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La consommation des ménages en 2003

De
45 pages
En 2003, la dépense de consommation des ménages a augmenté de 1,3 % en volume, aux prix de l'année précédente, après + 1,5 % en 2002. La faible augmentation du pouvoir d'achat n'a pas été propice à une reprise de la consommation des ménages. Les biens et services des technologies de l'information sont toujours au coeur de la demande des ménages avec une progression soutenue des communications internet haut débit et mobiles. Les achats d'automobiles ont connu leur deuxième année de baisse, les ventes de bicyclettes à l'inverse une deuxième année de forte croissance. Du côté des loisirs, le choix des ménages s'est avant tout porté sur les appareils photo numériques et les DVD. Les conditions climatiques ont stimulé la consommation d'énergie et ont eu des répercussions diverses sur la consommation alimentaire. Pour la troisième année consécutive, l'Insee-Résultats sur la consommation des ménages rassemble : - un ouvrage papier comportant une analyse des résultats avec des tableaux synthétiques ; - un cédérom contenant les tableaux annuels détaillés de consommation des ménages. Les séries sont disponibles sur la période 1959-2003.
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Insee Résultats La consommation des ménages

en 2003
Société
N° 32
Juillet 2004
« Synthèses des Biens et Services »
Section « Consommation des ménages »
Sources et méthodes
Introduction.....................................................................3
La consommation dans le système de comptabilité
nationale SEC 95...........................3
Nomenclatures...............................5
La notion de volume ......................................................5
Bibliographie..................................7

Les données essentielles
L’analyse des résultats ..................................................9
Les tableaux.................................28
Directeur
de la publication
Jean-Michel Charpin

Institut national Le cédérom
de la statistique
Présentation du cédérom............................................45 et des études
économiques Liste des tableaux........................45

Direction générale
18 boulevard
Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50 50
Fax : 01 41 17 66 66
www.insee.fr


Impression
Jouve

© Insee 2004

La consommation des ménages en 2003


Cet Insee Résultat a été réalisé par la section "Consommation des ménages" de la division
"Synthèses des Biens et Services" de l'Insee. Olivier Simon en a dirigé la réalisation.

L’élaboration des séries annuelles de consommation et l’analyse des résultats ont été menées par :

Alimentation Danielle BESSON
Élyane BLANCHE-BARBAT
Brigitte LAROCHETTE

Habillement Régis ARTHAUT
Rosine DEVILLAIRE

Logement Régis ARTHAUT
Olivier SIMON

Equipement du logement Régis ARTHAUT
Rosine DEVILLAIRE

Santé Olivier SIMON

Transports, culture et loisirs Régis ARTHAUT
Danielle BESSON
Rosine DEVILLAIRE
Allaoui MIRGHANE

