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N° 902 - JUIN 2003
PRIX : 2,20€
La consommation des ménages en 2002
Une progression modérée
Elisabeth Rignols, division Synthèses des biens et services, Insee
n 2002, la dépense de consomma- sociales limitent le ralentissement du revenu
disponible. Les ménages augmentent leur tauxtion des ménages augmente de
d’épargne (16,7 %, après 16,2 %) (tableau 1 etE1,2 %, aux prix de l’année précé-
graphique 1).
dente, après + 2,6 % en 2001. Elle est
Les prix accélèrent légèrement en 2002 :
freinée par le ralentissement du pouvoir + 2,0 %, après + 1,6 % en moyenne annuelle.
d’achat et l’augmentation du chô- Les prix des produits énergétiques baissent un
mage. Les dépenses d’audiovisuel et peu moins qu’en 2001 (- 3,0 %, après - 5,4 %),
et les dépenses en volume reculent (- 2,3 %,d’informatique augmentent fortement.
après + 3,6 %). En revanche, les prix de l’ali-La consommation de services de télé-
mentation décélèrent : + 2,8 %, après + 5,6 %
communications est dynamique, mais
(hors boissons alcoolisées et tabac), en parti-
beaucoup moins qu’en 2001. Les dépen- culier ceux des viandes et des fruits, et les
ses alimentaires progressent légère- achats alimentaires progressent un peu plus
ment. En revanche, la consommation de rapidement en volume que l’année précédente
(+ 1,3 %, après + 0,6 %). Les prix des biensboissons alcoolisées et de tabac di-
durables sont quasiment stables et le retourne-minue, de même que les achats d’automo-
ment à la baisse des dépenses est dû à celui
biles neuves. Les dépenses de chauffage
des acquisitions d’automobiles neuves et au
se réduisent également en raison de repli des achats de meubles, plus marqué
conditions climatiques favorables. qu’en 2001 (tableau 2).
Les prix des loyers, comme des hôtels-
Après des hausses importantes en 2000 et cafés-restaurants, accélèrent.
2001, la dépense de consommation des ména-
ges (cf. Définitions) ralentit en 2002 : + 1,2 %.
Croissance vive mais atténuéeLe pouvoir d’achat est moins dynamique qu’au
cours des deux années précédentes : + 1,9 %, pour les produits des « TIC »
après + 3,2 % en 2001 et + 3,1 % en 2000. En
effet, l’atonie du marché du travail pèse sur les Les ménages restent attirés par les produits
revenus d’activité, et les revenus de la pro- des « technologies de l’information et de la
priété diminuent. Mais de nouvelles baisses communication » (TIC). Néanmoins, les
d’impôts et l’accélération des prestations dépenses ralentissent nettement (+ 6,4 % en
Ralentissement de la consommation dans la zone euro
Le ralentissement de la consommation affecte dynamique au premier semestre, la consommation
l’ensemble de la zone euro. La consommation ne se redresse qu’au second semestre : l’anticipa-
privée (dépense de des ména- tion de la suspension de mesures fiscales, mises
ges) augmente en volume de 0,6 %, après en place à l’été 2002, favorise l’achat d’automobi-
+1,8 % en 2001 (tableau). les neuves. Après une légère reprise de la
L’augmentation du taux de chômage pèse sur la consommation allemande au cours de l’été, sou-
consommation, même si celle-ci bénéficie d’une tenue notamment par l’accélération des presta-
modération des prix. La demande des ménages tions familiales, les dépenses outre-Rhin sont
espagnols est cependant soutenue par de fortes affaiblies en fin d’année par l’annonce d’un plan de
créations d’emplois. En Italie, malgré un emploi rigueur budgétaire.
