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La consommation des ménages en 2002

45 pages
En 2002, la dépense de consommation des ménages a augmenté de 1,2 % en volume, aux prix de l'année précédente (après + 2,6 % en 2001). Elle a été freinée par le ralentissement du pouvoir d'achat. La hausse des dépenses d'audiovisuel et d'informatique a été vive. La consommation de services de télécommunications a également été dynamique, mais moins qu'en 2001. Après une année de forte croissance, les achats d'automobiles ont à nouveau reculé. Les dépenses de chauffage ont aussi diminué, en raison de conditions climatiques favorables. Les services de transport ont maintenu un rythme de hausse modérée, alors que les dépenses pour les hôtels-cafés-restaurants ont décéléré. Enfin, les dépenses alimentaires se sont légèrement redressées. Pour la deuxième année consécutive, l'Insee-Résultats sur la consommation des ménages rassemble : - un ouvrage papier comportant une analyse des résultats avec des tableaux synthétiques, - un cédérom contenant les tableaux annuels détaillés de consommation des ménages. Les séries sont disponibles sur la période 1959-2002.
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Insee Résultats La consommation des ménages

en 2002
Société
n° 14
Juillet 2003
« Synthèses des Biens et Services »
Section « Consommation des ménages »
Sources et méthodes
Introduction...............................................................3
La consommation dans le système de comptabilité
nationale SEC 95......................................................3
Nomenclatures..........................................................5
La notion de volume..................................................5
Bibliographie .............................................................7

Les données essentielles
L’analyse des résultats .............................................9
Les tableaux ...........................................................28

Directeur
de la publication
Jean-Michel Charpin
Le cédérom
Institut national
Présentation du cédérom........................................45 de la statistique
et des études Liste des tableaux...................................................45
économiques

Direction générale
18 boulevard
Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14 Où et comment commander ?
Téléphone : 01 41 17 50 50
Fax : 01 41 17 66 66 Les produits de l’Insee............................................46
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© Insee 2003

La consommation des ménages en 2002


Cet Insee Résultat a été réalisé par la section "Consommation des ménages" de la division
"Synthèses des Biens et Services" de l'Insee. Élisabeth RIGNOLS en a dirigé la réalisation.

L’élaboration des séries annuelles de consommation et l’analyse des résultats ont été menées par :

Alimentation Danielle BESSON
Élyane BLANCHE-BARBAT JacquelineECHAMPE

Habillement Régis ARTHAUTAline LAROMANIÈRE

LogementARTHAUT
Élisabeth RIGNOLS

Equipement du logement Régis ARTHAUT
Danielle BESSON Aline LAROMANIÈRE Monique PAULY

Santé MoniquPAUL

Transports, culture et loisirs Régis ARTHAUT
Danielle BESSONÉlyane BLANCHE-BARBAT