Communications Régis ARTHAUT
Rosine DEVILLAIRE
Allaoui MIRGHANE

Autres biens et services Régis ARTHAUT
Allaoui MIRGHANE
Olivier SIMON

Les commentaires d’ensemble ont été rédigés par Olivier SIMON.
Les graphiques ont été réalisés par Élyane BLANCHE-BARBAT.
Cette publication fait suite aux différents ouvrages annuels analysant la consommation des ménages
(voir bibliographie pages 7 et 8).
2 Sources et méthodes
Introduction
Cet Insee-Résultats consacré à la consomma- Tous les montants de consommation des
tion des ménages rassemble d’une part, en ménages sont exprimés en euros. Les
format papier, une analyse de la consommation utilisateurs qui souhaiteraient retrouver les
des ménages axée sur l’année 2003 données en francs pourront les obtenir par une
accompagnée de tableaux synthétiques, d’autre simple multiplication des données en euros par
part un cédérom comportant les tableaux 6,55957, valeur du taux de change fixe
annuels détaillés de consommation en séries euro/franc du 31 décembre 1998. Ce calcul
longues (depuis 1959). Cette édition est la s’applique quelle que soit l’année. De cette
troisième à paraître sous cette forme. Elle façon, les évolutions ne sont pas affectées par le
remplace l’ancien « volume papier ». passage à l’euro.
Le nombre et le détail des tableaux sur papier Les données des années 1959 à 2003 sont
sont désormais plus réduits. La documentation y publiées dans les concepts et nomenclatures de
est également moins détaillée. Par contre, les la base 95. Toutes ces données sont donc
« anciens » tableaux sont disponibles sur le susceptibles d’être révisées, en 2005, lors du
cédérom avec une documentation développée. passage à la base 2000.
La consommation
dans le système de comptabilité nationale SEC 95
Les comptes nationaux français en base 95 sont De la dépense de consommation finale
établis selon le système européen de des ménages...
comptabilité SEC 95. Dans ce système de
comptabilité nationale, qui remplace le système La consommation des ménages qui doit être
élargi de comptabilité nationale de la base 80 évaluée est celle des ménages résidents, qu'elle
(adapté du SEC 79), deux concepts de ait lieu dans ou hors du territoire économique
consommation finale sont distingués : la national. Selon le SEC 95, « on considère
dépense de consommation finale et la comme unités résidentes les ménages qui ont
consommation finale effective. La dépense de un centre d’intérêt économique dans le pays,
consommation finale des ménages recouvre les même s’ils se rendent à l’étranger pour une
dépenses consacrées par les ménages courte durée (moins d’un an) ». Le territoire
résidents à l’acquisition de biens et services économique français inclut désormais les
utilisés pour la satisfaction directe des besoins départements d'outre-mer (Guadeloupe,
humains « individuels ». Alors que la dépense Guyane, Martinique, Réunion), mais exclut
de consommation se limite aux dépenses que toujours Monaco et les territoires d’outre-mer.
les ménages supportent directement, la Pour des raisons statistiques, on ne peut évaluer
consommation finale effective des ménages dans un premier temps, par produits, qu'une
recouvre l’ensemble des biens et services qu’ils consommation territoriale, représentant
utilisent effectivement (ou consomment) quelle l'ensemble des achats effectués sur le territoire
que soit la manière dont ils sont financés. L’écart par des ménages résidents ou non. La
entre les deux notions, les « transferts sociaux consommation nationale est obtenue en
en nature des administrations et des institutions retranchant la consommation des non-résidents
sans but lucratif au service des ménages », sur le territoire et en additionnant la
correspond aux remboursements de sécurité consommation des résidents hors du territoire.
sociale, aux aides aux logements, aux Les données nécessaires sont obtenues par un
dépenses des administrations en éducation, en traitement particulier de la balance des
santé, etc. paiements.

La consommation des ménages en 2003 3Les biens et services marchands constituent les achats de ménages à d'autres ménages :
l’essentiel de la dépense des ménages ; ils seules les marges commerciales des revendeurs
correspondent aux achats de biens neufs (sauf sont prises en compte. C'est notamment le cas
les logements mais y compris les achats en pour le poste « voitures d'occasion ». De plus, la
leasing pour les automobiles), aux achats de dépense de consommation des ménages
véhicules d'occasion (passant par le commerce), n’inclut pas la valeur ajoutée domestique
et aux achats de services marchands. Ils (préparation des repas, travail ménager, aide
comprennent aussi l'autoconsommation de aux enfants dans leurs devoirs scolaire,
produits alimentaires, les avantages en nature bricolage).
fournis par les employeurs à leurs salariés ou
par l'armée aux militaires, les loyers « imputés » … à la consommation finale effective
des logements occupés par leurs propriétaires, des ménages
qui, tous, viennent en contrepartie des revenus
de même montant inclus dans le revenu Pour passer de la dépense de consommation
disponible des ménages. des ménages à la consommation effective, il faut
Quand ces biens et services marchands sont ajouter les transferts sociaux en nature versés
utilisés par des entrepreneurs individuels pour par les APU et ISBLSM, qui constituent une
leur activité productive, on ne les prend pas en dépense de consommation pour celles-ci.
compte dans la consommation finale des Les dépenses de consommation finale des
ménages. Pour les biens et services à usage administrations publiques sont subdivisées entre
mixte, on ne retient ici qu'une partie de leur dépenses de consommation finale individualisa-
valeur, proportionnelle à l'utilisation domestique ble (celles dont le consommateur effectif est
qui en est faite. identifiable), santé et éducation pour l’essentiel,
Les services non marchands pris en compte et dépenses de consommation collective
dans la dépense de consommation finale des correspondant aux fonctions régaliennes des
ménages comprennent tout d'abord les administrations : justice, défense, police, admini-
paiements partiels des ménages aux stration générale….
administrations publiques (APU) (hôpitaux, Les transferts sociaux en nature des
enseignement, musées, théâtres) ou aux administrations publiques aux ménages
institutions sans but lucratif au service des correspondent aux dépenses de consommation
ménages (ISBLSM) (séances de ciné-club, finale individualisable de ces administrations.
spectacles amateurs, offices religieux). S'y La consommation effective des administrations
ajoutent les services domestiques fournis par le publiques ne comprend plus alors que les biens
personnel salarié employé par les ménages et services inclus dans les dépenses de
(employés de maison, nourrices, concierges et consommation finale collective.
gardiens d'immeubles), qui ont leur contrepartie L'ensemble de la dépense de consommation
en production pour compte propre des ménages. des ISBLSM, qui est considéré comme
La comptabilité nationale ne classe pas en individualisable, constitue une consommation
consommation l'achat et les gros travaux effective des ménages. Il n'y a donc pas de
d'amélioration du logement, les intérêts liés à consommation finale effective pour les ISBLSM.
ceux-ci, les impôts. Elle ne retrace pas non plus

MENAGES ADMINISTRATIONS ISBLSM

PUBLIQUES
Dépenses Dépenses collectives Dépenses
Dépenses de
de consommation et individuelles des de consommation
consommation
des ménages administrations publiques des ISBLSM
Dépenses
de consommation
des ménages
+
Consommation Dépenses individuelles Dépenses collectives des

effective administrations publiques des APU
+
Dépenses
de consommation
des ISBLSM
4 La consommation des ménages en 2003 Nomenclatures
Les séries de consommation finale des ménages véhicules, leurs frais d'entretien et de réparation,
sont présentées dans trois nomenclatures. la consommation de carburants, les dépenses
Chacune d'elles est adaptée à un usage de transports ferroviaires, routiers, et enfin les
particulier. transports aériens.
La première, la plus détaillée, est une Une telle présentation se prête à l'étude du
nomenclature de produits, comprenant 304 comportement des ménages. Pour cette raison,
postes élémentaires. Elle classe les produits elle est utilisée dans les modèles de
selon une optique de processus de fabrication et consommation, et dans les calculs d'élasticité de
matière de l'objet consommé (textile, bois, la consommation par rapport au revenu aussi
chimie...). Elle distingue les biens des services, bien qu'aux prix. Le plus souvent, les projections
le marchand du non marchand. sont faites selon cette nomenclature. On
Elle s'articule avec les regroupements plus retiendra cette présentation en particulier pour
agrégés utilisés dans les comptes nationaux : l'analyse de la consommation sur le long ou
niveau 118 ou niveau G, 40 ou niveau F, 16 ou moyen terme.
niveau E et 5 ou niveau D. Ces codes sont De plus, la nomenclature de fonctions présente
indiqués en première colonne des tableaux. l'avantage d'être la nomenclature internationale
Cette nomenclature est à privilégier quand on se COICOP. C'est pourquoi elle convient tout à fait
réfère à la production, pour des études de aux comparaisons entre pays. Elle est ainsi
marché, ou lors de comparaisons avec des utilisée dans les publications de l'ONU, de
chiffres d'affaires. l'OCDE et d'Eurostat.
La deuxième est une nomenclature de fonctions. La troisième nomenclature se fonde sur le critère
Elle correspond à un classement selon les de durabilité, et oppose les biens durables aux
besoins auxquels la consommation répond. biens fongibles. Elle distingue les biens des
Alimentation, boissons alcoolisées et tabac, services. Elle classe les biens en trois groupes :
articles d'habillement et chaussures, logement biens durables importants (véhicules, meubles,
chauffage éclairage, équipement du logement, équipement ménager ou de loisir), biens semi-
santé, transport, communications, loisirs-culture, durables (textile, habillement) et biens non
éducation, hôtels cafés et restaurants, autres durables (alimentation, énergie). Cette
biens et services constituent les douze grandes nomenclature est très utile pour l'analyse
fonctions. La fonction 13 représente les conjoncturelle. A court terme, l'évolution du
dépenses de consommation des institutions revenu des ménages, notamment, a des
sans but lucratif au service des ménages conséquences différenciées sur la
(ISBLSM) et la 14ème regroupe les dépenses de consommation classée par durabilité.
consommation individuelle des administrations Un certain nombre d'abréviations sont utilisées
publiques (APU). dans les nomenclatures des tableaux. Voici leur
Cette nomenclature regroupe, au prix de signification :
quelques conventions, les produits, biens et ATC : autoconsommation
services, complémentaires c'est-à-dire simulta- CCM : consommation commercialisable mar-
nément nécessaires à la satisfaction d'un même chande
besoin, ou substituables c'est à dire alternatifs n.d. : non disponible
pour satisfaire un même besoin. Par exemple, la NDA : non désigné ailleurs
fonction « transport » regroupe les achats de n.s. : non significatif

La notion de volume
Du fait de la hausse des prix, la monnaie se simplicité : pour chaque poste élémentaire, on
déprécie au cours du temps. On peut corriger multiplie les quantités de l’année considérée par
cet effet. On distingue pour cela les évolutions les prix de l’année précédente. A partir des
en « valeur » (évaluées à prix courants, sans chiffres ainsi obtenus, on peut ensuite évaluer
correction de l'effet de l'inflation) des évolutions des évolutions (ou des indices) entre deux
en « volume », en intégrant une correction années consécutives, dans lesquelles l’effet
éliminant l'effet de l'inflation. A cette fin, on direct des hausses et des baisses de prix est
calcule la consommation d’une année aux prix effacé. Les évolutions en volume sur plusieurs
de l’année précédente. Sur le plan des années sont ensuite calculées par chaînage,
principes, l’opération est d’une parfaite c’est à dire en multipliant les indices obtenus
La consommation des ménages en 2003 5 pour chacune de ces années. Pour la Avec les indices chaînés, une difficulté
consommation des ménages le calcul est apparaît : ces calculs étant réalisés à tous les
effectué pour tous les postes et à tous les niveaux de nomenclature, aucune égalité
niveaux de détail. comptable n’est plus respectée. Ainsi le total de
Avec la base 1995 des comptes nationaux, les la dépense de consommation finale des
évolutions en volume calculées selon la ménages n’est plus la somme des dépenses
méthode de l’année fixe ont été abandonnées postes par postes.
car elles conservent la trace des prix relatifs de Les coefficients budgétaires présentés dans cet
cette année de référence. Or, dans certains cas, Insee-Résultats se définissent comme la part de
les prix relatifs varient fortement (matériel consommation en valeur relative à un bien ou un
informatique). Les produits dont les prix service particulier dans la consommation totale.
augmentent plus vite que la moyenne auront On peut cependant calculer les coefficients
une pondération inférieure à celle des années budgétaires en volume (aux prix de l’année
récentes. Ces pondérations peu représentatives précédente, chaînés, base 1995). Dans ce cas,
provoquent des distorsions dans l’évolution des la déformation de la structure de la consom-
agrégats. Pour les éviter, le SEC 95 a choisi de mation qui résulte des différences entre les
privilégier les comptes aux prix de l’année évolutions des prix des produits est éliminée.
précédente chaînés. Mais la somme des coefficients budgétaires
n’est pas égale à 1.
6 La consommation des ménages en 2003
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8 La consommation des ménages en 2003 Les données essentielles
L’analyse des résultats
La dépense de consommation finale des ménages a augmenté de 1,3 % en volume en 2003. Elle a
atteint 853,8 milliards d’euros à prix courants. Sa contribution à la croissance économique
(+ 0,5 %) s’est élevée à 0,8 point. Elle est le principal soutien de la croissance de l’économie
française en 2003. L’environnement économique défavorable marqué par une quasi -stagnation du
pouvoir d’achat et une hausse du taux chômage n’aura pas favorisé une reprise plus importante
de la consommation dont la croissance se situe dans la lignée de l’année précédente (+ 1,5 %).
Les ménages ont diminué leur taux d’épargne de 1 point et leur taux d’épargne financière de
1,2 point. Comme ces dernières années, les biens et services des nouvelles technologies de
l’information ont été très prisés par les ménages même si la demande a continué à s’affaiblir. Le
marché de l’automobile a connu une seconde année de baisse. Les aléas climatiques auront
influencé les dépenses des ménages en jouant à la hausse sur les dépenses d’énergie et en ayant
des effets divers sur la consommation alimentaire.
1. La consommation en 2003 :
Une croissance toujours modérée
Avec une croissance de la dépense de le principal moteur de la croissance de
consommation des ménages de 1,3 % en l’économie française. Pour la seconde fois en
volume, l’année 2003 s’inscrit dans la lignée de 25 ans, la contribution de la dépense de
l’année 2002. Les croissances pour ces deux consommation des ménages est supérieure à la
années (+ 1,5 % en 2002) correspondent à la croissance de l’économie française elle-même.
tendance observée au début des années 90. Le taux d’épargne des ménages a baissé pour la
Seules les quatre années de 1998 à 2001 première fois depuis 1999. Il est passé de
avaient connu des croissances soutenues de la 16,8 % en 2002 à 15,8 % en 2003. Les
demande avec des hausses aux environs de ménages n’ont pas pour autant réduit leur
3 %. Cependant, la croissance observée est tout investissement en logement, préférant baisser
de même remarquable. Alors que le pouvoir leur épargne financière qui est revenue sous la
d’achat n’a que très peu progressé : + 0,3 % barre des 7 %, à 6,7 %. La capacité de
après + 2,3 % en 2001 et + 3,2 % en 2001, que financement, c’est-à-dire l’épargne financière,
la hausse du taux de chômage n’est pas des ménages s’est donc dégradée :
favorable à une confiance recouvrée des 67,5 milliards d’euros, après 78, 3 milliards
ménages, la consommation a tout de même été d’euros en 2002.
