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L’environnement du quartier
généralement apprécié
se développer en son sein des structuresUn logement est caractérisé aussi par son
de proximité, principalement les établis-quartier. Lorsqu’elle s’installe, une famille
sements scolaires. En revanche seule-prend en compte la proximité avec le lieu
ment la moitié des ménages sont satisfaitsde travail, les établissements scolaires, et
par la proximité des commerces.l’agrément potentiel de ce quartier.
Neuf ménages sur dix déclarent avoir une Les critiques portent
bonne opinion de leur quartier. L’accessi-
bilité du quartier par les transports en essentiellement sur le bruit
commun est considérée comme bonne
par deux ménages sur trois et la proximité Mais l’environnement du logement peut
des établissements scolaires est satisfai- comporter certains désagréments. Les
sante pour trois ménages sur quatre. Les nuisances - éléments qui portent atteinte à
ménages du parc locatif social sont les la qualité de vie - sont le bruit, l’insécurité,
plus satisfaits dans ce domaine. Il est pro- la pollution et les mauvaises relations avec
bable que ce type de parc immobilier a vu le voisinage.
18Q
Qualité des logements
Plus d’un ménage sur trois déclare subir des La pollution est également un sujet sensible.
nuisances sonores dans la journée. Les Les gaz d’échappement, les odeurs liées aux
bruits de la circulation sont considérés ordures ménagères ou aux décharges sau-
comme nuisance principale (50 % des cas), vages constituent des nuisances particuliè-
immédiatement suivis par ceux du voisi- rement fortes surtout par temps chaud.
nage (1/3 des cas). Ce peut être le bricolage, Deux ménages sur trois considèrent que la
les cris des enfants, la musique ou les aboie- qualité de l’air environnant est bonne. Mais
ments de chiens. Les ménages sont moins 7,5 % la considèrent comme mauvaise. Les
nombreux à déplorer des bruits nocturnes locataires du parc social sont les plus nom-
(un ménage sur quatre). Avec la diminution breux à dénoncer la qualité de l’air (14 %).
du trafic routier, les bruits du voisinage -
Au cours des douze derniers mois, certainesmusique, éclats de voix, cris d’animaux -
personnes ont subi ou ont été témoins directsdeviennent nuisances principales la nuit.
d'une agression dans leur quartier. Dans
5,5 % des ménages, une personne a étéLes locataires, et principalement ceux du
témoin ou victime d’un vol et 3,6 % d’unesecteur social, sont les plus nombreux à se
agression physique. Les disparités selon leplaindre du bruit. Les locataires de logements
statut d’occupation sont fortes. Les agres-sociaux sont les seuls à considérer que les
sions physiques sont mentionnées par 8,5 %bruits du voisinage sont les plus importants,
des ménages locataires de logementsde jour comme de nuit.
sociaux. Un ménage sur cinq vivant dans ces
Toutefois, les bruits du voisinage ne sem- logements a une opinion négative de la
blent pas dégrader fortement les relations sécurité de son quartier. C’est le double du
entre voisins. Les relations de voisinage ressenti de l’ensemble des ménages.
sont bonnes pour trois ménages sur quatre ;
Bruno LORIGNY14 % des ménages n’ont aucune relation
avec leurs voisins ; les relations considérées assistant d’études
comme mauvaises sont très rares. direction régionale de l'Insee
Ménages déclarant des nuisances liées à l'environnement (en %)
Bruit de jour
Bruit de nuit
Éloignement commerces
Mauvais accès par transport
Sentiment d'insécurité
Réunion
Pollution
France
Éloignement établissements scolaires
Vol
Agression physique
Mauvaise relation avec le voisinage
0 % 5 % 10 % 15 % 20 % 25 % 30 % 35 % 40 %
Source : Insee, enquête Logement 2006
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