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INVENTAIRE COMMUNAL
L’évolution des services publics
en Haute Normandie
Une lente progression,
23plutôt au profit
du milieu urbain
lobalement, le nombre la région, elle est présente dans uneAu travers des trois
de services publics commune sur quatre, mais lainventaires communaux de G(poste, gendarmerie, tré Haute-Normandie compte beau-1980, 1988 et 1998, il est
sorerie et caserne de pompiers) est coup de petites communes. Ainsi,
possible de suivre
en augmentation mais surtout, la en 1998, 340 des 1 420 communes
l’évolution de certains population desservie sur place par que compte la région desservent
services publics tels que les ces services et nettement plus im- 76,6% de la population régionale.
postes, les gendarmeries, portante. En 1998, 313 communes La poste est le service public le
ont au moins un des quatre servi- plus répandu, aussi bien en villeles trésoreries ou les
ces publics précités, contre 289 en que dans les campagnes, l’absencecasernes de pompiers. La
1988 et 286 en 1980. de bureau de poste étant souventspécificité de chaque
Il est très rare de voir disparaî suppléé par la présence d’une
inventaire permet d’avoir
tre un service public et lorqu’une agence postale, qui assure les opé
des informations sur commune possède un tel équipe- rations les plus courantes.
d’autres services, mais la ment, en général elle le conserve. Ainsi, parmi les quarante neuf
comparaison temporelle ne Parmi les 377 communes qui ont eu agences postales présentes dans la
sur leur territoire soit un centre d’in région, vingt cinq se situent danspeut se faire que sur
tervention de pompiers, soit une tré des communes dont la populationcertains équipements.
sorerie (centre de perception), soit ne dépassait pas 1 000 habitants enL’inventaire communal de
une gendarmerie, soit un bureau de 1990. A l’opposé, il n’y a que quatre
1998(1), par exemple,
poste depuis 1980, 316 ont gardé du communes de plus de 2 000 habi-
permet de savoir de rant vingt ans au moins l’un des tants qui ne disposent pas de bureau
combien de "guichet quatre équipements. de poste. Il s’agit de Franqueville
unique pour les formalités Cependant, ces équipements Saint Pierre, Fontaine la Mallet
administratives" la région ont tendance à disparaître en mi- (qui disposent toutes les deux
lieu rural au profit de créations en d’une agence postale), Hautot sur-dispose. Cette question
milieu urbain. Mer et Guichainville.n’avait pas été posée en
Les Haut Normands qui ne bé 1988.
néficient pas de service postal dans
leur commune doivent, enLa poste, le service public
moyenne, parcourir 4,3 kilomètresle plus répandu
pour atteindre le bureau de poste le
La poste offre ses services au plus proche.
public à travers un réseau de bu- Au cours des vingt dernières
(1) voir encadré page 8. reaux et d’agences postales. Dans années, on constate une légère aug
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999INVENTAIRE COMMUNAL
Gendarmerie rime
avec trésorerie
La Haute-Normandie compte
autant de gendarmeries que de tré
soreries car ces équipements pu-
blics correspondent à une logique
d’implantation proche. Les chefs-
lieux de cantons accueillent 75%
des 107 gendarmeries de la région
et 73% des 95 trésoreries.
24
Le nombre de gendarmeries a
surtout augmenté depuis 1988,
mais la distance moyenne à ce
service est restée quasi identique
pour la population. En effet, les
créations ont surtout eu lieu en
milieu urbain et en particulier
dans l’agglomération rouennaise :
Bihorel, Bonsecours, Déville les-
Rouen, Mont Saint Aignan et Saint-
Étienne du Rouvray. Dans l’agglo
mération, les distances entre les
communes équipées et non équi-
pées sont moins importantes qu’en
milieu rural. Une seule gendarme
rie a disparu : celle de Monfort sur-
Risle. La population desservie sur
place a donc augmenté depuis
mentation du nombre de bureaux Isles, Tilleul-Dame-Agnès et 1980, passant de 51% à 57%.