Tableau 1 - Variation du pouvoir d’achat du revenu disponible brut (RDB)* et taux d’épargne
Variation du pouvoir d’achat du RDB en % Taux d’épargne en %
1993 0,4 15,6
1994 0,3 14,8
1995 2,7 16,0
1996 0,0 15,0
1997 1,5 16,1
1998 2,8 15,6
1999 2,8 15,3
2000 3,1 15,7
2001 3,2 16,2
2002 2,3 16,8
2003 0,3 15,8
* Déflateur : indice de prix de la dépense de consommation finale des ménages
Source : comptes nationaux, Insee
La consommation des ménages en 2003 9Les prix continuent de croître sur un rythme la croissance en volume de l’ensemble de la
soutenu en 2003 : + 2,1 %, après + 1,9 % en dépense des ménages, et à l’instar des
moyenne annuelle. Cette progression a télécommunications, les baisses des prix ont été
notamment été accentuée par la hausse des prix moins soutenues que les années précédentes.
du tabac : + 14,4 %. Leurs évolutions diffèrent Parmi les dépenses de loisirs et culture, les
toutefois selon les grands postes de évolutions sont contrastées même si la tendance
consommation. Dans l’alimentation, les prix ont globale est à la hausse. Les achats d’appareils
évolué sur un rythme légèrement moins rapide photos numériques dont les ventes ont encore
qu’en 2002 (+ 2,3 %, après + 2,7 %, hors doublé (+ 35,3 % pour l’ensemble du matériel
boissons alcoolisées). Le prix des viandes a photo) et de DVD (digital versatile disk), dont la
notamment continué sa décélération (+ 1,1 % croissance se poursuit mais à un rythme moins
après + 1,6 % en 2002 et + 8,2 % en 2001). De élevé, ont dopé la croissance. Cependant, il faut
même la croissance du prix des poissons et noter un fort recul (- 18,1 % en 2003 contre
crustacés a été modérée (+ 1,7 %). À l’inverse, + 2,7 % en 2002) des achats d'enregistrements
le prix des fruits, dont la progression avait ralenti sonores (CD de musique pour l'essentiel) dû à
en 2002, a de nouveau accéléré sous le coup une forte poussée des téléchargements par des
des aléas climatiques - gel tardif du mois d’avril accès internet à haut débit. Les hausses de la
notamment - qui ont réduit l’offre. Les prix ont fréquentation des salles de cinéma observées
aussi évolué sur un rythme moins rapide qu’en lors de la fin de siècle ne semble pas pérennes.
2002 en ce qui concerne les articles pour En effet, les années 2002 et 2003 auront été
l’habillement et chaussures (- 0,4 % contre celles de la morosité avec deux années de
+ 0,9 %), l’équipement du logement, les loisirs et baisses consécutives.
culture et les hôtels cafés restaurants. En La croissance de la consommation classée par
revanche, les prix afférents aux dépenses de durabilité a ralenti en 2003 (tableau 3 ) : 1,6 %
logement (loyers et charges) ont plus fortement contre 2,3 % en 2002. Cette décélération touche
progressé qu’en 2002 tout comme les dépenses tous les grands groupes. Par grand groupe de
de santé, de transports et de communications. durabilité, à l’instar de 2002, c’est la
Le mouvement de baisse observé depuis consommation de services qui a enregistré la
plusieurs années dans les télécommunications hausse la plus forte. Elle a notamment été tirée
a, en effet, tendance à s’estomper ( - 1,2 % en par les dépenses de location de logements qui
2003, après - 2,3 % en 2002, - 3,7 % en 2001 et progressent comme en 2002 de 2,6 %, les
- 9,4 % en 2000). dépenses en services de santé ont aussi été
La fréquentation touristique baisse pour la dynamiques. Il en a été de même pour les
troisième année consécutive. Contrairement aux activités récréatives, culturelles et sportives et
années 2001 et 2002 où la baisse ne concernait les activités financières. Les dépenses
que la fréquentation touristique sur le territoire consacrées aux hôtels-cafés-restaurants et aux
français, en 2003 le ralentissement s’étend aux transports en commun ont régressé en 2003
dépenses des résidents français à l’étranger. (- 0,8 %). Parmi les biens semi-durables, le
Les biens et services des technologies de matériel optique et photographique a fortement
l’information et de la communication (TIC), et progressé notamment grâce à la poussée des
plus particulièrement les téléphones et services appareils photos numériques. Les achats
de télécommunications, les télévisions, le d’équipement automobile ont aussi été bien
matériel informatiques et les appareils audio et orientés. La consommation de biens non
vidéo ont toujours la préférence des ménages durables a connu une croissance modérée et ce
bien que le dynamisme des achats dans ce en dépit du retournement à la hausse des
secteur poursuive son ralentissement : + 8,1 % dépenses d’énergie stimulé par les conditions
contre 9,2 % en volume en 2002, et après climatiques. Les dépenses de biens durables
+11,2 % en 2001 et + 22,2 % en 2000. La importants, malgré des achats en forte
décélération est générale, excepté pour les croissance de téléviseurs, de réfrigérateurs et de
télécommunications qui ont particulièrement congélateurs, ont été affectées par l’amplification
poussé la croissance avec des hausses de la baisse du marché de l’automobile neuve,
sensibles dans les communications internet haut le marché de l’occasion progressant lui très
débit et mobile. Les TIC expliquent 0,3 point de faiblement.
10 La consommation des ménages en 2003

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