (entre le 1er janvier 1999 et l'enquête de recensement 2004).
Du fait des migrations multiples et des retours non comptabilisés sur la période, le nombre de migrants est inférieur au nombre
de migrations réellement effectuées. Pour évaluer l'évolution de la mobilité en termes de fréquence des changements de loge-
ment, de commune, de département, de région, il est nécessaire de modéliser la variation non linéaire de l'effectif de migrants
lorsque la période d'observation varie. On établit ainsi une formule qui estime, à partir du nombre de migrants décomptés lors du
recensement, un taux instantané de migration (proche d'un taux annuel) (D. Courgeau, 1988).
Solde migratoire interne et solde apparent d'une région
Le solde migratoire interne d'une région est estimé simplement par différence entre les arrivants et les sortants de la région, à
partir de la question sur le lieu de résidence 5 ans plus tôt. Il ne concerne que les échanges entre régions de France métropoli-
taine. Il diffère du solde apparent de la région qui est la différence entre l'accroissement total de la population de la région et son
solde naturel. Ce solde apparent intègre, en plus des migrations internes, les échanges avec l'étranger mais il intègre aussi d'é-
ventuelles différences de qualité entre les deux recensements successifs, et, dans le cas de l'enquête de recensement 2004, il
prend également en compte l'ajustement (voir Insee Première n° 1000, janvier 2005).
Taux annuel de migration nette
En rapportant le solde migratoire (différence entre les entrées et les sorties d'une région) annuel à la population moyenne de la
région, on calcule des taux annuels de migration nette. On peut en effet faire abstraction des migrations multiples et des
retours, la migration nette étant égale au nombre net de migrants (seuls les migrants décédés au cours de la période introduisent
une légère différence).
Toutes les définitions sont disponibles sur www.insee.fr, dans la rubrique Nomenclatures-définitions-méthodes.
Pour plus d'informations sur le recensement, www, rubrique Recensement.
© INSEE 2005 L’attractivité du Languedoc-Roussillon se confirme 5Pour en savoir plus
Enquêtes annuelles de recensement : premiers résultats de la collecte 2004
A paraître Insee Première n° 1028 - juillet 2005
«Les différences sociales de mortalité : en augmentation chez les hommes, stables chez les femmes»
Insee Première n° 1025 - juin 2005.
«62 millions d'habitants en France au 1er janvier 2004» Insee Première n° 1000 - janvier 2005.
«Principales caractéristiques de la population et des logements» Insee Première n° 1001 - janvier 2005.
Projections de population
«Projections régionales de population pour 2030 : l'impact des migrations», Insee première, n° 805, septembre 2001.
«Projections de population à l'horizon 2050, un vieillissement inéluctable», Insee première, n° 762, mars 2001.
Repères pour l'économie du Languedoc-Roussillon
«Perspectives démographiques pour les Pyrénées-Orientales : des migrations déterminantes»
Synthèse n° 13 - octobre 2002.
«Projections de population en Languedoc-Roussillon à l'horizon 2030» Synthèse n° 3 - mars 2002.
«Migrations, hier et aujourd’hui» Dossier Repères n° 12 - juin 1997
LES PREMIERS RÉSULTATS DE LA CAMPAGNE
DU RECENSEMENT 2004
sont disponibles sur le site Internet de l’Insee :
http://www.insee.fr/fr/recensement/nouv_recens/resultats/premiers-resultats-recensement.htm
www.insee.fr
Directeur de la publication: Henri THERON Prix: 4
ISSN n° 1286-4218INSEE Languedoc-Roussillon - 274, allée Henri II de Montmorency - 34064 Montpellier CEDEX 2
(*) Sage: SYN050636Téléphone: 0467157000 - Télécopie: 0467157171 - Information du public : 08 25 88 94 52
© INSEE 2005(*)Mél: insee-contact@insee.fr 0,15 la minute
QQ(bQ

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin