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Les Haut-Normands aujourd'hui : Une population mieux logée, mieux formée, mais qui vieillit

De
8 pages
Comme la plupart des régions, la Haute-Normandie a subi pendant la dernière décennie un ralentissement de sa croissance démographique s'accompagnant d'un vieillissement assez marqué. Le niveau de formation de la population s'améliore. Le parc de logements se développe en quantité et en qualité. La majorité des ménages sont propriétaires de leur habitation. Lire l'article pages 1 et 2
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N° 2
Février 2001
UNE MINE INÉPUISABLE Les Haut-NormandsRéalisé en mars 1999, le recense-
ment de la population nous a
livré ses premiers résultats dès au recensement de 1999juillet de la même année. Il
s’agissait alors de simples comp-
tages de population. Depuis cette
date, de nouvelles informations
Les Haut-Normands aujourd’hui
nous parviennent régulièrement.
De nombreux thèmes peuvent
maintenant être étudiés, à des ni- Une population mieux logée
veaux géographiques qui vont de
la France entière aux quartiers mieux formée, mais qui vieillitd’une ville. Citons, par exemple,
l’âge, les migrations quotidiennes
ou définitives, le niveau de for- Jérôme FOLLIN
mation, les logements, l’activité,
le chômage...
Les possibilités de croisement des Comme la plupart des régions, Avec 1 780 400 habitants en 1999, la
informations sont innombrables Haute-Normandie compte 42 500 habi-la Haute-Normandie a subi
et fournissent autant de sujets tants de plus qu’en 1990. Cette augmen-
d’analyse. De nouvelles informa- pendant la dernière décennie un tation traduit un infléchissement du
tions nous parviendront encore
dynamisme démographique régional.ralentissement de sa croissanceen 2001, notamment sur les fa-
Sur la dernière période intercensitaire, lemilles, les catégories socioprofes- démographique s’accompagnant
sionnelles et l’emploi. rythme annuel moyen d’augmentation de
Les progrès techniques nous per- d’un vieillissement assez la population a été de +0,3%, soit deux
mettent d’améliorer et de multi- fois moins rapide que sur la période pré-marqué. Le niveau de formation
plier les supports de diffusion :
cédente. Ce ralentissement est plus
les cédéroms donnent accès à de la population s’améliore. Le marqué qu’au plan national si bien que la
une masse d’informations à un
parc de logements se développe croissance régionale, supérieure à lacoût très faible ; Internet permet
de disposer chez soi d’une mine moyenne nationale depuis plusieurs dé-en quantité et en qualité. La
inépuisable de données cennies, est désormais du même ordre.
statistiques. majorité des ménages sont La population évolue à travers deux
Nous invitons nos lecteurs à par- composantes : le solde migratoire et lepropriétaires de leur habitation.tager avec nous le plaisir de la
solde naturel. C’est surtout la compo-statistique.
sante migratoire qui a pesé de façon né-
Jean LEMATTRE gative sur la croissance de la population.
Chef du service des études Le déficit migratoire de la Seine-Mari-
et de la diffusion time est resté aussi prononcé qu’auPOPULATION DE LA HAUTE-NORMANDIE
PYRAMIDE DES ÂGES EN 1990 ET 1999 cours des années
âge quatre-vingt ; dans
90 l’Eure, le solde de-SOMMAIRE
85 FEMMESHOMMES meure positif mais
80 il a sensiblement
75
LES HAUT-NORMANDS reculé. Le solde na-70
AU RECENSEMENT DE 1999 turel a, lui aussi, di-65
1990Les Haut-Normands aujourd’hui minué mais dans60
Une population mieux logée, mieux formée,
mais qui vieillit 1 55 de plus faibles
50 proportions.
La population active en Haute-Normandie
45Les femmes plus actives et D’une manière
les jeunes, actifs plus tard 3 40
générale, le ralen-199935
L’emploi des Haut-Normands en 1999 tissement est plus
30Les femmes tirent parti
marqué dans lesde l’augmentation de l’emploi 5 25
communes périur20 -
15 baines, même si
ANALYSES CONJONCTURELLES 10 celles-ci conser-
5La saison touristique 2000 vent un rythme de
Une saison qui manque de dynamisme 6 0
croissance supé-
L’emploi en 1999 15 10 5 0 0 5 10 15 rieur aux autres
Une année exceptionnelle 7
types de commu-
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : millier d’habitantsnes. A l’inverse, les communes de RÉSIDENCES PRINCIPALES PAR TYPE ET SELON LE STATUT D’OCCUPATION EN 1990 ET 1999
Haute-Normandie Francel’espace rural retrouvent un certain
dynamisme. 1990 1999 1999
Statut d’occupation et type Nombre % Nombre % Nombre %
Ensemble des résidences principales 637 337 100,0 698 563 100,0 23 810 161 100,0
Dont par statut d’occupationUNE RÉGION JEUNE QUI VIEILLIT
Propriétaire 337 676 53,0 375 134 53,7 13 034 632 54,7
Locataire 275 411 43,2 303 348 43,4 9 685 760 40,7
Logé gratuitement 24 250 3,8 20 081 2,9 1 089 769 4,6Comme au niveau national, le vieillis-
Dont par type
sement de la population est à l’oeuvre en Maison individuelle ou ferme 393 223 61,7 431 428 61,8 13 308 404 55,9
Logement dans un immeuble collectif 222 451 34,9 245 860 35,2 9 845 182 41,3
Haute-Normandie. Les personnes de 60 Autres* 21 663 3,4 21 275 3,0 656 575 2,8
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : logement, %ans ou plus représentent désormais
* Logement-foyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de fortune, pièce indépendante, louée,
19,5% de la population contre 17,8% en sous-louée ou prêtée, autres.
1990. A l’inverse, la part des moins de 20
ans a diminué, passant de 29% à 26,6%.
LOGEMENTS - MÉNAGES
Ainsi, le poids relatif des générations se
Le logement est défini du point de vue de son utilisation : c’est un local séparé et indépendantmodifie : les plus de 60 ans sont mainte-
utilisé pour l’habitation.
nant plus nombreux que les moins de 15 On appelle “ménage” l’ensemble des occupants d’un même logement, quels que soient les liens
qui les unissent. La population des ménages constitue la principale composante de la populationans alors que ces derniers étaient nette-
totale. La population hors ménages comprend, entre autres, les personnes vivant en collectivité,
ment excédentaires (de près de 20%) en dans les habitations mobiles ou en établissement sans adresse personnelle.
1990. Le vieillissement est un peu plus
accentué en Haute-Normandie qu’au mente. Après 60 ans, plus d’une per dences principales continue de s’amélio- -
niveau national. La part des personnes sonne sur quatre vit seule. Ce sont rer. Le nombre moyen de pièces par
âgées y augmente plus vite et la propor- même quatre personnes sur dix à partir logement augmente encore (3,9 en
tion de jeunes diminue plus nettement. Il de 75 ans. 1999) et 83% des habitations possèdent
ne faut voir là qu’un effet de rattrapage. En lien avec la diminution du nombre maintenant une installation sanitaire et le
La Haute-Normandie est une région tra- moyen de personnes par logement, le chauffage central, contre 78% en 1990.
ditionnellement jeune, qui reste plus nombre de résidences principales aug-
jeune que la moyenne nationale (les mente trois fois plus vite que la popula-
moins de 20 ans représentent 24,6% de tion. Avec une croissance de +61 200, ce LES POURSUITES D’ÉTUDES
la population nationale, soit 2 points de sont trois logements qui ont été cons- DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES
moins que dans la région), mais cette dif- truits quand la population augmentait de
férence tend à s’estomper. deux personnes. Le nombre de résiden En Haute-Normandie, encore plus-
ces secondaires, lui, diminue (-1700, soit que dans la plupart des régions, les pro-
-4%). Mais cette baisse s’explique sans grès en matière de formation sont mani-
MOINS DE PERSONNES doute par la transformation d’une partie festes. Entre 19 et 24 ans, c’est
PAR LOGEMENT de ces logements en résidences princi maintenant plus d’un jeune sur deux qui-
pales. Les résidences secondaires re poursuit des études (53,3%) ; le “retard”-
Conjugué à l’augmentation des divor- présentent désormais à peine 5% de par rapport à la moyenne nationale
ces et du célibat, le vieillissement de la l’ensemble des logements. (56,3%) est en passe de se combler. Cet
population conduit à la diminution de la allongement marqué de la durée des
taille moyenne des ménages, qui s’établit études depuis une quinzaine d’années
à 2,5 personnes (2,4 en moyenne natio- se traduit par une élévation substantielleLA MAJORITÉ DES MÉNAGES
nale). Le nombre d’enfants par famille di- du niveau de diplôme des “jeunes adulSONT PROPRIÉTAIRES -
minue tendanciellement et le nombre de tes”. Parmi les personnes de 25 à 39 ans
personnes âgées vivant seules aug- Le nombre de ménages propriétai qui ont terminé leurs études, 36,4% ont-
res augmente un peu plus vite que celui au moins le baccalauréat (44% en
RÉPARTITION DES MÉNAGES des locataires ; ils représentent 54% de moyenne nationale). Ils n’étaient que
SELON LE NOMBRE DE PERSONNES
l’ensemble des ménages. De même, le 24,5% en 1990. Ils devraient être environ
250 logement individuel croît davantage 60% dans une quinzaine d’années
1990
1999 que le logement en im-
200
meuble collectif. Sa part
POPULATION DE 30 ANS OU PLUS EN HAUTE-NORMANDIE
dans l’ensemble des loge-150 PAR NIVEAU DE DIPLÔME
ments est de 62%. Il faut 1990 1999
100 toutefois noter le dévelop- Nombre % Nombre %
pement très marqué des Aucun diplôme déclaré 338 023 34,8 274 440 25,7
50 CEP, BEPC 297 668 30,7 296 182 27,7“HLM”, surtout dans
CAP, BEP 180 003 18,6 277 127 26,0
l’Eure, qui abritent mainte Bac, Bac professionnel 79 042 8,1 92 734 8,7-
0 Bac + 2 ans 37 437 3,9 63 591 6,0
nant 158 000 ménages Diplôme supérieur 38 124 3,9 63 262 5,9123 45
personne et plus Ensemble 970 297 100,0 1 067 336 100,0contre 134 000 en 1990.
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : habitant, %Le confort des rési-Source : INSEE Unité : millier de ménages Sondage au quart et exploitation principale - Lieu de résidence
Recensements de la population 1990 et 1999
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N° 2 - Février 2001La population active en Haute-Normandie
LA POPULATION ACTIVE
La population active comprend la popula-Les femmes plus actives tion active ayant un emploi, les chômeurs et,
depuis le recensement de 1990, les militaires
du contingent. Elle est composée de person-et les jeunes, actifs plus tard nes âgées de 15 ans et plus. Le taux d’activité
à un âge donné est le pourcentage de person-
nes actives parmi la population de l’âge cor-
respondant. Sont classées dans la rubriqueMarc DAUVILLIERS, Jérôme FOLLIN
« chômeurs », les personnes qui se sont dé-
clarées « chômeur » ou « sans emploi » sauf
si elles ont déclaré explicitement par ailleurs
ne pas rechercher du travail. Sont aussi
En 1999, le nombre d’actifs résidant en comptés comme « chômeurs » les mères deLa population active a continué
famille, femmes au foyer et « retraités » quiHaute-Normandie s’élève à 806 600 (soit
ont déclaré explicitement rechercher dude croître entre les deux
1 actif pour 1,2 inactif). Cet effectif com travail.-
derniers recensements mais à un prend 686 300 personnes occupant un
emploi, 117 700 se décla-rythme ralenti. Si les personnes
rant chômeurs et cherchant un emploi moins de 25 ans a nettement diminué (en
en âge de travailler sont encore et 2 600 militaires du contingent. grande partie à cause du recul de leur
Entre 1990 et 1999, le nombre taux d’activité) : 9,4% contre 14,4% enplus nombreuses, leur taux
d’actifs progresse de 23 100. Cette pro 1990.-global d’activité diminue,
gression, moins forte que durant les pé-
particulièrement aux extrémités riodes intercensitaires précédentes,
confirme le ralentissement observé dans UNE MODIFICATION SENSIBLEde la vie active. En revanche,
les années quatre-vingt. Sur la dernière DES COMPORTEMENTS D’ACTIVITÉ
l’activité féminine après 25 ans
décennie, l’accroissement annuel (+2 570
continue d’augmenter à un actifs) résulte de deux facteurs qui s’op Si la population en âge de travailler-
posent : la croissance de la population n’avait pas augmenté dans des propor-rythme soutenu. Le nombre de
en âge de travailler (+3 660 actifs supplé tions aussi sensibles, le nombre d’actifs-
retraités croît plus vite que la mentaires) que l’on peut appeler l’effet aurait diminué au cours des années
“démographique”, et les modifications quatre-vingt-dix. En effet, le taux d’activipopulation active. Ils -
des comportements vis-à-vis du marché té de l’ensemble de la population a
représentent maintenant près
du travail (-1 090 actifs par an), l’effet reculé : 56% de la population est mainte-
d’un Haut-Normand sur cinq. “activité”. nant active contre 57% en 1990. Ce taux
La population active n’augmente reste toutefois supérieur à la moyenne
donc que grâce à un effet purement dé nationale (55%). Cet “effet activité”, qui-
RÉPARTITION DE LA POPULATION
mographique : les générations “creuses” pèse de façon négative sur l’évolution deSELON LE TYPE D’ACTIVITÉ
nées pendant la dernière guerre ou juste la population active (évalué à -1 090 per-Scolarisés
26,2% avant ont en grande partie achevé leur sonnes par an), recouvre lui aussi des
vie active. Ces générations sont rempla tendances divergentes. D’un côté, l’acti- -
Enfants cées par des cohortes nettement plus vité diminue aux âges jeunes (-2 470 par
avant
scolarisation nombreuses. En particulier, la tranche an avant 25 ans) et élevés (-950 par an
3,9%
d’âge 45-54 ans en 1999, qui correspond après 60 ans), de l’autre l’activité fémi-
aux dix premières années de nine se développe aux âges intermédiai-
l’après-guerre (début du “baby-boom”), res (+2 740 actives par an entre 25 et 59
augmente fortement et, de ce fait, “vieil ans), celle des hommes aux mêmes-Retraités
Actifs 19,0% lit” sensiblement la population active. âges diminuant mais dans de très faibles
45,3%
Autres inactifs Elle représente maintenant presque 27% proportions.
5,6%
de l’ensemble des actifs contre 17,5% en Ces tendances ne sont pas nouvel-
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 1990. A l’inverse, la part des actifs de les. Elles datent maintenant d’une tren-
taine d’années. Le fait majeur demeure
RÉPARTITION DE LA POPULATION ACTIVE SELON L’ÂGE la progression continue de l’activité fémi-
150 nine. Les taux de 1999 dépassent ceux
1990
de 1990 pour les femmes à chaque âge
1999 entre 26 et 58 ans. Dans la tranche d’âge
100
25-59 ans, ce sont maintenant 76,9%
des femmes qui sont actives contre
71,1% en 1990. Cette progression très50
sensible est légèrement inférieure à
l’évolution nationale : alors que les taux
0 étaient quasiment identiques en 1990, la
De 15 20 à 25 à 30 à 35 à 40 à 45 à 50 à 55 à 60 ans et
Haute-Normandie accuse en 1999 unà 19 ans 24 ans 29 ans 34 ans 39 ans 44 ans 49 ans 54 ans 59 ans plus
léger déficit (-1 point). Dans la région, ce
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : millier d’actifs
N° 2 - Février 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 3FACTEURS D’ÉVOLUTION sont les habitantes de l’Eure qui sont les femmes et jusqu’à 28 ans chez les
DE LA POPULATION ACTIVE
plus actives : 79% contre 76% en hommes. Il faut toutefois noter que,ENTRE 1990 ET 1999 EN HAUTE-NORMANDIE
Seine-Maritime. La hausse de l’activité d’après d’autres enquêtes, cette diminu-+40 000
+32300 féminine est la plus importante pour les tion s’est plutôt opérée au début des
+23100 générations nées après-guerre (10 années quatre-vingt-dix. Dans la
+20 000
points de plus qu’en 1990, à 73,7%). deuxième partie de la décennie, le taux
L’arrivée dans cette tranche d’âge de d’activité des jeunes aurait eu tendance
0 femmes plus nombreuses et plus sou- à se stabiliser, voire à remonter légère-
vent actives correspond à la montée de ment, en lien avec l’amélioration de la si-
- 9 200
l’activité féminine au fil des générations. tuation de l’emploi. Observé en 1999, le-20 000
recul de l’activité des jeunes n’en resteÉvolution Effet Effet
totale “démographique” “activité” pas moins spectaculaire, notamment
APRÈS UNE FORTE BAISSE, L’ACTIVITÉ pour la tranche d’âge 20-24 ans : 69,5%
Note de lecture : l’augmentation de la population en âge de travailler
(effet “démographique”) aurait dû faire augmenter la population ac DES JEUNES SE STABILISE de ces jeunes étaient actifs en 1990 et-
tive de + 32 300 si les taux d’activité par sexe et âge n’avaient pas seulement 56,5% en 1999. Cette propor-
évolué entre 1990 et 1999. La modification de ce taux d’activité a eu
pour effet marginal d’atténuer l’augmentation de 9 200 personnes. Autre fait marquant, le niveau de l’ac- tion reste toutefois significativement su-
tivité baisse aux âges de l’entrée dans la périeure à la moyenne nationale (53%).
Source : INSEE Unité : personne
Recensements de la population 1990 et 1999 vie active, jusqu’à 25 ans chez les Le phénomène est bien sûr à mettre en
relation avec l’allongement marqué de la
durée des études. Environ 60% d’une
COMPOSANTES DE L’EFFET “ACTIVITÉ”
classe d’âge obtient maintenant le bac-
+30 000 calauréat et près d’un jeune sur deux+24600
accède à l’enseignement supérieur.+20 000 Note de lecture : l’effet acti-
vité a “pesé” pour -9 200 C’est seulement à partir de 22 ans que
dans l’évolution de la popu-+10 000 les jeunes sont plus fréquemment actifs
lation active (voir graphique
ci-dessus). A cet effet, les qu’étudiants.0
jeunes participent pour
- 3 100 -22 100, les femmes de 25 à
-10 000 59 ans pour +24 600, etc.
- 9 200 - 8 600
QUATRE RETRAITÉS POUR DIX ACTIFS-20 000
-22100
-30 000
Parmi les principales modifications
Effet Moins Femmes Hommes 60 ans
du comportement de la populationtotal de 25 ans 25 à 59 ans 25 à 59 ans et plus
vis-à-vis de l’activité, on notera enfin que
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : personne la tendance à la baisse du taux d’activité
des hommes approchant l’âge de la re-
traite est enrayée. Chez les 55-59 ans,ÉVOLUTION DU TAUX D’ACTIVITÉ SELON L’ÂGE ET LE SEXE ENTRE 1990 ET 1999
EN HAUTE-NORMANDIE ce taux avait baissé régulièrement entre
100 1975 et 1990, passant de 86% à 69,5% ;
1990 il a légèrement remonté au cours de la
80
HOMMES dernière décennie pour s’établir à 70%.1999
Cette tendance nouvelle est à relier aux60
efforts de régulation de l’accès à la prére-
40 traite et pourrait aussi traduire les pre-
miers effets de la réforme du régime
20
général décidée en 1993.
En revanche, les taux d’activité après0
De 15 20 à 25 à 30 à 35 à 40 à 45 à 50 à 55 à 60 à 65 et 60 ans continuent leur diminution en
à 19 ans 24 29 34 39 44 49 54 59 64 plus
cours depuis de nombreuses décennies.
Entre 60 et 65 ans, c’est maintenant une100
personne sur huit qui est active contre
FEMMES 80 plus d’une sur six en 1990. C’est ainsi
1990
que le nombre de retraités progresse
60
(d’environ +15% entre 1990 et 1999), si1999
40 bien que cette catégorie représente
maintenant près d’un Haut-Normand sur
20
cinq, et que pour dix actifs on compte
plus de quatre retraités0
De 15 20 à 25 à 30 à 35 à 40 à 45 à 50 à 55 à 60 à 65 et
à 19 ans 24 29 34 39 44 49 54 59 64 plus
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : %
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N° 2 - Février 2001L’emploi des Haut-Normands en 1999 NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
LA TAILLE DES LOGEMENTS AUGMENTELes femmes tirent parti de
En mars 1999, le parc de logements a progres-
sé de 9,4% par rapport à 1990. Dans le mêmel’augmentation de l’emploi
temps, la taille des logements a augmenté et celle
des ménages a diminué. L’espace est devenu un
élément de confort. Le nombre moyen de piècesMarc DAUVILLIERS, Jérôme FOLLIN
par logement est maintenant de 3,86 (contre 3,08
en 1962).