Communications Régis ARTHAUT Danielle BESSON
Élisabeth RIGNOLS

Autres biens et services Régis ARTHAUT Danielle BESSON

Les commentaires d’ensemble ont été rédigés par Élisabeth RIGNOLS.
La réalisation technique de l’ouvrage papier a été menée par Magali Chollet et Élisabeth RIGNOLS.
Cette publication fait suite aux différents ouvrages annuels analysant la consommation des ménages
(voir bibliographie pages 7 et 8).
2ources et méthodes
Introduction
Cet Insee-Résultats consacré à la consomma- utilisateurs qui souhaiteraient retrouver les
tion des ménages rassemble d’une part, en données en francs pourront les obtenir par une
format papier, une analyse de la consommation simple multiplication des données en euros par
des ménages axée sur l’année 2002 6,55957, valeur du taux de change fixe
accompagnée de tableaux synthétiques, d’autre euro/franc du 31 décembre 1998. Ce calcul
part un cédérom comportant les tableaux s’applique quelle que soit l’année. De cette
annuels détaillés de consommation en séries façon, les évolutions ne sont pas affectées par le
longues (depuis 1959). Cette édition est la passage à l’euro.
deuxième à paraître sous cette forme. Elle Les données des années 1959 à 2002 sont
remplace l’ancien « volume papier ». publiées dans les concepts et nomenclatures de
Le nombre et le détail des tableaux sur papier la base 95. La consommation des années 1959-
sont désormais plus réduits. La documentation y 2001 l’est dans sa version définitive. La
est également moins détaillée. Par contre, les consommation de l'année 2002 est publiée ici
« anciens » tableaux sont disponibles sur le dans sa première version dite « provisoire » ;
cédérom avec une documentation développée. elle est susceptible d’être révisée en 2004.
Tous les montants de consommation des
ménages sont exprimés en euros. Les
La consommation
dans le système de comptabilité nationale SEC 95
Les comptes nationaux français en base 95 sont De la dépense de consommation finale des
établis selon le système européen de ménages...
comptabilité SEC 95. Dans ce système de
comptabilité nationale, qui remplace le système La consommation des ménages qui doit être
élargi de comptabilité nationale (adapté du SEC évaluée est celle des ménages résidents, qu'elle
79) de la base 80, deux concepts de ait lieu dans ou hors du territoire économique
consommation finale sont distingués : la national. Selon le SEC 95, « on considère
dépense de consommation finale et la comme unités résidentes les ménages qui ont
consommation finale effective. La dépense de un centre d’intérêt économique dans le pays,
consommation finale des ménages recouvre les même s’ils se rendent à l’étranger pour une
dépenses consacrées par les ménages courte durée (moins d’un an) ». Le territoire
résidents à l’acquisition de biens et services économique français inclut désormais les
utilisés pour la satisfaction directe des besoins départements d'outre-mer (Guadeloupe,
humains « individuels ». Alors que la dépense Guyane, Martinique, Réunion), mais exclut
de consommation se limite aux dépenses que toujours Monaco et les territoires d’outre-mer.
les ménages supportent directement, la Pour des raisons statistiques, on ne peut évaluer
consommation finale effective des ménages dans un premier temps, par produits, qu'une
recouvre l’ensemble des biens et services qu’ils consommation territoriale, représentant
utilisent effectivement (ou consomment) quelle l'ensemble des achats effectués sur le territoire
que soit la manière dont ils sont financés. L’écart par des ménages résidents ou non. La
entre les deux notions, les « transferts sociaux consommation est obtenue en retranchant la
en nature des administrations », correspond aux consommation des non-résidents sur le territoire
remboursements de sécurité sociale, aux aides et en additionnant la consommation des
aux logements, aux dépenses des administra- résidents hors du territoire. Les données
tions en éducation, en santé, etc. nécessaires sont obtenues par un traitement
particulier de la balance des paiements.

La consommation des ménages en 2002 3Les biens et services marchands constituent les achats de ménages à d'autres ménages :
l’essentiel de la dépense des ménages ; ils seules les marges commerciales des revendeurs
correspondent aux achats de biens neufs (sauf sont prises en compte. C'est notamment le cas
les logements mais y compris les achats en pour le poste « voitures d'occasion ». De plus, la
leasing pour les automobiles), aux achats de dépense de consommation des ménages
véhicules d'occasion (passant par le commerce), n’inclue pas la valeur ajoutée domestique
et aux achats de services marchands. Ils (préparation des repas, travail ménager, aide
comprennent aussi l'autoconsommation de aux enfants dans leurs devoirs scolaire,
produits alimentaires, les avantages en nature bricolage).
fournis par les employeurs à leurs salariés ou
par l'armée aux militaires, les loyers « imputés » … à la consommation finale effective des
des logements occupés par leurs propriétaires, ménages
qui, tous, viennent en contrepartie des revenus
de même montant inclus dans le revenu Pour passer de la dépense de consommation
disponible des ménages. des ménages à la consommation effective, il faut
Quand ces biens et services marchands sont ajouter les transferts sociaux en nature versés
utilisés par des entrepreneurs individuels pour par les APU et ISBLSM, qui constituent une
leur activité productive, on ne les prend pas en dépense de consommation pour celles-ci.
compte dans la consommation finale des Les dépenses de consommation finale des
ménages. Pour les biens et services à usage administrations publiques sont subdivisées entre
mixte, on ne retient ici qu'une partie de leur dépenses de consommation finale individualisa-
valeur, proportionnelle à l'utilisation domestique ble (celles dont le consommateur effectif est
qui en est faite. identifiable), santé et éducation pour l’essentiel,
Les services non marchands pris en compte et dépenses de consommation collective
dans la dépense de consommation finale des correspondant aux fonctions régaliennes des
ménages comprennent tout d'abord les administrations : justice, défense, police,
paiements partiels des ménages aux administration générale….
administrations publiques (APU) (hôpitaux, Les transferts sociaux en nature des
enseignement, musées, théâtres) ou aux administrations publiques aux ménages
institutions sans but lucratif au service des correspondent aux dépenses de consommation
ménages (ISBLSM) (séances de ciné-club, finale individualisable de ces administrations.
spectacles amateurs, offices religieux). S'y La consommation effective des administrations
ajoutent les services domestiques fournis par le publiques ne comprend plus alors que les biens
personnel salarié employé par les ménages et services inclus dans les dépenses de
(employés de maison, nourrices, concierges et consommation finale collective.
gardiens d'immeubles), qui ont leur contrepartie L'ensemble de la dépense de consommation
en production pour compte propre des ménages. des ISBLSM, qui est considéré comme
La comptabilité nationale ne classe pas en individualisable, constitue une consommation
consommation l'achat et les gros travaux effective des ménages. Il n'y a donc pas de
d'amélioration du logement, les intérêts liés à consommation finale effective pour les ISBLSM.
ceux-ci, les impôts. Elle ne retrace pas non plus

MENAGES ADMINISTRATIONS ISBLSM

PUBLIQUES
Dépenses de Dépenses collectives et
Dépenses de Dépenses de
consommation des individuelles des
consommation consommation des ISBLSM
ménages administrations publiques
Dépenses de
consommation des
ménages
+
Consommation Dépenses individuelles des Dépenses collectives des

effective APU administrations publiques
+
Dépenses de
consommation des
ISBLSM
4 La consommation des ménages en 2002 Nomenclatures
Les séries de consommation finale des ménages véhicules, leurs frais d'entretien et de réparation,
sont présentées dans trois nomenclatures. la consommation de carburants, les dépenses
Chacune d'elles est adaptée à un usage de transports ferroviaires, routiers, et enfin les
particulier. transports aériens.
La première, la plus détaillée, est une Une telle présentation se prête à l'étude du
nomenclature de produits, comprenant 304 comportement des ménages. Pour cette raison,
postes élémentaires. Elle classe les produits elle est utilisée dans les modèles de
selon une optique de processus de fabrication et consommation, et dans les calculs d'élasticité de
matière de l'objet consommé (textile, bois, la consommation par rapport au revenu aussi
chimie,...). Elle distingue les biens des services, bien qu'aux prix. Le plus souvent, les projections
le marchand du non marchand. sont faites selon cette nomenclature. On
Elle s'articule avec les regroupements plus retiendra cette présentation en particulier pour
agrégés utilisés dans les comptes nationaux : l'analyse de la consommation sur le long ou
niveau 118 ou niveau G, 40 ou niveau F, 16 ou moyen terme.
De plus, la nomenclature de fonctions présente niveau E et 5 ou niveau D. Ces codes sont
indiqués en première colonne des tableaux. l'avantage d'être la nomenclature internationale
Cette nomenclature est à privilégier quand on se COICOP. C'est pourquoi elle convient tout à fait
réfère à la production, pour des études de aux comparaisons entre pays. Elle est ainsi
marché, ou lors de comparaisons avec des utilisée dans les publications de l'ONU, de
chiffres d'affaires. l'OCDE et d'Eurostat.
La deuxième est une nomenclature de fonctions. La troisième nomenclature se fonde sur le critère
Elle correspond à un classement selon les de durabilité, et oppose les biens durables aux
besoins auxquels la consommation répond. biens fongibles. Elle distingue les biens des
Alimentation, boissons alcoolisées et tabac, services. Elle classe les biens en trois groupes :
articles d'habillement et chaussures, logement biens durables importants (véhicules, meubles,
chauffage éclairage, équipement du logement, équipement ménager ou de loisir), biens semi-
santé, transport, communications, loisirs-culture, durables (textile, habillement) et biens non
éducation, hôtels cafés et restaurants, autres durables (alimentation, énergie). Cette
biens et services constituent les douze grandes nomenclature est très utile pour l'analyse
fonctions. La fonction 13 représente les conjoncturelle. A court terme, l'évolution du
dépenses de consommation des institutions revenu des ménages, notamment, a des
sans but lucratif au service des ménages conséquences différentiées sur la consommation
(ISBLSM) et la 14ème regroupe les dépenses de classée par durabilité.
consommation individuelle des administrations Un certain nombre d'abréviations sont utilisées
publiques (APU). dans les nomenclatures des tableaux. Voici leur
Cette nomenclature regroupe, aux prix de signification :
quelques conventions, les produits, biens et ATC : autoconsommation
services, complémentaires c'est-à-dire simulta- CCM : consommation commercialisable mar-
nément nécessaires à la satisfaction d'un même chande
besoin, ou substituables c'est-à-dire alternatifs n.d. : non disponible
pour satisfaire un même besoin. Par exemple, la NDA : non désigné ailleurs
fonction « transport » regroupe les achats de n.s. : non significatif