de poste (sept de plus qu’en 1988), Villiers en Désoeuvre, mais le lit- Les trésoreries diminuent en
qui va de pair avec une légère di- toral nord de la Seine Maritime a nombre depuis 1980, mais la popu
minution de la distance à parcourir aussi été touché : Ermenouville, lation desservie sur place a aug-
pour disposer de ce service (4,3 ki Monchy sur Eu, Quiberville et Saint menté. En effet, les communes
lomètres au lieu de 4,5 en 1988). Martin en Campagne n’ont plus de abritant les 95 perceptions repré
Les communes qui ont per- poste en 1998. sentent 54% de la population en
du leur bureau de poste se En revanche, c’est principale- 1998 alors que les 105 communes
trouvent principalement dans ment en Seine-Maritime que de disposant d’une perception en
l’Eure : Autheuil Authouillet, nouveaux bureaux ont été ouverts : 1980 ne représentaient que 51%
Cesseville, Le Cornier, Romilly la 16 des 18 créations ont eu lieu dansdes Haut Normands. Depuis
Puthenaye, Saint-Quentin-des- ce département. 1988, la création de la trésorerie
Une population de mieux en mieux desservie
ÉVOLUTION DES SERVICES PUBLICS EN HAUTE NORMANDIE
Nombre de communes équipées Part de la population desservie sur place (%) Distance moyenne à l’équipement (Kms)
1980 1988 1998 1980 1988 1998 1980 1988 1998
Poste (bureau ou
agence postale) 330 333 340 75 76 77 4,6 4,5 4,3
Gendarmerie 97 98 107 50 51 57 6,6 6,6 6,6
Trésorerie (centre de
perception) 105 99 95 51 53 54 6,5 6,7 6,8
Pompiers 60 69 166(1) 39 41 58 8,1 7,9 6,0
(centre d’intervention)
(1) y compris présence d’un pompier volontaire Source : INSEE Inventaires communaux 1980, 1988, 1998
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999INVENTAIRE COMMUNAL
10 000 habitants. De ce fait, 36%
des Haut Normands bénéficient de
ce service dans leur commune de
résidence.
Parmi les nouveaux services ré-
pertoriés par l’inventaire commu-
nal de 1998, on note la présence de
"maisons de service public". Il
s’agit là de lieux dans lesquels le
public peut effectuer des démar-
ches administratives dans un gui- 25
chet unique sur la commune. Sur
les 76 maisons de service public
que compte la région, seulement
six sont implantées dans l’Eure. En
Seine Maritime, l’arrondissement
de Rouen en compte dix, celui du
Havre, 17 et l’arrondissement de
Dieppe, 43
Boris SIMON
de Bellencombre compense la dis formations recueillies qui prennent
parition de celle de Saint Saëns, aussi en compte la présence d’un
assez proche. pompier volontaire sur la com-
En revanche, la création d’une mune et non plus uniquement celle
trésorerie en milieu urbain, à Saint d’un centre d’intervention (ca-
Étienne du Rouvray, explique l’aug serne).
mentation de la part de population Pour ce qui est des agences pour
desservie, mais cache la disparition l’emploi, l’inventaire communal de
de perceptions en milieu rural : les 1988 prenait en compte les perma-
perceptions de Gauciel, Bosc-le- nences régulières de l’ANPE (avec
Hard, Étretat, Saint Vaast-d’Équi- ou sans effectif permanent) alors
queville et Vittefleur ont disparu. qu’en 1998, seules les agences ANPE
avec un effectif salarié permanent
ont été retenues. Ainsi, de 61 relais
en 1988 on passe à 23 centres enLes zones urbaines privilégiées
1998. Dès lors, la comparaison entre
Les analyses concernant les les deux inventaires communaux n’a
pompiers et les agences pour l’em plus vraiment de signification.
ploi (ANPE) sont plus délicates. En 1998, la répartition des
En ce qui concerne les soldats agences locales de l’ANPE sur
du feu, la forte augmentation du l’ensemble du territoire de la
nombre de "centres d’intervention" Haute-Normandie privilégie les
de pompiers (de 69 à 166 entre 1988 zones urbaines. 14 des 23 centres se
et 1998), semble provenir des in- situent dans des villes de plus de
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999

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