La part des propriétaires se stabilise à 54,7%
cipalement bénéficié de cette croissance ;Grâce à la bonne orientation de mais les jeunes de moins de 30 ans accèdent plus
elles occupent en 1999 plus de 19 000 difficilement à la propriété. Ils étaient 15% en 1990l’économie vers la fin des
emplois supplémentaires par rapport à et seulement 10% en 1999. 56% des ménages
français habitent une maison individuelle.années quatre-vingt-dix, 1990 (+6,8%), alors que l’emploi mascu-
En Haute-Normandie, le nombre moyen de
lin a diminué de plus de 10 000 (-2,6%).l’emploi* a progressé en pièces par logement se situe légèrement
La part relative des femmes dans au-dessus de la moyenne, à 3,92. Les
Haute-Normandie entre 1990 et l’emploi s’est ainsi améliorée, passant de Haut-Normands habitent à 61,8% une maison indi-
viduelle et sont 53,7% à être propriétaires.42% à 44%.1999. En augmentant leur taux
Recensement de la population 1999 : des loge-Si l’emploi a progressé, le chômaged’activité, les femmes ont pu ments plus grands et plus confortables / Chaleix
s’est lui aussi développé et dans des M. et Madinier C. - Dans : INSEE Première. - N° 750
tirer parti de cette croissance. Le proportions plus importantes : presque (2000, nov.);4p.
+20 000, soit +20% sur la période. Làchômage s’est en proportion
LES SÉNIORS TOUJOURS PLUS NOMBREUXaussi, l’évolution est relativement favo-
beaucoup plus développé. Ce La population française vieillit. En effet, la partrable aux femmes, dont le chômage a aug-
des jeunes de moins de 20 ans a diminué, passantsont surtout les hommes qui ont menté de 8% (+4 750) quand celui des
de 26,5% en 1990 à 24,6% en 1999. Dans le
hommes s’accroissait de 38% (+15 150). même temps, la population des plus de 60 ans aaccusé cette aggravation, même
progressé et représente désormais 21,3% de laRapporté aux populations actives res-
si leur taux de chômage reste population contre 19,9% en 1990 et 18,5% enpectives, le chômage féminin s’est même
1982.
stabilisé : le taux s’établit à 17,2%, quasiinférieur à celui des femmes. - Le nord de la France est nettement plus jeune
ment identique à celui de 1990, alors que que le sud. La région Nord-Pas-de-Calais de-
meure celle qui compte le plus de jeunes (28%).le taux masculin a nettement augmenté
La population active comprend les per- Les personnes âgées préfèrent les communes ru-(12,4% contre 8,9%). Il faut toutefois
rales alors que les jeunes actifs se concentrentsonnes ayant un emploi, les chômeurs et souligner que le taux de chômage fémi- dans les zones urbaines.les militaires du contingent. Cette der- nin représente encore 1,4 fois celui des
Recensement de la population 1999 : la Francenière catégorie est en très fort recul du hommes, comme au plan national. continue de vieillir : le Nord-Pas-de-Calais reste la
fait de la suppression progressive du ser- région la plus jeune / Courson P. et Madinier C. -
Dans : INSEE Première. - N° 746 (2000, nov.);4p.vice national depuis 1997. Elle ne re-
couvre plus que 2 600 personnes en
UNE SITUATION DES JEUNES HAUTE-NORMANDIE : 2,7% DU PIB NATIONAL
1999 contre 8 600 en 1990.
EN TROMPE-L’OEIL Toutes les régions ne contribuent pas de laL’emploi total a globalement progres-
même façon à la formation du produit intérieur brut
sé sur la dernière décennie : +9 200 soit (PIB). Ce sont les régions d’Ile-de France, deL’analyse de la situation des jeunes
+1,4%. En fait, les nombreuses créations Rhône-Alpes, de Provence-Alpes-Côte d’Azur etau regard des évolutions de l’emploi et
du Nord-Pas-de-Calais qui arrivent en tête et con-d’emplois depuis 1997 ont plus que com- du chômage est rendue délicate par la
tribuent à 49,8% à la formation du PIB national. Apensé le recul enregistré les années forte baisse de leur taux d’activité. elle seule, l’Ile-de-France produit 28% de la valeur
précédentes. ajoutée nationale. Le poids des autres régions neCertes le nombre d’emplois occupés par
dépasse pas les 5%. Entre 1990 et 1998, la partles jeunes est nettement plus faible en
de chaque région dans la production nationale est
pratiquement restée stable, variant de 0,1 à 0,2
FORTE PROGRESSION DU TAUX
point.* Cet article traite des emplois occupés par les Haut-Normands
D’ACTIVITÉ DES FEMMES qu’ils soient situés dans la région ou hors région (emplois dits Dans toutes les régions, le secteur tertiaire re-
“au lieu de résidence”). présente près des deux tiers de la valeur ajoutée,
80% en Ile-de-France, Provence-Alpes-CôteLes femmes, du fait de la forte aug-
d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse.(Suite page 7)mentation de leur taux d’activité, ont prin-
Le poids de la Haute-Normandie dans le PIB
national est de 2,7%, soit 232 631 millions de
francs. Tout comme la Franche-Comté, l’Alsace etÉVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE DE 1962 À 1999 EN HAUTE-NORMANDIE
la Picardie, la Haute-Normandie se caractérise par1962 1968 1975 (2) 1982 1990 1999
une part relativement forte de sa valeur ajoutée
Population active (1) 572 155 622 540 684 503 749 305 783 514 806 608
réalisée dans l’industrie.
Dont :
Les produits intérieurs bruts régionaux en 1998 /Actifs exerçant un emploi 564 950 610 624 650 560 666 331 677 104 686 326
Part des femmes dans l’emploi (%) 35,1 35,7 38,8 39,4 41,9 44,1 Delisle JP. ; Grouthier JP. ; Jacquier J. - Dans :
Militaires du contingent - - 9 430 8 804 8 611 2 582 INSEE Première. - N° 754 (2000, déc.),4p.
Chômeurs (3) 7 205 11 916 24 513 74 170 97 799 117 700
Source : INSEE - Recensements de la population Unité : personne active
Florence PIMENTA(1) La population active comprend les militaires du contingent à partir de 1975 seulement
(2) Par convention, les personnes de 15 et 16 ans n’étaient pas classées comme actives en 1975
(3) Au sens du recensement (voir encadré population active, page 3).
N° 2 - Février 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 5ANALYSES CONJONCTURELLES
La saison touristique 2000 région régresse nettement (-14%) et plus encore en
Seine-Maritime.
Une saison qui manque
UN QUART DE CAMPEURS EN MOINSde dynamisme
Après une saison estivale 1999 exceptionnelle, la fré-Sylvie BASLE
quentation des terrains de camping retrouve le niveau de
1998.
De mai à septembre 2000, les campings de
Après quatre années de progression, la fréquentation Haute-Normandie ont reçu 178 000 touristes (24% de
des hôtels de Haute-Normandie connaît un recul en moins qu’en 1999).
2000. Il y a sans doute un effet de reflux après les évène-
SAISON D’ÉTÉ DANS LES CAMPINGS HOMOLOGUÉSments exceptionnels de la saison 1999, qualifiée
EN HAUTE-NORMANDIE (MAI À SEPTEMBRE)
d’«historique».
Total Dont étrangers
1999 2000 1999 2000
Nombre d’arrivées
Eure 58 47 34 29HÔTELS MOINS FRÉQUENTÉS QU’EN 1999
Seine-Maritime 175 131 96 68
Haute-Normandie 233 178 130 97
Nombre de nuitées
De mai à septembre 2000, les hôtels haut-normands Eure 133 103 62 51
Seine-Maritime 585 456 245 176ont accueilli 674 000 touristes, soit 12% de moins qu’en Haute-Normandie 718 559 307 227
Sources : INSEE - Direction du Tourisme Unité : millier1999. Cette diminution est moins importante pour les tou-
ristes étrangers. Leur durée moyenne de séjour est
stable (1,6 jour). NOMBRE D’EMPLACEMENTS DANS LES CAMPINGS
SELON LA CATÉGORIE EN HAUTE-NORMANDIE (AU 1ER AVRIL 2000)
La part de la clientèle étrangère s’accroît encore un
1 étoile 2 étoiles 3 étoiles 4 étoiles
peu et atteint 41%, son score le plus élevé des cinq der-
Eure 460 1 088 1 363 1 457
Seine-Maritime 506 3 114 1 961 1 113nières années.
Haute-Normandie 966 4 202 3 324 2 570
Sources : INSEE - Direction du Tourisme Unité : emplacement
SAISON D’ÉTÉ DANS LES HÔTELS HOMOLOGUÉS
EN HAUTE-NORMANDIE (MAI À SEPTEMBRE)
La part de la clientèle étrangère est nettement plus im-Total Dont étrangers
portante dans l’Eure qu’en Seine-Maritime. La durée1999 2000 1999 2000
moyenne de séjour des touristes étrangers dans la régionNombre d’arrivées
Eure 181 167 79 72
reste stable (3,1 jours).Seine-Maritime 585 507 226 204
Haute-Normandie 766 674 305 276
Chaque année, la clientèle étrangère des campings
Nombre de nuitées
Eure 273 247 125 112 est constituée à 90% d’Européens du nord.
Seine-Maritime 910 776 371 322
Haute-Normandie 1 183 1 023 496 434 Leur nombre de nuits passées sous la tente baisse de
Sources : INSEE - Direction du Tourisme Unité : millier
26%. Ce sont les Britanniques qui diminuent le plus
(-37%).