La consommation privée des ménages dans la zone euro
Zone euro Allemagne Italie Espagne France
2001 2002 2001 2002 2001 2002 2001 2002 2001 2002
Évolution en volume* (%) 1,8 0,6 1,6 - 0,6 1,0 0,4 2,5 1,9 2,6 1,2
* en moyenne annuelle
Source : Eurostat et comptes trimestriels nationaux
INSEE
PREMIEREvolume, après + 11,2 % en 2001 et réception, d’enregistrement et de repro- voitures neuves sur dix concernent une
+ 22,2 % en 2000) (graphique 2). Les duction du son et de l’image maintien- marque française. Par ailleurs, le diesel
prix continuent de baisser (- 2,4 %), mais nent une progression supérieure à 5 % poursuit sa progression, mais à un
à un rythme moins soutenu (- 4,6 % en l’an. Au total, les biens et services des rythme ralenti. En 2002, les immatricula-
2001, - 8,9 % en 2000). TIC, qui pèsent pour 3,3 % dans la tions d’automobiles neuves ayant un
Le ralentissement en volume concerne dépense des ménages, expliquent 0,2 moteur diesel atteignent 63 % de
essentiellement les télécommunica- point de la hausse globale de 1,2 %, l’ensemble des immatriculations.
tions. La hausse, qui atteignait encore dont 0,1 point pour la téléphonie. Les ménages réduisent légèrement
13,5 % pour les services de télécommu- leurs dépenses pour l’équipement du
nications en 2001, est divisée par deux logement en 2002 (tableau 3). Les
en 2002 ; l’équipement des ménages en achats de meubles baissent davantage
Baisse des achatstéléphone mobile commence à s’essouf- que l’année précédente. Dans l’électro-
fler : 39 millions d’appareils à la fin de ménager, les acquisitions de gros appa-de voitures neuves
l’année 2002, contre 37 millions un an reils ralentissent un peu, alors que celles
auparavant et 30 millions deux ans Les acquisitions d’automobiles neuves des petits appareils reprennent (cafetiè-
auparavant. En revanche, les achats diminuent de 3,8 % après une forte res électriques par exemple).
d’informatique continuent à progresser augmentation en 2001. Les marques
fortement : + 18,2 % en volume en 2002. françaises ainsi que les marques étran-
Recul des dépensesLes acquisitions d’appareils de gères reculent. Six immatriculations de
de chauffage et d’éclairage
Les dépenses liées au logement La consommation des biens Dépenses des ménages
(cf. Définitions) décélèrent en volume,et services des TIC*et pouvoir d'achat
sous l’effet du retournement à la baisse
Indice de volume base 100 en 1995Variations par rapport à l’année précédente,en % 250 des dépenses de chauffage et d’éclai-
4
Pouvoir d'achat 230
3 rage (- 3,6 % en 2002, après + 6,4 %).du revenu disponible brut 210
3 Dépense en produits TIC
190 En particulier, le repli des consomma-2
170
2 tions de fioul domestique et de gaz est
150
1
Dépense en volume 130 marqué. Il est favorisé par la douceur du1
1100 climat jusqu’en décembre. Le prix du
90-1
Dépense de consommation
70-1 gaz ralentit très fortement et celui du
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
fioul continue de baisser, un peu moins
* technologies de l'information et de la communicationSource : Comptes nationaux, Insee cependant qu’en 2001. Les dépensesSource : Comptes nationaux, Insee
d’électricité diminuent également, après
Consommation, prix, revenu et épargne quatre années de hausse ; le prix de
l’électricité croît faiblement, alors qu’ilVariation par rapport à l'année précédente en %
baissait depuis 1997.
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Les dépenses immobilières (hors aides
1
Dépense de consommation en volume 1,2 1,3 0,1 3,4 3,2 2,7 2,6 1,2 au logement) progressent de 1,9 % en
Prix de la dépense de consommation 2,0 1,9 1,4 0,7 0,4 1,5 1,6 2,0
volume (après + 2,0 %). Elles contri-Pouvoir d'achat du revenu disponible brut 2,7 0,0 1,5 2,8 2,8 3,1 3,2 1,9
Taux d'épargne (en % du revenu disponible brut) 16,0 15,0 16,1 15,6 15,3 15,7 16,2 16,7 buent pour 0,3 point à la hausse globale
1. Prix de l'année précédente de la dépense des ménages. Les prix
Source : comptes nationaux, Insee des loyers augmentent plus vite que les
années précédentes. Ils sont tirés par
l’accélération de l’indice du coût de la
Évolution de la consommation de biens durables construction et la sortie du gel des loyers
Variation en volume par rapport à l'année précédente en % de l’Union Nationale des Fédérations
d’Organismes HLM. En outre, en 2000
Poids dans la dépense de
1998 1999 2000 2001 2002 et 2001, la hausse des prix avait étéconsommation en 2002 (%)
limitée par la suppression progressiveAutomobiles 14,2 12,3 0,7 10,7 - 2,3 3,8
Automobiles neuves 15,3 13,2 - 2,8 9,2 - 3,8 2,8 du droit de bail.
1Automobiles d'occasion 10,7 9,4 12,8 15,1 1,9 1,0
Téléviseurs 26,8 8,6 14,8 3,7 12,1 0,3
Réfrigérateurs, congélateurs 2,0 8,6 6,7 -0,3 2,5 0,2
Lave-linge 2,6 9,0 7,9 3,4 2,4 0,2
Meubles 3,1 1,1 2,3 -0,3 - 6,7 1,5
2 Petite accélérationAutres biens durables 16,2 16,7 12,1 3,1 2,9 2,0
Ensemble des dépenses de santé
des biens durables 12,0 10,7 4,7 5,8 - 1,2 7,8
1. Véhicules de démonstration, véhicules appartenant aux loueurs, véhicules des ménages lorsque la vente est réalisée par Les soins hospitaliers à la charge des
des intermédiaires
ménages augmentent fortement en2. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave-vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc.
Source : comptes nationaux, Insee volume en 2002 (+ 6,3 %, après
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE+ 0,8 %). Pour les soins non hospitaliers, moins soutenue que celle des types stable en 2002 : - 0,2 %, après - 1,8 % en
la hausse est plus modérée (+ 3,4 %, d’hébergement plus modestes (cam- 2001, et une croissance à deux chiffres
après + 4,6 % en 2001). Les débours ping, auberges de jeunesse, etc.). au cours des deux années précédentes.
des ménages en produits pharmaceuti- Les dépenses de services de transport Malgré le trafic des compagnies à bas
ques progressent encore vivement augmentent modérément, comme coûts, les transports aériens sont encore
(+ 6,4 % en volume). l’année précédente (+ 1,6 %, après pénalisés par les attentats du 11 sep-
+ 1,5 %). Les transports ferroviaires tembre 2001, les problèmes d’Air Liberté
progressent de 2,2 % ; c’est la plus et l’ouverture des lignes TGV Méditer-
Poursuite de la croissance faible hausse depuis 1995, année au ranée en juin 2001. En outre, la progres-
des loisirs, hausse modérée cours de laquelle la dépense avait sion des prix reste soutenue (+ 3,8 %,
diminué. La dépense des ménages en après + 5,1 % en 2001) contrairementdes services de transports
transports aériens est quasiment aux années précédentes.