La notion de volume
Du fait de la hausse des prix, la monnaie se simplicité : pour chaque poste élémentaire, on
déprécie au cours du temps. On peut corriger multiplie les quantités de l’année considérée par
cet effet. On distingue pour cela les évolutions les prix de l’année précédente. A partir des
en « valeur » (évaluées à prix courants, sans chiffres ainsi obtenus, on peut ensuite évaluer
correction de l'effet de l'inflation) des évolutions des évolutions (ou des indices) entre deux
en « volume », en intégrant une correction années consécutives, dans lesquelles l’effet
éliminant l'effet de l'inflation. A cette fin, on direct des hausses et des baisses de prix est
calcule la consommation d’une année aux prix effacé. Les évolutions en volume sur plusieurs
de l’année précédente. Sur le plan des années sont ensuite calculées par chaînage,
principes, l’opération est d’une parfaite c’est à dire en multipliant les indices obtenus
La consommation des ménages en 2002 5 pour chacune de ces années. Pour la Avec les indices chaînés, une difficulté apparaît :
consommation des ménages le calcul est ces calculs étant réalisés à tous les niveaux de
effectué pour tous les postes et à tous les nomenclature, aucune égalité comptable n’est
niveaux de détail. plus respectée. Ainsi le total de la dépense de
Avec la base 1995 des comptes nationaux, les consommation finale des ménages n’est plus la
évolutions en volume calculées selon la somme des dépenses postes par postes.
méthode de l’année fixe ont été abandonnées Les coefficients budgétaires présentés dans cet
car elles conservent la trace des prix relatifs de Insee-Résultats se définissent comme la part de
cette année de référence. Or, dans certains cas, consommation en valeur relative à un bien ou un
les prix relatifs varient fortement (matériel service particulier dans la consommation totale.
informatique). Les produits dont les prix On peut cependant calculer les coefficients
augmentent plus vite que la moyenne auront budgétaires en volume (aux prix de l’année
une pondération inférieure à celle des années précédente, chaînés, base 1995). Dans ce cas,
récentes. Ces pondérations peu représentatives la déformation de la structure de la
provoquent des distorsions dans l’évolution des consommation qui résulte des différences entre
agrégats. Pour les éviter, le SEC 95 a choisi de les évolutions des prix des produits est éliminée.
privilégier les comptes aux prix de l’année Mais la somme des coefficients budgétaires
précédente chaînés. n’est pas égale à 1.
6 La consommation des ménages en 2002
Bibliographie
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La consommation des ménages en 2002 7 3. Méthodes, concepts 4. Projections de consommation, études
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s’adapte », Daniel Témam, Économie et des fiscalités indirectes : des effets limités pour
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8 La consommation des ménages en 2002 es données essentielles
L’analyse des résultats
La dépense de consommation finale des ménages a augmenté de 1,2 % en volume en 2002. Elle a
atteint 823,5 milliards d’euros à prix courants. Sa contribution à la croissance économique
(+ 1,2 %) s’est élevée à 0,7 point. Elle a décéléré par rapport à l’année précédente (+ 2,6 %). Elle a
été freinée par le ralentissement du pouvoir d’achat et l’augmentation du chômage. Les ménages
ont augmenté leur taux d’épargne. Les dépenses d’informatique et d’audiovisuel se sont
fortement accrues. La consommation de services de télécommunications a été dynamique, mais
moins qu’au cours des années précédentes. Les dépenses alimentaires ont légèrement
progressé. En revanche, les achats d’automobiles ont reculé, de même que les dépenses de
chauffage et d’éclairage et celles de boissons alcoolisées et tabac.
1. La consommation en 2002 :
une progression modérée
Après des hausses encore marquées en 2000 et Le taux d’épargne des ménages a continué à
2001 (+ 2,7 % et + 2,6 % en volume, aux prix de progresser. Il est passé de 15,7 % en 2000 à
l’année précédente), la dépense de 16,2 % en 2001 et 16,7 % en 2002 (tableau 1).
consommation des ménages a décéléré en 2002 Dans un contexte de dégradation du marché du
(+ 1,2 %). Le pouvoir d’achat a été moins travail et d’incertitudes géopolitiques, les
dynamique qu’au cours des deux années ménages ont pu être incités à constituer une
précédentes. épargne de précaution. En outre, une partie des
En effet, l’atonie du marché du travail a pesé sur allègements d’impôts, concentrés en fin d’année,
les revenus d’activité, et les dividendes et a été, au moins dans un premier temps,
intérêts nets reçus par les ménages ont diminué. épargnée. Mais la part de l’épargne consacrée à
Toutefois, de nouvelles baisses d’impôts et l’investissement en logement a diminué, passant