NOMBRE DE CHAMBRES D’HÔTELS
Les clients français sont venus moins nombreuxSELON LA CATÉGORIE EN HAUTE-NORMANDIE (AU 1ER AVRIL 2000)
dans la région mais sont restés un peu plus longtemps.1 étoile 2 étoiles 3 étoiles 4 étoiles
Leur durée moyenne de séjour reste stable dans l’EureEure 158 1 030 381 95
Seine-Maritime 473 3 540 1 225 -
(2,9 jours) mais nettement inférieure à celle de laHaute-Normandie 631 4 570 1 606 95
Sources : INSEE - Direction du Tourisme Unité : chambre Seine-Maritime qui connaît, à nouveau, une légère pro-
gression (4,5 jours contre 4,3 jours en 1999)
Les britanniques restent les clients étrangers les plus
nombreux et représentent près de la moitié de la clientèle MÉTHODOLOGIE
étrangère. Toutes les nationalités ont diminué sauf les Les résultats présentés dans cette étude sont tirés des enquêtes de
fréquentation réalisées chaque année auprès de l’hôtellerie homologuéeHollandais (+47%).
et de l’hôtellerie homologuée de plein air (terrains de camping - carava-
Les clients français, en recul, n’ont cependant guère nage). Les enquêtes, légalement obligatoires, sont effectuées par
l’INSEE à la demande du Ministère du Tourisme. Les questionnaires desmodifié leur durée de séjour. Ces durées moyennes de
enquêtes portent sur la clientèle française et étrangère. Sont mesurés le
séjour sont aussi stables dans les deux départements et nombre de clients qui arrivent à l’hôtel ou au camping (arrivées) et le
nombre total de nuits de séjour (nuitées). La saison d’été couvre les moisquasi égales à celle de la région (1,5 jour).
de mai, juin, juillet, août et septembre.
Le nombre total de nuits passées dans les hôtels de la
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N° 2 - Février 2001
TOURISMEANALYSES CONJONCTURELLES
navale, aéronautique et ferroviaire est largement déficitaireL’emploi en 1999
(-21%) et perd à elle seule presque 1 000 emplois. L’évolution
la plus favorable concerne l’industrie agro-alimentaire : presqueUne année
500 emplois créés sur la région en 1999. C’est le meilleur résul-exceptionnelle tat constaté sur cette activité depuis 1990. Le secteur de la
pharmacie, parfumerie et entretien reste très dynamique avecChantal RENAC
la création, en 1999, de plus de 700 postes.
Ainsi depuis 1990, la part des services dans l’emploi salarié
est en constante progression (passant de 50,4% au 1er janvierLes premières analyses sur l’évolution de l’emploi en
1990 à 57,4% au 1er janvier 2000), principalement aux dépensHaute-Normandie viennent largement conforter l’essor observé
de l’emploi salarié dans l’industrie (dont la part passe de 29,6%sur les années 1997 et 1998.
à 24,1%).L’emploi total a effectivement progressé de 2,5% en 1999,
La croissance de l’emploi salarié est similaire dans les deuxsoit un point de plus qu’en 1998. Les créations d’emplois, sala-
départements de la région (+1,3%). Dans l’Eure, les secteursriés et non-salariés confondus, s’élèveraient ainsi à 16 500
de la construction (+4,1%), des transports (+6,9%), des activipostes de travail sur la région. Cette très forte augmentation -
tés financières (+4,7%) et des services (+6,5%) sont les pluspermet de dépasser le nombre des emplois créés sur l’en-
porteurs. La Seine-Maritime se distingue au niveau de la conssemble des deux années précédentes (+6 300 créations en -
truction (+1,6%), du commerce (+3,3%) et des services1997 et +9 300 en 1998). L’évolution très favorable de l’emploi
(+4,3%).en 1999 est plus forte dans le département de l’Eure (+2,9%)
L’emploi non salarié est en plus forte régression en 1999que dans la Seine-Maritime (+2,3%).
(-1,8% contre -0,2% en 1998). Le département de l’Eure estLa Haute-Normandie compte au 1er janvier 2000 environ
particulièrement touché avec plus de 1 000 emplois perdus, es678 200 emplois dont 615 500 salariés. L’emploi salarié, déjà -
sentiellement dans l’agriculture. Cette diminution (5%) est laen hausse en 1997 et 1998 (+1,2 et +1,6%), confirme sérieuse-
plus importante depuis 1990.ment la reprise économique avec une évolution en 1999 de 3%,
Sur les dix dernières années, l’emploi non salarié a perdusoit 17 700 emplois supplémentaires. Cette croissance de
plus de 12 000 emplois. L’emploi salarié, comptant pour plus del’emploi salarié en 1999 est la plus rapide de la décennie.
90% dans l’emploi total, a progressé de 38 000 emplois, dontHormis l’agriculture, l’ensemble des secteurs profite de ce
34 200 postes créés sur les trois dernières années 1997, 1998regain de dynamisme.
et 1999. De tels résultats n’avaient pas été atteints depuis plusLa progression de l’emploi est essentiellement due au sec-
de vingt ans. L’année 1999 doit ainsi être considérée commeteur tertiaire (commerce et services) dont les effectifs augmen-
exceptionnelle (17 700 créations d’emplois salariés)tent de 18 300 personnes (après 8 900 personnes en 1998).
Les domaines d’activité les plus porteurs sont les services aux
entreprises (+14%), dont l’intérim, mais également le com- L’EMPLOI SALARIÉ PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
merce (+3%) et les transports (+2,8%). L’intérim, à lui seul, re- Eure Seine-Maritime Haute-Normandie
Activitésprésente près du cinquième des emplois créés dans l’ensemble
(en 5 postes) 1990 2000 (1) 1990 2000 (1) 1990 2000 (1)
des services marchands.