En 2002, les dépenses en volume de loi-
sirs et culture augmentent au même
rythme que l’année précédente (+ 4,5 %, Évolution de la consommation des ménages par fonction
après + 4,6 %). Outre le matériel infor-
matique, la hausse est très marquée
Poids dans la va-
pour les appareils photos numériques et leurdeladé- Valeurs
pense de Volume Prix 2002 enles DVD. Les activités de spectacle, les
consommation milliards
jeux de hasard et d’argent, les jeux et (%) d'€
jouets ainsi que les articles de sport sont 1992 2002 2000 2001 2002 2000 2001 2002
très prisés par les ménages. En Alimentation et bois. non alcool. 15,8 14,8 0,7 0,6 1,3 2,3 5,6 2,8 122,1
Produits alimentaires 14,9 13,8 0,6 0,5 1,2 2,4 5,9 2,9 113,8revanche, les achats de journaux, de
dont : Pain et céréales 2,2 2,0 1,1 1,3 0,7 1,9 3,1 3,0 16,6
revues et périodiques et de papeterie
Viandes 4,9 4,3 -0,1 -0,7 1,5 2,9 8,2 1,6 35,7
scolaire baissent, tandis que ceux de Poissons et crustacés 1,1 1,1 0,1 1,0 -0,2 3,6 3,6 2,9 8,8
Lait, fromages et oeufs 2,2 2,1 1,5 1,0 1,5 2,5 5,1 2,4 16,9livres ralentissent. En outre, les ména-
Fruits et légumes 2,6 2,5 0,8 0,2 1,1 1,5 8,6 5,5 20,6
ges continuent à délaisser les supports Boissons non alcoolisées 0,9 1,0 1,8 2,6 2,3 1,3 1,7 1,1 8,3
Boissons alcoolisées et tabac 3,1 3,4 -1,3 1,4 -2,1 2,9 3,2 4,8 28,4de données, dont les achats baissent
Boissons alcoolisées 1,8 1,6 -1,3 1,7 -0,6 1,1 1,2 1,0 13,3cependant moins qu’en 2001.
Tabac 1,3 1,8 -1,2 1,0 -3,5 4,6 5,2 8,4 15,1
Après deux années de très forte pro- Articles d'habillement et chaussures 6,4 4,8 0,6 0,2 0,2 0,2 0,7 0,9 39,2
Articles d'habillement 5,1 3,8 0,2 -0,1 0,6 0,3 0,5 0,7 30,9gression, la fréquentation des salles de
Chaussures 1,3 1,0 2,4 1,2 -1,3 -0,2 1,4 1,8 8,3
cinéma recule un peu (- 0,4 %). Un peu
Logement, chauffage, éclairage 23,4 23,9 1,7 2,7 1,0 1,5 1,0 2,1 196,4
plus du tiers des films vus en 2002 sont dont : Location de logement 16,3 17,1 2,3 2,0 1,9 1,0 0,8 2,6 140,6
Chauffage, éclairage 4,4 3,7 -1,4 6,4 -3,6 6,1 1,3 -0,2 30,1français, contre plus de 40 % l’année
Équipement du logement 6,7 6,2 3,6 0,4 -0,7 0,7 2,2 1,6 51,0
précédente, et moins de 30 % en 2000. dont : Meubles, tapis 2,0 1,6 2,1 -0,8 -6,2 0,5 1,4 1,9 13,1
Les dépenses liées à la télévision ralen- Appareils ménagers 1,1 1,0 5,8 0,7 2,8 -1,9 0,3 -1,5 8,3
Santé 3,5 3,7 3,8 4,8 5,3 0,2 -0,7 0,7 30,5tissent légèrement, tout en maintenant
dont : Médicaments 1,3 1,6 8,1 6,9 6,4 -0,3 -0,3 -0,5 13,1
une croissance de l’ordre de 5 % l’an. La Médecine non hospitalière 1,4 1,4 0,4 4,6 3,4 0,6 -1,6 1,4 11,1
Transport 15,0 15,2 1,9 4,0 -0,1 4,3 0,3 1,1 125,2décélération continue d’affecter les
dont : Achats de véhicules 4,5 4,1 0,6 9,4 -2,3 0,2 0,8 1,0 33,7
abonnements à la télévision par câble et
Carburants, lubrifiants 3,2 3,3 -1,7 1,8 -0,7 17,6 -4,7 -2,6 26,8
par satellite, dont les ménages sont Services de transports 2,2 2,4 6,6 1,5 1,6 1,2 2,9 2,2 19,6
Communications 1,8 2,4 20,8 12,0 5,3 -8,6 -3,4 0,5 19,5maintenant bien pourvus.