l’accélération des prestations sociales ont limité de 56 % à 51,7 %. En volume, l’investissement
le ralentissement du revenu disponible brut en logement s’est accu de 0,8 %, comme en
(RDB) nominal (c’est-à-dire avant prise en 2001. La capacité de financement, c’est-à-dire
compte de l’inflation) : + 3,9 %, après + 4,8 % en l’épargne financière, des ménages s’est donc
2001 et + 4,7 % en 2000. Les prix à la améliorée : 77,8 milliards d’euros, après 68,3
consommation ayant légèrement accéléré (cf. milliards d’euros en 2001.
infra), le pouvoir d’achat a augmenté de 1,9 %
(contre un peu plus de 3 % en 2000 et 2001).
Tableau 1 - Variation du pouvoir d’achat du RDB* et taux d’épargne
Variation du pouvoir d’achat du RDB en % Taux d’épargne en %
1992 1,7 14,7
1993 0,4 15,6
1994 0,3 14,8
1995 2,7 16,0
1996 0,0 15,0
1997 1,5 16,1
1998 2,8
1999 2,8 15,3
2000 3,1 15,7
2001 3,2 16,2
2002 1,9 16,7
* Déflateur : indice de prix de la dépense de consommation finale des ménages
Source : comptes nationaux, Insee
La consommation des ménages en 2002 9La dépense de consommation des ménages en + 22,2 % en 2000. Ils expliquent 0,2 point de la
volume a été freinée par la légère accélération croissance en volume de l’ensemble de la
des prix. Ils ont augmenté de 2,0 % en 2002, dépense des ménages. Les baisses de prix ont
après + 1,6 %. Leurs évolutions diffèrent été moins marquées que précédemment.
toutefois selon les grands postes de D’autres dépenses destinées aux loisirs ont
consommation. Ainsi, les prix de l’alimentation poursuivi leur vive progression, telles que les
ont nettement décéléré (+ 2,8 %, après + 5,6 %, DVD (digital versatile disk) et les appareils
hors boissons alcoolisées et tabac), en photos numériques. Les dépenses consacrées
particulier ceux des viandes et des fruits, et les aux spectacles et aux jeux de hasard et d’argent
achats alimentaires ont progressé en volume un ont également crû rapidement. En revanche, la
peu plus rapidement que l’année précédente fréquentation des salles de cinéma a légèrement
(+ 1,3 %, après + 0,6 %, et tableau 2). En reculé.
revanche, les prix des produits énergétiques ont Par grand groupe de durabilité, c’est la
moins baissé qu’en 2001 (- 3,0 %, après consommation de services qui a enregistré la
- 5,4 %), et les dépenses en volume se sont hausse la plus forte (tableau 3). Elle a
retournées à la baisse (- 2,3 %, après + 3,6 %). notamment été tirée par les services de santé ;
Les prix des biens durables ont été quasiment les dépenses d’action sociale ont également été
stables comme en 2001 (- 0,5 %, après - 0,2 %), dynamiques. Il en a été de même pour les
et le retournement à la baisse des dépenses en services de télécommunications même si la
volume est due à celui des acquisitions consommation a nettement ralenti. Les
d’automobiles neuves et au repli plus marqué dépenses de logement ont augmenté au même
qu’en 2001 des achats de meubles. Enfin, dans rythme qu’en 2001, alors que celles consacrées
le domaine des services, les prix des hôtels- aux hôtels-cafés-restautants et aux transports en
cafés-restaurants, de la réparation, des loyers et commun ont décéléré. Parmi les biens semi-
des services de santé ont accéléré, tandis que durables, les achats d’articles de sport, de jeux
ceux des services de transports ont décéléré ; et jouets, de matériel optique et photographique
quant aux prix des télécommunications, ils ont et, dans une moindre mesure, d’équipements
stoppé leur mouvement de baisse. automobiles ont encore été marqués, même s’ils
La fréquentation touristique a continué à reculer, ont pour la plus part progressé moins fortement
ce qui a pesé sur les dépenses des hôtels-cafés- que l’année précédente. En revanche, la
restaurants. Les services de transport ont bijouterie n’a pas eu la faveur des ménages. La
maintenu leur rythme de hausse modérée. consommation de biens non durables a ralenti :
Les biens et services des « technologies de les dépenses d’énergie se sont retournées à la
l’information et de la communication » - baisse en raison de la douceur du climat. Enfin,
essentiellement le matériel informatique, les les dépenses de biens durables importants ont
téléphones et services de télécommunications, été affectées par le retournement à la baisse des
les appareils de réception, d’enregistrement et acquisitions d’automobiles neuves ; parmi les
de reproduction du son et de l’image - ont autres grandes composantes, seuls les achats
encore été prisés par les ménages. Toutefois, la de téléviseurs et de réfrigérateurs-congélateurs
hausse des dépenses a nettement faibli : ont accéléré par rapport à 2001.
+ 6,4 % en volume, après + 11,2 % en 2001 et
10 La consommation des ménages en 2002

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