Agriculture 2 713 2 080 4 426 3 690 7 139 5 770
Industrie 58 533 52 521 112 487 96 050 171 020 148 571Le secteur de la construction a également créé davantage
Construction 10 249 10 016 28 421 26 204 38 670 36 220
d’emplois en 1999 (800 créations contre 70 en 1998). Commerce 17 447 18 402 52 228 53 147 69 675 71 549
Services 69 537 90 219 221 407 263 174 290 944 353 392Dans l’industrie néanmoins, un recul est noté par rapport à
Ensemble 158 479 173 238 418 969 442 265 577 448 615 502
1998 : environ 1 200 emplois perdus en 1999 (-0,8%) contre
Source : INSEE - Estimations d’emploi au 1er janvier Unité : emploi
(1) estimations semi-définitives.presque 400 emplois créés en 1998 (+0,2%). La construction
(Suite de la page 5) 1999 qu’en 1990 (-27 600, soit -35%), Dans l’absolu, on ne peut donc pas
mais le nombre de jeunes au chômage a parler d’aggravation du chômage des
RÉPARTITION DES JEUNES DE 15 À 24 ANS
lui aussi reculé (-3 200, -12%). Ceci jeunes. En fait, l’augmentation du tauxSELON LE TYPE D’ACTIVITÉ
100 n’empêche pas le taux de chômage des de chômage (rapporté aux actifs) montre
Chômage
moins de 25 ans d’augmenter très sensi que le chômage se concentre sur les ca- -
80 blement à 31% (+7 points par rapport à tégories de jeunes les plus en difficulté,Emploi
1990), mais ce taux porte sur une popu les moins “employables”, qui sont aussi-Militaires60 du lation active nettement moins nom ceux qui n’ont pas ou trop peu profité des-contingent
breuse. Si on rapporte le nombre de progrès en matière de scolarisation. Au-40
scolarisés
et jeunes chômeurs à la totalité de la popu trement dit, la généralisation des pour- -
Inactifs
20 lation de la tranche d’âge (et pas seule suites d’études tendrait à révéler, “en-
ment aux actifs), on constate que 9,5% creux”, quelque chose qui se rapproche-
0 des moins de 25 ans se déclarent chô rait du “noyau dur” du chômage des-1990 1999
meurs en 1999 contre 9,8% en 1990. jeunesSource : INSEE Unité : %
Recensements de la population 1990 et 1999
N° 2 - Février 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 7
EMPLOIL’ACTUALITÉ À L’INSEE
L’INSEE diffuse...
...les produits du recensement de la population de 1999
L’exploitation principale des bulletins individuels de recensement apporte des élé-
ments détaillés sur la population aux différents échelons géographiques et pour les
principaux thèmes : âge, sexe, nationalité des habitants, actifs et chômeurs, déplace-
ments “domicile-travail”, niveau de formation, lieu d’études-lieu de résidence, carac-
téristiques des ménages, niveau de confort des logements...
Cartes et graphiques : des produits prêts à l’emploi
Parmi l’offre des produits, “cartes et graphiques” permettent de se constituer rapide-
ment un dossier statistique complet et facile à interpréter et à commenter. Ils donnent
une image illustrée sur n’importe quelle zone géographique. Ils s’intégrent facilement
en annexe d’une étude. C’est le meilleur moyen d’avoir une vue synthétique et rapide
des caractéristiques d’une zone.
La “fiche profil” présente une sélection de tableaux et de graphiques sur un thème
donné. Cette fiche est disponible pour tous les niveaux géographiques à partir de la
commune. Neuf fiches différentes sont disponibles sur le recensement de 1999.
La “fiche cartographique” présente un ensemble de cartes illustrant les disparités
communales ou cantonales des principaux phénomènes révélés par le recensement.
Cinq fiches différentes sont disponibles.
L’information infracommunale : des bases de données locales “Iris” et “Ilots”
Les bases de données Iris sont adaptées à l’analyse statistique infra-communale. Pour
mieux connaître le ville et ses quartiers, elles apportent aux systèmes d’informations
géographiques une nouvelle dimension statistique.
Les bases de données Ilots (15 données par îlot) fournissent les indicateurs fondamen-
taux sur des maillages urbains très fins (densité de population, âge, taille des
ménages...)
Sur internet, http://www.insee.fr, l’accès gratuit aux principaux indicateurs et depuis
le début de l’année 2001 :
Tous les résultats en ligne
La possibilité de passer des commandes de tableaux et de bases de données pour
tous les niveaux géographiques à partir de la commune.
Pour recevoir gratuitement le catalogue des produits du recensement de la population 1999,
téléphonez au 02 35 52 49 94
ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION INSEE Haute-Normandie : Directeur régional : Jacques JACOB ; Service des
Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h études et de la diffusion : Jean LEMATTRE ; Service statistique : Christian
Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32 COPENOLLE ; Service de l’administration des ressources : Jean-Paul BOCQUET
Indices courants (serveur vocal 24h/24) : 08 92 68 07 60 (2,21 F/mn) Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOB
Service vidéotex Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN
Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télécopie : © INSEE 2001 - ISSN : en cours - Dépôt légal : février 2001 - N° CPPAP : 1543 AD -
3617 INSEE (5,57 F/mn) Code Sage : AVAL0268
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn) Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe 76250 Déville-lès-Rouen Tél : 02 35 76 33 30
8, quai de la Bourse Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
76037 Rouen cedex L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr Prix : 25 F - 3,81€