dont : Services de télécommunications 1,5 2,1 23,7 13,5 6,1 -9,4 -3,7 0,5 17,4
Les acquisitions de caravanes dimi- Loisirs et culture 8,7 9,2 6,9 4,6 4,5 -0,6 -0,1 0,7 76,1
nuent, comme quasiment chaque année dont : Appareils électr. et informat. 1,8 1,9 15,0 9,2 11,4 -5,9 -4,2 -5,2 15,3
Services culturels et récréatifs 3,0 3,9 6,7 4,1 4,2 0,7 0,2 2,8 31,8depuis vingt ans ; les achats de cam-
Presse, livres et papeterie 1,6 1,3 1,9 2,3 -1,3 0,7 1,8 2,1 10,5
ping-cars ralentissent. Éducation 0,6 0,6 -0,9 1,3 1,8 0,4 1,9 1,4 5,1
Hôtels, cafés et restaurants 7,6 7,8 3,6 1,2 0,4 1,9 2,5 3,9 64,2Alors que les années 1997 à 2000
Autres biens et services 7,3 8,0 2,0 2,9 1,7 1,5 2,3 2,6 65,7avaient enregistré un fort excédent tou-
dont : Soins personnels 2,4 2,4 1,0 0,6 0,9 1,9 3,6 3,8 20,0
ristique, le solde avait baissé en 2001 Action sociale 1,1 1,4 7,4 4,7 5,0 1,9 2,3 2,9 11,7
Assurances 2,2 2,6 5,6 0,6 -1,8 1,2 1,6 2,3 21,7(- 3,5 % en volume). C’est également le
Dépense de consommationcas en 2002 : - 3,0 %. Les dépenses des
des ménages 100,0 100,0 2,7 2,6 1,2 1,5 1,6 2,0 823,5
étrangers en France diminuent de 0,9 %,
1alors que les achats des Français à des ISBLSM - - -1,0 14,6 1,9 1,9 1,0 1,4 10,2l’étranger progressent de 0,7 %, moins
2
des APU - - 3,2 3,3 5,1 1,5 0,9 1,6 220,6
que les années précédentes. L’activité dont : Santé - - 4,4 5,3 6,2 1,0 0,5 1,8 108,1
Éducation - - 2,0 1,0 3,7 1,9 1,0 1,1 66,7des hôtels-cafés-restaurants dans son
Consommation effectiveensemble continue de ralentir (+ 0,4 %,
des ménages - - 2,7 2,9 2,0 1,5 1,5 1,9 1054,3
après + 1,2 % en 2001 et + 3,6 % en
1. Dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages
2000). Depuis 1999, l’évolution de la fré- 2. Dépenses de des administrations publiques en biens et services individualisables
Source : comptes nationaux, Inseequentation des hôtels de tourisme est
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREmation totale corresponde uniquement àLa consommation de fruits augmente unStabilité des dépenses
celle des résidents.peu plus que celle des légumes. Les prixd’habillement Pour passer à la consommation effective
progressent moins vite qu’en 2001, en
des ménages, on ajoute à la dépense de
particulier pour les fruits. consommation des ménages les dépensesLes dépenses sont quasi-
La consommation de boissons non alcoo- qui sont supportées par les administrations.ment stables : + 0,2 % en volume,
Par exemple, les dépenses de santé retra-lisées croît de 2,3 %. La hausse est pluscomme en 2001. Les achats de vête-
cées dans la dépense de consommation desforte pour les eaux de table que pour lesments masculins régressent pour la ménages comprennent uniquement les dé-
boissons non alcoolisées élaborées. Lesquatrième année consécutive. Ceux de bours des ménages en ce domaine (et non
jus de fruits et de légumes sont toujours les remboursements). Les remboursementsvêtements féminins augmentent. Les
appréciés. de la sécurité sociale et les coûts d’hospitali-dépenses pour les articles de voyage et
sation publique sont enregistrés dans laLa consommation de boissons alcooli-de maroquinerie ralentissent, tandis que
consommation effective des ménages. Ilssées recule de 0,6 % (+ 1,7 % en 2001).le secteur de la chaussure est en légère apparaissent en contrepartie dans la dé-
Les achats de champagne chutent debaisse après six années de croissance pense de consommation des administra-
4,8 % (+ 5,7 % en 2001) malgré la pour- tions publiques.modérée.
suite de la décélération des prix. Bière et Les dépenses liées au logement recou-
vrent principalement les loyers effectifs, lescidre sont également délaissés. En
loyers imputés c’est-à-dire les loyers querevanche, la consommation de vins est àReprise de la consommation
paieraient les propriétaires s’ils étaient lo-
peu près la même que celle de l’annéede viande cataires de leur logement, et les dépenses
précédente. de chauffage et d’éclairage.
La consommation de tabac baisse de Dans l’ensemble du texte, les évolutionsLes achats de produits alimentaires et
présentées sont en volume, aux prix de3,5 % en volume en 2002 (+ 1,0 % ende boissons non alcoolisées augmen-
l’année précédente, sauf mention con-2001). À partir de 1992, année de misetent un peu plus vite qu’au cours des traire.
en œuvre de la politique de hausse desdeux années précédentes. Pour calculer le pouvoir d’achat du reve-
prix, la consommation a diminué en nu et pour décrire les évolutions des prix àEn 2000 et 2001, la consommation de
volume chaque année hormis 1998, la consommation, on a retenu l’indice duviandes avait un peu baissé, affectée
prix de la dépense de consommation finale1999 et 2001. La croissance des prixpar les crises de l’encéphalite spongi-
des ménages de la comptabilité nationale.atteint 8,4 % en 2002. À des hausses deforme bovine (ESB) puis de l’épizootie Entre 2001 et 2002, en moyenne annuelle,
prix à deux chiffres au cours des annéesde fièvre aphteuse. Elle repart en 2002 : cet indice a augmenté de 2,0 %, contre
1992 à 1994, ont succédé des augmen- 1,9 % pour l’indice des prix à la consomma-+ 1,5 %. Cette reprise est favorisée par
tations de l’ordre de 8 % par an jusqu’en tion (IPC). Ce léger écart s’explique par unele ralentissement des prix, qui avaient
différence de champ : l’agrégat de la comp-1997. En 1998, les prix n’ont augmentéconnu un rebond en 2001. La consom-
tabilité nationale concerne un domaine unque de 3,0 %. Ils ont ensuite progressi-mation est tirée par celle des produits peu plus large que l’IPC. En particulier, il in-
vement accéléré jusqu’en 2001préparés (+ 2,8 %), dont les prix décélè- tègre l’autoconsommation alimentaire, les
(+ 5,2 %). Au total, entre 1991 et 2002, services non marchands et les loyers imputés.rent fortement. Les achats de viandes de
les prix ont été multipliés par 2,5 et lesboucherie sont quasiment stables et la
volumes consommés ont diminué deconsommation de volailles n’augmente Bibliographie
14,7 %.que modérément. Parmi les viandes de
boucherie, les achats de bœuf ne recu-
« Les comptes de la nation en 2002 - LaDéfinitionslent plus, alors que le veau et le mouton consommation s’infléchit, la demande des
continuent à être délaissés, mais moins entreprises recule », Insee première
n° 894 , avril 2003.nettement qu’en 2001. En revanche, le La dépense de consommation des mé-
« L’économie française - Comptes de la Na-porc a la faveur des ménages. nages recouvre les dépenses que les mé-
tion », édition 2003/2004, Le Livre de supportent réellement. Produit parLa consommation de poissons est quasi-
poche, à paraître juin 2003.
produit, elle concerne tous les ménages surment stable (- 0,2 %, après + 1,0 %). Mal- « La consommation des ménages en
le territoire national, qu’ils soient résidents
gré la décélération de leur prix, ils ne 2002 », Insee Résultats (cédérom inclus),à
ou non. Puis une correction globale est réa-
paraître juin 2003.bénéficient plus de la désaffection des lisée, de sorte que la dépense de consom-
ménages pour la viande.
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